Rétro pédalage

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La transition énergétique, voila le sujet à la mode, surtout depuis l’annonce d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres.

Peut-on concilier petits salaires et écologie ? Je pense que oui, à condition de revoir notre mode de vie.

Commençons par la voiture qui a cristallisé bien des débats. On nous dit, passer à l’électrique. “Votre vieux véhicule pollue énormément, mettez-le à la casse, en plus vous recevrez une prime”. C’est vrai que le véhicule électrique n’émet pas de CO² par le pot d’échappement. Mais pollue-t-il moins qu’un bon vieux diesel crachant sa fumée noire ?

La construction d’un véhicule électrique est, à ce jour, plus polluante qu’un véhicule diesel. Ben oui, c’est comme ça, les batteries c’est sympa mais elles sont remplies de composants très polluants qui nécessitent des matériaux rares et complexes à produire. Lorsqu’un véhicule électrique roule, il consomme de l’électricité, c’est évident n’est-ce pas ? Mais d’où vient l’électricité ? De l’éolien, du solaire, des barrages ? Non, principalement du nucléaire ainsi que du thermique en France. Alors si dans l’hexagone nous disposons de beaucoup d’électricité venant de l’atome, ce n’est pas le cas de la Chine par exemple où des Etats-Unis. Et électricité, dit transport et pertes , beaucoup de pertes (de l’ordre de 10%). Si tout le monde passe à l’électrique, il va falloir la produire cette électricité. Va-t-on construire des éoliennes, des fermes solaires, des EPR, des centrales à charbon ? Gardez votre voiture pourrie qui pollue, vous polluez moins qu’en jetant votre caisse à la décharge et en vous offrant un calèche rutilant de chrome, et vous économiserez de l’argent. En plus, il est probable que l’on vous enfume un peu sur ses magnifiques performances énergétiques, l’autonomie et le taux de pollution des nouveaux véhicules. 

On nous demande d’être écolo mais qui a eu l’idée de relancer le transport en bus sérieusement ? Prenez le bus (vous savez le gros truc diesel qui se traîne pendant 6 heures pour faire un Strasbourg-Paris), le train c’est trop cher. Du coup nous avons plein de bus qui sillonnent la France, une belle idée. Sans parler des camions. Pourquoi favorise-t-on toujours ce mode de transport des marchandises, est-il si important d’encombrer la route avec des 38 tonnes alors que nous avons un réseau ferroviaire très dense et des canaux. C’est un choix politique, ne pas faire de vagues. Les routiers sont sympas, mais faut pas les énerver non plus.

Et si vous essayez de raisonner vos déplacements ? Covoiturer pour aller bosser, marcher à pied ou à vélo pour des petits trajets, utiliser les transports en commun lorsque c’est possible, éviter de prendre l’avion pour aller bronzer vos fesses aux Maldives. Je ne dis pas que tout le monde peut le faire, la SNCF supprimant à la pelle les petites lignes ces dernières années, mais cela vaut la peine d’essayer. Des petits efforts au quotidien, qui une fois encore, vous ferons faire des économies. Oui parce que entre l’achat, l’assurance, l’entretien, le carburant, une voiture, ça coûte une blinde !

Et que penseriez-vous de moins consommer ? C’est bête mais évident pourtant, si on consomme moins, on pollue moins, tout simplement. Pourquoi changer de smartphone tous les ans, pourquoi acheter une télévision 3D 4 K alors que celle qui trône dans votre salon fonctionne parfaitement ? Pourquoi s’offrir une paire de Nike à la mode alors que celles que vous portez sont en bon état ? Pourquoi changer de déco alors que celle que vous avez est encore très belle ? Pourquoi commander un truc sur Internet alors qu’il y a des boutiques près de chez vous, pourquoi demander la livraison pour demain alors que votre commande pourrait arriver dans une semaine ?

Nous sommes conditionné à acheter compulsivement. Nous sommes noyé sous les publicités pour alimenter nos insatisfactions. Nous sommes manipulés pour consommer. Il faut de la croissance pour créer de l’emploi nous dit-on. Connerie !

Et si nous fabriquions des produits réparables, des machines à laver qui durent dix ans, des voitures increvables, des appareils solides, résistants, qui lorsqu’ils tombent en panne, peuvent être amené dans une échoppe, pour être remis en état. Que faites-vous lorsque votre cafetière tombe en panne ? Vous la jetez non pour acheter le dernier modèle avec des LED bleues. La réparation créerait l’emploi perdu dans la fabrication. Des métiers valorisant en plus, il est toujours plus sympa de remettre en état un lave linge que de l’assembler à la chaîne.

Et si nous mangions mieux ? Je ne prône pas la culture végétarienne, loin de là, mais a-t-on besoin de manger autant de viande ? J’aime un bon steak saignant, j’ai dit  un bon steak, mais je ne suis pas obligé d’en manger un par jour. Un par semaine, c’est amplement suffisant et du coup, je m’offre de la viande de qualité, pas celle que vous trouvez dans un hamburger de chez McDo. Manger mieux c’est aussi ne pas gâcher. Pourquoi acheter des aliments infects pour les jeter à la poubelle ensuite ? Et si nous mangions d’abord les produits que nous cultivons chez nous, pas forcément dans notre jardin, mais des produits qui poussent en Europe, de préférence dans notre département pour limiter les transports. Pourquoi se gaver de soja, d’oranges, d’ananas, de bananes, d’huile de palme et j’en passe alors que localement vous pouvez manger des pommes, des poires, des prunes, des pommes de terre, des courgettes, des carottes, du choux ? Manger local en circuit court, idéalement bio, ça n’est pas forcément plus cher. Je ne parle pas d’autarcie soyons clair, je laisse ces idées à la con aux extrémistes, je parle juste de faire attention. Pas question par exemple de se passer de café et de cacao, sans café je suis mort, sans cacao, ma femme est invivable.

Chauffer moins, éclairer ce qu’il faut, débrancher ce qui est inutile. Oui c’est bête mais c’est facile à faire. Un pull, des chaussettes, des chaussons et à 18°C vous serez très bien chez vous et vous économiserez sur votre facture de gaz, d’électricité ou de pétrole. En plus ça vous rapprochera très vite de votre moitié sous la couette vous verrez. Attention, ne soyez pas des lapins non plus, nous sommes trop nombreux sur la planète. Alors oubliez les familles nombreuses et protégez-vous. Baissez les thermostat, mettez le chauffage en veille quand vous vous absentez. Éteignez les lumières dans pièces où vous n’êtes pas, ne laissez pas les appareils électriques en veille. C’est si compliqué ?

Et Internet, avez-vous conscience de l’énergie dépensée à chaque fois que vous êtes sur Internet ? Vous me direz, ça n’apparaît pas sur la facture, oui c’est vrai, mais indirectement, vous le payez forcément. Rien n’est gratuit sauf l’air que vous respirez, enfin, pour l’instant. A chaque recherche Google, à chaque Tweet, à chaque vidéo de chaton regardée, vous faites tourner la machine infernale des équipements web éparpillés sur la planète, routeurs, serveur, onduleurs, switchs, data-centers… A chaque action sur votre smartphone, tablette ou PC, vous brûlez de l’énergie. Alors raisonnez votre usage du net. 

Oui mais que va-t-on faire si on ne traverse pas la France en voiture, si on ne survole pas les océans en avion, si on se les gèle dans la maison, si on peut peut plus grignoter n’importe quoi, si on ne joue pas avec le dernier gadget inutile, si on ne surfe pas sur la toile ? On va s’ennuyer !

Faites du sport, revoyez vos amis, jouez avec vos enfants, lisez un livre, faites un potager, réparez les trucs en panne chez vous, reposez-vous, marchez, promenez-vous à vélo dans la campagne, vivez quoi !

Tout ça c’est bien joli, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique. Je ne suis pas pauvre, pas encore, mais la retraite approche… Ma voiture est pourrie et je ne vais pas la changer. Je chauffe peu ma maison (17°C) et je fais attention aux lumières et aux appareils électriques. Je roule très peu, j’utilise beaucoup les transports en commun, mes pieds, le vélo et je prends l’avion, au maximum une fois par an sur des trajets raisonnables (en fait je déteste voyager, mais chut !). Hélas tout le monde ne dispose pas non plus d’un réseau de transports en communs bien organisé, les citadins comme moi sont des privilégiés. 

J’achète beaucoup de musique, de jeux et de matériel photo, je l’avoue, des produits conçus et fabriqués dans des pays lointains le plus souvent et que je fais venir par des transporteurs pollueurs.

J’essaye toutefois de limiter ma consommation culturelle en livres et DVDs en empruntant dans les médiathèques, même si ça me fait mal au cœur pour les libraires indépendants. Et encore une fois, soyons honnête, tout le monde ne dispose pas de ces lieux de culture qui existent dans les grandes villes.

J’aime le jus d’ananas, le café et les clémentines mais je mange peu de viande.

Et pour Internet, je suis un très mauvais très élève, la preuve, j’en use et en abuse et c’est mal. Bon, il faut dire que mes enfants ne veulent plus jouer avec moi, que les galipettes sous la couettes c’est sympa mais fatiguant et surtout je ne peux plus faire de sport, alors bon, je compense.

Mes enfants me manquent

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Mes enfants me manquent. 

Oui je sais, j’ai écrit, dans un moment de faiblesse, qu’ils nous ruinaient, qu’ils étaient des boulets. Mais ne sont-ils pas la chair de ma chair, la moitié de mon âme ?

Lorsqu’ils étaient petits, nous nous promenions ensemble en forêt, dans les Vosges, nous visitions des châteaux, des musées et les jours de pluie nous regardions des films, au chaud dans le salon, nous envahissions la table de la cuisine pour une partie de Monopoly, Saboteur, Space Hulk en mangeant des biscuits et des bonbons Haribo.

Je suis maintenant l’enfant de la maison, un fils unique qui joue tout seul et n’a personne avec qui partager ses nouveaux jouets. C’était de chouettes copains quand même que ces deux bambins, toujours prêts à bâtir un château en Légos, des tours géantes en Kaplas, à s’affronter, wiimote en mains, devant l’écran, à Mario Tennis. A Guitar Hero j’avais le bassiste, le guitariste et la chanteuse, je jouais le batteur, un groupe d’enfer!

Aujourd’hui, les deux bonhommes aux bouilles rondes me dépassent de plusieurs centimètres et sortent avec leurs potes pour boire des bières. Ils ne m’invitent même pas alors qu’ils savent pourtant que je ne tiens plus à l’alcool et que donc je ne coûte pas cher à enivrer.

Je crois qu’ils ont honte de leur père, ce gamin éternel qui continue de regarder des Star Wars, porter des tee-shirts de rock et se faire des amis sûr Facebook.

Mes enfants me manquent. Mario Kart, Bomberman en solo passe encore, mais avec qui vais-je jouer à Super Mario Party ? 

Chérie, tu viens jouer ? Non je dois répéter mon violoncelle et j’ai un une pièce à travailler au piano.

Lâcheuse… Une manette dans chaque main peut-être ? Non, ça ne marche pas. Jouer en ligne ? Non, ça n’est pas drôle.

Alors je joue seul devant la télévision. Le dernier de mes fils passe derrière moi en ricanant, genre “pauvre petit vieux, je t’explose tous les jours à ce mini jeu si je veux, mais là désolé, je ne suis plus un gosse, il faut que je bosse mes maths et ma physique pour la colle de demain”. Le grand, lui, il est trop loin et bosse aussi. Le chat, lui, il ne sait pas jouer et s’en fou tant qu’on lui donne des croquettes.

Pourtant je vous l’assure, il est génial ce Super Mario Party. Rien que pour y jouer je serai capable de faire des jumeaux là tout de suite, des petits mais pas trop et surtout qui ne grandissent plus.

Je crois que je suis prêt à devenir grand-père.

Les garçons ! C’est quand que vous nous présentez vos copines ?

Zelda Crossing

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Cela faisait un bail que je ne vous avais pas parlé de la Switch, ça vous a manqué ? Il faut dire que j’ai boudé un peu le catalogue fait de reprises diverses et avariées. Je me suis essayé à la démo de Captain Toad son conviction, j’ai ignoré Donkey Kong Country, Fifa 18 je n’en parlerai même pas à mon voisin, mais je surveille quand même Okami parce que ce jeu est un pur chez d’oeuvre, Mario Party parce que c’est un incontournable des fiestas entre copains.

Par contre je suis tombé sur Yonder, un jeu d’aventure dans un monde ouvert, fait pour les non gamers. Pas de combat, un monde assez vaste, c’est un mix entre Zelda et Animal Crossing. Un monde tout mignon tout gentil, plein d’animaux, de plantes, de gens, de villages mais avec quand même des zones d’obscurités. Vous vous baladez, jouez des petites quêtes pas compliquées, il fait jour, nuit, il pleut, le soleil brille, c’est mignon tout plein, ça ne prend pas la tête et impossible de mourir. Vous récoltez des trucs, vous pêchez, vous cassez des cailloux, abattez des arbres, récoltez des métaux, vous les échangez, vous construisez, Animal Crossing je vous dit, sauf que l’univers est bien plus vaste. Les graphismes n’ont pas la finesse de Zelda et de temps à autres, le jeu lague quelques centièmes de seconde, mais rien de dramatique.

Le genre de jeu auquel on joue après une rude journée de travail, en attendant un rendez-vous chez le dentiste ou pendant une coloscopie.

C’est tendu du slip dans le jardin

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Mes deux gars viennent de décrocher le bac (les deux en même temps ?) et sont inscrits pour de longues études (oui l’un a un an de retard), l’un d’architecture et l’autre de vétérinaire (l’autre a un an d’avance). Des études assurément complémentaire (ils sont rapprochés certes), car il y a une petite chatte tricolore (16 mois) qui traîne dans notre jardin (mais on est pas des lapins non plus).

Quel rapport ?

Nous avons déjà une chatoune tricolore (vous vous en foutez ?). Vous savez les tricots ce sont des vêtements faits mains (mais vous n’avez pas de cœur !), blanc, marron et noir (trois couleurs quoi), avec des griffes, une queue, des petites dents et un caractère de cochon (des chats). Ça grogne, ça crache et ça ronronne en même temps avec une notion très aiguë de ce que l’on appelle le territoire (sale bête).

Evidemment la vieille tricoteuse (non ma femme ne fait pas de tricot !) ne peut pas blairer la jeune, d’ailleurs à part moi, ma femme, mon droit de véto (oui c’est nul) et mon archiduchesse (trop long à expliquer), elle ne peut blairer personne, sauf à l’heure du repas (promis j’arrête les parenthèses). Alors la jeunette qui lui pique ses croquettes, n’en parlons pas.

Si parlons-en justement (j’ai tenu une phrase quand même, bel effort). Vu comment son bidon grossit à celle-là (et le tient bouffon dirait mon fils), elle ne devrait plus être seule très longtemps la coquine (sale gosse). Nous luttons au quotidien pour empêcher la maligne d’entrer dans notre maison (enfin lutter, je lui donne du lait, des croquettes, je l’appelle pupuce, je la grattouille). Il faut fermer portes et fenêtres malgré la chaleur, sinon la petite frimousse moustachue se pointe (comment ça pupuce c’est nul ?) et ça me fend le cœur de la mettre dehors (nous avons eu un conseil de famille pour son nom, tout y est passé, et elle répond à pupuce alors c’est adopté). Mais sinon c’est la guerre, crache, pisse, grogne, doublement de volume, miaulement rauque, tout y passe (allez, j’arrête là).

Pour gérer la crise, il nous faudra bien un architecte afin de construire une maison à toutes ces petites bestioles (notre douce tricolore ne cédant pas un cm² de territoire à sa nouvelle voisine, bref c’est tendu du slip dans le jardin) et un vétérinaire pour soigner toute la smala (car ça castagne déjà sauvage dans le jardin).

Alors, ça a marché ?Je vous ai ému ? (merde, j’ai recommencé, allez stop ! fini ! finish ! basta !)

Le but de ce post vous a-t-il échappé ? Je voulais parler de mes enfants bientôt surdi-plômés (trop fier je suis). Mais tout le monde s’en fou à raison (et c’est reparti comme en quarante). Alors j’ai introduit un élément (n’y pensez même pas) qui fait fondre (c’est dégueulasse) tout le monde sur Internet (en plus), la vidéo de chatons. J’ai compté (conté, comté ?) les aventures navrantes de notre chatte tricolore, ému les âmes sensibles avec l’infâme parasite en cloque qui vole sa nourriture à notre petite chérie (comment ça je vous choque ?), rendu les coûteuses études de nos avortons utiles à la communauté (oui parce que architecte et vétérinaire, bon quoi, c’est juste des gens qui nous pique du fric) et rendu ce blog sympathique par le fait (enfin j’espère).

Maintenant je compte sur vous pour soit :

  • Payer les croquettes et le sable à chat nécessaires pour subvenir à la future progéniture pendant un an
  • Adopter un chaton ou deux
  • Noyer un chaton ou deux
  • Noyer un ado ou deux
  • Adopter un ado, voire deux
  • Payer les études de ces deux branleurs d’ados qui se lèvent tous les jours à 13h00, font la gueule, squattent ma console préférée et la bande passante de ma box, explosent leurs factures Free et ne gèrent absolument pas la rentrée 2018-2019 qui va être compliquée

Alors vous choisissez quoi ? (Cette liste ressemble à un palindrome non ? )

Ma vie en Zelda

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Ma vie, c’est un peu celle du célèbre personnage de Nintendo.

Je recherche des sanctuaires (sites pour installer une station de mesure) à l’aide de ma tablette sheikah (GOOGLE Earth, GPS), à chaque fois une nouvelle épreuve m’attend (mais à qui est ce terrain, où est l’électricité), je combats des monstres (les entrailles de l’administration), je parcours le monde à cheval (Clio, Kangoo), je vole en para-voile d’un sommet à une vallée (Strasbourg/Toulouse), je grimpe aux sommets des tours pour cartographier la région (classification de station aux jumelles), je dépense des rubis pour mieux m’équiper (des bottes, une batterie de PC, essence de la Clio), je dors à ma belle étoile ou dans rares auberges (nuitée à 39€), je mange au coin du feu (picnic dans la voiture sous la pluie battante), j’affronte des boss tous puissants (chef, adjoint, directeur, PDG) et tout ça pour quoi me direz-vous, pour passer le temps, pour récupérer des cœurs, des rubis et surtout parce que j’ai été programmé pour ça.

Je l’avoue, j’ai replongé dans Zelda Breath of the Wild. J’étais bloqué, à poil, sur une île remplie de monstres depuis des mois, jusqu’au moment où je me suis décidé à venir à bout des bestioles et passer à la suite. Un passage de l’aventure sans sauvegarde, pour lesquel vous gagnez quelques malheureux rubis et perdez souvent la vie. Après cette victoire éclatante je suis arrivé chez les piafs et dans la foulée j’ai vaincu le méchant boss, et de deux. Me voila maintenant bloqué à nouveau dans un sanctuaire à affronter l’épreuve d’extrême force où j’échoue lamentablement étant donné mes réflexes de moule intoxiquée.

Patience petit Link, tu y arriveras. En attentant, continues d’arpenter l’Alsace dans ta Clio à la rencontre d’autres voyageurs qui te guideront dans ta quête climatologique.

The last day of june

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The Raven That Refused To Sing compte parmi mes albums favoris de Steven Wilson. Le seul vrai album progressif de l’artiste pour lequel il avait sorti en 2013 le très beau clip, Drive Home.

Régulièrement, je m’égosille, je postillonne, je m’énerve, lorsqu’un artiste se disperse, transformant musique et jeu vidéo par exemple comme voulait le faire Dream Theater avec son The Astonishing. Je critique, je râle, je peste mais je suis faible… Il y a peu, sur la Switch est sorti le jeu The last day of june, inspiré du clip Drive Home. Et j’ai craqué. Comme quoi Wilson c’est vendeur.

Un homme qui a perdu sa femme dans un accident de voiture va revivre avec vous cette après-midi fatale, rejouant les événements, tentant de modifier le passé par l’entremise de quatre personnes de son village, l’enfant qui s’ennuie, la femme qui déménage, le chausseur poursuivant la pie et le mystérieux vieil homme au cadeau. Il faudra jouer et rejouer leurs après-midi, changer le passé, afin d’essayer d’éviter le drame. Un jeu de très courte durée, vendu trop cher, fait de cinématiques et énigmes, visuellement bien en dessous du clip de ‘Drive Home’, avec comme musique de fond, des extraits instrumentaux des morceaux de Wilson et pourtant assez addictif.

Clairement, il ne s’agit pas d’un produit pour gamer avec ses actions limitées, sa durée de vie courte et son côté répétitif. C’est un jeu poétique et beau qui nous raconte une histoire d’amour et de sacrifice.

Dans ma Switch n°6

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Je vous vois venir, vous disant ça y est, après Dans mon iPhone n°XXX dont il nous bassine toutes les semaines, il va nous casser les couilles avec sa Switch. Ben oui et non.

Le titre du post était juste provocateur, je n’achète pas assez de jeux pour tenir une chronique hebdomadaire sur la Switch, même si le catalogue de celle-ci est vraiment très riche.

En fait, je devrais tenir un webzine sur la Switch, Nintendo m’enverrait en avant première tous les jeux, je jouerais avec, écrirais une chronique et je ne vivrais que de musique et de jeux vidéos. Je pourrais également tenir un blog Nikon, je recevrais toutes les boîtiers et optiques compatibles, les testerais et écrirais des chroniques. Quel pied ! Et si je faisais un blog sur les call girl ?

Bon je me disperse là…

Vous avez bien compris que je commence des jeux et que je ne les termine presque jamais. J’aime la nouveauté, je n’y peux rien, et comme je n’ai pas beaucoup de temps libre, je ne finis pas grand chose, y a qu’à voir mes enfants.

Donc quoi de neuf dans la Switch ? Après de fabuleux jeux arrive l’heure des déceptions. Dans le catalogue très fourni, Nintendo propose entre autre du rétro gaming à 5 € et des petits jeux à 20€.

J’avais téléchargé Alpha Mission II pour NeoGeo histoire de retrouver le fun de ma jeunesse perdue, Rime un magnifique jeu d’exploration énigmes aventure, mais ce qui me manquait, c’était un jeu pour voler.

Car je suis un astronaute raté, je rêvais d’aller dans l’espace, ou du moins de piloter un avion. Donc dès qu’un simulateur de vol simple se pointe il faut que je l’essaye.

Dans leur genre j’ai téléchargé Inner Space, sorte de planeur dans un monde psychédélique incompréhensible, aussi incompréhensible que les objectifs du jeu, à utiliser sous acides je pense. Puis le catalogue s’est étoffé d’un Island Flight Simulator, jeu facile qui vous emmène d’îles en îles pour des missions de transport de fret.

Graphismes affligeant, pas de tutoriel, simulation à deux balles, le Flight Pilot sur iPhone est gratuit et bien plus sexy. Mais voila j’y joue quand même et souvent pour tout dire. Pour l’instant le jeu n’a aucun intérêt, soyons clair, tu accepte une mission, tu fais le plein, tu marche jusque l’avion, tu décolle, tu vole, tu atterri, tu repars et voila. N’empêche que je joue à cette daube. Ça ne prend pas la tête, chaque mission dure peu de temps et je peux aller pisser pendant que l’avion vole vu qu’il ne se passe rien. Le truc parfait après une journée de travail harassante.

J’ai téléchargé également la démo de Dragon Quest Builders, mélange de Dragon Quest et de Minecraft.

Je n’ai jamais joué à Minecraft, pas plus qu’à Dragon Quest. Les puristes affirment que ce jeu met à mort les deux licences, moi j’ai adoré la démo. Un des rares trucs que j’ai terminé d’ailleurs. Imaginez un RPG simpliste associé à un jeu de construction de cubes. La démo vous propose de reconstruire un village en ruine, de trouver à manger, de défendre les deux habitants et d’explorer un vaste monde. Il y a des monstres, des montagnes, des jours, des nuits, il faut manger, dormir, se battre, parler, inventer, construire, le truc est tellement addictif que je me demande si je ne vais pas recommencer la démo, pour le plaisir.

Reste la question fondamentale, la seule qui vaille la peine d’être évoquée, vais-je acheter le jeu, sachant que je finirai pas m’en lasser tôt où tard ?

Happy birthday to you Mr blog

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Le temps passe si vite.. Le blog a un an déjà. Outil thérapeutique à mes mouvements d’humeurs incontrôlées, défouloir, zone d’expression non censurée du webzine, passe temps débile, deux cent vingt huit billets sont sortis en une année.

Certains ont connus un vif succès (c’est à dire lus par plus de cinq personnes), certains ont déchaînés les passions (un commentaire laconique de Stéphane qui se reconnaîtra), d’autres n’ont pas été compris ou encore jamais été lus.

Il faut avouer que je raconte tout et n’importe quoi dans ces colonnes, sauf peut-être ma sexualité. J’ai pris l’habitude de lister la musique que je reçois, de parler de ma santé défaillante, d’expliquer pourquoi je passe plus de temps dans ma salle de bain que dans mon salon, de frimer avec les joujoux qui plombent le budget familial, de parler des jeux vidéos que je ne finis jamais et des rares bouquins que je lis. Il y a également quelques coups de gueule sur la chasse aux fonctionnaires, une espèce en voie d’extinction, que l’on pourchasse toujours pour leur graisse alors qu’un résidu de liposuccion ferait un excellent produit de substitution.

Bon anniversaire petit blog, je ne sais pas si tu feras long feu, mais une année, c’est déjà pas mal.

Ma valise en carton

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Partir en voyage, c’est également préparer ses bagages. Il faut penser au nécessaire de toilette, aux vêtements, mais également à occuper les longues soirées pluvieuses. Pour que je me sente bien quelque part, il me faut toujours de la lecture et de la musique. Pour la musique, je fais le plein de mon iPhone avant de partir et je n’oublie pas mon casque. Pour la lecture c’est plus compliqué, il me faut plusieurs livres, imaginez que le premier soit barbant et que je dévore le second… Donc trois livres pour une semaine, c’est le minimum syndical. Et comme je ne suis pas adepte des liseuses, le poids de bagages devient rapidement important. Lorsque le séjour est long, j’aime bien emmener une console et quelques jeux, surtout si je suis seul, une console portable bien entendu car sinon il faudrait emmener un écran. Long séjour signifie retard dans le webzine, et pour gérer le webzine, les mail, les chroniques, les articles, il me faut un PC. Pour chroniquer, ne pas oublier le bic et le bloc note. Enfin, lorsque je pars loin, j’aime faire des photographies du lieu où je me rend, il me faut donc un appareil photo et au moins un objectif. Et surtout ne pas oublier d’emporter une série TV au cas où je n’aurai pas envie de lire, d’écouter de la musique, de photographier ou de jouer.

Résumons, je partais pour cinq jours à Toulouse. J’ai donc emporté dans ma valise :

  • une trousse de toilette
  • quelques vêtements
  • trois livres
  • une série TV
  • mon iPhone avec un casque
  • le PC portable
  • la Switch
  • le Nikon avec le 18-140mm
  • un crayon et un bloc notes

Même moi je me fais peur certains jours.

La chasse est ouverte

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Caché derrière le muret je vise le lapinou embusqué quelques mètres plus loin. Paf  ! Dans ta tronche, bien fait ! Je me relève et fonce sur lui. Prends ça bouffon ! Je le bouscule, saute dans les bras de ma belle et d’un habile salto avant me propulse un étage plus haut, près d’une canalisation d’égout. Le premier qui bouge se prend un pruneau.

La chasse est ouverte !

Oui j’ai finalement craqué pour le dernier jeu de Nintendo, Mario + Rabbits. Un jeu au tour où vous combattez en équipe pour libérer le monde de méchants lapins crétins mutants transformés suite à l’utilisation malencontreuse d’un casque de réalité virtuelle. Quatre mondes sont proposés, dans lesquels votre équipe de trois aventuriers devra affronter des lapins très crétins armé de blasters lourds. Le principe de Kingdom Battle ressemble un peu à Worms : choix de l’équipe, choix des armes, déplacement, attaques, actions spéciales. Les purs gamers ne s’y retrouverons sans doute pas. Le jeu est assez facile (du moins le premier monde), chaque bataille peu être rejouée à l’infini jusqu’à enfin la réussir parfaitement et les batailles finissent par être répétitives à la longue.