Papier caillou ciseaux

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J’aime les livres, les imprimés, le papier. Je n’aime pas lire sur un écran d’ordinateur, de téléphone, de liseuse. J’aime l’odeur de l’encre, de la pâte à papier, le grain de la feuille. Je n’aime pas la lumière d’une dalle OLED, son contraste, sa brillance. Je suis de la vieille école, celle où l’on traçait de belles majuscules avec une plume et un encrier. Je suis également un enfant d’Internet, un des pionniers qui utilisaient Compuserve. Je passe de nombreuses heures sur des ordinateurs et je publie des chroniques dans un webzine. Mais ces chroniques sont d’abord rédigées sur une feuille de papier, l’ordinateur éteint. Et j’écoute la musique, de préférence en analogique, sur des galettes vinyles. Un homme plein de contradictions.

Un texte publié sur Internet est fugitif, volatil alors que couché sur le papier, il devient éternel, immuable. S’il est aisé de zapper devant son écran, une fois un texte entre les mains, il est rare que l’on n’aille pas jusque son point final, quitte à lire en diagonale. Je sais que je ne suis pas le seul à préférer l’édition papier à l’immatériel, j’ai remarqué que les artistes appréciaient tout particulièrement les chroniques élogieuses au format A4.

Voila pourquoi j’ai décidé de me lancer dans la publication papier du webzine.

Ne vous affolez pas, vous ne trouverez pas Neoprog dans les kiosques à journaux, mais début juin, nous sortirons le n°1 en version PDF et nous en imprimerons quelques exemplaires pour les distribuer et qui sait, peut-être nous faire un peu de publicité gratuite. Nos lecteurs pourront télécharger le PDF et l’imprimer chez eux. L’étape suivante pourrait être de lancer un abonnement, d’imprimer les numéros et les expédier par la poste aux lecteurs, comme le font certains magazines de prog. Mais nous n’en sommes pas encore là. Nous allons déjà mesurer les retours de ce premier numéro, évaluer le temps passé et réfléchir à la suite.

Cette édition va demander une surcharge de travail non négligeable, même si les articles seront les mêmes qu’en version dématérialisée. Il faudra être plus vigilant à l’orthographe et la grammaire de même qu’au style car des phrases bancales sur une feuille, cela fait encore plus mal que sur un écran. Et impossible de corriger, une fois imprimé.

J’espère que vous apprécierez l’initiative et je compte sur vous pour nous faire des retours.

La pochette la plus moche (dans mon iPhone n°21)

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Des fois, les groupes manquent de goût. Pour preuve ces cinq premières pochettes alors que les cinq suivantes sont magnifiques. Celle de Frayle a déchaîné (si je puis dire) les passions à la rédaction, Laurent et François se sont lâchés. … Continue reading

Neoprog

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Pour qu’il n’y ait aucun malentendu, il faut que je vous raconte une histoire.

Aux temps lointains du freeware et du shareware, avant l’open source, le Creative Commons,  vivait un informaticien, programmeur, qui pendant son temps libre, fabriquait des logiciels qu’il vendait sur Internet.

Sa maison d’édition se nommait JCLB Soft (il était jeune) et son pseudonyme était Zébulon. Sur son site web zéro,, chez Multimania, il proposait ces sharewares, parlait musique et présentait ses œuvres argentiques très médiocres. Comme quoi, peu de choses changent malgré le temps qui passe.

Ce site avait un nom, Neoprog, comme néo programmeur. Il est vrai que j’écoutais déjà Marillion, mais à l’époque, j’ignorais qu’il s’agissait de rock néo-progressif. Quand la musique prit le pas sur l’argentique (appareil détruit par de l’huile d’amande douce à la naissance de mon second garçon) et que l’ère du shareware fut tuée par Linus Torvalds, il ne me resta plus que la musique, Marillion, Sting, Kate, Gary Moore, Queensryche…, je conservais ce nom Neoprog et m’offrais même un domaine en .net. Neoprog.net était né. La musique devint mon unique obsession et j’élargis mes horizons avec IQ, Arena, Pendragon, toujours sans savoir qu’il s’agissait de néo-prog.

Quand je le compris, il était trop tard, Neoprog était devenu un webzine connu et le malentendu persista. Nous fument inondé de propositions de rock néo-progressif alors que mon cœur battait de plus en plus pour le metal prog. Nous fumes même conspués par une macédoine niçoise pour avoir osé parler de black metal dans nos colonnes. Que répondre poliment à ça ? Et ta sœur ?

J’ai pensé à changer de nom, de domaine, mais je ne suis ni metal prog, ni neo-prog, ni prog fusion, ni prog, j’aime juste la musique en dehors de toute cases, des étiquettes, des castes. Alors Neoprog, comprenez-le bien, est un webzine qui parle de musiques, celles qui nous font vibrer, un point c’est tout.

Tsunami (Dans mon iPhone n°14)

Raz de marée généralement engendré par un mouvement brutal du fond de la mer au cours d’un séisme; désastre marin dans lequel une vague soudaine, énorme et dévastatrice est provoquée par une action sismique (tremblement de terre, éruption volcanique ou énorme glissement de terrain), un cyclone, voire des armes nucléaires, particulièrement dans le Pacifique.

(Source Futura Science)

Une semaine de congés ne m’aura pas franchement permis de dépiler les albums de mon iPhone. En passant pas l’Occase de l’Oncle Tom pour me délester de DVDs et CDs – grande opération ménage de printemps –  j’ai trouvé le moyen de repartir avec deux albums de Riverside… oui je sais. J’ai tout de même écouté la plupart des albums présents aujourd’hui dans mon iPhone de bout en bout, sans me décider à faire un tri qui deviendra bientôt indispensable, faute de place.

Je suis toujours dans une phase metal, et après les chroniques de Ayreon, Whyzdom, The Mars Chronicles, j’attaque celle de Seyminhol, du metal progressif symphonique français.

La poste ne m’a apporté aucune merveille depuis une semaine, je suis donc malheureux. Bien évidement The Gift n’est pas encore sorti, encore moins le fameux DVD de Gens de la Lune, et les prochains arrivages se situent en mai/juin, l’occasion de me concentrer sur les promotions pour une fois.

Sinon, grande nouvelle, le placo de la salle de bain est terminé.

Panique à bord (Dans mon iPhone n°13)

C’est le printemps et les labels se lâchent. Les promos tombent du ciel comme la grêle des giboulées de mars et l’équipe fonctionne au ralenti. Autant dire tout de suite, il y a embouteillage. Non content d’empiler les promotions, je récolte également les fruits de crowdfunding et pré commandes multiples : Kino, Persefone, The Thirteenth Sun, Camembert, Arena pour les vinyles, Ayreon, The Mars Chronicles, Monnaie de Singe, Lazuli pour les CDs, c’est la folie. Dans les promos nous trouvons des poids lourds comme Tesseract, Spock’s Beard ou Toundra qu’il serait difficile de passer sous silence. Et non content d’être inondés de musique, les invitations pour concerts pleuvent.

Ce weekend, Aathma fut principalement à l’honneur à la maison avec le nouveau Tesseract et Toundra. Je n’ai pu encore aller jusqu’au bout du dernier Spock’s Beard, sans doute n’y arriverai-je jamais, j’ai toujours eu quelques difficultés avec ces ricains depuis de départ de Neal. Persefone, malgré son côté growl, à immédiatement séduit ma femme, du coup j’en ai lâchement profité pour l’écouter souvent et fort tout en développant les photographies du concert. Ma chère et tendre a même profité de mon inattention pour envoyer en message un Miguel le guitariste – alors que l’on parlait business – pour lui dire qu’elle adorait l’album, comment voulez-vous travailler de manière professionnelle dans ces conditions, nan sérieusement. Il a adoré.

The Thirteenth Sun, recommandé par un petit suisse metalleux au goût sûr fait également les beaux jours de ma platine, je n’en ferai pas la chronique maintenant que j’ai lu celle d’un confrère, mais je ne peux que vous le conseillé très chaudement. Je sens d’ailleurs, qu’avec TesseracT, Persefone, The Thirteenth Sun et Whysdom, je suis en train de me faire une nouvelle crise de forgeron après quelques mois de flower power, l’appel du printemps sans doute. Ça tombe bien puisque nous venons de recevoir Ophelian Fields du groupe Seyminhol, du metal sympho français.

J’attendais The Gift qui devait sortir au mois de mars, mais celui-ci semble terminé non ? J’espère que son aventure ne sera pas aussi épique que celle d’un certain DVD de Gens de la Lune qui commence sérieusement à me taper sur le système.

Sur la route (Dans mon iPhone n°11)

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Beaucoup de route prévue cette semaine, Lorraine, Vosges, Sundgau donc du temps pour écouter de la musique en théorie. En pratique l’autoradio de ma Logan ne s’interface pas  avec mon téléphone et la collègue de travail avec qui je vais … Continue reading

Dans mon iPhone n°45

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Une semaine bloqué à la maison à cause d’une angine et d’un dos en bouillie, cela laisse du temps pour écouter beaucoup beaucoup d’albums. J’ai chroniqué tout ce qui me tombait entre les oreilles. J’en ai profité pour trier les … Continue reading

Crise de foie

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Crise foie ou crise de foi ? Après une overdose de Threshold, VUUR et Sons Of Apollo, je n’en peux plus du metal prog. Ecoeurement, dépression post metal, post coïtale, burn out musical, je l’ignore, ce qui est certain c’est que mes oreilles réclament de nouvelles sensations.

Mon unique religion se nomme la musique, mon alimentation, des morceaux de quinze minutes. Dès que je dispose de quelques minutes, j’allume la chaîne, le baladeur, branche le casque et écoute un album de progressif. Entre les promotions, les achats, et les anciens albums, je peux tenir une centaine jours en continu sans écouter deux fois le même morceaux.

Mais de temps en temps, je perds la foi, mon foie, ne supportant plus cette alimentation trop chargée. D’ordinaire la médicamentation était simple, après une forte dose de néo-progressif, une cuillerée de metal, un sachet de rétro prog et je repartais pour trois albums. Cette fois, foie, foi, l’heure est grave. La purge metal n’a pas réussi, la mono-diète catenbury non plus et pas question d’arrêter de m’alimenter de prog, il faut que le webzine tourne.

J’ai connu un gars qui traversait la même crise existentielle. Il polluait les forums consacrés au rock progressif, dénigrant systématiquement le métal prog, le rétro prog, le néo-prog, louant des groupes inconnus ayant sorti un seul EP avant de sombrer dans l’oubli. J’en suis presque là, mais pas encore. Plutôt que de tirer sur l’ambulance comme lui, j’essaye de nouvelles drogues, de nouveaux dieux et mon oreille se complet de plus en plus dans le prog fusion instrumental, m’entraînant vers des contrées dans lesquelles je n’osais guère m’aventurer il y a encore peu.

Si vous voyez fleurir des groupes improbables prochainement dans nos chroniques, ne prenez pas peur, je mange juste du radis noir afin de pouvoir à nouveau m’asseoir au banquet gargantuesque du rock progressif pour les fêtes.