Streetbourg

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Samedi dernier, j’ai voulu mettre en pratique le stage de photographie de rue, cette fois en solitaire. Il faisait une température agréable après les derniers pics à plus de 30°C et je devais aller en ville de toute façon. C’est muni d’un 85 mm (mon objectif fétiche du moment), permettant de photographier d’un peu plus loin les sujets, que je me suis rendu en centre ville de Strasbourg en quête de sujets dans un cadre urbain.

Je commençais sur la place Kleber avec un homme qui remplissait le ciel de bulles de savon pour le plus plaisir des enfants. J’ai tourné autour jusqu’à trouver le meilleur angle de vu selon moi, l’homme de dos à contre jour avec la mère et sa fille en second plan. J’ai choisi une ouverture de 1.8 pour flouter tout ce qui n’était pas en premier plan et mettre en valeurs les irisations des bulles.

Quelques mètres plus loin, je tombais sur un couple dans une ruelle étroite, le jeune homme portait sa copine hilare dans les bras comme une mariée. L’image était tentante mais je n’ai pas osé, le gars était balaise et je ne cours pas vite.

Je suis arrivé sur la place de la cathédrale bondée de touristes où un violoncelliste tentait de gagner quelques euros en jouant sur le parvis. J’ai commencé par une photo du musicien seul puis ai attendu que des personnes passent devant ou derrière lui, ne prêtant de préférence aucune attention à sa musique. J’aime le décalage entre l’artiste jouant concentré et cette touriste qui passe devant lui. Lui net, elle floutée par le mouvement et la profondeur de champ.

J’ai continué ma ballade le long des quais et avant de passer sous un pont qui enjambe l’île. Soudain je vois ce groupe qui surgit sous l’arche, dans la lumière. La photo fait un peu film d’horreur avec le traitement extrême des hautes et basses lumières que j’ai ajouté ensuite à l’aide de Lightroom.

Je suis resté encore un peu au même endroit, essayant le même genre de clichés avec différents passants. Un autre photographe m’a copié, le vilain… Voici une seconde version avec un couple cette fois et un noir et blanc plus académique pour rendre la douceur de la scène.

Enfin, toujours le long des quais, j’ai pris en photo cette personne en haut d’un pont, plus pour la composition et les couleurs qu’autre chose. J’ai encore du chemin à faire, être plus rapide, moins timide, courir vite, trouver le bon cadrage du premier coup, mais je suis content d’y être allé tout seul et d’oser un peu plus.

Panoplie de concert – MAJ

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Je me déguise toujours pour aller écouter des concerts. Le tee shirt d’un groupe obscur, un short confortable en été, un jean en hiver, des baskets souples et confortables, des bouchons d’oreilles faits sur mesure et deux boîtiers reflex. Deux boîtiers pour deux objectifs, car depuis quelque temps je travaille avec deux optiques fixes, un Nikkor 85 mm 1.8 et un Nikkor 35 mm 1.8 également. Il me fallait basculer parfois sur un 18-140 mm pour couvrir toute la scène au premier rang (mon seul grand angle hormis le Fish-Eye que j’utilise peu). Mais un petit nouveau vient d’arriver à la maison, un Sigma 18-35 ouvert à 1.8 également, grosse bête de 800 grammes, aussi imposante que mon 18-140 mm et qui va remplacer le 35 mm. Une très belle optique qu’il vaut mieux ouvrir entre 1.8 et 5.6 pour un meilleur piqué et qui vous donnera du fil à retordre en autofocus. C’est le 20 juin à Karlsruhe que je vais tester ce nouveau combo au concert de Solstafir, il ne me reste qu’une journée pour apprivoiser la bête et me muscler pour porter tout ce matériel.

Bon finalement la chaleur et les dysfonctionnements du petit corps malade ont eu raison de mon envie de musique. Ce soir fête de la musique, je vais essayer de me rattraper, mais vu les températures annoncées je risque d’être encore plus zombie qu’hier.

Le billet facile

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Lorsque l’on a pas grand chose à raconter, il suffit de parler des prochains albums qui arriveront à la maison, bref des nouvelles commandes. Parce que là, sincèrement, entre la reprise du travail, le développement des photos de Rome qui … Continue reading

Portraits de pongistes

Tout au long de l’année, j’accompagne mon petit dernier, aux compétitions de tennis de table qui se déroulent un peu partout dans le Bas-Rhin. N’ayant clairement pas le niveau pour le coacher, à part un “vas-y défonce le” (encouragement de footeux), je n’ai pas grand chose à faire pendant les six heures de la compétition. Alors étant co-webmaster du site du club, je me propose de faire quelques clichés pendant que les jeunes défendent les couleurs du club, histoire de couvrir l’événement (comme un journaliste sportif, le QI en plus, le talent en moins).

Dimanche dernier, nous étions donc à Ingwiller (au nord de l’Alsace) pour disputer le Top 12 LATT. Outre les photos d’ensemble, de matchs et de podiums, les clichés imposés dirons-nous, je me suis concentré sur des images de joueurs et joueuses en pleine action, de préférence au moment de frapper la balle. Des images qui requièrent un temps de pause relativement bref (de 1/200 à 1/250), une forte montée en ISO de 1000 à 4000 et un zoom puissant 70-300 mm.

Le choix du noir et blanc, c’est pour le plaisir du portrait mais également pour atténuer quelque peu les violents contrastes dus aux maillots, filets, murs, éclairages et séparations de la salle qui égarent les yeux du sujet principal. J’ai fait d’autres clichés en couleur pour restituer la réalité de la compétition, mais comme dit plus haut, ces photos réalistes m’intéressent nettement moins.

La toute première est ma préférée, l’expression de la gamine en plein service est amusante, presque surréaliste. Là où je suis content, c’est que mon gamin a ramené la coupe en juniors (7 absents sur 12, ceci explique en partie cela) et que je n’ai pas abusé du mode rafale pour obtenir les clichés que je voulais réaliser. Après sur une cinquantaine de photos, je ne garde que ces quatre là mais j’ai eu bien plus de déchet auparavant.

La médiathèque Malraux

C’est devant la médiathèque Malraux que nous avions rendez-vous samedi matin pour le troisième atelier de streetphotography. Un lieu de passage avec ses deux grues et ses nouveaux immeubles, une ancienne friche industrielle que la ville de Strasbourg a admirablement bien réhabilité. Un samedi matin, froid et gris, qui n’incitait guère les alsaciens à lézarder sur l’esplanade. Excepté quelques cygnes, pigeons et agents de voiries nettoyant la place, pas âme qui vive. Pour de la streetphotography, l’affaire semblait mal emmanchée.

Vous ne verrez pas la médiathèque, ni les grues, car nous nous sommes déplacés rapidement vers la gare routière pour trouver quelques bipèdes conciliants.


Cette fois, j’étais venu avec un pied photo et un déclencheur à distance, histoire de pouvoir enfin m’essayer aux pauses longues et aux doubles expositions. Pour l’objectif, j’ai triché (comme beaucoup), me munissant d’un 18/140 mm afin de ne pas avoir à courir partout, la zone de jeu étant très grande avec de vastes espaces vides (très vides).

Arrivé avec un peu d’avance, je m’essaye à la double exposition sur des cygnes, totalement hors sujet, mais faute d’autre modèle… C’est un petit chien, traversant une passerelle, derrière son maître, qui me donnera mon premier cliché. C’est également ma photographie préférée.

La piste cyclable sera une source d’inspiration comme la gare routière avec ses murs miroirs. J’ai essayé des poses longues devant l’entrée d’un centre commercial mais sans grand succès. Le miroir reflétant les murs miroirs de la gare, c’est une idée que j’ai volée à un des autres photographes du stage. Pas de la streetphotographie à proprement parler mais la composition m’a amusé.

Nous allons nous retrouver en mai, en studio, pour une seconde soirée débriefing et développement où j’espère bien explorer un peu plus en profondeur les arcanes de Lightroom.

Daktari

A l’heure où des imbéciles heureux posent sur Facebook avec leur trophées de chasse, je me suis dit qu’un safari s’imposait. L’Afrique est trop loin et il y fait trop chaud. Les zoos sont des lieux sordides, surpeuplés, où les animaux dépriment. Entre les deux, il y a le parc animalier de Ste Croix en Lorraine. Un vaste espace dans lequel, des animaux, principalement originaires d’Europe, disposent de vastes enclos, et les humains, principalement venus de Lorraine, disposent de grandes allées ombragées.

Depuis quelques temps, je nourrissais l’idée de me lancer dans ce safari photographique à une heure trente de chez moi. Équipé d’un 70-300 mm et d’un 500 mm, nous partîmes en famille, à la rencontre de faune sauvage parquée en Lorraine. Rien de très exotique, mais pour profiter du soleil printanier et s’exercer à la photo animalière, le lieux me semblait adapté et agréable. Ours, loups, cerfs, bisons, ratons laveurs, renards, lynx, cigognes, vautours, oies, sangliers, moutons, maki kata, pandas roux, humains, le parc de 120 hectares recèle plus de 1500 animaux et 100 espèces. Comptez six heures pour l’explorer en totalité et assister à quelques nourrissages pour approcher au plus près les animaux.

La journée fut chaude pour un début avril, 25°C, et le public nombreux, mais le site est assez vaste pour que l’on ne se marche pas sur les pieds. Des photographes du dimanche comme moi,  avec une débauche de matériel scandaleuse n’étaient pas rare non plus, même si j’ai découvert plus tard que le parc organise des journées spéciales pour les chausseurs d’images.

Une petite partie des photos que j’ai faites sont ici, sur Flickr. Rien de bien extraordinaire, mais un bon exercice d’utilisation du Samyang 500 sans pied, l’objectif dont je me suis servi assez souvent au cours de la journée. J’ai raté de Lynx, le pélican attrapant un poisson au vol, le renard sous son rocher et bien d’autres. Je suis assez content des ours s’ébattant dans l’eau, photo prise à travers une vitre au 500 mm. Pour les Maki kata, l’exercice était trop facile, ils sont à deux mètres de vous, vous regardent, se prélassent, aucun mérite, mais “ils sont trop mignons” (disait la petite fille avant de se faire sauter dessus).