La panne

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Depuis quelque temps c’est la panne.

Mon épouse me dit que ce n’est pas grave, que c’est du au stress de mon nouveau travail, que ça va passer, à croire qu’elle s’en réjouit, car la lumière s’éteint plus tôt le soir, oui c’est une marmotte.

J’ai essayé Cinquante nuances de gray, mais hélas, c’est un navet qui ne me fait aucun effet. Druna peut-être ?

Pourtant je devrais être émoustillé, j’ai tout ce dont j’ai besoin : une bonne histoire, du dépaysement, un style irréprochable et de la matière à réflexion. Cependant, après une ou deux pages du Géant Enfoui, je somnole et ferme le livre.

Alors en désespoir de cause, après les tribulations de Lanfeust, je me suis lancé dans la relecture d’Orbital, cette fabuleuse série, qui raconte les aventures de deux diplomates intergalactiques à la Valerian. Un scénario fouillé, un très beau graphisme, des personnages attachants, la série est vraiment excellente. 

Mais, j’aimerais bien revenir vers un livre. J’en ai assez de cette panne de lecture. Le problème c’est que les auteurs de SF ne me font plus rêver comme avant, je n’ai pas retrouvé de Franck Herbert, Dan Simons ou Iain Banks depuis bien longtemps, Eschbach n’a pas écrit de merveille depuis des mois. Je n’ai plus la force de lire des trucs intelligents le soir et je n’ai pas découvert de nouveau Lackberg ou Larsen.

Il faut que je pose, loin d’internet, à la montagne, avec rien d’autre à faire que me promener, lire, m’ennuyer. C’est si bon de s’ennuyer. Là je retrouverai le plaisir de la lecture, au calme, loin des chroniques, des news, des interviews, des concerts, des sorties.

Non à la dématérialisation

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L’heure est à la dématérialisation. Même dans la fonction publique. Mais là, ce sont les agents que l’on passe au broyeur. Le papier lui, il reste, conservé précieusement dans dans des cartons dans des sous-sol humides et poussiéreux pour qu’il pourrisse lentement. Mais auparavant, nous les numérisons, car allez retrouver la note 35B de la DSO dans les lugubres rayonnages de nos archives secrètes, éclairées par des néons qui clignotent de manière sporadique.

La musique a été dématérialisée à perte, copiée, dénaturée mais la tendance aujourd’hui est de revenir à la gravure. Le livre perd ses feuilles à l’automne du patriarche, se télécharge et tue à petit feu les librairies de quartier. Les bandes dessinées suivent elles aussi cette impitoyable éradication pixélisée. A quand la famille 32 bits ?

Mais la plus grande perte, lors de cette déferlante digitale, ce fut celle des billets de concerts. Aujourd’hui un QR code vous ouvre les portes des salles, à moins que ce ne soit un petit canard tamponné sur le poignet. Les billets de concert, je les conservais comme un fétichiste collectionne les petites culottes, soigneusement rangés dans un tiroir, souvenir de grands moments passés avec Peter Gabriel, Pink Floyd, Sting ou Fish (je parle bien des billets, pas des petites culottes). Des bouts de carton colorés, où figuraient la date, le lieu, l’artiste, l’artwork de la tournée, des objets de collection, aujourd’hui quasis introuvables.

Numérisez les décisions administratives si vous le voulez (je travaillerai d’autant plus vite), compressez la musique à souhait (je ne l’écouterai pas), transformez les livres en octets si cela vous chante (je ne les lirai pas), mais rendez-nous nos billets de concerts par pitié !

Vous verrez, un jour, ils finiront même par digitaliser les sous-vêtements féminins si on les laisse faire…

Lanfeust de Troy

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Les jours de fatigue, au lieu de me plonger dans un livre difficile, je parcours la BDthèque familiale à la recherche d’une lecture facile. Mon choix s’arrête souvent sur un Gaston ou sur un Astérix, mais parfois, je reprends une série oubliée. Ce week-end, j’ai jeté mon dévolu sur les huit tomes de Lanfeust de Troy.

Pour la petite histoire, c’est un couple d’amis montpelliérain qui nous fit découvrir le premier livre. Nous étions jeunes et beaux et mon adorable épouse portait souvent une robe rouge moulante qui me mettait en joie, si je puis dire. Ayant adoré la BD, nos amis nous en firent cadeau en ajoutant un petit dialogue au dessin de garde du premier tome.

Me voici donc à nouveau plongé dans les aventures de Lanfeust, cet apprenti forgeron qu’un bout d’ivoire va rendre célèbre.

A ses côtés, deux soeurs, la blonde pimbêche et la brune délurée, un troll enchanté et un sage d’Echmull. Comme il se doit, ils vont vivre tous les cinq des aventures rocambolesques dans un monde médiéval fantastique nommé Troy. Une lutte pour le pouvoir magique total contre le méchant Tanos. Rien de très original, encore que, à l’époque, ce genre de BD ne courrait pas les rues.

Mais la caractéristique principale de cette histoire, est l’humour potache, les clins d’œil aux publicités de l’époque, le sexy pas trop sexe, la violence gratuite et une belle dose de dépaysement. C’était l’époque bénie des séries qui se terminaient (je vous l’accorde, il y a eu ensuite Lanfeust Des Etoiles, Lanfeust Odyssey, Trolls de Troy, Gnomes de Troy, mais bon ça ne compte pas on va dire). Et même si, passé le troisième volume, Lanfeust de Troy, commençait déjà à s’essouffler, je suis arrivé finalement à la fin de la saga, après avoir failli renoncer au sixième tome.

Une BD détente, dans laquelle je me suis replongé, je l’avoue, avec un peu de nostalgie. “nous étions jeunes et larges d’épaules” chantait Bernard Lavillier, moi je dirai, “juste jeunes”, un voyage près d’un quart de siècle dans le passé, une robe rouge qui n’est plus qu’un souvenir et de très bons amis perdus de vue.

Si vous ne l’avez jamais lue, vous êtes impardonnables…

Mais la vraie question est la suivante, qui de C’ian ou de Cixi, préférez-vous, la blonde bêcheuse, ou la brune volcanique, la robe bleue ou la robe rouge ? De nos jours, il est plus prudent d’élargir le débat, alors je vous propose le rouquin, la brune ou la blonde ? J’attends vos réponses, pour moi c’est tout vu, j’aime les brunes et les robes rouges, alors je prendrai le forgeron rouquin musclé…

L’espoir fait vivre

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Megan se réveille dans un caisson d’hibernation, dans une station spatiale en orbite autour de la Terre. Cela fait longtemps qu’elle dort et elle a tout oublié. Par chance, dans Hope, elle n’est pas seule, Adam, son compagnon s’est réveillé plusieurs mois avant elle.

Je suis tombé par hasard, sur cette bande dessinée de ‘Fane à qui l’on doit Streamliner ou Joe Bar Team, en traînant dans une boutique. J’ai hésité, tourné quelques pages et l’ai embarqué. Une de raisons qui m’a décidé, c’est que Hope n’aura qu’un deuxième tome, qui sortira en mai et qui conclura l’histoire. J’aime bien les BD qui se terminent.

Plusieurs stations tournent autour de la Terre ravagée par une guerre nucléaire dans les années 70. Chaque station abrite un couple, un couple pour repeupler la Terre, lorsqu’elle sera à nouveau viable. Du moins c’est l’histoire que lui conte son compagnon.

L’histoire dérape au fil des pages, mais pas question de vous spoiler l’intrigue, ce serait tout gâcher, sachez juste que la dernière planche représente Megan, en combinaison spatiale, s’apprêtant, malgré les mises en gardes de son compagnon, à effectuer une sortie extra véhiculaire.

Le graphisme, très particulier, contribue beaucoup au charme de la BD et l’histoire vous kidnappe jusqu’à la dernière page. Inutile de le dire, j’attends avec impatience Hope Two.

Cadeaux de Noël

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Peut-on définir une personne avec les cadeaux que sa famille lui offre ? Je pense que oui, du moins dans mon cas, mes enfants et ma femme me connaissent bien…

Je suis caféinomane et pendant les vacances en Italie je me régale d’expressos fabriqué avec ces petites cafetières que l’on pose sur la gazinière. Et si, je lui préfère une Senseo au quotidien, c’est pour éviter d’aggraver mon addiction. Mais voilà, ma chérie, voulant nous rappeler nos vacances en amoureux en Sardaigne, m’a offert cet engin du diable, une Rossetto, mama mia, mais sans le paquet Lavazza et les petits biscuits Mulino Bianco qui vont bien, pour que l’instant café devienne une religion, vous ne trouvez pas ça cruel ?

Je lis beaucoup de bds et j’ai hérité, il y a de ça quelques années, de la collection familiale des Astérix, série culte dans notre famille depuis Astérix le Gaulois. Chaque année, mes enfants complètent la collection de raretés, tomes perdus ou définitivement devenus illisibles. Je me souviens avec tendresse, alors qu’ils étaient encore tout petits, ils avaient cassé leur tirelire pour m’offrir un calendrier perpétuel Astérix, calendrier qui trône toujours sur mon bureau au travail. Cette année n’échappant pas à la règle, j’ai eu un Astérix (Le Secret de la Potion Magique, surtout ne l’achetez pas, même pour la collection) mais aussi un calendrier perpétuel de remplacement, celui de Star Wars, car je suis un geek fan de la saga. Star Wars va cette année remplacer Idéfix sur mon bureau au grand dam de mes collègues qui adoraient regarder une case chaque jour. Ceci dit, en 2019, je n’aurai plus de collègues alors bon.

Je suis également un lecteur, lisant tout et n’importe quoi, piquant les bouquins de mon épouse comme ses Pierre Lemaitre dont je suis fan. Ma chérie a eu la bonne idée de m’en offrir un nouveau, Couleurs de l’Incendie, histoire d’inverser les rôles, et pour une fois, de me le piquer, mais attention, pas avant que je ne l’ai lu, soyons clair.

Éternel geek, j’adore les films de science-fiction, bien qu’avec l’âge, cette soif diminue pour de nouveaux centres d’interêt. Mon film culte ? Blade Runner bien sûr ! Et sa continuation Blade Runner 2049, vue au cinéma, revue en DVD emprunté à la médiathèque. Il vient d’arriver en Blu Ray sous le sapin en plastique couvert de guirlandes et de boules multicolores. Pour une fois qu’une suite est à la hauteur de l’original.

Et pour finir cette orgie, une BD, une autre, car personne n’a songé au fait que je suis amateur de photographie. Snif, un Nikon D5 aurait fait joli entre mes mains boudinées de bébé gâté, vous ne croyez pas ? Bon, oui, c’est un peu cher et j’ai presque tout ce qu’il me faut à bien y réfléchir. Donc une BD, le tome 5 du Chat du Rabin, que je n’ai pas encore lu, car oui je sais, j’ai beaucoup de retard de lecture dans mes séries de BDs. Il faut dire que je bois trop de café, regarde trop de films de SF, lis trop de livres, voue un culte à de vielles BDs de l’enfance. Bizarrement, personne n’a songé à m’offrir de CD cette année, il est vrai que je les reçois bien souvent deux mois avant leur sortie alors bon…

Voilà c’était Noël, mon anniversaire arrivant à grand pas, je vais commencer un lobbying intense relatif à un boitier photo plein format hors de prix, mais j’ai peu d’espoir nous avons des frais maintenant. Et à priori, la fausse augmentation du SIMC de cent euros n’est pas pour nous.

Et tonton Macron, qu’a-t-il glissé sous le sapin ? Beaucoup, beaucoup plus de place dans les bureaux et un nouveau travail au 1er janvier, chouette ! Merci tonton !

Azimut

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L’azimut est l’angle dans le plan horizontal entre la direction d’un objet et une direction de référence.

Au travail, nous le mesurons avec des jumelles laser, en même temps que le site, la hauteur et la distance horizontale, afin d’effectuer des relevés d’obstacles autour de nos stations météorologiques.

Azimut est également un bande dessinée de Lupano et Andrea dont je viens de terminer le tome 4, “Nuées Noires, Voile Blanc”. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les auteurs aiment entretenir les suspens, une autre manière polie de constater que la série traîne en longueur.

Si les graphismes restent toujours aussi beaux, l’histoire s’effiloche peu à peu et l’on se demande si les auteurs n’auraient pas abusé de substemps comme leurs personnages. Ils nous dévoilent un nouvel amour caché (enfin pas si caché que cela) après celui du lapinou et de la généreuse déesse de sable. La délicieuse Manie s’apprête à épouser l’étalon érotique alors que les nuées noires, réveillées par sa mère jalouse, déferle sur la citée. Un air glacial souffle sur le désert, le chevalier en perd ses tripes.

Si je vous recommande cette série, je supplie Lupano et Andreae d’abréger le récit, de ne pas sombrer dans cette épouvantable habitude qu’ont les auteurs de BD, celle de faire durer le plaisir alors qu’il y a tant d’histoires à raconter.

 

Happy birthday to you Mr blog

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Le temps passe si vite.. Le blog a un an déjà. Outil thérapeutique à mes mouvements d’humeurs incontrôlées, défouloir, zone d’expression non censurée du webzine, passe temps débile, deux cent vingt huit billets sont sortis en une année.

Certains ont connus un vif succès (c’est à dire lus par plus de cinq personnes), certains ont déchaînés les passions (un commentaire laconique de Stéphane qui se reconnaîtra), d’autres n’ont pas été compris ou encore jamais été lus.

Il faut avouer que je raconte tout et n’importe quoi dans ces colonnes, sauf peut-être ma sexualité. J’ai pris l’habitude de lister la musique que je reçois, de parler de ma santé défaillante, d’expliquer pourquoi je passe plus de temps dans ma salle de bain que dans mon salon, de frimer avec les joujoux qui plombent le budget familial, de parler des jeux vidéos que je ne finis jamais et des rares bouquins que je lis. Il y a également quelques coups de gueule sur la chasse aux fonctionnaires, une espèce en voie d’extinction, que l’on pourchasse toujours pour leur graisse alors qu’un résidu de liposuccion ferait un excellent produit de substitution.

Bon anniversaire petit blog, je ne sais pas si tu feras long feu, mais une année, c’est déjà pas mal.

Des BDs par millier

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A Noël, j’ai reçu de nombreuses BDs, de très nombreuses BDs.

C’est un cadeau sympa à offrir une BD, car une fois qu’elle a été lue par la personne qui reçoit le cadeau, vous pouvez l’emprunter à votre tour. Un conseil, offrez les BDs que vous avez envie de lire, si elles sont super, vous les achèterez, si elles vous déçoivent, elles ne traîneront pas chez vous.

Il y avait deux Jour J, Apocalypse sur le Texas et Napoléon Washington, trois Valérian sous forme d’une compilation, la n° 3, La Galerie des Gaffes, Dans la combi de Thomas Pesquet, Game Of Crowns et La horde du Contrevent.

Pour être tout à fait honnête, les Jour J étaient pour mon épouse, mais j’en ai profité pour lire Apocalypse sur le Texas, le second viendra sous peu. Les Valérian, c’est pour compléter ma collection, je les ai tous lus mais je les relis toujours avec plaisir. La Galerie des Gaffes, compilations d’hommages à Franquin, c’est un cadeau de mon petit dernier qui rêvait de le lire. Dedans il y a du bon et du moins bon, des graphismes divers et avariés, quelques gags sympas et de très beaux hommages. Games Of Crowns est un pastiche d’une série bien connue dont je vais enfin regarder la saison 7. Rien d’extraordinaire.. Dans la Combi de Thomas Pesquet, c’est un cadeau de ma femme qui sait que son mari à toujours la tête dans les étoiles et La horde du contrevent vient de mon aîné qui aime lancer une série à la maison, sachant bien que je la poursuivrai si elle me plait.

Je sais bien que tout le monde râle contre Thomas Pesquet, le pseudo spationaute sur-médiatisé. Pour ma part j’ai adoré ses photographies prises à bord de l’ISS, chaque jour j’allais sur son compte Flickr et j’admirai la Terre vu de l’espace. Je me suis même offert le numéro de Reporters Sans Frontières consacré à ses images. La BD de Marion Montaigne est fabuleuse, une énorme rigolade éducative sur l’aventure spatiale de notre français et qui remet quelques idées en place sur ce qu’est une EVA par exemple ou comment faire caca en apesanteur. C’est une sorte d’étoffe des Héros façon BD corrosive. Je vous la recommande chaudement.

Je ne connaissais La Horde du Contrevent que de nom, le livre pourtant célèbre d’Alain Damasio. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, l’histoire se situe sur une planète où les vents soufflent très très très fort en quasi permanence. Un groupe de personne, la Horde, pendant des années, remonte le vent, pour en trouver la source. J’ai commencé par la BD. Une mise ne images ambitieuse étant donné l’univers et la narration très particulière. Damasio a développé tout un vocabulaire autour du vent, inventé cette horde et son organisation destinée à lutter contre son flux rageur et mis en place tout un univers cohérent. La BD rend étonnant bien ce monde et l’histoire de cette horde. Il ne se passe pas grand chose dans ce premier tome, mais le monde et les interactions des membres de la horde suffisent largement à occuper la lecture. Mon aîné a bien choisi, je lirai la suite.

La BD de l’année ?

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J’avais un bon d’achat de 21€ à dépenser dans mon magasin de BD préféré. Oui j’ai mon disquaire d’occasion préféré, ma librairie préférée, mon magasin de BD préféré, et pour tout vous dire, mes toilettes publiques préférées, j’ai le droit non ?

Donc revenons à non moutons, j’avais un bon de 21€ à dépenser et deux BDs en vue, l’Astérix et le Valérian. Mais lorsque je rentre dans mon magasin de BD préféré, je ressors toujours avec plus d’albums que prévu, c’est ainsi. Je pris donc le dernier Valérian (que je vous recommande), l’Astérix qui est sympa et tombais sur une grosse BD à la couverture racoleuse (pour un geek comme moi s’entend) : un scaphandre spatial en EVA au-dessus d’une planète (vous attendiez à quoi ?).

Schangri-La, pavé de 222 planches signées Mathieu Bablet. De grandes planches fouillées, ocres, bleues, grises, jaunes avec des visages étrangement mal dessinés. Schangri-La, une station spatiale où s’entasse ce qu’il reste de l’humanité. “Travailler. Dormir. Travailler. Acheter. Aimer. Jeter. Acheter.”.

Sous couvert de récit d’anticipation cataclysmique, Schangri-La est une virulente critique de notre mode de vie actuel, de la société de consommation, de la politique, de la xénophobie, du genre humain…

Sélectionnée au festival d’Angoulème 2017, Schangri-La est la plus belle BD que j’ai lu depuis des années. Une histoire prenante, non manichéenne, qui transpose dans une station en orbite autour de la Terre, notre mode de vie, la manipulation du peuple par les multinationales et les gouvernements et qui pourrait même vous amener à réfléchir sur votre propre mode de vie.