Téhéran

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Une espionne israélienne se rend en mission à Téhéran pour pirater une des centrales électrique de la ville. Ainsi pourrait se résumer le scénario de cette série Apple TV. 

L’Iran n’a pas bonne presse chez les américains et Israël est le petit protégé de la bannière étoilée. Les iraniens comptent parmi les pires ennemis des sionistes et pourtant de nombreux juifs venus de l’empire perse ont émigré en terre promise pour échapper aux ayatollahs lors de la chute du Shah d’Iran.

Notre agent du Mossad est bien entendu une immigrée iranienne et son opération, préparée de longue date, échoue lamentablement. La voila donc piégée dans Téhéran, sans papier, recherchée par la police et les services secrets, livrée à elle même.

Au début de Téhéran on croirait presque regarder un documentaire de propagande anti-iranien tant les clichés sont forts : misère, corruption, répression, propagande. Malgré ce début manichéen, la tension des premiers épisodes catastrophes nous maintient en haleine. Petit à petit les trais au marqueur noir s’estompent pour des couleurs plus nuancées grace notamment à deux personnages iraniens, un hacker contestataire et un chef des services de renseignements joué par l’excellent Shaun Toub (Iron Man). C’est ce dernier qui crève l’écran, tout l’opposé de l’espionne qui peine à rendre son personnage crédible au fil des épisodes et qui a la fin de la série agace carrément.

La série, un peu manichéenne certes, mais qui se laisse regarder même si elle n’a rien d’extraordinaire.

https://youtu.be/FBKbfCGg5aA

Robots

Le thème des robots parle à tous les geeks. Et je suis encore un geek malgré ma cinquantaine bien sonnée. Quand une série télé parle de Linux, de piratage, de solitude, de dark web et s’intitule Mr. Robot, elle est forcément pour moi.

J’ai commencé Mr. Robot, l’histoire de ce génie du piratage schizophrène qui bosse pour une boite de sécurité informatique et se fait débaucher par un groupuscule pour sauver le monde, à moins que ce ne soit pour y semer le chaos. Il vit seul avec son poisson rouge (qui est noir en réalité), n’a qu’une amie, qui comme lui, a perdu son père dans les même circonstances.

L’histoire se déroule dans un futur alternatif où E Corp, un gros consortium domine toute l’économie. Et ce consortium est responsable du décès de son père. Vous imaginez vite la suite, le hacker va essayer de faire tomber la multi nationale. Logique.

La série va bien au delà de l’exploit de hacker, elle parle de l’homme, de la solitude, de la folie, de l’amitié, de l’ambition, de l’amour et ce avec une grande justesse. Le personnage Helliot, le geek hacker est interprété par Rami Malek qui a brillé dans le film dans Bohemian Rhapsody et son père, Christian Slater alias Mr Robot crèvent l’écran et font la série.

Notre Helliot étant un peu cinglé quand même, la série connait quelques rebondissements improbables comme l’épisode de la deuxième saison où brutalement Helliot se retrouve acteur d’un sitcom avec des rires enregistrés qui s’invitent à chaque réplique, en voyage avec ses parents et sa sœur dans un cabriolet.

Mr Robot plonge celui qui regarde la série, dans l’univers du hack, de l’Internet, de la sécurité informatique, des multinationales, de la solitude, de l’addiction, de la folie. Une excellente série pour geeks d’autant que l’on y trouve un Commodore 64 avec son lecteur de disquettes cinq pouces et quart.

Electricity

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Vous saviez qu’Ewan McGregor était un motard ? Moi non, même si j’ai vu presque tout ses films. Avec un pote il fait régulièrement des road trips en moto à travers le monde et cette fois il a décidé de remonter l’Amérique du sud, de Ushuaïa jusque Los Angeles. 

Pourquoi pas me direz-vous ? Oui mais attention un road trip en moto électrique car “l’électricité c’est l’avenir”, dixit Ewan. 

Le hic c’est qu’au moment de l’expédition, les motos électriques, ça ne courrait pas les routes, pas plus que les pickups 4×4 électriques pour accompagner l’expédition. Alors pendant le premier épisode on découvre l’équipe bossant avec des constructeurs auto et moto pour leur fabriquer des prototypes.

Le second problème, c’est qu’avec deux-cent-cinquante kilomètres d’autonomie et plus de vingt-mille kilomètres à parcourir, il faudrait recharger souvent, très souvent. Et les bornes de recharge rapide se comptent sur les doigts d’une main sur leur chemin.

Alors ni une ni deux, ils font installer cent-cinquante bornes de chargement sur leur route. Heu ? Sérieux ? Oui oui, juste pour que deux gars remontent en motos électriques l’Amérique du sud. Le comble c’est que leur caméraman, lui aussi à moto, aura un moteur thermique et que le van transportant les panneaux solaires de recharge, est un gros diésel qui pue.

Je résume: Ewan et son pote voyagent léger et incognito en motos électriques d’Ushuaia jusque Los Angeles accompagné de deux gros SUV électriques, d’une moto thermique, d’un van diésel sur une route jalonnée de stations de chargeurs rapudes installées juste pour eux. Le message écolo est limpide.

Cerise sur le gâteau les gars ont moyennement anticipé que s’il fait chaud chez eux, c’est parce que l’hiver bat son plein sous l’équateur. Et, si vous ne le saviez pas encore, les batteries chargent mal dans le froid et leur rendement est nettement moins bon.

Après un pilote prototypes, les trois épisodes suivants sont consacrés à trouver une prise électrique entre l’Argentine et le Chili, à arriver au bac avant qu’il ne s’en aille ou avant la panne seiche. 

Les gars sont tellement bien préparés qu’à deux reprises ils font venir un groupe électrogène monté sur un camion pour recharger les véhicules en plein milieu de nulle part. Respect !

Vous savez quoi ? Je n’aime pas les grosses cylindrées chromées et les bikers. J’ai toujours trouvé que les véhicules électriques étaient la plus grosse mascarade du siècle. Mais j’aime bien Ewan McGregor, enfin les personnages qu’il incarne et j’adore voyager en images. Mais là franchement, je me demande encore pour quelle raison je regarde ces épisodes. Peut-être dans l’espoir que la production ne lance le chantier d’une centrale nucléaire dans les Andes pour que nos deux bikers terminent leur périple en temps et en heure ?
Electricity

Vous saviez qu’Ewan McGregor était un motard ? Moi non, même si j’ai vu tout ses films. Avec un pote il fait régulièrement des road trips en moto à travers le monde et cette fois il a décidé de remonter l’Amérique du sud, de Ushuaïa jusque Los Angeles. 

Pourquoi pas me direz-vous ? Oui mais attention un road trip en moto électrique car l’électricité c’est l’avenir, dixit Ewan. 

Le hic c’est qu’au moment de l’expédition, les motos électriques, ça ne courrait pas les routes, pas plus que les pickups 4×4 électriques pour accompagner l’expédition. Alors pendant le premier épisode on voit l’équipe bosser avec des constructeurs auto et moto pour leur fabriquer des prototypes.

Le second problème, c’est qu’avec deux-cent-cinquante kilomètres d’autonomie et plus de vingt-mille à parcourir, il faudrait recharger souvent, très souvent. Et les bornes de recharge rapide se comptent sur les doigts d’une main sur leur chemin.

Alors ni une ni deux, ils font installer cent-cinquante bornes de chargement sur leur route. Heu ? Sérieux ? Oui oui, juste pour que deux gars remontent en motos électriques l’Amérique du sud. Le comble c’est que leur caméraman, lui aussi à moto, aura un moteur thermique et que le van transportant les panneaux solaires de recharge, est un gros diésel qui pue.

Je résume: Ewan et son pote voyagent léger et incognito en motos électriques d’ushuaia jusque Los Angeles accompagné de deux gros SUV électriques, d’une moto thermique, d’un van diésel sur une route jalonnée de stations de chargeurs rapudes installées juste pour eux. Le message écolo est limpide.

Cerise sur le gâteau les gars ont moyennement anticipé que s’il fait chaud chez eux, c’est parce que l’hiver bat son plein sous l’équateur. Et, si vous ne le saviez pas encore, les batteries chargent mal dans le froid et leur rendement est nettement moins bon.

Après un pilote prototypes, les trois épisodes suivants sont consacrés à trouver une prise électrique entre l’Argentine et le Chili, à arriver au bac avant qu’il ne s’en aille ou avant la panne seiche. 

Les gars sont tellement bien préparés qu’à deux reprises ils font venir un groupe électrogène monté sur un camion pour recharger les véhicules en plein milieu de nulle part. Respect !

Vous savez quoi ? Je n’aime pas les grosses cylindrées chromées et les bikers. J’ai toujours trouvé que les véhicules électriques étaient la plus grosse mascarade du siècle. Mais j’aime bien Ewan McGregor, enfin les personnages qu’il incarne et j’adore voyager en images. Mais là franchement, je me demande encore pour quelle raison je regarde ces épisodes. Peut-être dans l’espoir que la production ne lance le chantier d’une centrale nucléaire dans les Andes pour que nos deux bikers terminent leur périple en temps et en heure ?

Mythic Quest

Lorsque j’étais plus jeune, je rêvais de devenir programmeur de jeux vidéos. Mais depuis que j’ai regardé les dix épisodes de Mythic Quest – le festin du corbeau, j’en rêve un peu moins. Il faut dire que j’ai laissé tomber la programmation depuis dix ans et que je suis moins addict aux jeux vidéos aujourd’hui.

Mythic Quest se déroule dans un studio de jeux vidéos, genre Ubisoft. Et le studio développe un jeu online multijoueur à la manière de World of Warcraft. Vous incarnez un personnage, vous le faites vivre, évoluer, vous rencontrez des potes et surtout vous bastonnez avec une pelle. Une pelle ? Oui, une pelle, regardez le premier épisode vous comprendrez.

Le studio regorge de personnages hauts en couleurs comme le scénariste qui a obtenu le prix Nebula il y a très très longtemps, la testeuse qui teste Mythic Quest au travail et qui joue à Mythic Quest à la maison, le créateur mégalomane mâle alpha et mauvais père, le producteur qui n’est pas dans le coup, la RH psychiatre, la chef programmeuse qui n’a pas de vie en dehors du codage, etc.

Les épisodes, au nombre de neuf plus un (je reviendrai sur le plus un), durent environ vingt-cinq minutes, du coup la première saison a été regardée en quatre soirées. La série est drôle, très drôle, même si vous n’aimez pas forcément les jeux vidéos comme ma femme, car les personnages sont des caricatures d’êtres humains.

Impossible de vous dévoiler la trame, il n’y en a pas, tout tourne autour de jeu Mythic Quest et des petites mains qui le conçoivent. La série parle de l’influence des streamers sur destin d’un jeu, de l’achat de bien virtuels, de vieux jeux vidéos… Deux épisodes sortent de cette trame, le cinquième qui raconte la naissance d’un amour et d’un jeu vidéo gothique en 1983 et le dixième, filmé pendant le confinement, qui fera hurler de rire (jaune) les pauvres malheureux qui comme moi télétravaillent encore (je vais d’ailleurs vous laisser, j’ai une réunion Bluejeans qui va commencer).

J’attends la saison deux avec impatience.

La lune rouge

6,72 – la lune photographiée le 21 novembre à 17h28 GMT

J’ai vécu avec les pilotes d’essais, passé le mur du son, volé en X15 et réalisé la première orbite dans la capsule Mercury, c’est ça l’Etoffe des Héros. J’ai participé au programme Apollo de La Terre à la Lune, de l’incendie dramatique d’Apollo I jusqu’à la dernière mission. J’ai craint de ne jamais revoir la Terre à bord Apollo XIII et j’ai passé des journées et des nuits aux côtés du Premier Homme avant qu’il ne foule le sol lunaire. 

Mais était-il vraiment le premier ? Certains disent que les russes ont pris de l’avance sur le programme américain, que la lune est rouge et que les américains posèrent une base au pôle deux ans après Apollo XV. 

For All Manking, propose une uchronie sur la conquête spatiale où les russes, après Spoutnik, Laïka, Gagarine, furent les premier sur la Lune, relançant de plus belle la course à l’espace car les américains sont mauvais perdants, surtout Trump en fait. 

La série reprend les mécanismes de De la Terre à la Lune et de Apollo XIII avec l’univers de la NASA d’un côté et les familles des astronautes de l’autre mais s’attarde plus cette fois sur des sujets politiques, la corruption, la guerre du Vietnam, l’émancipation des femmes, la vie de famille des astronautes. Peu à peu, les visages des personnages de La Terre à la Lune ou de Apollo XIII s’estompent, remplacés par ceux des acteurs de For All Mankind, comme par magie.

Après l’échec d’Apollo I, la NASA est devenue frileuse. La lune aurait pu être conquise avec Apollo X, un mois avant les russes. Mais n’osant plus prendre de risques, la vénérable administration accumule les retards dans la course à l’espace, et la Russie risque de dominer le monde et l’espace. Alors les pilotes se rebellent et la NASA ose. La première station lunaire permanente est construite près d’un cratère sera américaine. Les russes viendront se poser à quelques kilomètres peu après. Les astronautes, suite à la désintégration d’une Saturne 5 sur le pas de tir, celle qui devait amener la relève, se retrouvent confinés sur la Lune de nombreuses semaines supplémentaires, regardant en boucle la même série TV sur un VHS fatiguée . « Hi, Bob. ». Quelque part c’est un peu ce que nous vivons aujourd’hui non ?

Les amateurs de l’Etoffe des héros se doivent de regarder cette réalité alternative de la course à l’espace. Une excellente première saison qui en appelle une seconde.

The Game

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La mini série The Game se déroule sur fond de guerre froide. Le bloc de l’Est s’oppose à l’Ouest et les espions deviennent souvent des agents doubles, retournés par l’ennemi. A Londres, le MI5 découvre qu’une vaste opération russe va être menée contre l’Angleterre prochainement.

Commence alors une course contre la montre pour la petite équipe de Daddy afin de découvrir ce sui se cache derrière l’opération Glace.

The Game se concentre principalement sur le travail d’espionnage du MI5 et rentre peu dans l’intimité de la vie des agents, celui qui a perdu la femme qu’il aime et cherche à se venger (Tom Hughes), l’homosexuel aux prises avec le scandale (Paul Ritter), la secrétaire qui veut monter dans la hiérarchie (Chloé Pirri), le flic qui découvre les méthodes du MI5 (Shaun Dooley), le couple d’espions en pleine crise et Daddy (Victoria Hamilton et Jonathan Harris), Daddy le boss vieillissant qui craint pour sa place et ne fait confiance à personne ou presque (Brian Cox).

Pose de micros, filatures, planques, recoupements d’informations, manipulations, combats, intrigues, The Game raconte la Guerre Froide, l’espionage, la guerre des agences de renseignement et cette mystérieuse opération Glace qui menacerait tout le Royaume Uni.

Encore une série BBC pas toute jeune (2014) que j’ai déniché dans ma médiathèque. De très bons acteurs, des décors qui nous font remonter dans les années soixante-dix et une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière minute. Pour le rien gâcher la musique du générique très bien pensée, entre Amicalement Votre et Mission Impossible, nous met immédiatement dans le bain. Une série à ne pas manquer.

Deux problèmes, une solution

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L’histoire a commencé par un fichier mp4 de 4,7 Go, la promotion d’un live de rock progressif. Moi les concerts j’aime bien les vivre sur un très grand écran faute d’y assister en présentiel. Et si mon écran de Mac est très grand, il est minuscule devant les deux mètres cinquante de diagonale de l’écran du vidéo projecteur. Par chance le lecteur blu-ray possède une entrée USB. Il me suffisait donc de copier le fichier mp4 sur la dite clef. Fichier trop grand. La clef possède 32 Go et le fichier moins de 5 Go, cherchez l’erreur. L’erreur c’est la FAT32 qui n’accepte pas des fichiers supérieurs à 4 Go. Qu’à cela ne tienne je formate la clef en ExFat, je copie le fichier et je plugue la clef sur le Blu-ray. Le lecteur ne voit pas la clef, classique, il ne connaît que le format FAT32 le bougre. J’essaye d’autres formats à tout hasard, niet. Je suis quitte pour regarder le concert dans une pièce moins confortable et sur un écran minuscule. J’aurais pu déplacer le Mac et le connecter au home cinéma mais d’un, je n’ai pas de cable Apple HDMI spécial truc bidule, de deux, un 27 pouce c’est quand même un gros machin à déplacer. Bref.

Et puis il y a ce satané confinement. Si j’ai bien anticipé les livres, pour les séries j’ai oublié de piller la médiathèque dont je commence à avoir fait de toute manière le tour. Alors après 10% sur la 2 et la saison 3 de Mr Robot, il ne me restait plus qu’à me refaire Stargate Atlantis, encore une fois. Car notre décodeur TV n’accepte pas Netflix et changer de décodeur signifierait changer d’abonnement et ça pas question car notre abonnement cable Internet est à un prix imbattable. Si j’en change, je triple son coût sans parler de l’abonnement Netflix et que de toute façon mon premier problème ne serait pas résolu. Bref l’impasse.

J’avais donc donc deux problèmes, trouver des séries TV et regarder sur le vidéo projecteur ce qui se trouve sur mon Mac et une solution : Apple TV.

J’ai mis du temps à comprendre les déclinaisons de Apple TV, Apple TV+, Apple TV 4K et Apple TV HD. Pour le coup, je trouve qu’ils ont fait fort chez Apple. Alors je vous explique :

Apple TV c’est le programme iOS qui gère les vidéos, Apple TV+ l’abonnement à la plateforme de vidéos, Apple TV 4K et Apple TV HD des plateformes matérielles à relier à une télévision ou un vidéo projecteur pour visualiser la bibliothèque de Apple TV dessus. Et la différence entre 4K et HD ? Des formats d’images différents. 

Le vidéo projecteur ne supporte pas la 4K donc vive Apple TV HD. Le truc c’est que si vous vous équipez d’un Apple TV HD, Apple vous offre un an d’Apple TV+ soit presque soixante euros de réduction sur un équipement à cent cinquante neuf euros. Alors, pourquoi pas essayer ?

Oui je sais, une fois encore je me lie un peu plus à la grosse pomme et je file de l’argent aux héritiers de Steve Jobs, mais Trump est foutu non ? A qui la faute ? Au COVID-19 et à la FAT32 non ? Donc aux chinois et aux américains. La prochaine fois j’achèterai une Lada, au moins avec ce genre de poubelle aucun risque d’engraisser ces salops de capitalistes.

La livraison entre 9h30 et 13h30 par les bons soins de DHL est arrivée à 15h00, alors que j’étais parti travailler évidement, car je vais encore au travail, même quand il y a du brouillard ou de la pluie.

J’ai récupéré le colis dans une station service où j’ai stationné mon vélo pour faire le plein et suis allé à la maison installer la petite boite. Il faut savoir que cette opération n’est pas anodine lorsque l’on est équipé de tout un basard multimédia. Derrière il y a du cable, des serpents noirs reliés à des boitiers de répartition ou de concentration. Bref l’enfer. Une fois que je me suis souvenu de comment tout cela fonctionnait, j’ai lu la notice de 50 caractères, j’ai branché l’Apple TV HD à une prise HDMI puis je l’ai connecté au secteur. A l’écran de la TV, la liste des langues, positionné sur Deutch et le machin qui me baragouine un truc incompréhensible en teuton. J’essaye de parler à la télécommande “Français, French, bordel !”, appuie sur les boutons au hasard, rien, le bidule cause tout le temps allemand puis devient muet comme une carpe, mais à l’écran c’est toujours Deutch qui est sélectionné.

Alors je regarde la toute petite notice de cinq par dix centimètres de plus près et découvre les fonctions des boutons de la télécommande. Je ne suis guère avancé, mais voila que au-dessus des boutons, se dessine un espace invisible et tactile avec un bouton caché. Yes ! la sélection se fait là. Un touch pad assez étrange mais qui fonctionne et je peux enfin choisir ma langue. Une fois approché l’iPhone et configuré le bousin en bluetooth je peux utiliser la télécommande du téléphone pour continuer et là ça va très vite. L’abonnement est lancé pour une année gratuite et je découvre un catalogue fabuleux de séries et films. Youhou The Mandalorian ! Ha non mon gars, ça c’est Disney+, faudra allonger 7 euros de plus par mois si tu veux voir la série et ainsi de suite. Après de longues recherches, je découvre enfin la sélection Apple TV+, il y a un petit logo dessus. C’est une petite sélection de films et de séries, et là je suis un peu déçu. Mais tu t’attendais à quoi mec pour cinq euros par mois ?

J’allume alors mon Mac et essaye de visionner le live qui se trouve dans ma bibliothèque Apple TV et je ne le trouve pas. Mais heu ? Il est bien sur le Mac pourtant ! Après une nuit de me sommeil je comprends que l’Apple TV HD devient une source pour les projections des vidéos, il suffit de basculer du Mac vers l’Apple TV HD avec le petit zigouni dans les vidéos Youtube et Cie et la magie opère. Bon au moins j’aurai des live me suis-je dit…

Et puis le soir nous avons commencé à regarder le catalogue de séries et nous sommes tombés d’accord après de longues palabres pour essayer Little America, une série sur l’immigration aux U.S.A. traitée avec un certain humour puis Before The Dark qui raconte la vie d’une gamine de neuf ans voulant devenir reporter. Ben oui maintenant nous pouvons suivre deux séries en même temps, même trois, peut-être See et certainement For All Mankind mais pas The Mandalorian, à moins que, il suffit de cliquer après tout…

The Expanse T 4

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Le tome 4 de la série de livres The Expanse n’a jamais mieux porté son nom. L’humanité, après avoir colonisé la ceinture, Mars et quelques satellites joviens, quitte le système solaire et part à la découverte de planètes inconnues.

La première élue se nomme Ilus, ou New Terra tout dépend de quel monde vous venez. Atmosphère respirable, continents et océans, biome extraterrestre non hostile enfin à part les limaces, tout pour s’installer et prospérer. D’ailleurs, dès sa découverte connue de tous, un groupe de ceinturiens s’embarque pour un voyage illégal et sans retour de plus d’un an pour s’installer sur Ilus.

Sauf que, et c’est l’histoire de bien des peuplades, la RCE a reçu une autorisation d’exploitation de la planète par les Nations Unies, et la RCE voit d’un très mauvais œil la présence des premiers colons en place.

Mais au fait, The Expanse, ce n’est pas l’histoire de James Holden, sauveur de l’humanité avec sa petite équipe à bord du Rossinante ? Si, si. Alors quel rapport avec notre histoire ?

Abracadabra ! Holden est proposé comme médiateur dans la crise qui oppose colons et RCE sur Ilus, crise qui s’envenime d’heures en heures. Holden en médiateur ? Sérieusement…

Vers la moitié du roman, alors qu’Holden fait de son mieux, traduisez aggrave la situation, l’histoire bascule brutalement et revient au sujet premier du livre, à savoir la proto molécule. Une grosse explosion et plus rien n’est pareil ensuite. Les factions restent sur leurs positions mais la survie l’emporte sur les rivalités, encore que.

Cette seconde partie du livre, plus dans l’action, qui sent la pluie, la boue et l’odeur confinée des scaphandres spatiaux, n’est pas forcément celle qui m’a le plus enthousiasmée mais il fallait bien que l’histoire bouge un peu pour les lecteurs avides d’adrénaline et de rebondissements.

Les feux de Cibola poursuit les aventures de Holden et cie honnêtement, sans m’emballer plus que ça. Par chance, le dernier chapitre laisse espérer une suite prometteuse, un peu plus politique. Jusqu’où vont-ils nous amener ? Vous le saurez en lisant le tome 5.

Beau Séjour

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Une adolescente se réveille dans une chambre d’hôtel et découvre dans la baignoire son corps sans vie.

La Belgique, de nos jours, son club de motocross, son lycée, son hôtel Beau Séjour en rénovation et une jeune fille sans histoire qui disparaît pendant la fête du tir.

Voilà une série télé à petit budget avec des acteurs pas franchement exceptionnels qui a réussi le tour de force de me captiver.

Une série policière, avec son histoire banale comme un fait divers, qui se déroule dans une petite ville belge, rien de très sexy à priori mais accrochez-vous, le scénario se révèle redoutable.

Kato Hoeven est retrouvée morte dans une gravière, probablement assassinée dans la chambre 108 de l’hôtel Beau Séjour puis déplacée dans une gravière pour cacher son corps. Kato est morte, sauf que Kato est avec nous pendant son autopsie, elle parle avec son père à son enterrement, elle roule à moto pour suivre les deux inspectrices venues mener l’enquête, elle dort, mange une pizza avec un copain… Kato vit, mais juste pour certaines personnes.

Kato est bien morte mais certains la voient et peuvent lui parler, certains mais pas tous : une amie, son père, un flic, un ado et un trafiquant de drogue.

Cet artifice scénariste donne tout son sel à la série Beau Séjour. Avec peu de moyen, le policier frôle le fantastique et l’enquête que mène Kato sur sa propre mort devient passionnante. Car notre Kato ne se souvient de rien, comme amnésique. Alors invisible de certains, elle nous ouvre des portes normalement fermées.

L’enquête est l’occasion d’une peinture sociale sans complaisance : une famille recomposée, un père alcoolique, un champion local de motocross, la bonne copine pas très nette, un médium clochard, deux enquêtrices aux antipodes l’une de l’autre, une petite frappe de dealer, un époux infidèle, une enfant soit disant sans histoire.

La série date de 2017 et ne paye pas de mine à première vue, mais croyez-moi, elle mérite le détour.

Oui, je sais. Vous allez me demander ce qu’est une fête du tir. Sincèrement, qu’est-ce que j’en sais moi ? Je ne suis pas belge et Kato ne m’a rien dit.

Vous savez, j’ai un travail aussi

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Depuis plus de vingt ans je gère un webzine de rock progressif. Programmation, administration, sauvegardes, mises à jours, publications, la bête m’occupe beaucoup. Et comme il faut alimenter le site en contenu pour nos lecteurs, je chronique des albums, couvre des concerts, fait des interviews, écrit des actualités, enregistre les groupes, leurs albums et leurs concerts. Et comme pour chroniquer il faut de la musique, je sollicite les labels, maisons de disques et artistes. Et n’étant pas seul dans le webzine, il faut en plus que je partage la musique, relise le travail des autres, relance les gars pour qu’ils livrent leur prose à temps, et tout ça justement prend du temps. Je me suis fixé un rythme de publication de trois chroniques hebdomadaires, sans parler des news quotidiennes, parfois plus lors de la rentrée musicale.

Toute cette pression exigeait un exutoire alors j’ai créé un blog pour parler de ma folie, de la musique d’un point de vue politiquement moins correct, pour raconter ma vie, pour décompresser. Mais un blog, même s’il a moins d’exigences que le webzine, doit être mis à jour et surtout alimenté régulièrement en billets. Alors, depuis mon smartphone, j’écris quand me vient une idée, comme en ce moment puis je la mets en forme, cherche un titre, une image et plus tard, si le billet me semble toujours acceptable, je le publie. Je me suis fixé un rythme de deux billets par semaine, parfois je cale devant la page blanche, parfois j’en gribouille cinq en une semaine.

Le rock progressif m’a ramené à la photographie par hasard en voulant proposer des images pour les live reports. Au début j’empruntais du matériel au travail mais bien vite j’ai voulu un matériel adapté à l’exercice. J’ai retrouvé les joies de la photographie avec un reflex, un sport abandonné avec la fin de l’argentique. De photographie de concert je suis revenu tout simplement à la photo. J’ai rapidement adopté Flickr pour publier les clichés de concerts et mes premiers pas dans le numérique. Avec cette plateforme j’ai découvert le travail d’autres personnes et j’ai voulu trouver mon style. J’ai également découvert le développement numérique qui m’a définitivement rendu accroc à l’image. Au début je publiais une photo de temps en temps, en fonction de mes ballades, aujourd’hui je m’oblige à sortir une image par jour en plus des photos de concert. Trouver une idée, la photographier, la développer, la publier, l’image m’a totalement asservie.

Et comme j’aime lire, je partage mon enthousiasme littéraire sur le blog ainsi que sur Babelio, mais ça, pour une fois, ça ne me prend pas trop de temps.

Chaque jour j’écoute de la musique, publie des actualités, des chroniques ou billets, répond au médias, relis des textes, met en ligne des photos 

Mais j’ai un travail et une famille vous savez. Chaque jour je sacrifie sept heures à mon employeur, chaque jour je fais à manger, je change la caisse du chat, sort les poubelles, fait les courses, lave et étend le linge, passe l’aspirateur, la serpillière, l’éponge, la brosse à dent. Et après toutes ces activités éreintantes je trouve encore le temps de regarder une série télé, de lire un ou deux bouquins et de dormir neuf heures les bonnes nuit, sans parler des migraines qui me volent 24 heures de ma vie toute les semaines, enfin les bonnes semaines…