The Night Manager

J’aime bien les bouquins de John le Carré et les films qui en ont été tirés comme La Constance du Jardinier, L’Espion qui venait du froid, La Maison Russie ou Le Tailleur de Panama. Il ne s’agit pas de “Grande Littérature” mais ces récits sont bien ficelés, des thrillers qui tiennent en haleine sans prendre la tête, idéal pour se vider le cerveau. 

The Night Manager fait partie de ces livres, mais c’est avec la série télé que j’ai découvert l’histoire. Une série en six épisodes datant de 2016 qui laissent le temps à l’intrigue de se développer à la bonne vitesse.

L’histoire est celle du réceptionniste d’un grand hôtel qui bascule dans l’espionnage (oui c’est du John le Carré aussi).

Tom Hiddleston tient le rôle de l’espion énigmatique quand Hugh Laurie (Dr House) joue le rôle du méchant marchand d’arme et Olivia Colman (Broad Church) celui d’une femme des renseignements britanniques enceinte jusqu’au cou. Ce trois acteurs contribuent beaucoup au plaisir de la série, car le scénario, même s’il est prenant, ne brille pas franchement par son originalité.

J’ai bien aimé Pine, ce réceptionniste froid et très réservé, qui derrière son masque impassible, bouillonne intérieurement. Roper, le grand méchant, tient également bien la route, moins fantasque que dans son rôle de docteur House, l’être affable qu’il s’efforce de paraître se transforme bien vite en monstre dénué de sentiments. Deux personnages complémentaires qui contrastent avec les deux seuls rôles détenant une once d’humanité dans cette histoire, l’espionne anglaise, Angela Burr et l’agent américain Joël Steadman qu’on aimerait bien voir un peu plus dans cette histoire.

Le récit est cousu de fil blanc, on sait où on va, pas de grand rebondissement à attendre, pourtant j’ai accroché et en deux longues soirées la série était pliée. Dommage que la pouf blonde toute plate (Elizabeth Debicki) qui joue le rôle de la bonasse ne soit pas à mon goût, les scène chaudes auraient été plus croustillantes (c’est pour rire ma chérie, je te jure, j’ai passé ces scènes à vitesse rapide pour ne rien voir, et puis tu n’avais qu’à rester avec moi regarder la série pour me surveiller).  Bon maintenant vous savez pourquoi j’ai aimé The Night Manager, je suis grillé…

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