Zelda Crossing

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Cela faisait un bail que je ne vous avais pas parlé de la Switch, ça vous a manqué ? Il faut dire que j’ai boudé un peu le catalogue fait de reprises diverses et avariées. Je me suis essayé à la démo de Captain Toad son conviction, j’ai ignoré Donkey Kong Country, Fifa 18 je n’en parlerai même pas à mon voisin, mais je surveille quand même Okami parce que ce jeu est un pur chez d’oeuvre, Mario Party parce que c’est un incontournable des fiestas entre copains.

Par contre je suis tombé sur Yonder, un jeu d’aventure dans un monde ouvert, fait pour les non gamers. Pas de combat, un monde assez vaste, c’est un mix entre Zelda et Animal Crossing. Un monde tout mignon tout gentil, plein d’animaux, de plantes, de gens, de villages mais avec quand même des zones d’obscurités. Vous vous baladez, jouez des petites quêtes pas compliquées, il fait jour, nuit, il pleut, le soleil brille, c’est mignon tout plein, ça ne prend pas la tête et impossible de mourir. Vous récoltez des trucs, vous pêchez, vous cassez des cailloux, abattez des arbres, récoltez des métaux, vous les échangez, vous construisez, Animal Crossing je vous dit, sauf que l’univers est bien plus vaste. Les graphismes n’ont pas la finesse de Zelda et de temps à autres, le jeu lague quelques centièmes de seconde, mais rien de dramatique.

Le genre de jeu auquel on joue après une rude journée de travail, en attendant un rendez-vous chez le dentiste ou pendant une coloscopie.

Songe d’une nuit d’été

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Ah l’été, ses douces soirées, ses apéritifs en terrasse, ses jeux dans la piscine, quel bonheur !

Le mercure grimpe, les jupes se raccourcissent, les cigales chantent, bientôt il faudra fermer les volets tant le soleil brûle la peau.

La chaleur peine à baisser la nuit. Pour dormir sans suffoquer dans une chambre à plus de 28°, une seule issue, ouvrir la fenêtre, cette belle fenêtre double vitrage qui nous protège l’hiver du froid mais également des nuisances sonores:  du bruit de la rue, des voitures qui circulent, du bruit des voisins, qui discutent dans la cour juste en dessous de chez vous.

Vingt trois heures, je suis épuisé après plusieurs jours de canicule, le travail m’attend demain matin à six heures, il est urgent de dormir, mon corps le réclame.

Ils sont assis dans la cour, téléphone portable en main, tenant d’interminables conversations haut parleur réglé au maximum avec des interlocuteurs qui hurlent de rire. Ils sont heureux, pas moi.

Il faut chaud, les bières rafraîchissent, désinhibent, délient les langues. La télévision hurle une émission télé réalité débile que personne ne regarde, mais la fenêtre reste ouverte pour aérer la maison. Le chien, gentillement couché près de ses maîtres imbibés, se lève soudain et se met à aboyer comme un dément: un compagnon canidé passe dans la rue, à quelques mètre de là. Après quelques minutes de tintamarre, c’est aux propriétaires, dérangés par leur cabot, de hurler sur l’animal pour qu’il se calme. Il est minuit, l’heure du crime…

Un jardin plus loin, la piscine récemment creusée, est inaugurée par la famille et leurs amis. Plouffff ! Rires, cris, l’eau est fraîche, la nuit est chaude, cela fait du bien de s’y baigner.

Impossible de fermer la fenêtre, il fait trop chaud. Je rêve du île déserte, de meurtre, de climatisation, d’Islande, de lance roquette, de calotte polaire, de vengeance, de sorbet au citron, de fusil à pompe et d’une douche glacée. J’imagine que je vais me lever, descendre dans le jardin et hurler sur mes voisins pour qu’ils se taisent, pour qu’ils musellent ce chien, pour qu’ils vident la piscine. Mais j’ai trop chaud, comme eux sans doute, eux qui ne travaillent pas demain matin et qui se moquent de savoir si je dors ou pas. En plus je leur ai déjà expliqué gentiment plusieurs fois qu’ils nous pourrissaient les nuit.

J’ai envie de sortir mes enceintes colonnes sur la terrasse et vérifier jusqu’à quelle puissance l’amplificateur est capable de restituer la Polyfonie X de Pierre Boulez sans percer les tympans du public. Des scooters passent en pétaradant dans le rue, le chien se remet à hurler, les proprios suivent avec un temps de retard, les gamins crient dans la piscine, il est deux heures du matin, je me lève dans quatre heures, tout va bien.

Désespéré, je ferme la fenêtre, mets des bouchons d’oreilles, écrase ma tête sous l’oreiller et tente de trouver le sommeil sur un matelas trempé par la transpiration. Les bruits étouffés de mes voisins m’obsèdent, je n’entends plus que ça. Dès que le sommeil vient, un aboiement me réveille. Il est trois heures du matin, la chambre ressemble à un sauna, j’ouvre à nouveau la fenêtre. Pour faire bonne mesure, le chien hurle à nouveau en réaction à un rôt sonore accompagnant le bruit d’une canette de bière écrasée.

Mes voisins sont fin ivres, ils comatent dans le jardin, la télévision hurle toujours des clips de rap et de hip hop par le fenêtre ouverte. Plus personne ne nage dans la piscine et le chien roupille près des dernières gouttes de bières coulant de la bouteille cassée. Il est quatre heure, je vais pouvoir enfin fermer les yeux et m’endormir. Dans deux heures le soleil se lève.

Et je rêve. Je rêve du Catalogue de la Manufacture des Armes de Saint Etienne. Je tourne les pages avec délectation, je choisis un fusil, des cartouches. Je commande et reçois aussitôt le précieux colis. Je déballe le paquet et admire l’arme bien graissée. De la fenêtre ouverte de ma chambre, je charge l’arme, épaule et tire. Pan ! Dans une canette de bière, la balle perce de part en part le cylindre métallique qui vole dans les air. Surpris dans son sommeil le chien sursaute et se met à aboyer comme un dératé. Pan ! Dans la mâchoire du clébard. Ses crocs explosent, sa langue se détache, du sang gicle sur le sol. La bête est encore vivante mais ne peut plus gueuler. Réveillé brutalement par les deux tirs, son maître sort péniblement du coma éthylique et se redresse. Pan ! Une balle entre les deux yeux du con qui dormait. La cervelle gicle sur le mur. Les yeux écarquillés il me regarde effrayé avant de s’écrouler. “Bonsoir, dormez bien.”. Une flaque de sang toute fraîche coule dans la cour de mes voisins, l’odeur de poudre enivre mes sens, il faut vraiment que je m’offre une arme automatique, ça doit se vendre au marché noir. J’irai flinguer ces petits abrutis à scooter avant d’aller me coucher et je lancerai une grenade au milieu de la piscine à l’heure de la baignade.

Rien de tel que de beaux rêves pour passer une nuit paisible. Bon il faudra quand même que je consulte cette fois, ça devient grave.

C’est tendu du slip dans le jardin

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Mes deux gars viennent de décrocher le bac (les deux en même temps ?) et sont inscrits pour de longues études (oui l’un a un an de retard), l’un d’architecture et l’autre de vétérinaire (l’autre a un an d’avance). Des études assurément complémentaire (ils sont rapprochés certes), car il y a une petite chatte tricolore (16 mois) qui traîne dans notre jardin (mais on est pas des lapins non plus).

Quel rapport ?

Nous avons déjà une chatoune tricolore (vous vous en foutez ?). Vous savez les tricots ce sont des vêtements faits mains (mais vous n’avez pas de cœur !), blanc, marron et noir (trois couleurs quoi), avec des griffes, une queue, des petites dents et un caractère de cochon (des chats). Ça grogne, ça crache et ça ronronne en même temps avec une notion très aiguë de ce que l’on appelle le territoire (sale bête).

Evidemment la vieille tricoteuse (non ma femme ne fait pas de tricot !) ne peut pas blairer la jeune, d’ailleurs à part moi, ma femme, mon droit de véto (oui c’est nul) et mon archiduchesse (trop long à expliquer), elle ne peut blairer personne, sauf à l’heure du repas (promis j’arrête les parenthèses). Alors la jeunette qui lui pique ses croquettes, n’en parlons pas.

Si parlons-en justement (j’ai tenu une phrase quand même, bel effort). Vu comment son bidon grossit à celle-là (et le tient bouffon dirait mon fils), elle ne devrait plus être seule très longtemps la coquine (sale gosse). Nous luttons au quotidien pour empêcher la maligne d’entrer dans notre maison (enfin lutter, je lui donne du lait, des croquettes, je l’appelle pupuce, je la grattouille). Il faut fermer portes et fenêtres malgré la chaleur, sinon la petite frimousse moustachue se pointe (comment ça pupuce c’est nul ?) et ça me fend le cœur de la mettre dehors (nous avons eu un conseil de famille pour son nom, tout y est passé, et elle répond à pupuce alors c’est adopté). Mais sinon c’est la guerre, crache, pisse, grogne, doublement de volume, miaulement rauque, tout y passe (allez, j’arrête là).

Pour gérer la crise, il nous faudra bien un architecte afin de construire une maison à toutes ces petites bestioles (notre douce tricolore ne cédant pas un cm² de territoire à sa nouvelle voisine, bref c’est tendu du slip dans le jardin) et un vétérinaire pour soigner toute la smala (car ça castagne déjà sauvage dans le jardin).

Alors, ça a marché ?Je vous ai ému ? (merde, j’ai recommencé, allez stop ! fini ! finish ! basta !)

Le but de ce post vous a-t-il échappé ? Je voulais parler de mes enfants bientôt surdi-plômés (trop fier je suis). Mais tout le monde s’en fou à raison (et c’est reparti comme en quarante). Alors j’ai introduit un élément (n’y pensez même pas) qui fait fondre (c’est dégueulasse) tout le monde sur Internet (en plus), la vidéo de chatons. J’ai compté (conté, comté ?) les aventures navrantes de notre chatte tricolore, ému les âmes sensibles avec l’infâme parasite en cloque qui vole sa nourriture à notre petite chérie (comment ça je vous choque ?), rendu les coûteuses études de nos avortons utiles à la communauté (oui parce que architecte et vétérinaire, bon quoi, c’est juste des gens qui nous pique du fric) et rendu ce blog sympathique par le fait (enfin j’espère).

Maintenant je compte sur vous pour soit :

  • Payer les croquettes et le sable à chat nécessaires pour subvenir à la future progéniture pendant un an
  • Adopter un chaton ou deux
  • Noyer un chaton ou deux
  • Noyer un ado ou deux
  • Adopter un ado, voire deux
  • Payer les études de ces deux branleurs d’ados qui se lèvent tous les jours à 13h00, font la gueule, squattent ma console préférée et la bande passante de ma box, explosent leurs factures Free et ne gèrent absolument pas la rentrée 2018-2019 qui va être compliquée

Alors vous choisissez quoi ? (Cette liste ressemble à un palindrome non ? )

Bio écolo circuit court éco responsable

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Geek moi ? Ce n’est pas parce que j’aime le rock progressif, la photographie, Star Wars, l’astronomie, que je programme dans dizaine de langages informatiques, que je joue au jeu de rôle, que j’adore les jeux de plateaux à figurines comme X Wing, que je regarde des mangas et que je lis de la science fiction, que je suis un geek. Désolé.

Je suis marié, j’ai deux enfants, je bricole, dans ma salle de bain et surtout, j’ai un potager. Un homme normal.

Soleil et pluie alternent gaiement ces derniers jours et les semis prospèrent allègrement dans le jardin. Les petits pois sont en fleurs, les haricots pointent leur tiges, les poires, les figues, les cerises, les brugnons grossissent à vue d’œil, la vigne prospère (la cuvée 2018 sera fameuse), les betteraves rouges et jaunes sortent de terre, les plans de tomates grandissent et les potimarrons vont bientôt grimper sur le châssis spécialement construit pour eux.

Les poireaux furent un échec l’an passé, à peine de quoi faire quelques bouchées à la vinaigrette. A la place je teste des haricots cocos venus de Bretagne. Mais je grand succès de ce printemps, sera la rhubarbe abondante et les fraises généreuses. Chaque jour, j’en récolte un peu plus, à croire que l’on va finir par en être écoeuré.

Après les tartes la rhubarbe, les fraises à la chantilly, viendront les radis au pain beurre, les orgies de cerises, les assiettes de haricots, les petits pois crus, les gâteaux aux groseilles meringués, les salades de tomates avec la laitue et le persil du jardin, les ratatouilles, les brugnons juteux, les poires sucrées, les soupes de potimarron, les confitures de figues et le raisin à déguster avec du comté.

Une quinzaine de mètres carrés de terre au fond d’un jardin, pas de bêchage, pas de pesticides, d’insecticide, pas d’engrais, l’eau du ciel pour arrosage et des repas assurés pour tout l’été. Le bio écolo circuit court éco responsable et surtout bon à quarante mètres de la maison.