La doublure

Au jeu de celui qui possède la plus longue, je suis le plus fort. Cela cacherait-il un besoin de compensation docteur ? Après avoir cassé ma tirelire pour un Nikkor 200-500 mm à 5.6, je me suis lancé dans la photographie des oiseaux qui vivent au bord du Rhin. Tenue de camouflage, bottes, monopod, siège pliable (cadeau de Noël), me voila déguisé en parfait pêcheur, sauf qu’en guise de canne, je trimbale un gros objectif très lourd. Mais même déguisé ainsi, je ne suis pas un hobbit et les volatiles me voient arriver à des kilomètres. Salle bêtes… Quand je suis sur le point de shooter, elles s’envolent, taquines les bestioles. Alors je me suis dit, si je ne peux pas me rapprocher, je peux peut-être ajouter une loupe sur l’objectif. Cela s’appelle un doubleur de focale, ça coûte un bras et vous fait perdre deux diaphragmes. Pour tester la chose, j’ai choisi la version du pauvre, un Kenko Teleplus MC4. Evidemment à ce prix là, la compatibilité avec la gamme Nikkor est très partielle, par exemple vous perdez l’autofocus et la stabilisation sur la majorité des objectifs. Mais le 200-500 mm, devient un 400-1000 mm à f 11, c’est à dire en réalité un 1400 mm vu que mon Nikon n’est pas un plein format. Mettre le Kenko sur un Nikkor 200-500 mm, c’est un peu gâcher de la belle optique et revenir à la mise au point manuelle avec ma vue défaillante. C’est retrouver les galères du Samyang (1 photo correcte pour 10 ratées). Mais ça marche. Evidemment, la lumière vient à manquer (f 11 pensez-vous), il faut tenir l’ensemble avec souplesse car sans stabilisateur, une focale de 1400 mm ça donne le mal de fleuve. Le temps capricieux ne m’a pas beaucoup permis d’essayer le tandem pour l’instant mais je compte bien le tester également avec la lune et le boudoir de ma voisine.

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