Good Morning, Midnight

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Panne de lecture, j’ai deux bouquins en attente mais je n’arrive pas à me concentrer sur du matériel un peu cérébral, ça arrive. Du coup je suis passé chez mon libraire, j’ai fouillé un petit moment dans la pile SF sans vraiment trouver mon bonheur et ai pris, un peu par hasard et par dépit, un bouquin d’une auteure inconnue, Lily Brooks-Dalton, Good Morning, Goodbye.

Encore un de ces romans désespérés avec deux récits parallèles qui se rejoignent. Un vieil homme et une gamine survivent seuls, non loin du pôle nord. Dans l’espace, un équipage revient de Jupiter. Le reste du monde semble avoir cessé de respirer, du moins il ne répond plus. Les ondes radios sont devenues muettes, la Terre semble s’être vidée de toute vie.

Après quelques premières pages difficiles liées à une traduction à bas coup, le livre de Lily vous embarque dans le vaisseau spatial où les tensions deviennent explosives et dans cet observatoire déserté où un vieux scientifique découvre à l’automne de sa vie ses erreurs passées. Un roman profondément humain, sur fond de cataclysme, qui se lit à toute vitesse et dont il est difficile de sortir. J’y retrouve l’ambiance de Phare 23 ou de Silo de Hug Howey, un livre lent, sans action, tourné vers les personnages, plongé dans un monde sans avenir.

Remplissez les salles

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Après le Bataclan le 13 novembre 2015, c’était au tour du Manchester Arena d’être visé hier soir. Des victimes innocentes, venues écouter de la musique, venues profiter de la vie.

L’ennemi n’a qu’un objectif semer la terreur, inciter à fermer sa porte à double tour, à ne plus sortir de chez soi, à renoncer aux terrasses des cafés, à la musique, au plaisir.

La seule réponse qui ait un sens à mon avis, face à cette violence, c’est d’agir à l’opposé de ce que nous dicte la peur: sortir, aller aux concerts plus que jamais, prouver que nous n’avons pas peur de ces actes barbares mais isolés et que la vie doit continuer, qu’une minorité violente n’imposera pas son dictât au reste du monde.

Alors je vous invite à sortir ce Weekend, aller à des concerts, boire en terrasse des cafés, profiter de la vie, du soleil, de la musique. Pour ma part je serai Chez Paulette vendredi pour écouter Franck Carducci, et vous ?

Le billet facile

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Lorsque l’on a pas grand chose à raconter, il suffit de parler des prochains albums qui arriveront à la maison, bref des nouvelles commandes. Parce que là, sincèrement, entre la reprise du travail, le développement des photos de Rome qui … Continue reading

Le podomètre des vacances

Les vacances, ce n’est que du bonheur. L’occasion de se ressourcer, de se reposer, de profiter du calme et de manger de bons petits plats.

Destination Rome, la ville antique, ses fontaines, ses ruines, ses musées, sa gastronomie, son soleil, ses métros, son bruit, ses bus sans horaire ni plan, ses trams aux itinéraires improbables, ses voitures qui ignorent la couleur des feux, ses scooters qui surgissent de nulle part, ses hordes de touristes assoiffés, ses marchants ambulants, ses vestiges à chaque pas, ses poubelles odorantes à chaque carrefour,  ses italiens bruyants accrochés à leur téléphone portable, ses tickets coupe file, ses queues devant les musées, ses embouteillages monstres, ses travaux, sa chapelle Sistine poussé par un troupeau aveugle. Rome quoi.

Quatre jours intenses, éreintants, des merveilles pour les yeux et que de kilomètres parcourus à pied. Le podomètre est éloquent :

  • Jour 1 : 9,1 km  à pied –  25°C temps lourd – voiture, avion, navette aéroport
    • arrivée sans bus
    • recherche de nourriture
  • Jour 2 : 16,4 km à pied – 26°C soleil temps lourd – métro A et B
    • Colisée
    • Place d’Espagne
    • Villa Borghese
  • Jour 3 : 13.,3 km à pied – 26°C soleil – métro A et B, tram 3
    • Palazzo Massimo
    • Vieille ville
    • Panthéon
    • Fontaines
    • Château St Ange
    • Musée du Vatican
  • Jour 4 : 14,3 km à pied  – 26°C soleil – métro A, tram 19
    • Circo Massimo
    • Thermes de Caracalla
    • Via Apia
    • Catacombes de St Callisto
    • Thermes de Dioclétien
    • Basilique St Pierre
  • Jour 5 : 15,4 km à pied –  26°C soleil – métro A, Bus 118, tram 3, bus 3B
    • Via Apia (seconde partie)
    • Vielle ville
  • Jour 6 : 6,3 km à pied – 26°C soleil – navette aéroport, avion, voiture
    • Villa Blanc
    • Retour

Le mythe de la caverne

Je suis d’un naturel pantouflard, me complaisant dans ma maison, mon jardin, détestant voyager. Cette propension naturelle, liée en partie aux migraines, s’est fortement aggravée depuis mon accident, obligé que j’ai été, de rester sédentaire pendant de long mois. Mon activité musicale n’arrange pas les choses, passant des heures à écouter de la musique dans le salon et travaillant beaucoup sur la toile. Je ne vais plus au cinéma, situé trop loin de la maison à mon goût, préférant attendre la sortie des films en Blu-Ray pour les regarder au calme sur mon home cinéma. Pour les concerts, il faut que je me fasse violence, prenant les places à l’avance afin d’être certain d’y aller, sinon, à la dernière minute, je me dégonfle souvent.

A quoi ressemble le monde, vu de ma caverne ? Qui sont réellement ces personnes avec qui je discute via le Mail, Messenger ou Skype. Les ombres sur les murs reflètent-elles fidèlement la réalité ? C’est sur Facebook, où j’ai vécu trop longtemps par procuration, que j’observe le plus de projections, souvent grotesque, du monde réel où le comportement des humains ressemble à s’y m’éprendre à celui des conducteurs de voitures dans un embouteillage. Les derniers événements, attentats, élections, prouvent encore une fois, s’il était besoin, que ce monde virtuel, bien utile au demeurant, reste un exutoire pour toutes les plus viles pulsions de l’espèce humaine.

Il faut que je sorte de temps temps de cette virtualisation caricaturale du monde afin d’affronter la vraie vie et les vrais humains. Sortir de la caverne, aller à la rencontre d’êtres fait de chair et d’os (je ne parle pas de mes deux ados et de mes collègues qui me détestent tous). Alors je vais partir en voyage, si si, avec mon épouse, sans les ados, des vacances. A l’étranger, dans un pays dont je ne connais pas la langue, visiter des musées, manger des plats inconnus, prendre des photos de monuments. Mais est-ce vraiment sortir de sa caverne ? Ce monde là n’est-il pas encore plus déformé que celui des réseaux sociaux ? Si assurément, mais cela me fera du bien de me déconnecter d’Internet, de ne pas chroniquer, de manger ailleurs et autrement, de visiter de magnifiques ruines antiques.

Alors certes, il va y avoir le stress des transports, la gestion des visites, de la location, la consommation d’aliments improbables, des dialogues de sourds en anglais, des queues dans les musées, des galères d’orientation, des additions incompréhensibles, mais qu’importe, je serai en vacances ! Voila un an maintenant que je ne me suis pas éloigné de plus de 150 km de chez moi. Il est temps que je sorte de ma coquille, même si je ne suis pas totalement réparé.

Nous avons évité le pire

Pour nous rassurer, nous pouvons dire que nous avons évité le pire. Mais sincèrement, à y regarder de plus près, Marine Le Pen obtient 33,9% des suffrages. 10,6 millions de français ont voté pour elle.

Lorsque j’irai me promener en ville, parler au travail, manger au restaurant, boire une bière au pub, une personne sur les six croisées, un électeur sur quatre, aura potentiellement voté pour un programme d’extrême droite, c’est terrifiant !

L’être humain semble avoir une capacité fabuleuse à oublier les heures sombres de son histoire. Quand la situation se dégrade, le peuple a besoin d’un bouc émissaire, une tête de turc, un punching ball. Les juifs qui s’enrichissent dans notre dos, les musulmans qui veulent nous faire la guerre, les roms qui nous volent, les protestants trop exigeants. Rien pour les orthodoxes, les hindous, les shintoïstes ? Quel manque d’imagination !

Sincèrement j’ai honte, un français sur six sur quand même, j’ai la gerbe.

Les laissés pour compte

Le 14 octobre, 2% de la population disparaît brutalement. Le conducteur s’évapore alors qu’il était au volant de sa voiture, le siège bébé est soudain vide, l’épouse découvre sa table de cuisine désertée. Personne ne sait ce qui s’est passé, aucune début d’explication. Ils ont disparu. Et puis, il y a les autres, ceux qui sont restés, qui doivent vivre avec cette perte, ce deuil sans corps à mettre en terre si ce ne sont des fac-similés en latex.

Trois ans plus tard, à Mapleton, dans une petite ville américaine, la mairesse prépare la cérémonie du souvenir…

Le personnage central de la série est le chef de la police Kevin Garvey dont le père, l’ancien chef, est interné à l’hôpital psychiatrique du coin. Il entend des voix et est un peu violent certains jours. La femme du chef, elle, a rejoint une secte d’illuminés qui ne parlent pas, s’habillent de blanc et fument. Dans Mapleton, il y a le pasteur, l’enquêtrice, la fille de Kevin, le mystérieux tueur de chien, la mairesse, la copine squatteuse et des ados aux jeux débiles, des personnages que chaque épisode met en scène d’étonnante manière, nous racontant comment ils vivent la disparition.

La série date de 2014, et je n’en suis qu’à la saison une. Il y a en a trois, et je pense que l’on va aller jusqu’au bout. Des scènes trash, un humour décalé, une bourgade américaine avec ses habitants qui se connaissent tous, un chef de police pas très net dans sa tête et la disparition du 14 octobre comme trame de fond. De quoi alimenter de nombreux épisodes intrigants.

Nostalgie

Je me souviens d’une époque bénie, ou chaque promo reçue était une victoire, une découverte, d’une époque ou je trouvais le temps d’écouter tout ce qui arrivait, de trier avec l’oreille et pas en fonction de l’étiquette du groupe.

Mais c’était avant… J’ai l’impression d’être devenu une boite à lettre vivante, ingurgitant du mp3 à longueur de journée et régurgitant de la chronique.

L’équilibre entre petit webzine musical indépendant et grosse équipe bossant les 50 heures par semaine est vite franchie finalement. C’est mon choix stratégique, celui de vouloir rester petit, afin de ne pas me transformer en simple gestionnaire d’équipe qui n’écoute plus de musique tant il est débordé par les tâches administratives du magazine. Idéalement il faudrait être organisé en métiers: un chargé de communication, un web-designer, un DBA, un programmeur, un rédacteur en chef, des chroniqueurs, des relecteurs, des photographes, un spécialiste vidéo, un coordinateur. Bref une grosse équipe. Aujourd’hui nous sommes un chargé de communication, un web-designer, un DBA, un programmeur, un rédacteur en chef, six chroniqueurs, trois relecteurs, deux photographes, un spécialiste vidéo, un coordinateur. Sauf que nous sommes six… Alors certains possèdent plusieurs casquettes, par exemple, je suis chargé de communication, web-designer, DBA, programmeur, rédacteur en chef, chroniqueur, relecteur, photographe, spécialiste vidéo et coordinateur. C’est trop ? Oui, c’est trop.

Plus le temps passe, plus les labels et artistes nous reconnaissent et nous sollicitent. Qui irait s’en plaindre ? Chronique, interview, live report, annonce de concert, de festival, crowdfunding. La boite aux lettres se remplit de demandes. Et si nous avons le malheur de chroniquer du métal un jour, c’est dix artistes qui nous contactent. Alors, la plupart du temps, nous faisons profil bas, nous essayons tant bien que mal de rester dans le prog pour éviter les débordements. Mais c’est frustrant de s’interdire un bel album sous prétexte que le groupe joue du trip hop ou du pagan.

Que faire ? Grandir, se professionnaliser, trouver un modèle économique viable (je rigole là). Ne pas bouger, quitte à exploser par burn out ? Rétrograder et revenir à un simple blog ? Je me pose souvent ces questions, et je n’ai pas encore LA solution. Il faudrait trouver un juste équilibre entre plaisir et contrainte, comme ici dans ce blog. Je pense que de nombreux webzines sont confrontés à ce problème un jour: grandir, stagner ou mourir.

Combien de magazines ont fermé suite au départ de leur fondateur, à une grave crise interne ou à une expansion trop rapide et non contrôlée. Ne croyez pas que cela soit simple de trouver des collaborateurs qui travaillent juste pour la gloire et du mp3 watermarké. C’est même très difficile. Des gens qui savent écrire, écouter, garder un esprit indépendant, rendre leurs devoirs à temps, se fondre dans l’équipe et sans faire de vagues sont des perles rares. Nous avons connu notre lot de déboires comme tant d’autres et j’ai fini par devenir prudent. Le tout feu tout flamme, tout nouveau tout beau, ne dure jamais très longtemps et motiver ses troupes sur la durée n’est pas aisé tous les jours.

Actuellement Neoprog est une petite équipe qui fonctionne et s’entend bien. Il a fallu réduire la voilure des publications pour s’adapter à la production et garder du plaisir à chroniquer. Notre cadence pourrait encore baisser dans les mois qui viennent, alors je cherche à savoir ce qui est lu de ce qui ne l’est pas, et un sondage récent me confirme ce que je subodorai déjà :

Beaucoup de gens regardent nos articles sur Facebook sans aller les lire dans le webzine, se contentant de survoler le titre et de regarder l’image. Les chroniques sont lues, plus il y en a, plus la fréquentation du webzine est importante. Les interviews n’intéressent que très peu de monde, comme les live reports. Les actualité sont survolées, peut-être qu’elles n’apportent pas grand chose au final, quant aux vidéos de groupes, elles n’intéressent qu’une minorité, c’est vrai qu’elles arrivent le plus souvent sur Youtube avant d’être publiées chez nous.

Actuellement, afin de préparer les publications, le webzine m’occupe deux heures par jour, sans parler de la relecture, échanges de mails et bien entendu chroniques. C’est énorme, pour un résultat assez décevant en terme de visites. Le ratio travail/consultation ne justifie sans doute pas le temps investi, si ce n’est la passion.

Donc le plan est le suivant: se recentrer sur les chroniques et leur donnant une meilleur visibilité, n’interviewer des artistes que pour se faire plaisir, ne pas s’obliger à rédiger des live reports qui ne sont pas lus et limiter les actualités à l’essentiel, sortie d’album et tournées avec peut-être un rythme de publication hebdomadaire à moyen terme.

Portraits de pongistes

Tout au long de l’année, j’accompagne mon petit dernier, aux compétitions de tennis de table qui se déroulent un peu partout dans le Bas-Rhin. N’ayant clairement pas le niveau pour le coacher, à part un “vas-y défonce le” (encouragement de footeux), je n’ai pas grand chose à faire pendant les six heures de la compétition. Alors étant co-webmaster du site du club, je me propose de faire quelques clichés pendant que les jeunes défendent les couleurs du club, histoire de couvrir l’événement (comme un journaliste sportif, le QI en plus, le talent en moins).

Dimanche dernier, nous étions donc à Ingwiller (au nord de l’Alsace) pour disputer le Top 12 LATT. Outre les photos d’ensemble, de matchs et de podiums, les clichés imposés dirons-nous, je me suis concentré sur des images de joueurs et joueuses en pleine action, de préférence au moment de frapper la balle. Des images qui requièrent un temps de pause relativement bref (de 1/200 à 1/250), une forte montée en ISO de 1000 à 4000 et un zoom puissant 70-300 mm.

Le choix du noir et blanc, c’est pour le plaisir du portrait mais également pour atténuer quelque peu les violents contrastes dus aux maillots, filets, murs, éclairages et séparations de la salle qui égarent les yeux du sujet principal. J’ai fait d’autres clichés en couleur pour restituer la réalité de la compétition, mais comme dit plus haut, ces photos réalistes m’intéressent nettement moins.

La toute première est ma préférée, l’expression de la gamine en plein service est amusante, presque surréaliste. Là où je suis content, c’est que mon gamin a ramené la coupe en juniors (7 absents sur 12, ceci explique en partie cela) et que je n’ai pas abusé du mode rafale pour obtenir les clichés que je voulais réaliser. Après sur une cinquantaine de photos, je ne garde que ces quatre là mais j’ai eu bien plus de déchet auparavant.

Mariokart est arrivé

Après le fabuleux Zelda, que je n’ai pas fini (un seul boss pour l’instant, il en reste quatre), le Bomberman que j’ai à peine commencé en mode histoire, le Snipperclips auquel j’ai bien joué, voici le Mariokart 8 qui arrive sur la Switch. Bien entendu, je l’ai réservé, rien que pour avoir la peluche de Yoshi et surtout pour être certain de ne pas, comme pour la console, me retrouver le bec dans l’eau.

Mariokart est de retour, un des jeu les plus funs de la firme nippone, 48 circuits, des parties solo, à 2, 4, 8 ou même 12 joueurs en ligne. Mais comment jouer avec ces micro manettes ? Impossible, à moins d’avoir de toutes petites quenottes. Donc nous revoilà lancé dans la course aux accessoires que j’avais interrompue avec la WII au grand soulagement de mon grenier. Bigben, une fois encore, nous a sauvé avec son ControlKit pour Switch (encore un machin en plastique noir, moche mais indispensable). En solo, pas de problème, mais à deux, avec les joycom, la prise en main n’est pas aisée, soyons honnête. L’acquisition de nouvelles manettes s’impose pour réussir les circuits 200 cm3.

Le WE a été consacré à gagner tous les championnats en 50 cm3 (facile) et quelques un en 100 cm3, à jouer quelques parties en réseau, faire des batailles et à chercher la meilleur configuration kart/roues/voile en fonction des circuits. Le jeu est fluide, certains circuits fabuleux, je regrette juste pour l’instant les arènes de bataille assez peu adaptée à l’exercice. Il ne manquait que ce jeu pour que je range la WII au grenier. Un grand débat familial vient d’être lancé pour savoir si nous devions la revendre avec les jeux ou la conserver. Pour l’instant, il y a ballottage entre les parents et les enfants, le chat s’étant abstenu… La démocratie, c’est toujours compliqué, même pour une console, alors imaginez dimanche prochain !