L’interview

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Depuis mon adolescence, j’écoute du rock progressif. Genesis, Peter Gabriel, Steve Hackett firent vibrer mes tympans des années durant et encore aujourd’hui.

J’ai continué avec Marillion, Pendragon, Arena, Big Big Train, Izz, Dream Theater, et me suis lancé un jour dans un webzine sur le rock progressif.

J’ai reçu mes premières promotions, ai été  convié à mes premiers concerts en tant que presse et j’ai réalisé des interviews, d’abord par mail, puis via Skype ou au téléphone et même parfois en tête à tête.

J’ai discuté avec Weend’ô, Neal Morse, Franck Carducci, Daniel Gildenlow, Cris, Arjen Lucassen, Lazuli et un jour, un jour, j’ai reçu un coup de fil de Steve Hackett.

D’accord, il ne me téléphonait pas pour savoir ce que je pensais de son dernier album ni pour s’inviter à boire un verre à la maison, mais quand même, je parlais au guitariste du groupe qui avait radicalement révolutionné ma perception du rock, j’avais alors 14 ans.

Après avoir écouté son dernier album, At The Edge Of Light, je demandais à son agent, si je pouvais réaliser une interview par mail avec lui. Par mail, car soyons honnête, mon anglais est misérable,  pathétique même, alors à l’oral, imaginez la honte, surtout avec le trac.

On me répondit que Steve préférait une discussion en direct au téléphone. En … Au téléphone… En anglais… ouille, aille, ouille !

Dans ces cas là, mieux vaut ne pas réfléchir, je répondis : “Ok, go go go !”.

Rendez-vous fut pris et commença une semaine de pure terreur.

  • Phase une, caser 40 ans de questions en moins de trente minutes.
  • Phase deux, le rédiger en anglais.
  • Phase trois, le répéter sans trop bafouiller.
  • Phase quatre, essayer de dormir alors que toutes les heures je me sortais d’un rêve où je parlais anglais à Steve.

Le weekend précédent l’interview, je passais mon temps à essayer des mécanismes pour enregistrer un appel téléphonique, enregistreur Zoom, PC, iPhones côte à côte, applications de l’Apple Store, bref la panique.

Je passais un long moment avec mon père au téléphone, à tester, sans qu’il le sache, plusieurs de ces technologies, pardon papa…

Enfin le jour J arriva. Une journée commencée à 4h du mat, en mode panique, pour une interview à 18h30.

C’est long, plus de quatorze heures d’attente. Extrêmement long. Quatre révisions de mon interview plus tard, dix essais plus loin avec mon enregistreur, l’estomac noué, la vessie taquine, les intestins en vrac, l’heure du crime arriva.

L’iPhone sonna. « Hello Steve Hackett calling, are you Jean-Christophe Le Brun ? ». « Heu, yes. ».

C’était parti pour les trente minutes les plus courtes de ma vie. Trente minutes pendant lesquelles le guitariste me parla d’engagement, de musique, de littérature, de peinture. Une personne passionnée et passionnante avec laquelle j’aurai rêvé de discuter toute une soirée. Il me parla, sans le savoir, de mes peintres préféré, d’un romancier que j’adore, de choristes qui ont fait vibrer mon âme, d’idées avec lesquelles je suis complètement d’accord. Un artiste, cultivé, simple, gentil, accessible.

Je venais de discuter avec Steve Hackett.

En transcrivant laborieusement l’interview, je découvre avec stupeur des détails qui m’avaient échappés pendant la conversation, des mots sur lesquels j’aurai pu rebondir, la façon qu’il a eu d’intégrer mes remarques à ses réponses. Je suis affreusement frustré et confus d’être si mauvais en anglais.

J’ai discuté avec l’artiste qui se trouve au sommet de ma pyramide progressive, dans mon panthéon des dieux des seventies, j’en suis encore abasourdi.

Hélas, il y a toujours un prix à payer.

Le prix, ce sont plus de dix heures de travail, casque sur les oreilles, à retranscrire l’interview en anglais puis à la traduire, à entendre un français à l’anglais minable s’empêtrer lamentablement dans les conjugaisons et le mots de liaison de la langue de Shakespeare pendant que son interlocuteur, presque imperturbable, tente de décoder la question cachée dans ce charabia pitoyable…

Merci Monsieur Hackett pour votre patience, votre gentillesse. Même si vous faites la promotion de votre nouvel album, vous le faite avec panache.

Une heure plus tard, c’était une toute autre interview qui passait à la télévision. Une homme cultivé lui aussi, mais assurément méprisant.

Vous voulez des valeurs sûres ?

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Je vous ai déjà parlé de ma discothèque idéale, ces CDs rangés à part dans la maison et qui constituent les albums que j’ai envie d’écouter en ce moment. 

Une collection fluctuante, au gré des saisons, des humeurs et des nouveautés, où ne figure qu’un seul album par groupe, celui que j’ai envie d’écouter, qui comporte de préférence, des albums récents et qui ne reflète pas exactement mes goûts puisqu’il reste quelques vinyles (de plus en plus nombreux) et quelques enregistrements numériques qui deviendront souvent des vinyles à leur sortie.

Comme je sais que vous brûlez d’envie de découvrir ce qu’écoute un chroniqueur lorsqu’il ne chronique pas, j’ai listé ma collection temporaire idéale avec un lien vers la chronique qui va bien lorsqu’elle existe (pour booster l’audimat). Vous découvrirez peut-être des écarts entre mes goûts actuels et les évaluations de l’époque.

Les goûts changent…

Pour les cadeaux de Noël, tous ces albums sont des valeurs sûres, croyez moi, enfin, à condition que vous partagiez un temps soit peu mes goûts…

Amplifier – Trippin’ With Dr Faustus

anasazi – playing ordinary people

Anathema – weather systems

anima mundi – Insomnia

Anneke Van Giersbergen – Symphonized

Archive – Axiom

Aisles – Hawaii

Anubis – The Second Hand

Arena – Double Vision

Ayreon – The Theory of Everything 

Marc Atkinson – Home Grown

Big Big Train – Folklore

Marcela Bovio – Through Your Eyes

Davie Bowie – Space Oddity

Tim Bowness – Lost In The Ghost Light

Kate Bush – Before The Dawn

Franck Carducci – Torn Apart

Cloud Cukoo Land – Somewhere In Between 

Collapse – The Sleep In Me

Cosmograf – The Heay-Man Dreams

Chris – Phoenix

Dream Theater – Octavarium 

Fish – A Feast Of Consequences

Flying Colors – Second Nature

Frost – Experiments In Mass Appeal

Peter Gabriel – Back to the Front – Strasbourg 

Serge Gainsbourg – L’homme a tête de chou

David Gilmour – Rattle That Lock

Grand Jacques – Live Au Presbytère 

Brieg Gerveno – Valgori

Haken – Vector

Steve Hackett – Genesis Revisited II

IQ – Road of Bones

Karmamoi – The Day Is Done

Katatonia – The Fall Of Hearts

Dave Kerzner – Static

Kino – Picture

Klone – Unplugged

Kyros – Vox Humana

Lazuli – Saison 8

Lifesigns – Cardington

Philippe Luttun – The Taste Of Wormwood

Magenta – We Are Legend

Marillion – Anoracknophobia 

Maschine – Naturalis

Mayan – Dhyana

Monnaie de Singe – The Last Chance

Muse – The Origin Of Symetry

Mystery – Lies And Butterflies

Neal Morse – The Grand Experiment

Nemo – Le ver dans le fruit

Nosound – a sense of loss

Old Fire – Songs From The Haunted South

Opeth – Sorceress

Pain – Coming Home

Pain of Salvation – Falling Home

Pendragon – Pure

The Pineapple Thief – Your Wilderness

Porcupine Tree – The Incident

Queenryche – Operation Mindcrime

Riversea – The Tide

Riverside – Shrine Of New Generation Slaves

RPWL – god has failed

Steve Rothery – The Ghosts of Pripyat

Sanguine Hum – Now We Have Power

Satellite – Evening Games

Scarlean – Ghost

Seven Steps To The Green Door – Fetish

Southern Empire – Civilisation 

Solstafir – Berdreyminn

Spiral – Bullets

Spock’s Beard – The Oblivion Particle

Sting – The Soul Cages

Sylvan – Posthumous Silence 

Symphony X – Underworld

Tesseract – Polaris

The Tea Party – The Ocean At The End

Devin Townsend – Epicloud

Transatlantic – Kaleidoscope

Vanden Plass – Netherworld II

Roger Waters – Amused To Death

Ray Wilson – makes me think of home

Steven Wilson – To The Bone

Wolve – Lazare

Photo mattons – le développement – 6

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Je vais vous expliquer la manière dont je procède avec Lightroom. Ce n’est qu’une aide pour débutant, surtout pas une bible, de toute façon je ne suis pas croyant.

Importation des photos

Oui, la première chose à faire, c’est d’importer ses fichiers RAW. Une fois Lightroom lancé et la carte SD glissée dans le lecteur, allez dans le menu Bibliothèque pour importer vos images. Des miniatures de vos images s’affichent presque immédiatement à l’écran et là déjà, vous pouvez faire un premier tri et décocher les images manifestement moisies. Lancez alors l’importation véritable, le temps de boire un café ou deux, vos fichiers RAW seront sur votre ordinateur et vous pourrez travailler.

J’importe toutes mes photographies dans un répertoire de travail portant la date de prise des images. C’est le bac à sable dans lequel je vais travailler.

Tags et sélection

Ensuite je sélectionne toutes les images et je leur ajoute des tags, c’est à dire des petits textes qui me permettront plus tard de les rechercher, de les classer. Par exemple je mets l’année, “2018”, je mets, “concert”, “noir et blanc”, “portrait”, “Strasbourg”, “paysage”, “vacances”, “chat”…

La seconde étape est le tri, je regarde chaque photo minutieusement. Celles qui sont ratées je leur donne le drapeau non retenue, celles qui sortent du lot, le drapeau retenue. Je peux ainsi, ensuite, ne me concentrer que sur les photos retenues à l’aide d’un filtre. Les photographies non retenues passeront à la corbeille, mais plus tard, après une relecture de la pellicule à froid (c’est très important). Celles n’ayant pas été classées repasseront au tri un autre jour où finiront à la poubelle en fonction de mon humeur.

Développement

Allez dans le menu développement de Lightroom. A droite se trouvent les outils de correction de votre photographie, à gauche des pré réglages.

Le cadrage

Occupons-nous de ce charmant raton laveur qui fait une sieste si vous le voulez bien.

La première chose, c’est de recadrer, redresser, la photographie, si elle en a besoin. Pensez à la règle du tiers, aux diagonales, à la symétrie, la perspective, ce que vous voulez montrer.

Ici je recadre pour la démonstration, je ne suis pas forcément convaincu de l’utilité en fait.

La balance des blancs

Si les couleurs ne vous semblent pas conformes à ce que vous avez photographié, visages gris ou roses, ciel vert, murs jaune, c’est que votre appareil s’est fait piéger par l’éclairage.

Pour faire simple, chaque type de lampe possède une certaine température, du bleu au rouge. L’éclairage dominant va donner une teinte à votre sujet.

Si vous voulez corriger cela, vous pouvez jouer sur la température de l’image, plus froid, plus chaud, et même jouer sur la teinte. Ici, il s’agit d’une photo en plein jour, en extérieur donc Lumière naturelle me semble tout à fait appropriée, l’image perd de sa dominante bleue et devient plus chaude.

La lumière

Maintenant regardons cette image. Elle comporte beaucoup d’ombres et une zone de hautes lumières centrale. Équilibrer ces deux paramètres la rendrait peut-être plus harmonieuse. Nous allons jouer sur quatre curseurs pour y parvenir, Hautes lumières, Ombres, Blancs et Noirs, et ceci avant de jouer sur le contraste.

Vous le voyez, le centre lumineux est atténué et le tronc est moins sombre.

Présence

Donnons un peu de peps à l’image maintenant, cela se trouve juste en dessous dans la colonne de droite. Ajoutons de la vibrance (le soleil), de saturation dans les couleurs et un peu de clarté.

Comparons maintenant les deux photographies, l’image issue du fichier RAW et celle traitée avec Lightroom, elles sont manifestement très différentes, même si je ne suis pas persuadé qu’au final j’aurais choisi ces réglages pour un vrai développement.

Avant Lighroom
Après Lightroom

Ceci est un très rapide aperçu de ce que l’on peut faire avec Lightroom, juste pour vous convaincre qu’une photo peu gagner beaucoup à être retouchée avec un logiciel avant de la présenter à vos amis.

Rangement

A la fin de la séance de développement, je déplace les photos retravaillées dans un répertoire qui n’est plus celui de travail, l’arborescence de toutes mes photographies, classées par années, thème etc… Je note également les meilleures, pour constituer plus tard une collection de mes photographies préférées et j’exporte quelques images au format JPEG pour les publier sur Flickr, Facebook ou préparer un album photo papier.

Docteur, j’ai mal

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Moi – Docteur, j’ai mal.

Mon docteur adoré – Le rein est rétabli non ?

Moi – Oui mais j’ai mal.

Mon docteur adoré – Mal comment ?

Moi – Une douleur sourde tout le temps et quelques crises plus violentes.

Mon docteur adoré – Où est cette douleur ?

Moi – Sur le flanc gauche, vous savez, depuis mon accident.

Mon docteur adoré – Votre accident est loin.

Moi – Oui mais c’est la même douleur depuis la sortie de l’hôpital docteur, un peu moins violente, mais toujours là.

Mon docteur adoré – Vous avez des antécédents de cancer du colon non ?

Moi – Heu oui pourquoi ?

Mon docteur adoré – Nous allons faire une coloscopie.

Moi – Nous ?

Mon docteur adoré – Non vous !

La lune se lève.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Vous venez pour une coloscopie de surveillance ?

Moi – Oui et non.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Oui ou non ?

Moi – Oui, parce que il y a des antécédents de cancer du colon chez et moi…

Le spécialiste mondial du touché rectal – Donc oui.

Moi – Et non, parce que je viens pour une douleur au flanc gauche.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Bon, je note coloscopie de contrôle.

Les chiens aboient.

Le spécialiste mondial du touché rectal – Coloscopie claire, pas de polype, vous allez bien.

Moi – Mais mes douleurs ?

Le spécialiste mondial du touché rectal – Aucun rapport, c’est mécanique, sans doute le dos.

La caravane passe.

Mon docteur adoré – Bonne nouvelle, vous voyez, tout va bien. On en prévoit une nouvelle en 2022.

Moi – Oui, mais j’ai mal.

Mon docteur adoré – Pas de polypes, pas de cancer et votre rein doit être rétabli depuis le temps.

Moi – Heu j’espère, mais j’ai mal depuis deux ans quand même.

Mon docteur adoré – Vous devriez reprendre le sport.

Moi – Je voudrais bien mais ça me fait encore plus mal.

Mon docteur adoré – Vous avez fait des radios ?

Moi – Oui, le dos, les hanches, échographie du rein, analyses sanguines, recherche de sang dans les urines.

Mon docteur adoré – Et ?

Moi – Et rien.

Mon docteur adoré – Donc votre rein est quasi fonctionnel et votre dos va bien.

Moi – Oui mais j’ai mal tout le temps.

Mon docteur adoré – Tout, tout le temps ?

Moi – Oui.

Mon docteur adoré – Depuis l’accident ?

Moi – Oui, c’est ce que je me tue a vous dire depuis deux ans.

Mon docteur adoré – Quand vous bougez ?

Moi – Quand je me lève, que je monte des marches, que je me penche, quand je suis allongé.

Mon docteur adoré – Vous prenez des antidouleurs ?

Moi – Non ça ne fait pas assez mal, c’est supportable, sauf pendant les crises.

Mon docteur adoré – Elles surviennent avec les changements de temps ces crises ?

Moi – Heu non.

Mon docteur adoré – Vous portez des vêtements en cuirs moulants, des strings, vous avez une cravache ? Vous aimez les gladiateurs ?

Moi – Heu… Non !!!

Mon docteur adoré – Bon dommage. Et les patchs antidouleurs que vous mettez durant les crises enlèvent la douleur ?

Moi – Un peu, c’est plus confortable.

Mon docteur adoré – Vous êtes tombés comment déjà ?

Moi – Un soleil au dessus du vélo et chute sur le flanc gauche docteur… c’est dans le dossier.

Mon docteur adoré – Oui. La colonne aurait pu prendre un coup.

Moi – Peut-être, c’est ce qu’à dit le spécialiste du touché heu…

Mon docteur adoré – Qui ?

Moi – Le gastro truc…

Mon docteur adoré – Ok. Et à l’hôpital ils ne vous ont pas fait d’examens.

Moi – Non, juste quatre scanners en une semaine, la pression toute les quinze minutes, une prise de sang par jour et une analyse d’urine toutes les heures. Ils ont juste sauvé mon rein, c’est déjà pas mal.

Mon docteur adoré – Et là vous avez mal.

Moi – Oui docteur, j’ai mal tout le temps, depuis plus de deux ans, 24 heures sur 24, mais on s’habitue à tout à la longue.

Mon docteur adoré – Et là si j’appuie là ça fait mal ?

Moi – Non

Mon docteur adoré – Et là, et là ?

Moi – Non, non.

Mon docteur adoré – Et vous avez mal là tout le temps ?

Moi – Oui.

Mon docteur adoré – Et comment vont vos migraines ?

Moi – Mes migraines ? Comme d’habitude, une crise par semaine en moyenne.

Mon docteur adoré – Vous avez eu des traitements ?

Moi – Oui plein, ceux que vous m’avez donné d’ailleurs, ça marche un peu pendant quelques mois puis ça revient comme avant, sans parler des effets secondaires des molécules.

Mon docteur adoré – Vous avez pris du Dodoziryladictifradioactif ?

Moi – Oui, j’étais un légume.

Mon docteur adoré – Du Nepasavalerçadonnelamort ?

Moi – Oui sans effet et ça bousille les synapses a ce qu’il paraît

Mon docteur adoré –  Mais non.

Moi – Vous êtes certaine ?

Mon docteur adoré – Oui oui, pas plus que les OGM. Du Situveuxteflinguerprendsçamongars ?

Moi – Oui, résultat des migraines permanentes pendant un mois.

Mon docteur adoré – Le Trucpassepartoutmaissuperdangereux avait marché un peu, non ?

Moi – Oui pendant trois mois.

Mon docteur adoré – Bon, vous allez en reprendre, ça va peut-être soulager vos douleurs.

Moi – Les migraines ? 

Mon docteur adoré – Oui aussi peut-être.

Moi – Et pour les autres douleurs ?

Mon docteur adoré – Vous allez passer une IRM, nous avons peut-être loupé quelque chose.

Moi – Loupé quoi ?

Mon docteur adoré – Une vertèbre fêlée, un nerf coincé, une sonde oubliée, que sais-je ?

Moi – Ha, bon bon, merci docteur.

Mon docteur adoré – Portez vous bien !

Moi – Heu… vous aussi.

Critique, vous avez dit critique ?

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A partir de quel moment devient-on un critique ? Et de quel droit peut-on s’autoproclamer critique ? Au verbe critiquer je préfère celui de chroniquer, car pour être critique, il ne suffit pas de pondre un papier et de donner son avis, il faut disposer de sérieuses connaissances sur le sujet que l’on traite pour en parler.

Critiquer, c’est donner son avis en pleine connaissance de cause, s’appuyer sur des éléments de comparaison, maîtriser son sujet, être objectif. Chroniquer, c’est donner son ressenti, plus ou moins étayé d’expériences passées.

Avec l’avènement d’Internet, de nombreux inconnus s’autoproclament critiques. Sont-ils diplômés des Beaux Arts, musiciens, peintres, écrivains, ont-ils poursuivi de longues études littéraires, philosophiques, journalistiques ou bien sont-ils juste en manque de reconnaissance ?

Sur Neoprog.eu, je me permets de donner un avis sur tout et sur rien, un concert, un riff de guitare, le mastering d’un album, la voix d’une chanteuse, l’éclairage d’une salle, la pochette d’un album, l’accent anglais d’un chanteur. Je ne suis pas ingénieur du son, ni même musicien, encore moins chanteur ou professeur d’anglais. Mon avis ne reflète que mon ressenti et la comparaison avec des expériences passées. 

Je ne suis pas critique, même si, avec assurance, je donne mon opinion et la publie sur Internet. Tout au plus, je rédige une chronique qui parle de ce que j’ai ressenti. Lorsque je discute avec les musiciens, je leur dis souvent “ne lisez pas mes chroniques, elles ne reflètent souvent que mon ressenti à un instant donné”, ressenti qui peu varier en fonction de mon humeur, de ma fatigue, de mes envies du moment.

A Neoprog.eu, nos avis sur les groupes, les albums, les concerts ne reflètent que notre ressenti et divergent parfois entre nous. Nous ne sommes pas des professionnels, à peine des amateurs éclairés qui rédigeons nos chroniques sur notre temps libre. Nous essayons autant que faire ce peut, de soutenir la scène progressive, même si certains jours, nous ne sommes pas forcément emballés. Nous ne cherchons pas pour autant à ne parler que des bonnes choses, quand nous n’aimons pas, nous le disons aussi car après tout nous avons une responsabilité, parfois nos mots guident les écoutes de certains d’entre vous.

C’est celui qui chronique qui donne le ton et il n’est pas question d’afficher nos diverses sensibilités, nos désaccords, nous l’avons fait, ça n’a rien donné de bon. Si vous lisez une actualité, une chronique, un live report publié à Neoprog.eu, le texte reflète l’avis, à un moment donné, de la personne qui l’a écrite. Ce n’est en aucun cas parole d’évangile. Toutes opinions, religions, tendances politiques ont le droit de s’exprimer. Prenez nos avis pour ce qu’ils sont et ne les confondez pas avec des critiques, même si les critiques, elles aussi sont critiquables.

Photo mattons – le développement – 5

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En photographie, l’action de transformer ses photographies avec un logiciel comme Lightroom ou Photoshop s’appelle la retouche, pour ma part je lui préfère le mot développement. 

Pourquoi photographier en RAW plutôt qu’en JPEG ?

Le format RAW transporte toutes les informations relatives à la prise de vue (exposition, ouverture, sensibilité, heure, lieu, balance des blancs…). Il permet également des modifications non destructives de votre image. Car quand vous modifiez un JPEG, un PNG ou un TIFF, chaque changement altère définitivement l’image et le retour arrière n’est plus possible une fois que vous avez quitté le logiciel de retouche.

En RAW, c’est un petit fichier annexe qui contient les transformations et celles-ci sont appliquées à la volée devant vos yeux. Vous pouvez revenir sur une transformation, la supprimer, la modifier, même plusieurs jours après. Vous pouvez même recommencer à zéro votre travail, essayer plusieurs versions de la même images, ceci à condition de conserver bien entendu le précieux fichier.

Un fichier RAW n’est pas une image, même si certains systèmes d’exploitations, comme Windows 10, savent maintenant afficher une vignette de la photographie. Un fichier RAW, c’est l’enregistrement brut, le signal numérisé par le capteur de votre appareil, sans retouche, avec toutes les informations relatives aux réglages de votre boitier et objectif.

Pour transformer un fichier RAW en image présentable, il vous faudra passer par un outil de développement, un peu comme à l’époque de l’argentique, où l’on transformait une pellicule en épreuve finale avec un agrandisseur et des bains chimiques, révélateur, fixateur.

Les outils sont nombreux, certains sont livrés avec votre appareil, d’autres s’achètent dans le commerce ou se téléchargent librement. J’en ai essayé plusieurs : DXO, RAWTherapie, Lightroom, ACDSee, Nikon Capture NX-D.

J’ai commencé avec Nikon Capture, il fait le travail mais reste assez limité et d’une ergonomie hasardeuse. J’ai joué avec RAWTherapie avant de renoncer rapidement car je ne comprenais rien (mais j’étais tout débutant). J’ai utilsé DXO mais mon PC ne tient pas la distance face aux ressources exigées par le monstre. Finalement, j’ai opté, comme beaucoup de monde, pour Lightroom.

Chacun de ces outils possède avantages et inconvénients.  Lightroom est cher, super cher, environ 144 € par an, car oui c’est un abonnement. Mais il est presque complet, sauf si vous désirez faire de la retouche avec des calques, dans ce cas là il vous faudra Photoshop en plus.

Ces outils permettent de transformer un RAW en JPEG. Ils permettent de convertir une images couleurs en noir et blanc mais également de jouer sur une quasi infinité de paramètres de l’image, balance des blancs, cadrage, format, contraste, exposition, lumières, saturation, clarté, netteté, bruit, luminances et que sais-je encore.

Lightroom permet tout cela et plus encore : le classement des photographies et quelques retouches locales très utiles, à condition de ne pas en abuser.

La Longue Terre

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Prenez deux auteurs de science fiction réputés, Terry Pratchett connu pour son humour franchement décalé et Stephen Baxter, connu pour sa science fiction très scientifique. Enfermez-les quelques mois dans un bureau et attendez qu’il en sorte quelque chose. Vous obtiendrez un roman, La Longue Terre.

Le livre développe l’idée des mondes parallèles. Un jour, les humains découvrent qu’ils peuvent voyager d’un univers parallèle à un autre, moyennant une pomme de terre et un peu d’électronique. Brutalement l’économie mondiale s’effondre et les habitant de la Terre s’éparpillent d’est en ouest dans des mondes vierges d’humanité.

Avec la rigueur scientifique de Baxter et l’humour de Pratchett, nous aurions pu espérer un roman délirant et inventif, mais non. La Longue Terre s’enlise très rapidement dans un road trip en dirigeable, dans lequel un ordinateur et un jeune homme s’embarquent, objectif, parcourir ces mondes. Je me suis très très vite ennuyé avec le bouquin et si j’ai lu quelque part, que les dix dernières pages donnent envie de lire la suite, je n’ai pas eu le courage de dépasser la moitié du bouquin.

D’accord Pratchett ne m’a jamais fait beaucoup rire mais je suis un grand fan de Baxter. Pas grave, j’avais emprunté le bouquin.

On a marché sur la Lune

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-200 avant notre ère, Ératosthène prouvait que la Terre est ronde et en calculait la circonférence.

Au dix-septième siècle, Galilée posait les bases de l’héliocentrisme et connu quelques déboires avec l’église catholique.

En 1907, Albert Einstein affirma que la vitesse de la lumière était l’ultime limite.

Dans les années cinquante, les deux plus grandes puissances mondiales, se lancèrent dans une folle compétition,  celle de la course à l’espace.

Le 4 octobre 1957, les russes envoyaient dans l’espace le premier satellite de l’histoire et moins de quatre ans plus tard un homme dans l’espace.

Les américains enragèrent, mais le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, posait le pied sur la Lune.

En 2018, le GIEC annonce que la température sur Terre augmentera le 1.5°C d’ici la fin du siècle.

Non mais sérieusement ? Vous croyez à toutes ces bêtises ?

La Terre est plate, si elle était ronde, l’horizon ne serait pas plat, il devrait former un cercle autour de nous. Et sachez que les images de la NASA ne sont que des montages.

La théorie officielle veut que la rotation de la lune s’effectue en simultanéité parfaite avec celle de la terre. Sa période de rotation orbitale sur 27,5 jours serait la même que la période de sa rotation sur elle même, de sorte que nous ayons l’impression que celle-ci soit immobile, du coup la lune présenterait tout le temps la même face. Vous ne trouvez pas ça gros comme coïncidence ?

Héliocentrisme ? Foutaises. Selon le modèle héliocentrique, la terre est censée effectuer des spirales dans l’espace (rotation autour du soleil, qui lui même tourne en même temps autour du centre de la galaxie). Mais avez-vous déjà photographié le déplacement des étoiles dans le ciel la nuit ? Elles tournent autour de l’étoile polaire, dessinant un cercle parfait. Où est notre spirale dans cette histoire.

Et depuis quand la lumière se déplace ? Le son passe encore, on l’observe lors d’un orage, mais la lumière ? Quand on éteint l’interrupteur, il fait immédiatement noir, un point c’est tout. Les scientifiques ont annoncé que si un homme passait les 100 km/h,  son corps exploserait. Nous savons depuis l’invention du train que c’est une énorme erreur. Les scientifiques ont affirmé également que le mur du son était infranchissable, parlez-en aux pilotes de chasse. Albert Einstein a finalement écrit que la vitesse de la lumière était infranchissable, qu’en déduisez-vous ?

Et si même, en poussant l’absurde jusqu’à son extrême, l’espace existait, comment donc serait-il possible de lancer un objet sans qu’il ne retombe immédiatement sur Terre. Lancez donc un caillou en l’air, aussi fort que vous le pouvez, que fait-il ? Bon, et vous croyez encore qu’il a été possible lancer un objet dans le ciel pour qu’il tourne ensuite autour d’une terre plate ? Tout ça est ridicule.

Un an avant l’alunissage d’Apollo 11, Stanley Kubrick sortait le film 2001 Space Odyssey, des images extraordinaires de l’espace et d’une base lunaire, un film de science-fiction qui est encore à ce jour une référence du genre. Des décors prêts à recevoir les équipes Apollo, histoire de donner le change à nos amis russes. Oui, l’homme n’est jamais allé sur la lune, comment voulez-vous poser le pied sur une petite lumière pendue au bout d’un fil ?

Alors quand on me parle de réchauffement climatique, je rigole. La planète ne se réchauffe pas évidemment. Ce sont des racontars de pseudos scientifiques à la solde de politiques cherchant à favoriser de nouvelles industries comme le nucléaire, voulant plomber la prospection pétrolière, l’économie américaine et interdire ces magnifiques SUV si confortables.

Cessez de croire tous les mensonges dont on vous abreuve chaque jour. La terre est plate, nous ne sommes jamais allé dans l’espace et la femme est sortie de la cuisse d’Adan, alors continuez de polluer gaiement la planète, nous ne risquons rien, pas vrai Donald ?

Et la chat de Schrödinger a fait pipi, si ça ce n’est pas une preuve !

Photo mattons – Le classement – 4

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Que faites-vous de vos photographies ? 

Une fois que vous avez sorti votre téléphone portable pour photographier votre assiette au restaurant, un coucher de soleil en vacances, une scène insolite dans la rue, les premiers pas de votre bébé, que vous l’avez posté sur Facebook, Instagram, Twitter, montré à des collègues, des amis, que faites-vous de vos photos ?

Comme beaucoup vous laissez le cloud se remplir d’images. Doublons, images floues, ratées, moches, en contre jour, et vous infligez ça à vos amis qui, en regardant la centaine présentées, dira peut-être, tiens celle-là est jolie.

Après avoir photographié frénétiquement n’importe quoi, vous pourriez au moins faire l’effort trier, de jeter les moches, les ratés, les doublons. Soyez critique sur votre travail et n’encombrez pas trop le Cloud.

Faites un tri et améliorez les plus intéressantes. Il existe une multitude d’outils gratuits pour donner du peps à vos images, pour recadrer, redresser, changer de format, ajouter un peu de contraste, d’éclat, de saturation et transfigurer une scène banale en jolie photographie que vous serez fier de présenter.

Votre appareil photo dispose de ces outils de base, comme de nombreux logiciels gratuits comme paint.net, gimp et autres. Essayez, c’est magique et si vous y prenez goût, peut-être irez-vous plus loin avec Lightroom ou Photoshop.

Depuis longtemps, je suis passé de l’image jpeg fabriquée par mon appareil au format RAW, c’est à dire l’image brute du capteur photo sans les traitements que peut apporter le boitier un peu à l’aveuglette. Les images RAW sont plates, moches même, sans éclat, c’est à vous de leur donner vie, comme au bon vieux temps de l’argentique et de les « développer », une activité chronophage mais qui vous permet d’obtenir l’image que vous recherchiez en faisant la photo.

La valeur ajoutée à une photographie par Lightroom peut être très importante. A tout moment, même des mois plus tard, vous pourrez revenir sur votre travail en conservant les fichiers RAW sur votre disque dur.

Lightroom, comme d’autres outils, permet un classement des clichés par tag, note, couleur etc, en créant des librairies virtuelles, mon Best of 2018, tag “2018” et note 5/5 par exemple. Bon je parle de cet outil car c’est celui que j’utilise, mais il en existe d’autres, moins cher, qui font également assez bien le travail

Mais que faire de vos photos au final ? Est-ce que vous les regardez souvent sur votre PC ? Moi jamais ou presque.

Vous pouvez les exposer sur Internet sur Facebook mais tant qu’à faire déposez-les sur Flickr en pleine résolution.

Régulièrement je fais imprimer un livre photo chez Photobox, mes vacances en Sardaigne, mon Best of 2018, des photos de concert, une ballade dans un parc animalier. Ces livres ont un prix, une trentaine d’euro pour un format A4, mais je les regarde régulièrement, narcissiquement. Je n’en suis pas encore à imprimer de grands formats, je ne suis pas assez content de mon travail pour cela, mais qui sait, qu’un jour peut-être…

96 heures chrono

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La vie d’un chroniqueur de rock progressif ressemble souvent à celle de Jack Bauer. Neal Morse parlait de son agenda surchargé, moi c’est presque la même chose, si on oublie le fait que je ne vis pas de cette activité, bien au contraire.

Ordinairement, je consacre une vingtaine d’heures par semaine au magazine. Vingt heures devant l’ordinateur sans parler du temps d’écoute de la musique. 

Mais le weekend dernier était particulier. Même en posant deux journées de congés, je me suis retrouvé totalement débordé.

Vendredi matin, 7h00, me voilà devant le PC à publier chronique et actualité sur le site puis Facebook, Twitter et Google+. Après ces activités récréatives, je prépare les publications pour la semaine suivante, afin que tout soit prêt pour lundi. Vers 13h00, je prends la route pour me rendre au Studio Wan, écouter Out5ide enregistrer son nouvel album. De retour à la maison vers 20h00, je jette une oreille sur les dernières promotions avant de me coucher.

Samedi, aux aurores, je développe les photographies prises la veille et prépare mon texte pour l’article à publier mardi. Après une courte promenade, je me lance dans une nouvelle écoute du dernier Esben and the Witch pour le chroniquer, je me couche pour lire quelques pages de La Longue Route avant de sombrer dans les bras de ma femme.

Dimanche, à 04h00 du mat, une violente migraine me rappelle que je ne suis pas un surhomme et que mon métabolisme ne tient pas la route. En parlant de route, ce soir, je dois faire 400 km pour aller écouter un concert. Concert dit révisions. Je réécoute le dernier album de Soup, Seven de The Watch, je mets un point final au brouillon de la chronique de Nowhere, fait quelques pas au soleil avec mon épouse et part pour la Lorraine avec, par chance un chauffeur, même s’il peste contre les gilets jaunes.

Nous revenons vers 01h00 le lundi, fourbus et pas forcément emballés. A peine cinq heures plus tard réveil, café, publication de la chronique et des news du jour, recherche d’un bug dans la newsletter (non résolu à ce jour), puis commence le tri des cent quarante photographies de la soirée chez Paulette. Développement de Soup, repas sur le pouce, développement de The Watch, écriture du live report et là soudain, horreur, je me rends compte que la nuit est déjà tombée. Il me reste juste assez de temps pour mettre au propre la chronique d’Esben and the Witch pour relecture dans le cloud et il est temps pour moi de me coucher. Demain commence l’activité rémunératrice qui me permettra, le weekend prochain, de continuer à gérer le webzine et à nourrir la famille.

C’est ça “la chance d’être un chroniqueur”.