Underground Railroad

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C’est le président Obama en personne qui m’a conseillé ce livre de Colson Whitehead. Enfin presque. En réalité c’est Steve Hackett, lui même conseillé par Obama, qui m’a parlé du bouquin. C’est déjà pas mal.

Dans son dernier album, At The Edge Of Light, figure un morceau intitulé Underground Railroad, un titre entre gospel et americana qui tranche avec le reste du disque.

Lorsque j’ai interviewé le maestro, nous nous sommes longtemps attardé sur ce morceau et c’est là que j’ai appris qu’il s’agissait d’un livre de Colson Whitehead, un livre que le président Obama avait conseillé à Steve Hackett.

Pour être tout à fait honnête, sur le coup, je n’ai pas compris que Steve parlait de Colson Whitehead, un auteur américain que j’ai découvert avec son excellent livre de 2014 sur les zombies, Zone 1, livre que je vous recommande au passage. C’est en travaillant à la retranscription de l’interview que j’ai compris qu’il parlait d’un auteur que j’aime beaucoup.

Inévitablement, aimant l’auteur, aimant le morceau, curieux d’en savoir plus sur chemin de fer clandestin, j’ai été cherché le livre chez mon libraire préféré.

Underground Railroad, raconte l’histoire de Cora, une esclave noire américaine, qui fuit sa plantation sudiste. Une sorte de road movie sur fond d’esclavagisme, roman semi historique qui donne un éclairage tout particulier sur ces heures sombres des Etats-Unis.

Comme on le découvre à la fin, dans les remerciements, Colson s’est inspiré de plusieurs récits pour écrire son livre et la narration s’en ressent quelque peu, disons que les différentes vies de Cora semblent parfois misent bout à bout assez sommairement.

Le récit commence dans une plantation, décrivant les conditions atroces dans lesquelles survivaient les esclaves. Puis vient la fuite et la chasse à l’homme, fuite qui passera par ce réseau ferré secret, l’underground railroad. Cora se réfugiera dans un foyer pour noirs, où elle travaillera comme bonne puis comme tableau vivant pour un sordide musée pour blancs. Elle restera enfermée des mois durant dans un grenier, assistant à la mise à mort des siens sur la place du village, elle connaîtra un peu de répit dans une grande exploitation de maïs avant de devoir fuir encore et encore.

Comme tout le monde, j’avais en tête quelques images d’Épinal sur la traite des noirs, le commerce triangulaire, la mortalité lors de la traversé de l’Atlantique. Je me faisais quelques films sur les plantations de canne à sucre mais je n’imaginais pas la vision d’horreur que dépeint l’auteur. Underground Railroad se lit comme un roman, raconte plus qu’un livre d’histoire, remet en question bien des idées reçues sur l’esclavagisme et dévoile un partie de cette histoire, celle du chemin de fer clandestin, qu’avant ce livre, je ne connaissais pas.

Comme le disait Steve Hackett, Underground Railroad ferait un très bon film. En attendant, il en fait une chanson.

L’espoir fait vivre

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Megan se réveille dans un caisson d’hibernation, dans une station spatiale en orbite autour de la Terre. Cela fait longtemps qu’elle dort et elle a tout oublié. Par chance, dans Hope, elle n’est pas seule, Adam, son compagnon s’est réveillé plusieurs mois avant elle.

Je suis tombé par hasard, sur cette bande dessinée de ‘Fane à qui l’on doit Streamliner ou Joe Bar Team, en traînant dans une boutique. J’ai hésité, tourné quelques pages et l’ai embarqué. Une de raisons qui m’a décidé, c’est que Hope n’aura qu’un deuxième tome, qui sortira en mai et qui conclura l’histoire. J’aime bien les BD qui se terminent.

Plusieurs stations tournent autour de la Terre ravagée par une guerre nucléaire dans les années 70. Chaque station abrite un couple, un couple pour repeupler la Terre, lorsqu’elle sera à nouveau viable. Du moins c’est l’histoire que lui conte son compagnon.

L’histoire dérape au fil des pages, mais pas question de vous spoiler l’intrigue, ce serait tout gâcher, sachez juste que la dernière planche représente Megan, en combinaison spatiale, s’apprêtant, malgré les mises en gardes de son compagnon, à effectuer une sortie extra véhiculaire.

Le graphisme, très particulier, contribue beaucoup au charme de la BD et l’histoire vous kidnappe jusqu’à la dernière page. Inutile de le dire, j’attends avec impatience Hope Two.

La nouveauté

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J’aime la nouveauté.

J’adore découvrir une série télé, la première saison. Dès la seconde, il arrive fréquemment que je m’ennuie. Dans un Marvel, ce qui m’intéresse, c’est le moment où l’homme se transforme en super héro, après, je m’en tape un peu. La découverte d’un groupe de rock est toujours un bonheur, une surprise, je m’enthousiasme pour l’album que j’écoute, mais lorsque j’explore ensuite le reste de leur discographie, mon engouement premier retombe parfois. Pour les jeux vidéos, c’est la même chose, je m’amuse les premières heures mais il est rare que j’aille jusqu’à la fin, préférant explorer un nouveau game play, un nouvel univers.

L’ennui me gagne rapidement.

Paradoxalement je suis un affreux pantouflard, qui aime rester chez lui, faire les mêmes promenades encore et encore, revoir des films vus des dizaines de fois et qui partage sa vie avec la même personne depuis maintenant près de trente années. Je suis également fidèle en musique (40 années de rock progressif), en lecture avec les auteurs dont je lis tout, vraiment tout.

Je me passionne soudain pour un sujet, le jeu de rôle, le celtisme, la musique, l’astronomie, la littérature médiévale, le mégalithisme, l’informatique, la photographie et j’y consacre tout mon temps, mon énergie et mes économies avant de passer à autre chose. Je ne vais jamais franchement jusqu’au fond du sujet, effleurant la question jusqu’aux premières vraies difficultés qui me rebutent.

Je suis surtout un flemmard.

Au travail je m’ennuie vite également. Combien de postes ai-je occupé depuis mon entrée dans l’administration ? Observateur, prévisionniste, informaticien, climatologue, programmeur, chargé d’études, responsable réseau, chargé de support… Presque à chaque fois, je suis content de changer de travail, de bureau, de collègues et au bout de quelques mois, l’ennui me gagne à nouveau.

J’ai la chance de vivre l’AP 2022, programme, qui depuis un an et demi, nous donne une visibilité de quelques trimestres sur le poste que nous occupons et sur l’organisation géographique de nos activités.

Finalement c’est cool de changer tout le temps.

Après avoir programmé sur des technologies de pointe, je sale les accès des bâtiments lorsqu’il neige, je déplace des armoires, j’immobilise des achats, je réceptionne les colis et j’ouvre la porte au facteur à 15h45. J’ai un nouveau bureau tout neuf qui vient hélas d’être inondé.

Je ne sais vraiment pas pourquoi notre navire (le bâtiment ressemble vaguement à un bateau vu de haut) prend l’eau, au sens littéral comme figuré, mais, si nous faisons rien nous allons sombrer. Les fenêtres, récemment remplacées, laissent passer la pluie, comme cela vient de se produire dans mon bureau. L’étanchéité du toit, refaite plusieurs fois en peu de temps, ne semble guère efficace et à chaque orage, plusieurs bureaux sont noyés sous les eaux diluviennes. Ridicule pour un service météorologique. Les agents, plus liquides encore que l’eau, fuitent vers d’autres services, s’enfuient face au raz de marée de la réorganisation. Les anciens partent à la retraite. C’est la débandade et rien ne vient remplir les locaux à part de l’eau qui s’insinue dans les bureaux déserts les jours d’averses.

Hier trois occupants pour 10m², les uns sur les autres, aujourd’hui une seule personne devant trois ordinateurs éteints. Une pièce sur trois est vide, nous souffrons de trop d’espace et de trop de silence. Nous revendons les meubles devenus inutiles, achetés à prix d’or sur des marchés nationaux. Nous démontons les bureaux, nous déplaçons les armoires, nous vidons le France pour le vendre à la ferraille.

Tout bien considéré, même la nouveauté je me lasse.

Photo Mattons – Art – 9

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Qu’est-ce qu’une belle photo ?

J’entends souvent dire que la photographie n’est pas de l’art, qu’il s’agit juste d’une technique. J’aurai du mal à trancher la question sachant que certaines installations composées de fil de fer et de WC brisés sont classées dans l’art contemporain.

Mais au-delà de ce débat, qu’est-ce qui fait un beau cliché ? Je suis toujours curieux de voir l’accueil que reçoit une photo que je publie. Celles que je trouve réussies éveillent souvent peu d’intérêt alors que d’autres, pour moi plus banales, déclenchent parfois des passions (enfin, disons qu’elles dont sont plus appréciées que mes favorites).

Certains puristes estiment qu’une image retouchée n’est plus une photographie et livrent des clichés argentiques dépourvus de tout artifice. D’autres louent des images retravaillées pendant des heures qui finissent par ressembler plus à de pures créations de synthèse qu’à des clichés. Pour ma part, étant incapable d’une belle image sans quelques ajustements, je me range entre ces deux extrêmes.

Faut-il qu’une image porte en elle un message pour qu’elle soit intéressante ? Ici encore je ferai une réponse de normand. Je fais des photos autant pour l’esthétique que pour parler de quelque chose. Celles qui ont un message sont plus fortes, les autres sont souvent plus belles.

Quand une photo forte est belle, elle remporte toujours un franc succès.

J’ai élu tout seul cette image “ma meilleure photo 2018”. Elle n’a pas forcément déchaîné l’enthousiasme populaire, cependant, elle me plaît, ce qui est rare. C’est l’essentiel non ? La perspective me semblait intéressante traitée en noir et blanc, et ce lieu fréquenté de Strasbourg s’est retrouvé soudain déserté ou presque, avec cette unique silhouette venant vers moi, presque idéalement positionnée, qui ajoute un élément humain au décor.

Étrangement, celle qui a remporté le plus franc succès, c’est cette éclipse de lune, prise à l’arrache une nuit d’insomnie. Elle porte en elle l’aura d’une éclipse et l’esthétisme d’une photo astro réussie. C’est pourtant un cliché très moyen de ma collection lunaire. Cependant, c’est la photographie qui a été la plus saluée dans mon exposition, sans doute parce qu’elle reflète un moment astronomique singulier.

Je suis en train de finaliser mon album 2018, difficile choix des clichés que je ferai imprimer en livre A4 pour garder quelques souvenirs. Des portraits, des photos de quelques concerts, de la street photo et quelques paysages. Cela me permet, depuis 2015, de constater l’évolution de ma technique, de mes choix esthétiques, des sujets et de contempler narcissiquement, les jours de pluie, mon nombril.

Et vous, quel est votre plus belle photo de l’année passée ?

Stars die

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Samedi dernier, je me rendais à la Laiterie à Strasbourg pour couvrir le concert de Steven Wilson pour un autre webzine.

Quoi ? Comment ça je travaille pour la concurrence ? Oui, je suis un vendu… Je respecte beaucoup le travail et je lis régulièrement le webzine en question – dont je tairais le nom pour ne pas leur faire de tord – . Ils n’avaient pas de photographe pour shooter le concert de Wilson à Strasbourg. Ils m’ont demandé gentiment et j’ai accepté avec plaisir. Honnêtement, je n’aurais pas été à ce concert sinon, l’ayant vu dans d’excellentes conditions à Fribourg cet été. La Laiterie à guichet fermé est plus étroite qu’une boite de sardines conditionnée avec 15% de rab.

Donc me voilà, un pass photo en main, un sac de plusieurs kilos sur le dos, prêt pour trois morceaux et puis dégage. Trois morceaux ? Non deux, ce soir, ce sera seulement deux morceaux. Wilson fait sa loi. Sachant qu’il aime bien tendre un voile entre le public et ses musiciens pendant son show, je suis un tantinet inquiet et lorsque que je rentre dans la salle, je prends peur. Le rideau translucide est bien là, descendu jusque environ 1.40 m du sol. La galère. Mais rassurons nous, il va bien le lever ce foutu rideau,
après le premier titre, comme à Fribourg. L’espoir fait vivre.

Un titre, deux titres, le rideau ne bouge pas d’un centimètre. Vautré par terre, je tente de trouver un angle favorable entre la base du rideau et la scène pour photographier la star. Rien à faire, même au 200 mm il me manque toujours un bout de crâne. En dix minutes je gâche 60 clichés moisis et torture mon hernie discale en salissant mon jean. Le webzine va adorer mes images… 

Bien évidemment, passé le second morceau, lorsque les gentils vigiles nous font signe qu’il faut dégager, devinez qui se lève ? Le rideau bien sûr…

Le concert se joue à guichet fermé. La Laiterie est bondée, impossible de se glisser dans le public avec deux APN et un gros sac à dos pour voler quelques photographies à la sauvette. Je ne peux même pas décemment profiter du concert, sauf du bar, affligeant. Trois heures il a dit le Steven ? Pas de Paul Draper en première partie, pas de photos acceptables, 180 minutes dans un hall plein de courants d’air à écouter les basses résonner sur les murs, sincèrement je préfère rentrer me glisser au chaud sous la couette.

Qu’un artiste ne veuille pas qu’on le photographie, je peux comprendre à la rigueur, pas de problème, moi-même je déteste être enfermé dans la boite à images. Mais que l’on invite des photographes à venir à un concert, même pour shooter pendant deux morceaux et que l’on fasse tout son possible pour les décourager de fabriquer un beau cliché, je trouve cela absolument débile, irrespectueux, même insultant.

La plus grande part des photographes comme moi font des photos pour assurer la promotion des artistes, rédiger des live reports, faire rêver ceux qui n’ont pas pu aller au concert, donner envie aux autres de s’y rendre. Nous ne gagnons pas d’argent avec nos clichés, nous faisons ça pour le plaisir.

Protection rapprochée

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L’an passé, un réparateur d’ordinateur me recommandait PcProtect pour protéger mon ordinateur, car sous Windows, sans antivirus point de salut. L’antivirus étant un facteur non négligeable de ralentissement de la machine sans parler de toutes les mises à jours qui consomment du CPU en permanence, autant bien choisir. 

Donc confiant – le gars avait bien bossé sur ma machine, lui donnant un second souffle – je vire Avast, installe PCProtect et paye 31 € pour une année d’abonnement sur leur site. L’antivirus semble fonctionner, tout comme Avast d’ailleurs qui, notons le est gratuit dans sa version de base.

Hélas, quelques jours après une mise à jour Windows 10, je découvre que PCProtect ne me protège plus. Le service après vente contacté sous entend que j’ai installé un second antivirus sur ma machine, ben voyons… je suis stupide mais quand même, et puis, j’ai été admin Windows NT dans ma jeunesse, il ne faudrait tout de même pas me prendre pour un béotien en informatique… Bref. Je finis par désinstaller PCProtect et le réinstaller pour que tout revienne à la normale. 

L’incident se répète presque à chaque mise à jour Windows 10 et souvent, pendant quelques jours je suis sans protection avant de découvrir à nouveau l’anomalie. 

Fatigué du couple infernal Windows 10 et PCProtect, je désinstalle l’antivirus et remet Avast à la place. Tout va soudain beaucoup mieux. Je suis protégé en permanence et gratuitement.

Mais, surprise, en faisant mes comptes en janvier, je découvre un débit imprévu de 118.80 € sur mon compte. PCProtect ! Mais heu ? Je vais sur leur site et découvre que le 2 décembre 2018, ils ont, sans m’en informer, renouvelé mon abonnement et prélevé 118.80 € sur le compte bancaire avec ma carte. 


Bonjour,


J’ai découvert ce jour, en consultant mes relevés de comptes, que vous m’avez facturé automatiquement 118.80 € le 02/12/2018.
Je n’ai été averti par vos services à aucun moment d’un éventuel renouvellement de mon abonnement et je n’utilise plus votre antivirus  depuis plusieurs mois déjà.

Je vous prierai de bien vouloir rembourser ce montant dans les plus brefs délais.
Cordialement

A cette date PCProtect était déjà de la préhistoire pour moi d’où ma surprise. Je contacte donc poliment leur support, les informant que je n’ai jamais souscrit pour une année supplémentaire, que je n’ai pas autorisé le débit des 118.80 € et que je n’utilise plus leur antivirus depuis plusieurs mois. 


Salut Le Brun,
Je m’appelle Elaine F. Riney et je suis membre de l’équipe de conservation de la clientèle de PCProtect Antivirus.
Votre demande de renseignements récente concernant la facturation m’a été transmise et je voulais contacter personnellement pour vous aider à répondre à toutes vos préoccupations.
Après avoir localisé l’historique de votre compte, je constate que vous avez acheté le package Antivirus Pro de 12 mois le 2 décembre 2017.
Nos archives indiquent que vous utilisez activement notre logiciel antivirus en temps réel sur votre ordinateur Windows 10.
Le Brun, en tant que nouveau client, vous aurez droit à une remise de lancement qui, une fois renouvelée, sera rétablie au taux normal.
Cela dit, je vous ai accordé un remboursement partiel de 96,00 € pour vous garder avec nous.
Cela signifie que vous ne payerez plus que 22,80 € pour une protection supplémentaire contre les programmes malveillants de 12 mois.
S’il vous plaît laissez-moi savoir si vous n’êtes pas satisfait de cette résolution.
Passez une bonne journée,
Elaine F. Riney 
Représentant du service à la clientèle, 
PCProtect

Vingt quatre heures plus tard ils me renvoient un courriel. Ils me proposent alors une grosse réduction, très grosse, ce à quoi je réponds fermement que je veux un remboursement complet de leur prélèvement. 



Bonjour Madame Riney,

J’ai désinstallé PCProtect il y a plusieurs mois et l’ai remplacé par Avast.
Je n’avais pas été sur le site pcprotect.com pour retirer mon ordinateur des appareils utilisant votre antivirus, ignorant qu’il y avait un renouvellement automatique de l’abonnement à l’antivirus.
Je ne désire pas utiliser votre produit, qui lors des mises à jours Windows 10, se désactive sans prévenir et qui nécessite alors une réinstallation du produit.
N’ayant pas été informé d’un éventuel renouvellement de l’abonnement, je vous demanderai de résilier mon abonnement et de rembourser au plus vite les 118.80 € débités le 2/12/2018 sans mon consentement.


Cordialement

Le lendemain je reçois leur réponse, ils me remboursent. Enfin, d’ici quelques jours.

Salut Jean-Christophe,
Merci pour votre réponse.
Je peux confirmer que votre compte PCProtect a été entièrement annulé et qu’aucun autre paiement ne sera effectué.
Le montant total de 118,80 € a été remboursé. Le remboursement devrait apparaître sur votre compte dans les prochaines 48 heures. Toutefois, cela peut prendre jusqu’à 7 jours ouvrables en fonction de votre banque; ne vous inquiétez pas si cela prend un peu plus longtemps.
S’il vous plaît laissez-moi savoir s’il y a quelque chose d’autre, je peux vous aider avec.
Sincères amitiés, 
Jay Sparks 
Représentant du service à la clientèle, 
PCProtect

Honnêtement, trouvez-vous ces pratiques correctes ? Cela s’apparente à de la vente forcée. Vous achetez un produit et sans en être informé, vous vous retrouvez avec un renouvellement automatique annuel et un prix multiplié par quatre. En creusant dans les recoins du site PCProtect vous trouverez peut-être, avec beaucoup de patience, comment annuler votre abonnement. Croyez -moi c’est tordu, et si vous n’allez pas sur leur site, que vous désinstallez l’antivirus et que vous ne suivez pas scrupuleusement vos comptes, vous serez débité de montants farfelus sans y prendre garde.

Microsoft pratique également cet exercice pour l’abonnement en ligne de la XBox. Si vous le souscrivez pour un mois, ils renouvellent automatiquement l’abonnement le mois suivant, mais au moins là, vous êtes prévenus, même si, pour mettre fin au renouvellement automatique, vous devrez là encore vous accrocher.

Tamponné

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L’administration s’auto-alimente d’activités ésotériques et complexes que seul un agent de catégorie A peut maîtriser complètement. Une mission ne sera réussie que si le formulaire ad-hoc a été préalablement rempli, validé et trois fois tamponné, tamponné de la date du jour, tamponné du nom du service et surtout tamponné rouge TAMPONNE. Sans le bordereau de retrait adapté, signé en trois exemplaires, impossible d’accéder au matériel indispensable au travail, à savoir, le crayon gris. Si le téléphone sonne ne décrochez pas, dans le cas contraire vous deviendriez responsable de la suite des opérations, donc surtout ne décrochez pas. Tamponné, validé, approuvé.

C’est Laurent qui m’a fait découvrir “Au Service de la France”, une série télé dans l’esprit d’OSS 117, petit bijou pince sans rire et pastiche du fonctionnement de l’administration.

Un petit jeune rentre comme stagiaire dans les services du contre espionnage français, une petite administration avec son colonel moustachu au look très gaulliste, Moïse, son second, quatre agents de catégorie A dont une femme, la seule, qui dans l’équipe, semble travailler et donner beaucoup de son corps. Cigarettes, poses apéros, débat sur la prime Paris-Vichy, réorganisation de la cafétéria, formulaires, tampons, salle d’interrogatoire, salle de crise avec les trois lumières rouges, code taupe et séjours à Alger, nous sommes en pleine guerre d’Algérie et au début des velléités d’indépendance de nombreux pays africains.

N’attendez pas une série d’espionnage mais plutôt une satire des rouages du système administratif français. Des épisodes de trente minutes qui bien souvent prolongent avec humour ma journée de travail. Le pire, c’est que je trouve certains passages à peine grossis. L’humour est fin, loin des farces de l’OSS 117 joué par Jean Dujardin, les éclats de rires peuvent survenir quelques épisodes après l’amorce du gag, comme par exemple avec un plan fixe de quelques secondes sur le carton du projet très controversé de nouvelle cafétéria self service remisé aux archives ou les différentes vies du costume du jeune stagiaire.

Histoires d’amours, aventures exotiques, paternités multiples sous forme d’accident du travail, initiations pour devenir catégorie A, meurtres, gestion de copropriété, cadeau de promotion, négociation d’indépendance, passé de collaborateur, agent double, détecteur de mensonge israélite, chaque épisode dévoile un peu plus les secrets des services secrets. Une série Arte à ne manquer sous aucun prétexte, surtout si vous êtes fonctionnaire.

Mon best of Marillion

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Le groupe Marillion fut sans doute ma première révélation musicale avec la sortie de Fugazi en. Auparavant j’écoutais AC/DC, Kate Bush, Genesis, Mike Oldfield, Peter Gabriel et consorts. Mais Marillion était le premier groupe que je découvrais à sa quasi création et j’ai grandi ensuite avec leur musique. Je ne me lancerai pas dans combat de coq pour défendre la période Fish ou Hogarth, j’aime les deux époques pour des raisons très différentes. Par contre, je vais vous livrer dans l’ordre de préférence, mon top dix des albums de Marillion, un classement souvent à contre courant des goûts des fans du groupe.

1 – Anoracknophobia 

Quoi comment ? J’ai cet album dans la peau depuis sa sortie, il me fait toujours autant vibrer écoute après écoute avec ‘Quartz’ ou ‘This Is The 21st Century’. Marillion s’offrait un album différent de tous les autres, moderne et pas très progressif finalement.

2 – Marbles

Bon là, généralement, tout le monde est d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un des chefs d’œuvres de Marillion. Des textes très personnels signés Steve Hogarth, des titres fleuves ‘Invisible Man’, ‘Angelina’ ou ‘Ocean Cloud’, des sonorités nouvelles, culte. Dommage qu’ils aient fini par ‘Neverland’.

3 – Misplaced Childhood

Impossible de passer à côté du premier concept album où Fish mettait son âme à nu. Le seul Marillion qui explosera les charts, un incontournable mais que j’écoute de moins en moins.

 4 – Somewhere Else

Oui, ce mal aimé appartient à mon top ten. Il n’y a rien à jeter dans cet album, le groupe prend tous les risques, explore une pop prog psyché avec bonheur et même l’improbable ‘Most Toys’ est une bombe.

5 – Radiation 

Oui je sais, c’est un mal aimé. Et pourtant. Comme Anoracknophobia, c’est une des grosses prises de risque de Marillion. Je vénère tout particulièrement Trois titres particulièrement : ‘Cathedral Wall’, ‘These Chains’ et ‘A Few Words For The Dead’. Et même si le ‘Three Minutes Boy’ m’énerve au plus au point, cet album est fabuleux.

6 – Fugazi

Sans doute par ce que c’est le premier album de Marillion que j’ai écouté avec ‘She Cameleon’ il y a 35 ans dans la cour de mon lycée et parce que ‘Jigsaw’, au refrain d’une rare  violence, m’interpelle toujours autant.

7 – Afraid Of Sunlight

Cet album m’a toujours ébloui avec ‘Out of this world’, une pièce qui me fait toujours autant planer, comme ‘Beautiful’ et ‘afraid Of Sunlight’. Pour ne rien gâcher, la pochette de l’album est juste fabuleuse.

8 – Brave

Oui quand même, en huitième position je sais. Oui c’est Le concept période Hogarth, oui c’est un album atypique qui a nécessité des mois de travail, mais bon, ce n’est pas celui que je retiens en premier même si je le possède en de très nombreuses éditions.

9 – Script For A Jester Tear

Le premier Marillion est brouillon, il ne possède pas encore vraiment d’identité propre mais propose une rupture avec le progressif de l’époque. Un concentré de violence et d’émotion dans les mots et la musique qui deviendra la marque de fabrique du groupe pour quelques années.

10 – Marillion.com

Encore un mal aimé soyons clair. Mais dedans il y a ‘Interrior Lulu’ quand même, rien que pour ça, il mérite sa place dans mon top.

Et les trois pires me direz-vous ?

1 – Holidays in Eden

Rien pour le sauver celui là. Marillion s’est totalement perdu en chemin en voulant sortir des hits.

2 – This Strange Engine

Malgré un dernier titre équipe magnifique et quelques pièces qui, au fil des années sont devenues de vieilles amies, il y a toujours cet insupportable ‘Hope For The Future’ qui me gâche le plaisir à chaque fois.

3 – ‘Happiness is the Road’

Lui, je ne l’écoute jamais. Il m’ennuie tout simplement. Long et mou, il ne tient aucune promesse.

Cabossage

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Nous vivons dans un bien étrange monde et une drôle d’époque. Pour protéger nos vies, nos biens, nous souscrivons des assurances en quantité, mais lorsqu’un jour survient un problème, nous découvrons la futilité de ces choses.

Fin novembre, une voiture en marche arrière emboutissait la notre, défonçant la porte arrière. 

L’homme au volant, après s’être énervé, donne finalement son numéro de téléphone et assure qu’il passera le soir remplir le constat (nous n’en avions pas sur nous). 

Le dit soir, pas de nouvelles. A force relancer le bonhomme, il nous annonce qu’il avait trop de travail. Rendez-vous est pris pour le surlendemain matin, mais pas de chance, il a du conduire sa fille à l’hôpital. Vraiment pas de chance… Il promet de venir le lendemain soir. 

Entretemps nous prévenons l’assurance et découvrons que la voiture qu’il conduisait n’est pas son véhicule, le problème se précise.

Le lendemain soir, avec du retard, l’homme se présente finalement à la maison, mais sans papiers et refusant de remplir le constat à l’amiable. Il nous propose cependant de remplacer la porte lui-même. Soit.

Nous sommes des personnes naïves, pas assez méfiantes, avec un minimum de foi en l’être humain, et c’est une grave erreur.

Nous lui laissons quinze jours, lui faisant signer tout de même au passage un document comme quoi il a bien endommagé la voiture et qu’il s’engage à la réparer sous quinzaine. 

Quinze jours passent, pas de nouvelles malgré nos relances, l’homme ne répond plus à nos appels ni à nos messages.

Nous revenons donc vers l’assurance, qui, avec les documents en main, nous informe qu’il n’y a pas délit de fuite et qu’elle ne peut pas se retourner contre le conducteur.

Nous allons donc porter plainte à la Police, mais celle-ci nous tient à peu de choses près le même discours, la plainte ne changera rien.

La plainte sera devant un magistrat, avec un peu de chance, au printemps prochain, et il donnera peut-être sa réponse d’ici un an, avec un beaucoup de chance. 

D’ici là la voiture aura du passer au contrôle technique et nous aurons du, au préalable, remplacer la porte endommagée à nos frais.

Bien entendu nous pourrions faire marcher l’assurance, mais dans ce cas, l’augmentation de la cotisation ajoutée à la franchise nous coûterait plus cher que la réparation.

Moralité, même si la Police et la Justice existent, même si vous êtes assuré tout risque dans une bonne assurance, et que quelqu’un défonce votre voiture, vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer si le conducteur du véhicule incriminé est malhonnête. Il y a quelque part des choses qui m’échappent dans les lois et règlements des assurances. Cela donnerait presque envie d’aller chez le bonhomme lui défoncer sa voiture, mais voila, non, nous, nous sommes des honnêtes gens trop cons.

Photo mattons – matériel – 8

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Vous avez plusieurs boîtiers, de nombreux objectifs, des pieds, des monopods, des filtres, de quoi remplir un coffre de voiture, alors que mettre dans votre sac à dos lorsque vous partez faire de la photographie ? (la question est purement rhétorique car si vous avez tout ce bazar hors de prix, vous savez sans doute déjà quoi faire)…

Lors des promenades dominicales, les ballades en ville, les voyages à l’étranger, si votre activité n’est pas purement photographique, je vous recommande de voyager léger. Je n’irai pas jusqu’à vous recommander l’usage exclusif du smartphone, car de belles photographies de vacances, comme un coucher de soleil sur la mer, cela fait de beaux souvenirs, mais si vous ne voulez pas pourrir la vie de vos proches avec 15 kilos de matériel et d’incessants changements d’objectifs, je vous recommande de voyager léger. Un boitier pas forcément plein format et un objectif généraliste feront amplement l’affaire. N’installez pas le grip, vous n’allez pas prendre 1000 photos en deux heures, vous voyagerez léger même si la prise en main s’en ressentira un peu. Ne prenez pas de pied, sauf si vous envisagez d’avance des poses B, à la rigueur un monopod. Pour l’objectif, un zoom à grande plage focale sera parfait, du grand angle au 200 mm maxi, pour ma part j’emmène un 18-140 mm même si ce n’est pas une bête de course. Il tient, avec mon boitier, dans mon topload avec le chargeur et le kit de nettoyage. Bien entendu, cela générera chez vous quelques frustrations parfois, comme louper la photo du siècle faute d’avoir le bon objectif. Mais soyons sérieux, si vous lisez ceci, c’est que vous ne vivez pas de la photographie…

La photographie animalière nécessite un tout autre équipement et se prévoit de préférence à l’avance. Pour ne pas effaroucher les petites bébêtes, prévoyez une grande focale, disons de 300 à 500 mm et si vous pouvez un doubleur tant qu’à faire. Bien évidement, ce genre d’équipement pèse très lourd, un monopod vous simplifiera la vie à moins que vous vouliez concilier chasse photo et musculation. Évitez la parqua rouge ou jaune, bizarrement, les animaux n’aiment pas ces couleurs. Mettez des vêtements qui se fondent dans la nature pour ne pas être repéré trop vite, prévoyez un siège pliant pour les longues attentes et ou un tapis de sol pour la sieste coquine. Là, vous aurez besoin d’un sac grand photo pour trimbaler tout le matériel, de préférence étanche, on n’est jamais à l’abri d’une galère dans les zones humides.

Les paysages nécessitent un grand angle. Si vous partez vous promener en montagne, au bord d’un lac, même en ville pour faire de belles photographies, prenez un zoom grand angle, genre 18-35 mm. S’il n’est pas à ouverture constante, il ne sera guère encombrant et vous permettra d’englober tout le paysage d’un seul regard.

Pour le portrait, l’affaire se corse. On tombe dans le domaine du professionnel. Il faut idéalement un studio équipé. Murs blancs, fond colorés, flashs, parapluies, réflecteurs, assistants, pieds, maquilleuse sans parler du matériel photo et du mannequin. C’est bête mais sans quelqu’un à photographier, votre portrait risque de ressembler à une nature morte. Je n’ai bien entendu, rien de tout ça, pas même un flash (encore moins de mannequin, de toute façon ma femme me tue sinon). J’utilise un projecteur LED de chantier pour l’éclairage, un pied photo et surtout un objectif ouvert à 1.8 pour limiter la profondeur de champ. Mais je ne fais presque jamais de portrait.

La photographie de concert entraîne également d’assez fortes contraintes. Vous allez photographier avec peu de lumière, qui plus est très changeantes, des rigolos qui bougent tout le temps. Il faudra être capable faire des gros plans comme des plans larges. Si vous ne voulez pas galérer, je vous recommande de prendre deux boîtiers avec deux objectifs. Deux objectifs avec une grande ouverture constante, 1.4, 1.8, 2.8, deux zooms pour varier les cadrages, un grand angle et un téléobjectif. Si vous avez un machin truc pour accrocher vos boîtiers à la ceinture c’est top, car il va falloir bouger vite sans cogner les gens avec votre matos et ne pas avoir les mains toujours encombrées pour applaudir de temps en temps. Dans une salle de concert normale, un 18-35 mm et un 70-200 mm me semblent de bons choix, même si à ouverture constante, vous trimbalez quelques kilos sur vous, sans parler des grips, indispensables pour l’autonomie et une bonne prise en main.

Pour le sport, tout dépendra de celui-ci. La photographie de sport nécessite des temps de pause très courts (1/200 maxi) donc de la lumière et souvent le sujet est éloigné ce qui implique d’avoir de grandes focales (course automobiles, football). C’est là que vous auriez besoin d’une bonne cadence de mitraillage, donc un boitier rapide fonctionnant miroir levé idéalement pour aller plus vite. Je me contente de photographier du tennis de table, parfois du kitesurf, l’idée étant à chaque fois de saisir le mouvement du sportif à l’arrêt avec la balle blanche bien nette ou les gouttes d’eau immobiles, des captures à grandes vitesses. Il vous faudra un objectif bien stabilisé (mode sport) pour suivre quelqu’un en mouvement rapide. Mais le sport cela peut-être des clichés multiples superposés, des poses longues, du grand angle, donc avant de partir pour une série photos sportives, réfléchissez bien au thème que vous voulez aborder, le mouvement, les visages, l’atmosphère et que sais-je, sinon vous devrez emmener tout votre matériel.

Pour la photographie de rue, voyagez léger, un boitier, pas de grip, un objectif 35 ou 50 mm et le tour est joué. Le but est de se faire discret, furtif, invisible, d’être à l’affût, rapide et saisir l’instantané. Autre avantage de voyager avec peu de matériel, vous courrez plus vite si la personne ne voulait pas être photographiée.