Soudain, j’ai vu rouge

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Pendant longtemps, j’ai trainé un abonnement à 2 euros chez Free avant de tomber sur une offre incroyable, 40 Go à 10 euros à vie chez SFR. J’avais déjà basculé ma box chez eux suite à des problèmes à répétitions avec la Revolution de Free en ADSL. Là encore, j’avais dégoté un abonnement à 12 euros pour une box fibre optique avec décodeur TV.

Lorsque le tarif de la a basculé de 12 à 15 euros sous prétexte de nous ouvrir les numéros mobiles, j’ai trouvé ça moyen mais acceptable, même si je n’avais pas été prévenu, car une offre box, même minimaliste à ce prix là, il n’y en a pas tant que ça, surtout lorsque dans l’ensemble, la connection fonctionne bien.

Mais aujourd’hui en faisant les comptes, j’ai vu ma facture téléphonie mobile augmentée elle aussi de 3 euros. Alors j’ai essayé de comprendre. Pas d’appel surtaxé, pas de dépassement de forfait, pas de data en plus… Si en fait, youpi, SFR m’avait généreusement octroyé 20 Go de plus pour 3 euros de plus, mais sans me prévenir. Cela s’appelle de la vente forcée non ?

Je n’ai pas besoin de 40 Go de données, j’en consomme en moyenne 4.5 Go par mois, alors 60 GO…

Je me suis mis sur le chat de l’application RED de SFR pour avoir des explications. Immédiatement, un conseillé m’a répondu, me mettant en contact téléphonique avec un conseillé commercial.

Le service commercial a alors affirmé m’avoir envoyé un email en décembre m’informant des changements tarifaires. Je ne reçois aucun email de SFR, normal, l’application est configurée avec une adresse mail @sfr.fr que je ne peux pas modifier et vous savez quoi, ce n’est pas mon email, donc non, je n’ai pas été informé, d’ailleurs, depuis quand un email arrive toujours à son destinataire ? Il va falloir que je donne une leçon sur les protocoles TCP/IP à SFR.

J’ai donc demandé à la commerciale de me maintenir mon offre actuelle. A la place elle m’a proposé 90 Go pour 13 euros ce à quoi je lui ai répondu, que voulez-vous que je fasse de 90 Go lorsque que je n’en consomme même pas 5 par mois ? Elle m’a alors proposé un forfait à 30 Go pour le prix de mon forfait à 40 Go.

Sérieusement ?

Soudain j’ai vu rouge. Normal je suis chez RED by SFR. Poliment mais fermement, j’ai envoyé la commerciale se faire foutre, même si ce n’est pas de sa faute la pauvre. Des fois il m’arrive d’être très en colère. Et dans la foulée, j’ai demandé à résilier mon forfait. Oui, il m’arrive d’être impulsif et stupide également. La commerciale m’a alors renvoyé vers le chat pour cette démarche, logique non ?

Je suis donc retourné sur le chat, et ai demandé à résilier mon forfait. Là soudain, plus aucun agent ne répondait à ma requête. Après quinze minutes d’attente, une personne m’a envoyé un lien pour transférer ma ligne à une autre personne, sans blague. J’ai donc insisté pour que mon abonnement soit résilié sur le champ. Silence… Un bon nouveau quart d’heure plus tard, j’ai reçu ma réponse, RED de SFR allait procéder à la résiliation. Bravo !

Ce n’est pas une question d’argent, je ne suis pas à 3 euros près par mois, pas encore, c’est une question de principes. Encore que. Sur une facture initiale de 12 plus 10 euros (box et portable) j’ai connu une augmentation de 6 euros pour des services supplémentaires dont je n’ai pas l’usage, soit 27% en une année. C’est quand même pas mal 27% d’augmentation vous ne trouvez pas ? Si le prix des denrées alimentaires connaissait une telle inflation, les gens seraient déjà dans la rue, on a vu ce que cela donnait avec le prix du carburant et les gilets jaunes.

Je vais me retrouver sans forfait téléphonique et si je n’utilise cet appareil que rarement pour téléphoner, dans certaine situations, il est bien pratique quand même. Je pouvais revenir à un forfait à 2 euros sans données chez Free. Mais de temps en temps, il est bien pratique d’avoir un accès Internet hors de la maison. J’ai donc opté pour un forfait minimaliste mais bien suffisant pour mon usage de 5 Go chez Bouygues Télécom, une société qui ne m’a pas encore plumée à ce jour.

J’ai procédé à un transfert de mon numéro chez le nouvel opérateur, mais auparavant j’avais résilié celui de SFR, oui je sais, je suis aussi un peu con de temps en temps. Du coup, j’ignore s’ils vont s’en sortir, si mon numéro va changer et je l’avoue, je m’en fou un peu. Fallait pas m’énerver.

J’aurai été un garçon raisonnable, j’aurai conservé cet abonnement chez RED à 30 Go pour 10 euros par mois, mais peut-être que l’année prochaine, ou dans deux ans, ils auraient basculé mon offre à 100 Go pour 15 euros par mois sans me demander mon avis sur la question car vu leur politique commerciale, rien ne semble les arrêter.

Tout ce que j’espère, c’est que de nombreux mécontents feront comme moi sous le coup de la colère. Peut-être que cela les fera réfléchir, qui sait ?

Le canapé

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Il ne se passe pas une journée sans que l’on me propose de réaliser une interview. Le groupe sort un album, change de chanteur, vient de publier un clip, prépare une tournée, vous ne voulez pas les interviewer ? 

Le problème c’est qu’une interview demande du temps. Il faut la préparer, convenir d’une date, d’un média si elle ne se réalise pas en direct, passer une heure à poser des questions et écouter les réponses puis quatre à cinq heures pour les retranscrire et les traduire pour nos lecteurs anglophobes.

Et le pire dans tout cela c’est que les interviews ne sont pas beaucoup lues, notre public préfère les chroniques. Mais alors pourquoi les artistes aiment tant les interviews ?

Il m’a fallu du temps pour comprendre mais maintenant je sais. Je l’ai enfin compris après toutes ses années de dur labeur non récompensé par l’audimat. 

L’artiste est narcissique et a besoin d’être aimé mais par-dessus tout, l’artiste est ce qu’il est car il souffre. L’artiste est forcément névrosé sinon il ne serait pas artiste. Et chaque interview est pour lui, lorsqu’elle est bien menée, une demi-heure de thérapie gratuite. 

L’artiste vous parle de ses problèmes, des expériences qu’il a voulu raconter dans sa musique et que personne n’a compris. Il vous raconte ses galères, ses peurs et vous l’écoutez en prenant des notes et en émettant des “hon hon”, des “oui”, des “je vois”. 

Bien entendu vous posez des questions, mais lui n’y répond presque jamais ou bien à côté, il poursuit son interminable monologue et c’est tout juste s’il ne s’effondre pas en larmes sur son canapé. Ayez toujours un mouchoir propre à tendre pendant une interview. 

Mais ne perdrez pas de vue que le musicien a besoin de rire pour oublier sa peine, alors faites le rire, ça l’aide à vider son sac. Une interview sans (rires) est une interview ratée. Mais faites en sorte qu’il ne rie pas trop de vous quand même, vous pourriez mal le prendre et lui casser la figure. Des fois l’artiste rit et vous ne comprenez pas pourquoi, alors vous riez aussi afin de ne pas paraître stupide et lors de la transcription, une fois que vous avez compris ce qu’il disait, là vous vous sentez vraiment stupide.

Il peut arriver également que vous agaciez l’artiste avec La Question qu’il ne fallait pas poser. Des fois même on vous prévient à l’avance de ne pas aborder tel ou tel sujet avant l’interview, si si. Pour éviter de vous enfoncer, mieux vaut avoir la personne en visuel, le visage et la gestuelle vous alertent assez vite si vous avez commis un impair. Parce que si vous commettez cette gaffe, pensez au pauvre journaliste qui passera après vous. Pensez à ce que dira l’artiste au sujet des apprentis scribouillards. Il lui faudra au moins cinq ou six séances de thérapie pour passer à autre chose et parler de ses autres traumatismes. Car c’est dur d’être un artiste. Vous ne voudriez pas l’interviewer, il vient justement de répondre à une interview ?

Robots

Le thème des robots parle à tous les geeks. Et je suis encore un geek malgré ma cinquantaine bien sonnée. Quand une série télé parle de Linux, de piratage, de solitude, de dark web et s’intitule Mr. Robot, elle est forcément pour moi.

J’ai commencé Mr. Robot, l’histoire de ce génie du piratage schizophrène qui bosse pour une boite de sécurité informatique et se fait débaucher par un groupuscule pour sauver le monde, à moins que ce ne soit pour y semer le chaos. Il vit seul avec son poisson rouge (qui est noir en réalité), n’a qu’une amie, qui comme lui, a perdu son père dans les même circonstances.

L’histoire se déroule dans un futur alternatif où E Corp, un gros consortium domine toute l’économie. Et ce consortium est responsable du décès de son père. Vous imaginez vite la suite, le hacker va essayer de faire tomber la multi nationale. Logique.

La série va bien au delà de l’exploit de hacker, elle parle de l’homme, de la solitude, de la folie, de l’amitié, de l’ambition, de l’amour et ce avec une grande justesse. Le personnage Helliot, le geek hacker est interprété par Rami Malek qui a brillé dans le film dans Bohemian Rhapsody et son père, Christian Slater alias Mr Robot crèvent l’écran et font la série.

Notre Helliot étant un peu cinglé quand même, la série connait quelques rebondissements improbables comme l’épisode de la deuxième saison où brutalement Helliot se retrouve acteur d’un sitcom avec des rires enregistrés qui s’invitent à chaque réplique, en voyage avec ses parents et sa sœur dans un cabriolet.

Mr Robot plonge celui qui regarde la série, dans l’univers du hack, de l’Internet, de la sécurité informatique, des multinationales, de la solitude, de l’addiction, de la folie. Une excellente série pour geeks d’autant que l’on y trouve un Commodore 64 avec son lecteur de disquettes cinq pouces et quart.

La grande braderie du Père Noël

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Non je ne vais pas vous parler de la grande orgie du Black Friday à laquelle je refuse de participer par principe. Je vais vous parler de ma grande braderie à moi, certes plus modeste mais nettement plus utile.

De temps en temps je suis pris de coups de folie. Cette fois, j’ai décidé de faire le ménage par le vide dans la maison, car il faut bien l’avouer, nous en emmagasinons plus que nous ne nous débarrassons. Telle est la cruelle loi de notre impitoyable société de consommation.

Et pourquoi ne pas essayer de donner une seconde vie au barda qui encombre la maison plutôt que stocker ou pire de jeter ? Une ou deux photos, une annonce, un prix attractif et le tour est joué. 

Leboncoin, Rakuten ce sera au plus rapide qui emportera le lot faute de marché aux puces. Bien entendu il faut sacrifier au rituel des questions débiles, particulièrement sur Leboncoin, de l’inévitable marchandage de tapis et des arnaques classiques.

Après des questions du genre « Il est de quelle couleur votre cheval blanc d’Henri IV ? », des marchandages du style « allez tu me le fais à 40, non ? 45 alors ? non ? bon ok pour 50 ? ». « Ok c’était le prix demandé. » et des tentatives pitoyables de vol « vous me l’expédiez à Abidjan, je vous payerai dès réception en francs CFA », quelques ventes ont été conclues.

J’ai ainsi débarrassé la maison d’un vieux portable asthmatique, de deux meubles de rangement de jouets, de nombreux jeux vidéos et de quelques livres. 

A mon grand désespoir les livres se revendent très mal, sauf s’ils ont été édités récemment. Le hic, c’est que je lis très lentement moi alors du coup, même les nouveautés, je les revends longtemps après. Les jeux vidéos, vendus à prix raisonnable, partent comme des petits pains et le PC à cinquante balles a soulevé une avalanche de demandes.

Financièrement Rakuten n’est pas très intéressant, ils se prennent une marge gigantesque, mais la plateforme est pratique avec la prise en charge de l’expédition. 

Leboncoin ne coûte rien mais les acheteurs sont souvent pénibles et si votre annonce a plus de deux jours, autant la supprimer. Les offres qui arrivent ensuite sont le plus souvent des tentatives d’escroquerie.

Il me reste encore des disques à me débarrasser, des erreurs de jugement le plus souvent. Pour ça j’irai dans une boutique d’occasion où je troquerai dix CDs pour un vinyle de collection. Pas d’argent entre nous, ce sont des potes.

Pour les cadeaux de Noël, cette année, on va se la jouer soft pour une fois. Les garçons sont grands et n’ont plus besoin de jouets et leurs parents s’offrent tous seuls leurs cadeaux, donc tout ça n’a guère de sens à part faire fonctionner la pompe à fric. 

Je poursuivre le vide grenier commencé il y a peu. Il reste quatre mètres cubes de caisses de jouets sous une bâche. Vingt ans de développement cérébral pour de deux avortons. Quand on voit le résultat aujourd’hui, je me dis que l’on aurait du limiter les frais. Enfin bref. Je pourrais revendre les Legos des enfants au poids ou les Playmobils aux collectionneurs plutôt que de stocker tout ce bazar au grenier, mais pour ça il me faudrait leur bénédiction à tous les deux, autant dire jamais.

Restent des objets invendables ou invendus, un vieux micro-ondes, des enceintes pourries achetées il y a vingt-cinq ans, un vidéo projecteur VGA à la lampe grillée qui coute plus cher qu’un nouveau projo, un grille pain qui met le feu à la cuisine, un lecteur de CD dont personne ne veut, même donné, deux parasols déchirés, un grille moustique avec lequel on s’électrocute, une chatte tricolore dans un carton… tout ça hélas, est parti à la déchèterie faute de trouver une seconde vie, des années de bazar accumulé dans un grenier. Par chance les chats en ont sept de vies, mais c’était moins une.

Mon Black Friday devrait nous rapporter trois cent euros. Pas de quoi pavoiser certes mais assez pour financer quelques crowdfundings (Galaad, Dark Horse White Horse et Monnaie de Singe) et faire un don à une association caritative comme Les Restos du Coeur, la Fondation Abbé Pierre ou le Secours Populaire. En ce moment beaucoup de gens ont plus besoin d’argent que moi.

Deux problèmes, une solution

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L’histoire a commencé par un fichier mp4 de 4,7 Go, la promotion d’un live de rock progressif. Moi les concerts j’aime bien les vivre sur un très grand écran faute d’y assister en présentiel. Et si mon écran de Mac est très grand, il est minuscule devant les deux mètres cinquante de diagonale de l’écran du vidéo projecteur. Par chance le lecteur blu-ray possède une entrée USB. Il me suffisait donc de copier le fichier mp4 sur la dite clef. Fichier trop grand. La clef possède 32 Go et le fichier moins de 5 Go, cherchez l’erreur. L’erreur c’est la FAT32 qui n’accepte pas des fichiers supérieurs à 4 Go. Qu’à cela ne tienne je formate la clef en ExFat, je copie le fichier et je plugue la clef sur le Blu-ray. Le lecteur ne voit pas la clef, classique, il ne connaît que le format FAT32 le bougre. J’essaye d’autres formats à tout hasard, niet. Je suis quitte pour regarder le concert dans une pièce moins confortable et sur un écran minuscule. J’aurais pu déplacer le Mac et le connecter au home cinéma mais d’un, je n’ai pas de cable Apple HDMI spécial truc bidule, de deux, un 27 pouce c’est quand même un gros machin à déplacer. Bref.

Et puis il y a ce satané confinement. Si j’ai bien anticipé les livres, pour les séries j’ai oublié de piller la médiathèque dont je commence à avoir fait de toute manière le tour. Alors après 10% sur la 2 et la saison 3 de Mr Robot, il ne me restait plus qu’à me refaire Stargate Atlantis, encore une fois. Car notre décodeur TV n’accepte pas Netflix et changer de décodeur signifierait changer d’abonnement et ça pas question car notre abonnement cable Internet est à un prix imbattable. Si j’en change, je triple son coût sans parler de l’abonnement Netflix et que de toute façon mon premier problème ne serait pas résolu. Bref l’impasse.

J’avais donc donc deux problèmes, trouver des séries TV et regarder sur le vidéo projecteur ce qui se trouve sur mon Mac et une solution : Apple TV.

J’ai mis du temps à comprendre les déclinaisons de Apple TV, Apple TV+, Apple TV 4K et Apple TV HD. Pour le coup, je trouve qu’ils ont fait fort chez Apple. Alors je vous explique :

Apple TV c’est le programme iOS qui gère les vidéos, Apple TV+ l’abonnement à la plateforme de vidéos, Apple TV 4K et Apple TV HD des plateformes matérielles à relier à une télévision ou un vidéo projecteur pour visualiser la bibliothèque de Apple TV dessus. Et la différence entre 4K et HD ? Des formats d’images différents. 

Le vidéo projecteur ne supporte pas la 4K donc vive Apple TV HD. Le truc c’est que si vous vous équipez d’un Apple TV HD, Apple vous offre un an d’Apple TV+ soit presque soixante euros de réduction sur un équipement à cent cinquante neuf euros. Alors, pourquoi pas essayer ?

Oui je sais, une fois encore je me lie un peu plus à la grosse pomme et je file de l’argent aux héritiers de Steve Jobs, mais Trump est foutu non ? A qui la faute ? Au COVID-19 et à la FAT32 non ? Donc aux chinois et aux américains. La prochaine fois j’achèterai une Lada, au moins avec ce genre de poubelle aucun risque d’engraisser ces salops de capitalistes.

La livraison entre 9h30 et 13h30 par les bons soins de DHL est arrivée à 15h00, alors que j’étais parti travailler évidement, car je vais encore au travail, même quand il y a du brouillard ou de la pluie.

J’ai récupéré le colis dans une station service où j’ai stationné mon vélo pour faire le plein et suis allé à la maison installer la petite boite. Il faut savoir que cette opération n’est pas anodine lorsque l’on est équipé de tout un basard multimédia. Derrière il y a du cable, des serpents noirs reliés à des boitiers de répartition ou de concentration. Bref l’enfer. Une fois que je me suis souvenu de comment tout cela fonctionnait, j’ai lu la notice de 50 caractères, j’ai branché l’Apple TV HD à une prise HDMI puis je l’ai connecté au secteur. A l’écran de la TV, la liste des langues, positionné sur Deutch et le machin qui me baragouine un truc incompréhensible en teuton. J’essaye de parler à la télécommande “Français, French, bordel !”, appuie sur les boutons au hasard, rien, le bidule cause tout le temps allemand puis devient muet comme une carpe, mais à l’écran c’est toujours Deutch qui est sélectionné.

Alors je regarde la toute petite notice de cinq par dix centimètres de plus près et découvre les fonctions des boutons de la télécommande. Je ne suis guère avancé, mais voila que au-dessus des boutons, se dessine un espace invisible et tactile avec un bouton caché. Yes ! la sélection se fait là. Un touch pad assez étrange mais qui fonctionne et je peux enfin choisir ma langue. Une fois approché l’iPhone et configuré le bousin en bluetooth je peux utiliser la télécommande du téléphone pour continuer et là ça va très vite. L’abonnement est lancé pour une année gratuite et je découvre un catalogue fabuleux de séries et films. Youhou The Mandalorian ! Ha non mon gars, ça c’est Disney+, faudra allonger 7 euros de plus par mois si tu veux voir la série et ainsi de suite. Après de longues recherches, je découvre enfin la sélection Apple TV+, il y a un petit logo dessus. C’est une petite sélection de films et de séries, et là je suis un peu déçu. Mais tu t’attendais à quoi mec pour cinq euros par mois ?

J’allume alors mon Mac et essaye de visionner le live qui se trouve dans ma bibliothèque Apple TV et je ne le trouve pas. Mais heu ? Il est bien sur le Mac pourtant ! Après une nuit de me sommeil je comprends que l’Apple TV HD devient une source pour les projections des vidéos, il suffit de basculer du Mac vers l’Apple TV HD avec le petit zigouni dans les vidéos Youtube et Cie et la magie opère. Bon au moins j’aurai des live me suis-je dit…

Et puis le soir nous avons commencé à regarder le catalogue de séries et nous sommes tombés d’accord après de longues palabres pour essayer Little America, une série sur l’immigration aux U.S.A. traitée avec un certain humour puis Before The Dark qui raconte la vie d’une gamine de neuf ans voulant devenir reporter. Ben oui maintenant nous pouvons suivre deux séries en même temps, même trois, peut-être See et certainement For All Mankind mais pas The Mandalorian, à moins que, il suffit de cliquer après tout…

Publipostage

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Vous connaissez le publipostage ?

Il s’agit d’une fonctionnalité que certaines suites bureautiques proposent, permettant, à partir d’un courrier type et d’une liste d’adresses, de fabriquer des lettres personnalisées pour tous vos destinataires.

Vous commencez par extraire la liste d’informations nécessaires, coordonnées, données propres à chaque contact que vous compilez dans un tableur puis vous réalisez la lettre type avec le logo, les champs personnalisables et le tour est joué, votre formidable traitement de texte produit autant d’exemplaires que nécessaire de la lettre et peut même les envoyer directement par courriels à vos destinataires, magique !

Au travail, j’use et abuse de cette technique pour envoyer des lettres à nos clients, prestataires, agents, bref je ne peux pas m’en passer, car modifier à la main deux-cent fois le même document pour changer l’adresse, la date et les contenus spécifiques, c’est pire que le travail à la chaine.

Mais voila, car dans mes billets, il y a toujours un “mais voila”, sinon ça ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Mais voila, il y a quelques années, nous avons renoncé à la suite Microsoft Office pour basculer sur Libre Office qui est gratuit. Il n’y a pas de petites économies n’est-ce pas ? Je n’ai rien contre le monde du logiciel libre, bien au contraire, d’ailleurs j’en utilise plusieurs et Libre Office est pas mal du tout. Mais je maîtrisais à fond Microsoft Office, même dans ces plus obscures entrailles, son modèle objet n’avait pas de secret pour moi et le VBA était ma langue naturelle.

Je me suis mis à Libre Office, contraint et forcé puisque la licence Microsoft avait disparue des ordinateurs. Mais avez-vous déjà utilisé la fonction de publipostage (Mailing) de Libre Office ? Déjà où est ce bon vieux ODBC qui permettait de se connecter à une source de données Oracle, MySQL, Excel, texte et j’en passe ? Il y a bien un truc nommé Libre Office Base mais je vous invite à jouer avec, bonne chance ! Passons. Pour faire un publipostage, de base, un fichier ODS et ODT devraient suffire. Dans l’ODS je construis ma liste, dans l’ODT mon modèle, et ensuite j’utilise l’assistant Mailing, enfantin.

Sauf que, car dans mes billets, il y a toujours un “sauf que”, sinon ça ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Sauf que des fois, ça ne fonctionne pas. Des fois, l’assistant ne voit pas les champs de la base de données ODS, des fois, il utilise une autre source de données, des fois il prend tellement la tête que l’on finit par écrire ses deux-cents courriers à la main !

Par exemple, sachez que Libre Office n’aime pas les chemins réseaux sous Windows, alors si votre source de données est sur un serveur partagé, oubliez et travaillez en local. Vous pouvez faire de publipostage de plusieurs manières, avec le menu Outils – Assistant Mailing, Insertion – Champs – Autres Champs – Base de données ainsi qu’avec la barre d’outil Mailing. Ces trois méthodes devraient donner le même résultat, mais il n’en est rien, parfois l’une fonctionne, parfois c’est l’autre. Quand vous êtes pressé, cela peut mettre vos nerfs à rude épreuve. D’autant que certaines fonctionnalités donnent des résultats erratiques comme le filtrage des champs avec des conditions genre Ville égal “Strasbourg”; la liste est filtrée mais lorsque vous générez les courriers vous retrouvez des clients à Marseille et Rennes, en fait tous les clients. Pourquoi tant de haine ? Notez aussi le nombre de pages générés par la fonction Mailing, oui c’est deux fois le nombre d’entrées dans votre base, le truc qui rend maboule avant de comprendre qu’entre chaque courrier, Libre Office insère une page vide.

Alors si comme moi vous ne voulez pas devenir fou, je vous conseille quelques astuces de survie. Ne travaillez pas en réseau. Faites attention à l’encodage des caractères de votre source de données, si vous travaillez sur un ancien modèle, effacez les précédents champs et repartez de zéro, effacez vos précédentes sources des données du gestionnaire de base, n’utilisez pas la barre d’outils mailing pour gérer vos sources et le filtrage, passez par le menu Insertion – Champs – Autres Champs – Base de données, c’est le plus fiable, pour moins de dix envois, oubliez le publipostage et surtout, surtout, fermez la porte de votre bureau pour que vos hurlements de rage n’aillent pas se perdre dans les couloirs et effrayer vos collègues.

Mais, car dans mes billets, il y a toujours un “mais”, sinon ça ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Mais la vérité, c’est que si j’ai été pendant de longues années un informaticien, depuis quelques temps j’ai décroché et vieilli. La technologie me semble de plus en plus ésotérique et j’accuse souvent à tord le logiciel alors que c’est l’utilisateur qui est débile. Vieillir c’est moche.

Dix années en quelques heures

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J’ai perdu dix années de vie en quelques heures. Sans cigarette, bouteille de vodka, drogue, les années se sont effacées de ma page Facebook. J’ai créé mon compte en 2010 et je l’ai alimenté de plus en plus fréquemment avant de me rendre compte de la futilité de tout cela et de me retirer petit à petit du réseau social.

Depuis quelque temps, je ne publie plus rien sur ma page personnelle, conservant mon compte pour maintenir la page du webzine en fonctionnement, puisque la chose semble indispensable pour conserver une fréquentation du site acceptable. D’ailleurs ce n’est même plus moi qui publie sur la page Facebook, j’ai délégué cette tâche à un autre membre du webzine.

J’en avais assez de voir ces vieilles publications sur mon mur, alors je me suis lancé dans le marathon de l’oubli, celui qui consiste à effacer toutes mes publications depuis dix ans.

Facebook propose un outil pour le faire. Sur votre profil existe le bouton Gérer les publications, qui vous permet à l’aide de filtres sophistiqués, de cases de sélection, de masquer ou de supprimer cinquante publications à la fois. Cinquante publications, soit environ la moitié de ce que je publiais en une semaine. Alors si je compte bien 100 publications fois 52 semaines fois 10 années, je devais actionner l’outil un peu plus de mille fois pour tout effacer.

Oui mais bon voilà quoi, c’est Facebook. La théorie ne colle jamais la réalité. L’outil fonctionne mal, il faut scroller sur les publications pour en sélectionner plus de quinze, mais pas trop scroller non plus sinon vous dépassez la limite des cinquante posts et vous devez désélectionner à la main ceux qui sont en trop.

Et puis au-delà de quinze et selon la direction du vent et l’humeur de madame, l’outil permet seulement de masquer les publications au lieu de les effacer et lorsque que vous les avez masquées il vous propose alors de les effacer, bref double travail. Et c’est sans compter les bugs, un effacement qui n’efface rien, ou qui efface mais ne met pas à jour les informations si bien que lorsque vous recommencez l’outil s’effondre.

Au bout du compte, cela fonctionne pour environ dix publications à la fois les bons jours, du coup c’est plus de cinq-milles opérations qu’il faudra faire pour effacer mon histoire, sans compter les bugs.

J’ai commencé ma croisade un vendredi vers 13h et ai presque tout effacé (il reste encore des photographies mais là c’est l’horreur) vers 19h. Six heures de dur labeur pour disparaître partiellement de la toile.

Ces données sont-elles réellement effacées des serveurs de Facebook, je ne le pense pas, et pour le coup je m’en moque, je voulais juste afficher un profil vierge de toute bêtise. J’en ai profité pour faire un grand ménage dans mes contacts, ceux avec qui je n’ai jamais d’interaction, pourquoi les conserver ?

Dans le même temps j’ai ouvert un compte Instagram pour le webzine mais ce n’est pas moi qui le gèrerai et pour la page Facebook, ce sera un autre membre de l’équipe qui s’en chargera. J’en ai ma claque des médias sociaux je l’avoue, mais depuis le temps vous vous en doutiez n’est-ce pas ?

En plus il s’agit quelque part d’un acte écologiste. Si Facebook efface bien mes données, j’allège la charge des data centers énergivores.

Un mois sans réseau social

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Un mois durant, le webzine Neoprog a vécu comme il y quinze ans, à l’heure des newsletters et des flux RSS, et surtout sans les réseaux sociaux.

Le but était d’étudier l’impact direct de Facebook et Twitter sur le nombre de visiteurs lisant le webzine et d’évaluer l’intérêt d’exister sur ces outils qui ne possèdent pas que des avantages loin de là.

L’analyse des résultats se révèle plus délicate que prévue à appréhender. En août 2020, 2300 personnes ont visité le site.
Si je compare les statistiques entre août 2020 et août 2019 nous avons perdu 19% d’utilisateurs.
Entre 2020 et 2018 13%, entre 2020 et 2017 nous avons gagné 10 % de visiteurs et entre 2020 et 2016 nous avons perdu 33 % d’audimat !

2016 fut une année très particulière pour moi et le webzine puisque j’ai passé cinq mois cloué sur un canapé à écouter de la musique età choniquer 24h/24. Alors oublions 2016. La baisse brutale en 2017 s’explique par la disparition du groupe Facebook Neoprog et son remplacement par une page ainsi que mon retrait de très nombreux groupes Facebook de prog francophones que je ne supportais plus.

Il nous reste donc que 2018 et 2019 comme points de repères. Nous avons perdu de nombreux visiteurs, c’est indéniable mais ceux qui passaient sur le site n’y venaient pas par hasard (forte baisse du taux de rebond). Il semblerait donc que nous ayons gagné en qualité de lecteurs et mieux vaut la qualité à la quantité. D’autres statistiques indiquent bien cette tendance à la baisse mais je ne vais pas vous inonder de chiffres.

Moins de visiteurs, moins d’articles lus, moins de nouveaux utilisateurs, l’impact est clair. Facebook génère du trafic sur le site. La question est de savoir si 19% justifie de passer plus d’une demie-heure par jour sur le réseau social et se faire empapaouter par tous les internautes oisifs possédant un avis sur tout. Parce que les chatons, les complots, les fâchos et les abrutis, ça va un temps.

J’ai constaté qu’après quelques baisses d’audiences lors des mutations de Neoprog, le public revenait peu à peu, s’habituant à la nouvelle formule, s’adaptant à nos évolutions.

L’idée n’est pas non plus d’aller contre le sens de l’histoire et de renier les médias modernes. Le « c’était mieux avant », je le laisse aux vieux cons. Neoprog ne va pas quitter les réseaux sociaux Facebook et Twitter mais va réduire son empreinte carbone sur ceux-ci.

Le test d’un mois est prolongé avec quelques ajustements : une fois par semaine nous posterons les dernières chroniques et annoncerons celles à venir.

Dénotifié

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Ne cherchez plus à me joindre via Messenger, Facebook, Twitter, Youtube ou Gmail, car je le suis dénotifié.

Rassurez-vous, Je lirai vos messages, mais lorsque j’en aurai envie et pas en obéissant aux dictas des notifications.

Il est difficile pour moi de résister à l’appel de la petite pastille rouge et de la vibration de mon smartphone. Une notification survient et je plonge dans les cinq pouces de pixels pour savoir ce qui se passe. Un artiste me contacte, une nouvelle promotion vient de tomber, une offre pour du Viagra, une enseigne qui demande mon avis éclairé sur mon dernier achat, et me voila sur mon clavier virtuel à répondre et à me perdre dans les méandres de la toile.

J’ai donc désactivé les notifications non essentielles de mon smartphone : Facebook, Messenger, Twitter, Babelio, Facetime, Flickr, ne gardant que les SMS et les appels téléphoniques actifs.

Du coup je pourrais presque résilier mon abonnement Internet, mais non, je ne me coupe pas de la toile, je l’empêche juste d’envahir ma vie, de me faire perdre mon temps et dans la foulée j’essaye de soigner mon addiction à mon e réputation.

Car à force de publier du contenu sur Internet, je suis devenu addict aux retours des personnes, les likes, les commentaires et le nombre de vues.

Je suis sorti de Facebook mais des accrocs au réseau social trouvent encore le moyen de me raconter les prises de becs dont l’outil est le théâtre quotidiennement. Mais voilà, aujourd’hui ça ne m’intéresse plus du tout.

Je reste quand même incapable de dépasser le stade de vérification quotidienne de ma popularité virtuelle. Je regarde toujours le nombre de favoris d’une photo et la quantité de visiteurs passant sur le webzine. Mais j’y arrivai, enfin j’espère.

Le club des cinq

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Hello, y a quelqu’un ? Je suis tout seul, tout seul.

J’ai eu dernièrement l’idée saugrenue d’installer un compteur de fréquentation sur le blog. Pourquoi ? Pour regarder qui venait lire mes inepties. Je m’étais juré de ne pas le faire, mais je n’ai pas résisté à la curiosité.

Ben vous savez quoi ? Si vous lisez ceci, c’est que vous faites partie des cinq ou six cinglés, moi y compris qui se rendent sur ce blog.

Ok je l’avoue, je m’y attendais un peu, mais quand même, cinq pelés, c’est peu.

Ceci dit, c’est complètement de ma faute, je n’ai jamais fait de publicité autour du blog et heureusement dans un sens. Je ne l’ai posté qu’en mode amis sur Facebook avant de ne plus le poster du tout sur les réseaux sociaux. En plus je parle de n’importe quoi ici, les quelques bouquins que je lis, les vieilles séries TV empruntées à la médiathèque, mes coups de gueule sur les voisins, mes aventures au travail, mes délires covidaires et mes passions musicales.

Ceci dit, le blog n’a jamais eu pour objectif d’être lu. Il sert d’exutoire à ma folie, mes humeurs, mes coups de coeur. Plutôt que de poster un coup de gueule irréfléchi sur Facebook comme tant d’imbéciles le font, j’utilise le blog pour formaliser ce que je voulais exprimer, répondre, crier au monde, mais rien que le processus d’écriture calme souvent ma colère et l’article part alors à la poubelle avant d’être publié (vous n’imaginez pas ce à quoi vous avez échappé).

Je connais au moins trois des lecteurs de ce blog, ces fous qui me lisent régulièrement et même parfois commentent mes diatribes. Restent deux inconnus à moins qu’ils ne s’agissent de visiteurs aléatoires tombés sur le blog par hasard et qui ne reviendront plus jamais.