FARSe

Image

Les festival des arts dans la rue de Strasbourg se tient tout les ans pendant l’été et c’est la première fois que je m’y rends. Trois jours de spectacle de rue, du vendredi au dimanche, avec des animations diverses dans tous les coins de notre jolie citée.

Vendredi je travaillais, samedi il pleuvait, restait le dimanche pour sortir. De 10h à 22h, un peu partout dans la ville, sur l’eau, dans la rue, sur des places, des artistes se produisaient. Théâtre, construction monumentale, acrobaties, musique, il y en avait pour tous les goûts semble-t-il mais pour ma part, je n’ai pas vu grand chose. Ma géographie strasbourgeoise étant ce qu’elle est (je ne connais que le nom de trois place et de deux rues), j’ai eu quelques difficultés à situer les événements. Alors je n’ai assisté qu’à ceux dont je connaissais l’adresse.

– Et mec tu n’as pas un smartphone avec maps ?
– Si si, mais pas de forfait Internet.
– Ben alors, pourquoi tu as un smartphone ?
– Pour écouter de la musique, recevoir des appels téléphoniques et gérer mes rendez-vous. Oui je ne fais pas partie de ces abrutis qui marchent en regardant leur écran cinq pouces.
– Mais quel has been… Tu aurais pu regarder les lieux à la maison ?
– Sans doute.
– Mais quel boulet…

Vers midi, mon épouse, m’envoie un texto du travail (elle est prévisionniste pour un organisme de météorologie étatique), pour me dire qu’il n’y aura pas d’averse cet après midi. Alors rassuré par la météo clémente, fort de deux destinations facilement repérables où se produiront des spectacles, équipé comme il se doit d’un appareil photo au cas où, je me rends au centre ville. A peine sorti du tram, une grosse averse arrose les passants et je dois en catastrophe mettre à l’abri mon matériel. Ça commence fort…

La pluie cesse arrivé place d’Austerlitz où va jouer la Compagnie des Batteurs de Pavés, revisitant à deux, une pièce de théâtre: Hamlet. Assurément, voici une  configuration minimaliste. Entre bonimenteur, one man show à deux et théâtre de rue, les deux acteurs nous livrent une version très expurgée et personnelle de la pièce de Shakespeare. J’adore cet auteur classique alors je ne reste pas très longtemps, disons un quart d’heure, ce genre de mayonnaise ne prend pas avec moi.

Je me déplace un peu plus loin, au bassin d’Austerlitz, pour assister au spectacle Des Bâtisses Sœurs Aux Villes Ephémères (oui c’est pourrit comme jeu de mots). Un show qui va durer de 15h à 22h. Aucune idée du sujet, j’y vais parce que c’est à côté. Sur la Strasbourg Plage – 50x50m de sable et de transatlantiques près du conservatoire – s’empilent des cartons, des rouleaux de scotch et s’agglutinent des bâtisseurs de tout âge. Ils assemblent et lient des cartons sur deux chantiers, afin de construire un phare de 20 mètres de haut qui devrait être érigé d’ici 22h. Bien entendu, eux comme moi, n’aimons guère la pluie. Pour moi, ça bousille mon matériel coûteux, pour eux ça ramollit leur architecture en carton. Alors nous observons les cieux avec angoisse, eux près à tirer leurs bâches, moi prêt à remballer tout mon attirail.

Par chance il ne pleut pas, et je peux assister à l’érection du phare qui ressemble plus à la tour de Pise qu’à autre chose. Je n’irai pas jusqu’à 22h, musardant sur la plage et autour de la médiathèque pour faire quelques photographies comme celle de ce couple au sommet des escaliers de secours que j’ai intitulé “L’amour en cage”, sans doute pas un des spectacles officiel du festival.

Il n’empêche que le travail des bâtisseurs m’a impressionné, regardez la structure ci dessus. Un petit bout du phare. J’aurai bien assisté au final, quand ils assemblent le phare au bord du bassin d’Austerlitz. C’est décidé, l’année prochaine j’essayerai de m’organiser un peu mieux.

Streetbourg

Image

Samedi dernier, j’ai voulu mettre en pratique le stage de photographie de rue, cette fois en solitaire. Il faisait une température agréable après les derniers pics à plus de 30°C et je devais aller en ville de toute façon. C’est muni d’un 85 mm (mon objectif fétiche du moment), permettant de photographier d’un peu plus loin les sujets, que je me suis rendu en centre ville de Strasbourg en quête de sujets dans un cadre urbain.

Je commençais sur la place Kleber avec un homme qui remplissait le ciel de bulles de savon pour le plus plaisir des enfants. J’ai tourné autour jusqu’à trouver le meilleur angle de vu selon moi, l’homme de dos à contre jour avec la mère et sa fille en second plan. J’ai choisi une ouverture de 1.8 pour flouter tout ce qui n’était pas en premier plan et mettre en valeurs les irisations des bulles.

Quelques mètres plus loin, je tombais sur un couple dans une ruelle étroite, le jeune homme portait sa copine hilare dans les bras comme une mariée. L’image était tentante mais je n’ai pas osé, le gars était balaise et je ne cours pas vite.

Je suis arrivé sur la place de la cathédrale bondée de touristes où un violoncelliste tentait de gagner quelques euros en jouant sur le parvis. J’ai commencé par une photo du musicien seul puis ai attendu que des personnes passent devant ou derrière lui, ne prêtant de préférence aucune attention à sa musique. J’aime le décalage entre l’artiste jouant concentré et cette touriste qui passe devant lui. Lui net, elle floutée par le mouvement et la profondeur de champ.

J’ai continué ma ballade le long des quais et avant de passer sous un pont qui enjambe l’île. Soudain je vois ce groupe qui surgit sous l’arche, dans la lumière. La photo fait un peu film d’horreur avec le traitement extrême des hautes et basses lumières que j’ai ajouté ensuite à l’aide de Lightroom.

Je suis resté encore un peu au même endroit, essayant le même genre de clichés avec différents passants. Un autre photographe m’a copié, le vilain… Voici une seconde version avec un couple cette fois et un noir et blanc plus académique pour rendre la douceur de la scène.

Enfin, toujours le long des quais, j’ai pris en photo cette personne en haut d’un pont, plus pour la composition et les couleurs qu’autre chose. J’ai encore du chemin à faire, être plus rapide, moins timide, courir vite, trouver le bon cadrage du premier coup, mais je suis content d’y être allé tout seul et d’oser un peu plus.

Panoplie de concert – MAJ

Image

Je me déguise toujours pour aller écouter des concerts. Le tee shirt d’un groupe obscur, un short confortable en été, un jean en hiver, des baskets souples et confortables, des bouchons d’oreilles faits sur mesure et deux boîtiers reflex. Deux boîtiers pour deux objectifs, car depuis quelque temps je travaille avec deux optiques fixes, un Nikkor 85 mm 1.8 et un Nikkor 35 mm 1.8 également. Il me fallait basculer parfois sur un 18-140 mm pour couvrir toute la scène au premier rang (mon seul grand angle hormis le Fish-Eye que j’utilise peu). Mais un petit nouveau vient d’arriver à la maison, un Sigma 18-35 ouvert à 1.8 également, grosse bête de 800 grammes, aussi imposante que mon 18-140 mm et qui va remplacer le 35 mm. Une très belle optique qu’il vaut mieux ouvrir entre 1.8 et 5.6 pour un meilleur piqué et qui vous donnera du fil à retordre en autofocus. C’est le 20 juin à Karlsruhe que je vais tester ce nouveau combo au concert de Solstafir, il ne me reste qu’une journée pour apprivoiser la bête et me muscler pour porter tout ce matériel.

Bon finalement la chaleur et les dysfonctionnements du petit corps malade ont eu raison de mon envie de musique. Ce soir fête de la musique, je vais essayer de me rattraper, mais vu les températures annoncées je risque d’être encore plus zombie qu’hier.

Le billet facile

Gallery

This gallery contains 6 photos.

Lorsque l’on a pas grand chose à raconter, il suffit de parler des prochains albums qui arriveront à la maison, bref des nouvelles commandes. Parce que là, sincèrement, entre la reprise du travail, le développement des photos de Rome qui … Continue reading

Portraits de pongistes

Tout au long de l’année, j’accompagne mon petit dernier, aux compétitions de tennis de table qui se déroulent un peu partout dans le Bas-Rhin. N’ayant clairement pas le niveau pour le coacher, à part un “vas-y défonce le” (encouragement de footeux), je n’ai pas grand chose à faire pendant les six heures de la compétition. Alors étant co-webmaster du site du club, je me propose de faire quelques clichés pendant que les jeunes défendent les couleurs du club, histoire de couvrir l’événement (comme un journaliste sportif, le QI en plus, le talent en moins).

Dimanche dernier, nous étions donc à Ingwiller (au nord de l’Alsace) pour disputer le Top 12 LATT. Outre les photos d’ensemble, de matchs et de podiums, les clichés imposés dirons-nous, je me suis concentré sur des images de joueurs et joueuses en pleine action, de préférence au moment de frapper la balle. Des images qui requièrent un temps de pause relativement bref (de 1/200 à 1/250), une forte montée en ISO de 1000 à 4000 et un zoom puissant 70-300 mm.

Le choix du noir et blanc, c’est pour le plaisir du portrait mais également pour atténuer quelque peu les violents contrastes dus aux maillots, filets, murs, éclairages et séparations de la salle qui égarent les yeux du sujet principal. J’ai fait d’autres clichés en couleur pour restituer la réalité de la compétition, mais comme dit plus haut, ces photos réalistes m’intéressent nettement moins.

La toute première est ma préférée, l’expression de la gamine en plein service est amusante, presque surréaliste. Là où je suis content, c’est que mon gamin a ramené la coupe en juniors (7 absents sur 12, ceci explique en partie cela) et que je n’ai pas abusé du mode rafale pour obtenir les clichés que je voulais réaliser. Après sur une cinquantaine de photos, je ne garde que ces quatre là mais j’ai eu bien plus de déchet auparavant.