Début 2018, j’ai commencé a être opérationnel dans mon nouveau job commencé trois mois plus tôt et qui s’achèvera au tout début 2019.
A l’automne, j’ai failli fermer un webzine qui tournait depuis vingt ans avant de me décider à recruter de nouveaux talents et relancer la machine.
Je me suis débarrassé d’un ado et me fait remettre en place quotidiennement par le second.
J’ai péniblement avancé dans les travaux de réfection d’une salle de bain, pardon, de l’unique salle de bain de la maison, en chantier depuis 2016.
J’ai décidé de calmer les dépenses du foyer et me suis offert un 70-200 à 2.8 et un plein format.
J’ai limité mes acquisitions de CDs qui prenaient vraiment trop de place et me suis découvert une passion pour les vinyles.
J’ai diminué ma consommation d’expressos, passant de deux mugs et une tasse à une tasse et deux mugs.
J’ai réduit ma présence sur Internet, ne publiant plus que 150 chroniques, 700 actualités, 100 billets d’humeur ainsi que quelques photographies tous les an.
J’ai pris la grande résolution de limiter mon empreinte énergétique avant de m’envoler pour des vacances en Sardaigne.
J’ai acheté un nouveau jean pour remplacer mon pantalon usé puis j’ai repeint la salle de bain avec.
J’ai renoncé aux navets du potager, que personne n’aime dans cette maison, pour semer des rangées de betteraves rouges et jaunes que personne n’a mangé.
J’ai arrêté la morphine, je suis clean maintenant avec des trypans et le Lyrica.
J’ai repris le sport : je me suis réinscrit au club de tennis de table, 30 minutes de marche allez retour.
Et surtout, j’ai enfin ouvert une boutique en ligne, dépensé 150 € en produits divers et récolté 0 €.
Et surtout, j’ai arrêté de poster des billets débiles.
La transition énergétique, voila le sujet à la mode, surtout depuis l’annonce d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres.
Peut-on concilier petits salaires et écologie ? Je pense que oui, à condition de revoir notre mode de vie.
Commençons par la voiture qui a cristallisé bien des débats. On nous dit, passer à l’électrique. “Votre vieux véhicule pollue énormément, mettez-le à la casse, en plus vous recevrez une prime”. C’est vrai que le véhicule électrique n’émet pas de CO² par le pot d’échappement. Mais pollue-t-il moins qu’un bon vieux diesel crachant sa fumée noire ?
La construction d’un véhicule électrique est, à ce jour, plus polluante qu’un véhicule diesel. Ben oui, c’est comme ça, les batteries c’est sympa mais elles sont remplies de composants très polluants qui nécessitent des matériaux rares et complexes à produire. Lorsqu’un véhicule électrique roule, il consomme de l’électricité, c’est évident n’est-ce pas ? Mais d’où vient l’électricité ? De l’éolien, du solaire, des barrages ? Non, principalement du nucléaire ainsi que du thermique en France. Alors si dans l’hexagone nous disposons de beaucoup d’électricité venant de l’atome, ce n’est pas le cas de la Chine par exemple où des Etats-Unis. Et électricité, dit transport et pertes , beaucoup de pertes (de l’ordre de 10%). Si tout le monde passe à l’électrique, il va falloir la produire cette électricité. Va-t-on construire des éoliennes, des fermes solaires, des EPR, des centrales à charbon ? Gardez votre voiture pourrie qui pollue, vous polluez moins qu’en jetant votre caisse à la décharge et en vous offrant un calèche rutilant de chrome, et vous économiserez de l’argent. En plus, il est probable que l’on vous enfume un peu sur ses magnifiques performances énergétiques, l’autonomie et le taux de pollution des nouveaux véhicules.
On nous demande d’être écolo mais qui a eu l’idée de relancer le transport en bus sérieusement ? Prenez le bus (vous savez le gros truc diesel qui se traîne pendant 6 heures pour faire un Strasbourg-Paris), le train c’est trop cher. Du coup nous avons plein de bus qui sillonnent la France, une belle idée. Sans parler des camions. Pourquoi favorise-t-on toujours ce mode de transport des marchandises, est-il si important d’encombrer la route avec des 38 tonnes alors que nous avons un réseau ferroviaire très dense et des canaux. C’est un choix politique, ne pas faire de vagues. Les routiers sont sympas, mais faut pas les énerver non plus.
Et si vous essayez de raisonner vos déplacements ? Covoiturer pour aller bosser, marcher à pied ou à vélo pour des petits trajets, utiliser les transports en commun lorsque c’est possible, éviter de prendre l’avion pour aller bronzer vos fesses aux Maldives. Je ne dis pas que tout le monde peut le faire, la SNCF supprimant à la pelle les petites lignes ces dernières années, mais cela vaut la peine d’essayer. Des petits efforts au quotidien, qui une fois encore, vous ferons faire des économies. Oui parce que entre l’achat, l’assurance, l’entretien, le carburant, une voiture, ça coûte une blinde !
Et que penseriez-vous de moins consommer ? C’est bête mais évident pourtant, si on consomme moins, on pollue moins, tout simplement. Pourquoi changer de smartphone tous les ans, pourquoi acheter une télévision 3D 4 K alors que celle qui trône dans votre salon fonctionne parfaitement ? Pourquoi s’offrir une paire de Nike à la mode alors que celles que vous portez sont en bon état ? Pourquoi changer de déco alors que celle que vous avez est encore très belle ? Pourquoi commander un truc sur Internet alors qu’il y a des boutiques près de chez vous, pourquoi demander la livraison pour demain alors que votre commande pourrait arriver dans une semaine ?
Nous sommes conditionné à acheter compulsivement. Nous sommes noyé sous les publicités pour alimenter nos insatisfactions. Nous sommes manipulés pour consommer. Il faut de la croissance pour créer de l’emploi nous dit-on. Connerie !
Et si nous fabriquions des produits réparables, des machines à laver qui durent dix ans, des voitures increvables, des appareils solides, résistants, qui lorsqu’ils tombent en panne, peuvent être amené dans une échoppe, pour être remis en état. Que faites-vous lorsque votre cafetière tombe en panne ? Vous la jetez non pour acheter le dernier modèle avec des LED bleues. La réparation créerait l’emploi perdu dans la fabrication. Des métiers valorisant en plus, il est toujours plus sympa de remettre en état un lave linge que de l’assembler à la chaîne.
Et si nous mangions mieux ? Je ne prône pas la culture végétarienne, loin de là, mais a-t-on besoin de manger autant de viande ? J’aime un bon steak saignant, j’ai dit un bon steak, mais je ne suis pas obligé d’en manger un par jour. Un par semaine, c’est amplement suffisant et du coup, je m’offre de la viande de qualité, pas celle que vous trouvez dans un hamburger de chez McDo. Manger mieux c’est aussi ne pas gâcher. Pourquoi acheter des aliments infects pour les jeter à la poubelle ensuite ? Et si nous mangions d’abord les produits que nous cultivons chez nous, pas forcément dans notre jardin, mais des produits qui poussent en Europe, de préférence dans notre département pour limiter les transports. Pourquoi se gaver de soja, d’oranges, d’ananas, de bananes, d’huile de palme et j’en passe alors que localement vous pouvez manger des pommes, des poires, des prunes, des pommes de terre, des courgettes, des carottes, du choux ? Manger local en circuit court, idéalement bio, ça n’est pas forcément plus cher. Je ne parle pas d’autarcie soyons clair, je laisse ces idées à la con aux extrémistes, je parle juste de faire attention. Pas question par exemple de se passer de café et de cacao, sans café je suis mort, sans cacao, ma femme est invivable.
Chauffer moins, éclairer ce qu’il faut, débrancher ce qui est inutile. Oui c’est bête mais c’est facile à faire. Un pull, des chaussettes, des chaussons et à 18°C vous serez très bien chez vous et vous économiserez sur votre facture de gaz, d’électricité ou de pétrole. En plus ça vous rapprochera très vite de votre moitié sous la couette vous verrez. Attention, ne soyez pas des lapins non plus, nous sommes trop nombreux sur la planète. Alors oubliez les familles nombreuses et protégez-vous. Baissez les thermostat, mettez le chauffage en veille quand vous vous absentez. Éteignez les lumières dans pièces où vous n’êtes pas, ne laissez pas les appareils électriques en veille. C’est si compliqué ?
Et Internet, avez-vous conscience de l’énergie dépensée à chaque fois que vous êtes sur Internet ? Vous me direz, ça n’apparaît pas sur la facture, oui c’est vrai, mais indirectement, vous le payez forcément. Rien n’est gratuit sauf l’air que vous respirez, enfin, pour l’instant. A chaque recherche Google, à chaque Tweet, à chaque vidéo de chaton regardée, vous faites tourner la machine infernale des équipements web éparpillés sur la planète, routeurs, serveur, onduleurs, switchs, data-centers… A chaque action sur votre smartphone, tablette ou PC, vous brûlez de l’énergie. Alors raisonnez votre usage du net.
Oui mais que va-t-on faire si on ne traverse pas la France en voiture, si on ne survole pas les océans en avion, si on se les gèle dans la maison, si on peut peut plus grignoter n’importe quoi, si on ne joue pas avec le dernier gadget inutile, si on ne surfe pas sur la toile ? On va s’ennuyer !
Faites du sport, revoyez vos amis, jouez avec vos enfants, lisez un livre, faites un potager, réparez les trucs en panne chez vous, reposez-vous, marchez, promenez-vous à vélo dans la campagne, vivez quoi !
Tout ça c’est bien joli, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique. Je ne suis pas pauvre, pas encore, mais la retraite approche… Ma voiture est pourrie et je ne vais pas la changer. Je chauffe peu ma maison (17°C) et je fais attention aux lumières et aux appareils électriques. Je roule très peu, j’utilise beaucoup les transports en commun, mes pieds, le vélo et je prends l’avion, au maximum une fois par an sur des trajets raisonnables (en fait je déteste voyager, mais chut !). Hélas tout le monde ne dispose pas non plus d’un réseau de transports en communs bien organisé, les citadins comme moi sont des privilégiés.
J’achète beaucoup de musique, de jeux et de matériel photo, je l’avoue, des produits conçus et fabriqués dans des pays lointains le plus souvent et que je fais venir par des transporteurs pollueurs.
J’essaye toutefois de limiter ma consommation culturelle en livres et DVDs en empruntant dans les médiathèques, même si ça me fait mal au cœur pour les libraires indépendants. Et encore une fois, soyons honnête, tout le monde ne dispose pas de ces lieux de culture qui existent dans les grandes villes.
J’aime le jus d’ananas, le café et les clémentines mais je mange peu de viande.
Et pour Internet, je suis un très mauvais très élève, la preuve, j’en use et en abuse et c’est mal. Bon, il faut dire que mes enfants ne veulent plus jouer avec moi, que les galipettes sous la couettes c’est sympa mais fatiguant et surtout je ne peux plus faire de sport, alors bon, je compense.
Moi – Une douleur sourde tout le temps et quelques crises plus violentes.
Mon docteur adoré – Où est cette douleur ?
Moi – Sur le flanc gauche, vous savez, depuis mon accident.
Mon docteur adoré – Votre accident est loin.
Moi – Oui mais c’est la même douleur depuis la sortie de l’hôpital docteur, un peu moins violente, mais toujours là.
Mon docteur adoré – Vous avez des antécédents de cancer du colon non ?
Moi – Heu oui pourquoi ?
Mon docteur adoré – Nous allons faire une coloscopie.
Moi – Nous ?
Mon docteur adoré – Non vous !
La lune se lève.
Le spécialiste mondial du touché rectal – Vous venez pour une coloscopie de surveillance ?
Moi – Oui et non.
Le spécialiste mondial du touché rectal – Oui ou non ?
Moi – Oui, parce que il y a des antécédents de cancer du colon chez et moi…
Le spécialiste mondial du touché rectal – Donc oui.
Moi – Et non, parce que je viens pour une douleur au flanc gauche.
Le spécialiste mondial du touché rectal – Bon, je note coloscopie de contrôle.
Les chiens aboient.
Le spécialiste mondial du touché rectal – Coloscopie claire, pas de polype, vous allez bien.
Moi – Mais mes douleurs ?
Le spécialiste mondial du touché rectal – Aucun rapport, c’est mécanique, sans doute le dos.
La caravane passe.
Mon docteur adoré – Bonne nouvelle, vous voyez, tout va bien. On en prévoit une nouvelle en 2022.
Moi – Oui, mais j’ai mal.
Mon docteur adoré – Pas de polypes, pas de cancer et votre rein doit être rétabli depuis le temps.
Moi – Heu j’espère, mais j’ai mal depuis deux ans quand même.
Mon docteur adoré – Vous devriez reprendre le sport.
Moi – Je voudrais bien mais ça me fait encore plus mal.
Mon docteur adoré – Vous avez fait des radios ?
Moi – Oui, le dos, les hanches, échographie du rein, analyses sanguines, recherche de sang dans les urines.
Mon docteur adoré – Et ?
Moi – Et rien.
Mon docteur adoré – Donc votre rein est quasi fonctionnel et votre dos va bien.
Moi – Oui mais j’ai mal tout le temps.
Mon docteur adoré – Tout, tout le temps ?
Moi – Oui.
Mon docteur adoré – Depuis l’accident ?
Moi – Oui, c’est ce que je me tue a vous dire depuis deux ans.
Mon docteur adoré – Quand vous bougez ?
Moi – Quand je me lève, que je monte des marches, que je me penche, quand je suis allongé.
Mon docteur adoré – Vous prenez des antidouleurs ?
Moi – Non ça ne fait pas assez mal, c’est supportable, sauf pendant les crises.
Mon docteur adoré – Elles surviennent avec les changements de temps ces crises ?
Moi – Heu non.
Mon docteur adoré – Vous portez des vêtements en cuirs moulants, des strings, vous avez une cravache ? Vous aimez les gladiateurs ?
Moi – Heu… Non !!!
Mon docteur adoré – Bon dommage. Et les patchs antidouleurs que vous mettez durant les crises enlèvent la douleur ?
Moi – Un peu, c’est plus confortable.
Mon docteur adoré – Vous êtes tombés comment déjà ?
Moi – Un soleil au dessus du vélo et chute sur le flanc gauche docteur… c’est dans le dossier.
Mon docteur adoré – Oui. La colonne aurait pu prendre un coup.
Moi – Peut-être, c’est ce qu’à dit le spécialiste du touché heu…
Mon docteur adoré – Qui ?
Moi – Le gastro truc…
Mon docteur adoré – Ok. Et à l’hôpital ils ne vous ont pas fait d’examens.
Moi – Non, juste quatre scanners en une semaine, la pression toute les quinze minutes, une prise de sang par jour et une analyse d’urine toutes les heures. Ils ont juste sauvé mon rein, c’est déjà pas mal.
Mon docteur adoré – Et là vous avez mal.
Moi – Oui docteur, j’ai mal tout le temps, depuis plus de deux ans, 24 heures sur 24, mais on s’habitue à tout à la longue.
Mon docteur adoré – Et là si j’appuie là ça fait mal ?
Moi – Non
Mon docteur adoré – Et là, et là ?
Moi – Non, non.
Mon docteur adoré – Et vous avez mal là tout le temps ?
Moi – Oui.
Mon docteur adoré – Et comment vont vos migraines ?
Moi – Mes migraines ? Comme d’habitude, une crise par semaine en moyenne.
Mon docteur adoré – Vous avez eu des traitements ?
Moi – Oui plein, ceux que vous m’avez donné d’ailleurs, ça marche un peu pendant quelques mois puis ça revient comme avant, sans parler des effets secondaires des molécules.
Mon docteur adoré – Vous avez pris du Dodoziryladictifradioactif ?
Moi – Oui, j’étais un légume.
Mon docteur adoré – Du Nepasavalerçadonnelamort ?
Moi – Oui sans effet et ça bousille les synapses a ce qu’il paraît
Mon docteur adoré – Mais non.
Moi – Vous êtes certaine ?
Mon docteur adoré – Oui oui, pas plus que les OGM. Du Situveuxteflinguerprendsçamongars ?
Moi – Oui, résultat des migraines permanentes pendant un mois.
Mon docteur adoré – Le Trucpassepartoutmaissuperdangereux avait marché un peu, non ?
Moi – Oui pendant trois mois.
Mon docteur adoré – Bon, vous allez en reprendre, ça va peut-être soulager vos douleurs.
Moi – Les migraines ?
Mon docteur adoré – Oui aussi peut-être.
Moi – Et pour les autres douleurs ?
Mon docteur adoré – Vous allez passer une IRM, nous avons peut-être loupé quelque chose.
Moi – Loupé quoi ?
Mon docteur adoré – Une vertèbre fêlée, un nerf coincé, une sonde oubliée, que sais-je ?
-200 avant notre ère, Ératosthène prouvait que la Terre est ronde et en calculait la circonférence.
Au dix-septième siècle, Galilée posait les bases de l’héliocentrisme et connu quelques déboires avec l’église catholique.
En 1907, Albert Einstein affirma que la vitesse de la lumière était l’ultime limite.
Dans les années cinquante, les deux plus grandes puissances mondiales, se lancèrent dans une folle compétition, celle de la course à l’espace.
Le 4 octobre 1957, les russes envoyaient dans l’espace le premier satellite de l’histoire et moins de quatre ans plus tard un homme dans l’espace.
Les américains enragèrent, mais le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, posait le pied sur la Lune.
En 2018, le GIEC annonce que la température sur Terre augmentera le 1.5°C d’ici la fin du siècle.
Non mais sérieusement ? Vous croyez à toutes ces bêtises ?
La Terre est plate, si elle était ronde, l’horizon ne serait pas plat, il devrait former un cercle autour de nous. Et sachez que les images de la NASA ne sont que des montages.
La théorie officielle veut que la rotation de la lune s’effectue en simultanéité parfaite avec celle de la terre. Sa période de rotation orbitale sur 27,5 jours serait la même que la période de sa rotation sur elle même, de sorte que nous ayons l’impression que celle-ci soit immobile, du coup la lune présenterait tout le temps la même face. Vous ne trouvez pas ça gros comme coïncidence ?
Héliocentrisme ? Foutaises. Selon le modèle héliocentrique, la terre est censée effectuer des spirales dans l’espace (rotation autour du soleil, qui lui même tourne en même temps autour du centre de la galaxie). Mais avez-vous déjà photographié le déplacement des étoiles dans le ciel la nuit ? Elles tournent autour de l’étoile polaire, dessinant un cercle parfait. Où est notre spirale dans cette histoire.
Et depuis quand la lumière se déplace ? Le son passe encore, on l’observe lors d’un orage, mais la lumière ? Quand on éteint l’interrupteur, il fait immédiatement noir, un point c’est tout. Les scientifiques ont annoncé que si un homme passait les 100 km/h, son corps exploserait. Nous savons depuis l’invention du train que c’est une énorme erreur. Les scientifiques ont affirmé également que le mur du son était infranchissable, parlez-en aux pilotes de chasse. Albert Einstein a finalement écrit que la vitesse de la lumière était infranchissable, qu’en déduisez-vous ?
Et si même, en poussant l’absurde jusqu’à son extrême, l’espace existait, comment donc serait-il possible de lancer un objet sans qu’il ne retombe immédiatement sur Terre. Lancez donc un caillou en l’air, aussi fort que vous le pouvez, que fait-il ? Bon, et vous croyez encore qu’il a été possible lancer un objet dans le ciel pour qu’il tourne ensuite autour d’une terre plate ? Tout ça est ridicule.
Un an avant l’alunissage d’Apollo 11, Stanley Kubrick sortait le film 2001 Space Odyssey, des images extraordinaires de l’espace et d’une base lunaire, un film de science-fiction qui est encore à ce jour une référence du genre. Des décors prêts à recevoir les équipes Apollo, histoire de donner le change à nos amis russes. Oui, l’homme n’est jamais allé sur la lune, comment voulez-vous poser le pied sur une petite lumière pendue au bout d’un fil ?
Alors quand on me parle de réchauffement climatique, je rigole. La planète ne se réchauffe pas évidemment. Ce sont des racontars de pseudos scientifiques à la solde de politiques cherchant à favoriser de nouvelles industries comme le nucléaire, voulant plomber la prospection pétrolière, l’économie américaine et interdire ces magnifiques SUV si confortables.
Cessez de croire tous les mensonges dont on vous abreuve chaque jour. La terre est plate, nous ne sommes jamais allé dans l’espace et la femme est sortie de la cuisse d’Adan, alors continuez de polluer gaiement la planète, nous ne risquons rien, pas vrai Donald ?
Et la chat de Schrödinger a fait pipi, si ça ce n’est pas une preuve !
La vie d’un chroniqueur de rock progressif ressemble souvent à celle de Jack Bauer. Neal Morse parlait de son agenda surchargé, moi c’est presque la même chose, si on oublie le fait que je ne vis pas de cette activité, bien au contraire.
Ordinairement, je consacre une vingtaine d’heures par semaine au magazine. Vingt heures devant l’ordinateur sans parler du temps d’écoute de la musique.
Mais le weekend dernier était particulier. Même en posant deux journées de congés, je me suis retrouvé totalement débordé.
Vendredi matin, 7h00, me voilà devant le PC à publier chronique et actualité sur le site puis Facebook, Twitter et Google+. Après ces activités récréatives, je prépare les publications pour la semaine suivante, afin que tout soit prêt pour lundi. Vers 13h00, je prends la route pour me rendre au Studio Wan, écouter Out5ide enregistrer son nouvel album. De retour à la maison vers 20h00, je jette une oreille sur les dernières promotions avant de me coucher.
Samedi, aux aurores, je développe les photographies prises la veille et prépare mon texte pour l’article à publier mardi. Après une courte promenade, je me lance dans une nouvelle écoute du dernier Esben and the Witch pour le chroniquer, je me couche pour lire quelques pages de La Longue Route avant de sombrer dans les bras de ma femme.
Dimanche, à 04h00 du mat, une violente migraine me rappelle que je ne suis pas un surhomme et que mon métabolisme ne tient pas la route. En parlant de route, ce soir, je dois faire 400 km pour aller écouter un concert. Concert dit révisions. Je réécoute le dernier album de Soup, Seven de The Watch, je mets un point final au brouillon de la chronique de Nowhere, fait quelques pas au soleil avec mon épouse et part pour la Lorraine avec, par chance un chauffeur, même s’il peste contre les gilets jaunes.
Nous revenons vers 01h00 le lundi, fourbus et pas forcément emballés. A peine cinq heures plus tard réveil, café, publication de la chronique et des news du jour, recherche d’un bug dans la newsletter (non résolu à ce jour), puis commence le tri des cent quarante photographies de la soirée chez Paulette. Développement de Soup, repas sur le pouce, développement de The Watch, écriture du live report et là soudain, horreur, je me rends compte que la nuit est déjà tombée. Il me reste juste assez de temps pour mettre au propre la chronique d’Esben and the Witch pour relecture dans le cloud et il est temps pour moi de me coucher. Demain commence l’activité rémunératrice qui me permettra, le weekend prochain, de continuer à gérer le webzine et à nourrir la famille.
Le carburant va augmenter pour inciter à moins polluer.
Bravo ! J’approuve des deux mains (il faut dire je vais à vélo au travail, ça aide à défendre les idées écolos).
Donc l’état s’est enfin décidé à sanctionner les pollueurs, quel courage ! Nous allons revenir rapidement, grâce à cette brillante initiative, à une stabilisation des températures du globe après de vaines tentatives pour contrer le réchauffement climatique.
Mais qu’entends-je ? L’état va également inciter les employeurs à indemniser leurs employés qui roulent en voiture pour venir au travail, il y aura des chèques énergie pour les plus démunis et des primes pour acheter de nouveaux véhicules ?
Là, je l’avoue, je ne comprends plus. Donc, on augmente le prix du carburant et on aide à le brûler, c’est ça l’idée ?
Attention, une grosse partie sera payée par les employeurs, car en France nous avons assez peu de pauvres qui roulent en voiture ou qui connaissent les subtilités des chèques énergie, et de toute façon une bonne partie crève de froid dans des tentes au bord de la route ou meurt broyée sous les décombres d’immeubles insalubres.
Donc on augmente le prix du carburant, une bonne affaire pour les caisses de l’état providence qui va certainement réinjecter cet argent le développement durable, on demande aux entreprises de payer une partie de la facture, on s’offre cinq nouveaux EPR et on affiche une belle conscience écologique.
Comme la colère gronde, pour étouffer le mécontentement, Jupiter glorifie le passé militaire d’un général quelque peu controversé. Le tour est joué. La polémique se déplace ailleurs.
Suis-je une bûche en politique ? Serions-nous manipulés ou bien nos gouvernants feraient-ils n’importe quoi ?
Je vais acheter un bonnet rouge, accrocher mon gilet jaune à l’arrière du vélo et partir chaque matin, ainsi affublé, pour aller travailler sur un poste qui bientôt n’existera plus. C’est vrai, plus de réchauffement climatique, donc plus besoin de météorologues après tout…
La planète se réchauffe, vous en êtes conscient ? Nous en sommes tous responsables, ça aussi vous en êtes conscient ? Votre discours, je le connais, “ce sont toujours les mêmes qui payent”, “il faut bien que nous allions au travail gagner notre vie”, c’est vrai, mais c’est aussi notre responsabilité d’essayer de limiter la casse. Covoiturez, prenez le train, venez à vélo, limitez vos déplacement en avion, chauffez moins, surfez moins, consommez moins, arrêtez de demander des livraisons pour le lendemain.
Les mesures du gouvernement me laissent septique, samedi je ne serais pas sur la barricades à brûler des pneus dégageant un peu plus de CO² dans l’atmosphère.
Et si samedi, personne ne roulait, une journée morte, sans voiture, que des piétons et des vélos, même avec des gilets jaunes sur le dos si ça vous fait plaisir ? Ce serait une belle manifestation, une manifestation pour une cause juste, la sauvegarde de notre planète, pas celle de notre pouvoir d’achat.
Pourquoi ne publie-t-on que des vidéos de chatons trognons ?
Pourquoi ne pas enfin montrer la vérité, celle d’un gros chat moche en train de pourrir sa caisse dans la cuisine pendant le repas ?
L’hiver est là dirait John Snow. La neige a saupoudré l’Auvergne et notre chatoune de dix kilos ne sort plus dehors se prélasser au soleil. Il fait trop froid. Elle dort contre le radiateur, squatte les couvertures et n’ouvre un œil que pour les croquettes du matin et la pâtée du soir. Deux repas frugaux par jour, beaucoup de miaulements de frustration, la grosse est au régime.
Comme elle ne sort plus, il lui faut de nouveau utiliser la luxueuse caisse avec trappe et filtre (trappe anti odeur que l’on a dû enlever car elle lui faisait peur) située dans notre cuisine, pièce qui fait également office de salle à manger car nous sommes pauvres (tout juste si on ne dort pas avec nos animaux).
Comme il se doit, un chat a besoin d’un public pour se soulager et quel meilleur moment dans la journée que le petit déjeuner et le repas du soir pour vider sa vessie et ses intestins, je vous le demande ?
Notre chatoune, bien éduquée par sa maman, gratte bien, de ses petites papattes griffues, sur le fond de la caisse, mais, comme elle est très conne, elle n’a pas compris l’intérêt du geste, elle le fait par habitude. Elle ne recouvre jamais ses étrons fumants.
Si vous l’ignorez encore et que vous envisagez d’adopter prochainement un de ces ravissants félins, sachez que les excréments de chats empestent tout particulièrement, un peu comme un jour de gastro ou de coloscopie.
A partir de là imaginez vous, tôt le matin, pas franchement réveillé, devant votre bol de céréales, encore un peu nauséeux du réveil, assister à la danse du ventre du chat rentrant dans sa caisse, prenant une position caractéristique de la dépose solide, jusqu’à l’instant fatidique du floc floc suivi des émanations pestilentielles qui se mêlent au parfum vanille cannelle banane qui remonte de votre bol.
Branle bas de combat, votre mission même si vous ne l’acceptez pas, est de plonger en apnée jusqu’à la porte, l’ouvrir en grand, inspirer une goulée d’air glacial venant de dehors, revenir vers la caisse, la prendre à deux mains, sans rien renverser, très important de ne rien renverser, sinon vous être dans la merde, et courir dehors pour évacuer son fumet délicat.
Par chance, il existe une seconde option mesquine. Celle de partir au travail précipitamment, sans déjeuner, laissant la caisse fumante au prochain qui descendra manger.
Vous connaissez peut-être mes problèmes avec Facebook ? Un jour je te déteste, un jour je te hais.
Pour des raisons d’audimat, j’ai décidé, à contre cœur, de renouer avec les groupes de Zuckerberg. J’ai demandé à rejoindre un groupe français parlant de rock progressif.
Il faut savoir que pendant quelques années j’ai hanté ces groupes à la recherche de nouveautés, d’infos, de lecteurs. J’ai posté des vidéos, donné mon avis, écouté, je me suis aussi fait contredire, insulter, j’ai perdu mon temps en débats stériles, et un jour j’ai tout plaqué pour le silence. Oui je fais rarement dans la demie mesure.
Et donc lundi dernier vers 9h, je rejoins un groupe, histoire de tâter le terrain. Dès le “Bonjour merci de m’avoir accepté”, ce que l’on appelle une formule de politesse chez les êtres humains normalement constitués, je me fais vanner. Heureusement, un ami de la vraie vie, lui, salue mon retour dans les groupes, au moins un, ça fait chaud au cœur, puis d’autres se joignent à lui. Je me sens moins seul soudain.
Voyant passer un clip de Soup, j’annonce qu’ils seront en concert le 18 novembre avec The Watch Chez Paulette (qu’on se le dise, pub gratuite, je n’ai pas d’intéressement sur les billets vendus) et là miracle, pas d’esclandre, pas de remarque acerbe, c’est beau quand même. Un gars dit même que ce serait pas si mal de bouger ses fesses pour aller à ce concert, un autre que l’association ArpegiA fait du beau travail pour le prog.
Plus tard, pour sonder la foule, vu que nous venons de publier la chronique de Symphonized, je poste une vidéo d’Anneke, réaction ? Un commentaire affligeant affirmant que depuis The Gathering, elle n’a rien fait de bon. Rho putain, la journée va être longue. Je suis certain que le gars n’a pas pris le temps de visionner le très beau clip en question.
C’est là que je décide d’attendre un peu avant de poster la chronique dans ce groupe, soyons prudent.
Plus tard, je tente de faire de la pub pour Light Damage, un groupe Luxembourgeois que je connais un peu, avec un clip et en commentaire d’un extrait de la chronique de leur dernier album, parlant du morceau en question. Quelques secondes plus tard, un commentaire tombe : “La citation vaut-elle la musique ?” ou un truc du genre. Je réponds que la citation vient de ma chronique ce à quoi le grincheux répond qu’il n’a pas la chance d’être chroniqueur. Que répondre à ça, qu’être chroniqueur n’est pas forcément une chance, mais une passion, que cela demande travail et temps bla-bla-bla bla-bla-bla ? Non sans façon. Qu’il aille se faire voir.
Sérieusement…
Lundi 17h, dépité de cette triste expérience, je supprime mes posts du groupe et résilie mon inscription. J’aurai tenu tout de même 8 heures.
Alors je pose la question : suis-je antisocial antipathique anticalcaire anticoagulant ? Les progueux français sur Facebook n’ont-ils rien d’autre à faire de leur temps que dénigrer les autres ? La planète serait-elle peuplée de cons ? Était-ce un mouvais jour ? Suis-je le con de l’histoire ?
L’alchimie et moi, ça fait deux. Déjà la chimie, ça n’a jamais été mon truc, et puis finir sur un bûcher, encore moins. Pourtant c’est le sujet du dernier livre que j’ai lu, sorte de thriller historico contemporain, mais écrit par Andreas Eschbach un des auteurs dont je dévore tous les bouquins. Il est probable sinon je pense que je ne l’aurais pas lu.
L’idée du livre est de mêler des récits médiévaux imaginaires à un thriller actuel. Un looser de la finance tombe un jour par hasard sur un livre ancien parlant de la Pierre Philosophale.
Rien de bien original en soit, mais traité avec finesse, le bouquin aurait pu figurer longtemps dans la bibliothèque avec les incontournables de l’auteur comme Jésus Vidéo ou Des Milliards de Tapis de Cheveux.
Sauf que les récits anciens qui parsèment le roman, sont écrit dans un style hélas, affreusement actuel, un résultat du plus mauvais effet pour moi qui aime les textes médiévaux.
L’histoire moyennement crédible met en scène un raté en quête de gloire et son frère professeur tournesol du nucléaire, tout deux embarqués dans la quête de la Pierre Philosophale. Les élucubrations alchimiques manquent cruellement de consistance, le héros est assez déplaisant, volant, trompant sa femme, courant après la gloire, ayant peu de scrupules, qui fini par retourner sa veste à la fin et redevenir humain.
Dépaysement, sexe, grosses voitures, argent, mensonges, pseudo science, violence, suspens, voila la recette d’un roman de gare, pas de chance je prenais l’avion…
Bref, si vous ne l’aviez pas compris, je n’ai pas aimé ce dernier roman de Eschbach, un livre trop proche des thrillers façon Dann Brown, un auteur à succès qui m’agace au plus haut point.
Je suis rentré dans le saint des saints pour concevoir des outils pensants. Je pensais avoir les compétences requises. Pendant trois ans j’ai codé sous le manteau sur un aéroport puis je suis parti installer des serveurs dans les pays de l’est. Lors d’une soirée arrosée à la vodka, j’ai troqué mes routeurs contre des mathématiques. Très vite, les statistiques se sont transformées en lignes de programme et un jour j’ai enfin mis un pied dans le Paradis des concepteurs de logiciels. Dix ans d’extase, d’orgie numérique, d’expérimentations binaires, avant que les grilles ne se referment derrière moi et que je retourne, chassé du Paradis, aux nombres abstraits et aux mesures. Après sept ans de purgatoire, de renoncement, je trouvais un nouvel Eden exempt de langage machine et de pseudo code. L’extase sans compilation. Mais une fois encore, un coup de pied du destin, me propulse loin du Nirvana, de mes paysages perdus dans les montagnes, de mes machines à surveiller, des gens à qui parler. Alors je suis parti en quête d’un nouveau paradis. Les scripts, les machines virtuelles, les compilateurs ne possèdent plus aujourd’hui la magie d’autrefois, la machine de Von Neumann est rouillée et celle de Pascal totalement grippée. Mais le destin est joueur, et il ne me reste guère de choix. J’étais peut-être destiné rejoindre, une fois encore, les pisseurs de code, les esclaves de l’éditeur, les bouffeurs de logs, même si l’envie n’y est plus. Il y a huit ans j’aurai sauté de joie, aujourd’hui je traîne des pieds. Allez comprendre… Il faut dire qu’à force de se faire éjecter de l’Olympe et de le réintégrer plus tard par la petite porte, le Paradis finit par ressembler aux limbes. Alors plutôt que m’exiler dans l’infosphère, devenue à mes yeux, une vieille prostituée qui pue de la gueule, je lègue me cerveau au bocal de formol. Pour ne pas déménager, je vais, comme la grenouille, par temps de sécheresse, descendre les échelons du savoir au plus bas du bocal, relégué volontairement aux tâches subalternes de réceptionniste de paquets, ouvreur de portes, changeur d’ampoules, gonfleur de pneus et décideur de la couleur des murs. Un court répit, peut être deux, trois ans, avant de remettre mon titre de fonctionnaire en jeu sur le ring de l’AP 2022.