Et alors cette Switch ?

Les geeks qui lisent la presse doivent crouler sous le nombre d’articles concernant la petite dernière de Nintendo, la Switch. Moi-même, je n’y échappe pas, il faut dire qu’après de belles résolutions qui n’ont pas duré, j’ai craqué. Commandée sur la boutique en ligne d’une grande surface, elle m’a coûté, avec deux jeux, 60 € moins cher que dans une boutique spécialisée, hallucinant et en plus il m’ont offert un étui de transport !

Qu’est-ce cette console, et pourquoi un tel engouement ? Vous connaissez la magnifique PS Vita de Sony, et bien la Switch, c’est un peu la version XXL de la dernière portable de Sony. Une console portable avec un écran de 6.2 pouces qui, placée sur son dock, devient une console de salon. Certes son look est nettement moins sexy, surtout lorsque vous détachez les manettes, là elle est juste moche. Elle reprend cependant les bonnes idées de la Wii avec ses manettes façon Wiimotes à savoir qu’elle sont détachables, bardées de boutons et équipées pour détecter les mouvements.

L’interface utilisateur est épuré et conviviale. Pour l’instant, pas de gadgets inutiles comme un APN, un navigateur Web ou des outils sociaux. C’est une console de jeu. Pas une bête de course non plus, les gamers devront continuer de jouer sur XBox One , PS4 ou PC survitaminé (ok quelques vieux geeks ont également des Mac, mais c’est une exception). Cependant si vous jouez au Zelda, vous apprécierez la fluidité des animations. Elle chauffe un peu, souffle également, mais rien d’insupportable. Il semblerait que la manette gauche donne du fil à retordre avec des déconnections intempestives, à condition pour cela de jouer loin de la tablette, rien de dramatique là encore. Certains parlent de pixels morts sur l’écran et Nintendo qui ferait semblant de ne pas trouver cela important, de mon côté, j’ai compté, ils sont tous allumés.

Les jeux se présentent sous forme de petits cartouches, comme la PS Vita et la boutique en ligne propose déjà quelques titres dématérialisés comme le Bomberman, d’anciens jeux à petit prix. Dans le futur catalogue il y a aura Mario Kart et d’autres titres phares de Nintendo, bref, ça démarre bien.

La prise en main surprend tout d’abord, avec ces petites manettes (Joy-Con) qui finalement tiennent bien dans les patounes (si elles ne sont pas des battoirs). Il existe trois manières de les utiliser : accrochées à la tablette, version console portable, détachées, version wiimote (mettez les dragonnes !) et reliées entre elles façon manette de gamer. Vous avez le choix. La tablette, qui est tactile, peut se poser comme un écran TV, mais ne vous en éloignez pas trop tout de même, ça n’est pas une télévision 70 pouces non plus.

Le jeu 1-2 Switch est juste débile, un truc histoire de faire mu-muse avec les manettes dix minutes ou pour délirer en buvant des bières avec des amis. Breath Of The Wind, le nouveau Zelda, lui est d’une toute autre trempe, un Zelda dans un vaste monde que vous pouvez parcourir librement, graphiquement très réussi, fluide, bref addictif.

Pour l’instant, ce qui m’éclate, outre la nouveauté, c’est de pouvoir passer d’une console portable à salon d’un geste (poser la chose sur le dock) et de renouer avec les jeux Nintendo à plusieurs, en famille, car je ne suis pas un vrai gamer, j’aime m’amuser avec des amis sur une console et pas via Internet, ensemble sur le canapé en mangeant de chips et en se refilant des coups de coudes pendant une partie de Bomberman ou de Mario Kart.

Oui, j’ai peur

Enfant, j’ai pleuré toute une nuit, lorsque j’ai entendu parler des bombes d’Hiroshima et Nagasaki. Plus tard, avec le conflit des Îles Malouines, j’ai craint pour notre monde. Le siège de Sarajevo (1992-1995) ne m’a guère rassuré sur les hommes et lors de l’annexion d’une partie de l’Ukraine par la Russie j’ai tremblé. Aujourd’hui, avec Poutine à gauche, Trump à droite, le Brexit au milieu, j’angoisse.

Les budgets militaires sont à la hausse, la Suède relance le service militaire et Marine voit tout cela d’un bon oeil également, la Corée du Nord joue avec ses missiles, les avions et sous-marins russes ne cessent de provoquer les forces européennes, la Turquie prend le chemin de la dictature et la guerre gronde aux frontières de l’Europe. Le peuple se réveille nationaliste, xénophobe, antisémite et ne s’en cache même plus.

L’Europe fête ses 60 années d’existence en 2017. Nous pouvons lui reprocher bien des choses comme d’être une usine à gaz, il n’empêche que depuis sa création, les anglais, les allemands, les français, les espagnols, les italiens ne se foutent plus sur la gueule. 60 ans de paix en Europe, ça n’était jamais arrivé dans toute son l’histoire, méditez là dessus alors que certains parlent de quitter l’Europe.

Alors oui, j’ai peur, peur que le monde sombre encore une fois dans la barbarie alors que nous avons toutes les clefs nous s’affranchir des guerres, des famines, mais peut-être pas hélas, de la bêtise humaine.

Le culte des grands anciens

Avez-vous lu du H.P. Lovecraft ou joué à l’appel de Chtulhu ? J’ai fait les deux et plus encore, mais le sujet n’est pas là aujourd’hui. Nous allons parler des grands anciens de la musique, des artistes disparus.

Avez-vous noté, une étrange mortalité chez les icônes du rock depuis quelques temps ? Prince, David Bowie, John Wetton, Keith Emmerson, Greg Lake, Chris Squire, Leonard Cohen, Georges Michael et j’en oublie certainement. Mais quelle hécatombe ! Dans les médias sociaux, chaque décès devient un véritable psychodrame, les idoles s’arrachent les vêtements, les vidéos inondent les forums et oser dénigrer un de ces chers disparus devient blasphématoire.

Pour la petite histoire, le rock progressif a connu ses heures de gloire de 1968 à 1978, il y a donc 50 ans environ, alors faisons un petit calcul savant : 50+20=70. Oui, nombre de nos idoles ont l’age de la retraite, avec de l’alcool dans le sang, de la cocaïne dans les narines et de longues nuit sans sommeil doublé de kilomètres sur les routes. Votre grand père, il aurait-il  tenu ce rythme là jusque ses 70 ans ?

C’est la vie en fait, nous naissons libre et égaux (enfin à ce qu’il paraît) et nous retournons à la poussière plus ou moins vite en fonction de notre chance. Entre les deux, certains brillent de milles feux, d’autres bossent à la mine, mais au final, cela se termine inévitablement de la même manière, par la mort.

Certains profils Facebook sont de véritables nécrologies et calendriers d’anniversaire. Honnêtement, cela m’horripile, d’ailleurs j’en arrive à masquer toutes ces publications déprimantes. Le temps passe, chaque année nous vieillissons et un jour nous mourrons. Facebook nous rappelle chaque jour l’anniversaire d’un tel ou d’un tel, c’est sympa quand vous avez dix amis, embarrassant quand vous en avez 50, exaspérant quand vous en avez 400.

Il est désolant de voir de grands artistes s’éteindre et leur rendre hommage n’est que justice, mais trop, c’est trop. Le culte des grands anciens n’est guère positif, lisez donc Je Suis d’Ailleurs. Au lieu de vous lamenter sur les disparus, découvrez la relève très prometteuse. Les jeunes groupes de rock progressif sont légions et vivants. Ils apportent du sang neuf à la musique et innovent. Alors que, malgré leur talent évident, ils rament pour vendre 500 CDs, les pachydermes du genre, coincés entre quatre planches et nourrissant les vers, engraissent les maisons de disques avec des compilations et rééditions à 200 000 exemplaires. Où est l’erreur ?

L’analyse des statistiques du webzine confirme hélas cette tendance qu’ont nos visiteurs à consulter des actualités et chroniques relatives aux dinosaures du rock progressif. Parlez de Yes, de Pink Floyd, de Genesis, d’Asia ou de King Crimson et le nombre de visites explose. Parlez de Maschine, de Kyros ou de Exquirla et il n’y a plus personne.

Soyez un peu aventureux, découvrez la jeune génération montante et cessez de vous apitoyer en affirmant “c’était mieux avant”.

Laurent Gaudé

J’ai découvert cet auteur français il y a quelques années, presque par hasard, avec son livre ‘La Mort du Roi Tsongor’, un récit fabuleux sur un vieux rois et le déclin de son royaume. Quelques années plus tard, mon épouse m’a conseillé le ‘Le Soleil des Scorta’, une autre merveille dans un genre très différent et dernièrement, ma pour mes 51 ans, elle m’a offert ‘Eldorado’ du même auteur.

Décidément, le style et les thèmes abordés par Laurent Gaudé font de lui un brillant écrivain. Cette fois, avec Eldorado, il s’attaque au délicat sujet de migrants. Un livre écrit en 2007, et qui dix ans plus tard, se trouve être plus d’actualité que jamais. A travers deux récits parallèles qui se rejoignent à la fin autour un collier de perles bleues, l’auteur nous raconte une aventure humaine cruelle où la vie ne tient qu’à un fil et où l’argent règne en maître. L’histoire d’un capitaine de navire qui récupère les migrants en mer et celle d’un jeune homme qui fuit son pays pour gagner l’Eldorado européen. Ce n’est qu’un roman bien sûr, mais il donne un tout autre éclairage sur ces “étrangers aux téléphones portables” qui abandonnent tout, famille, maison, travail, renonçant parfois à leur humanité, affrontant maints périls pour fuir la guerre, la dictature et atteindre l’île de Lampedusa où ils seront enfermés dans des camps, dans l’attente, hypothétique de papiers pour l’Europe ou d’un retour chez eux.

Switch

Un switch est un équipement de réseau, également appelé commutateur, à mi chemin entre le hub et de routeur. Il est équipé de nombreuses prises RJ45 et de petites LED qui clignotent comme un sapin de Noël en fonction du trafic réseau. Sa fonction est de relier plusieurs équipements comme des imprimantes, des serveurs, des terminaux, et d’optimiser le trafic entre eux. Contrairement au hub, un switch peut être directement relié à l’Internet et permet de créer des circuits virtuels.

Mais fondamentalement, on s’en balance, c’est le travail du service info de gérer ce merdier. Ce qui compte, c’est de pouvoir brancher la Switch au switch. Car oui, elle est arrivée, la petite dernière de Nintendo. Hourras, youpie, bravo ! Car depuis la Wii, la firme nippone n’a pas inventé l’eau chaude.

La Switch est une console portable et de salon à la fois. Une sorte de tablette sur laquelle on accroche deux petites manettes et que l’on peut poser sur un dock pour jouer sur la télé. Un machin à 330 € qui consomme de l’électricité et qui permet d’acheter des jeux à 70 € l’unité.

Ben tiens… même pas peur… Oui mais c’est Nintendo avec Zelda, Mario Kart, Bomberman et tout et tout… Allez, un nouvel achat compulsif ? Barf je ne sais pas, en ces temps de crise où il faut  prendre le chemin décroissance. Je suis bien tenté quand même parce que l’univers ludique Nintendo j’adore, pas tenté car j’ai encore l’excellente Wii qui est rétro compatible avec la géniale Game Cube. Et puis surtout parce que je ne joue presque plus, juste un Mario Kart ou un Bomberman avec mes ados de temps en temps lorsqu’ils ne font pas la gueule. Le bon point de la Switch, la mixité portable salon, quand la vidéo est squattée et que dans le salon résonne le piano, je pourrais aller me cacher aux toilettes pour jouer à Pikmin.

Comme d’habitude, je pense que je vais attendre tranquillement qu’un jeu vraiment fun sorte pour me décider (j’ai déjà Bomberman, Pikmin, Mario Kart, Zelda, Mario Party, Animal Crossing, bref l’essentiel de chez Nintendo). D’ici là je serai sans doute trop vieux pour jouer.

Switch off…

Médias sociaux

Twitter, Facebook, Google+, Youtube pour ne citer que les plus connus, sont de magnifiques outils pour se faire connaître, à condition de les utiliser à bon escient.

Comme chroniqueur, j’utilise en permanence ces plateformes pour trouver de nouveaux talents, m’informer et communiquer. Les groupes de musique l’ont bien compris, difficile de percer de nos jours sans exister sur la toile.

Les médias sociaux permettent de s’adresser à une large audience de manière quasi anonyme. Si le message touche un petit groupe, il est rapidement relayé, partagé, aimé et en quelques heures peut devenir viral. Ces outils permettent de rentrer en contact simplement, sans contrainte, avec des personnes que l’on aurait sans doute jamais pu approcher dans la vraie vie.

Encore faut-il communiquer.

Je constate tous les jours que nombre de groupes et artistes n’utilisent pas forcément correctement ces outils, alors je vais me permettre quelques conseils de base, ils valent ce qu’ils valent.

Ne mélangez pas vie privée et vie publique. Votre profil d’artiste ne doit en aucun cas être pollué par votre quotidien. J’ai moi même deux comptes Facebook, un pour ma famille et quelques amis réels, l’autre pour le webzine et les artistes. Les deux mondes sont bien cloisonnés et les photographies du dernier repas de famille ne se mélangent pas avec les actualités du rock progressif. Le nombre d’amis de mon profil musical est très (trop) important et je n’ai jamais rencontré la plupart d’entre eux. Certains de ces amis virtuels deviennent parfois réels, mais c’est l’exception qui confirme la règle.

Lorsque que l’on s’adresse à un public, il faut parler d’une seule voix. L’usage veut que le bassiste soit le chargé communication dans un groupe de rock, allez savoir pourquoi. Il a pour tâche de contacter la presse, de poster quelques nouvelles et de répondre aux diverses sollicitations. Il arrive cependant, que plusieurs membres d’un même groupe fassent ce travail, sur la page du groupe, sur les profils personnels, sur Twitter etc. C’est souvent une source de confusion pour ceux qui suivent les artistes. Des propos discordants, des redites, nuisent à l’image, donc optez pour un plan de communication réfléchi et maîtrisé.

Il est important d’être présent sur de nombreux médias sociaux mais sans se disperser. Les incontournables, pour des musiciens, me semblent être les suivants : Facebook, Twitter, Youtube, Soundcloud, Bandcamp. Oubliez le MySpace moribond ou le Google+ désert. Cela peut changer bien entendu, fut un temps, MySpace était une plateforme de référence.

Il est indispensable de maintenir un flux régulier de publications, pas un verbiage ininterrompu, mais quelques piqûres de rappel pour signifier que le groupe existe toujours. L’erreur classique consiste à faire du bruit juste avant et après la sortie d’un album puis de disparaître des médias pendant plusieurs mois. Une page Facebook, un compte Twitter, un blog, ça doit vivre.

Soignez votre image, en commençant par l’orthographe (je suis bien placé pour connaître le problème), les photos, la qualité des vidéos et la pertinence des informations de votre profil.

Dans votre présentation, présentez vous… Qui êtes-vous, que jouez-vous, où êtes-vous, depuis quand existez-vous, quel est votre site internet, votre discographie, vos goûts musicaux. Combien de fois suis-je contacté par de mystérieux groupes possédant un site fabriqué en 1995 et pas actualisé depuis, avec une page Facebook vide et un Twitter désertique. Répondez vite aux messages, mettez quelques photographies de vos répétitions, pas celles de votre chat. Assurez-vous que vos informations sont à jour, que le site web existe toujours (toute les semaines je tombe sur des liens brisés), que la compositions de l’équipe sur Facebook est la même que sur votre site internet. Évitez surtout les adresses mail du style georgette.gronibars@aol.com. Un nom domaine coûte 10€ par ans et contact@groupe.com ça fait plus sérieux tout de même.

Facebook, Twitter, Blog, Youtube, que poster et où ?

Twitter est un outil de communication quasi instantané, l’auteur y écrit un petit message accompagné d’une photo, lien vers un article, une vidéo, il peut servir de relais à Youtube ou Facebook voire à des informations postées sur le blog. Évitez de l’utiliser comme Trump.

Youtube, son usage est plus simple. Il s’agit de présenter des vidéos. Vous n’êtes pas obligé de réaliser des clips pour être présent sur Youtube. Montrez l’avancement d’un album, une interview, un message pour un crowdfunding, un riff, le son d’un nouvel instrument, un extrait live, un trailer d’un album à venir, une titre complet. Une caméra n’est pas indispensable, de nombreux artistes se contentent d’une image fixe avec le son. Par contre, si vous passez de la vidéo, faites en sorte que l’image soit correcte, que la prise de son soit de qualité. Il n’y a rien de pire qu’un live filmé à main levé avec un smartphone accompagné d’un son ignoble.

Facebook permet plus de choses, vidéos, photos, textes, sons, questionnaires, albums photos. Il permet de relayer Youtube, Twitter (évitez le Twitter qui relaye Facebook qui relaye Twitter qui…), Soundcloud, Bandcamp, Instagram. L’outil est polyvalent et indispensable de nos jours. Le seul problème avec Facebook, ce sont les commentaires désobligeants, les réactions stupides, les coups de gueules. Maîtrisez bien votre communication, réfléchissez à deux fois avant de répondre à un emmerdeur, cela tourne très vite au vinaigre sur les médias sociaux.

Le Blog doit être votre outil de référence avec principalement les pages statiques Biographie, Discographie, Boutique, Concerts, Contact, Liens et une page Actualités qui relaye les informations importantes du groupe. Tenez ce Blog à jour, les liens vers les boutiques où votre public pourra acheter les albums, les noms des membres passés et présents avec une page spéciale pour votre prochain projet en cours de réalisation. La conception graphique et technique d’un blog doit être sous traitée à un professionnel, à moins que vous soyez un petit génie du métier. Le web-design ne s’improvise pas, pas plus que la sécurité informatique.

Lors de la sortie d’un nouvel album faites durer le suspens. Annoncez la nouvelle, passez quelques extraits, présentez la pochette, les titres puis un premier morceau avant de lancer le crowdfunding ou d’annoncer la date de sortie. Faites cela au compte gouttes, ne donnez que des informations certaines et faites nous rêver et surtout, après, continuez d’occuper l’espace en communicant.

Les plus fortunés d’entre vous passeront peut-être par un promoteur, un label ou un spécialiste pour gérer leur communication. Il y a de tout de ce métier, du pire au meilleur. Alors si vous vous lancez dans une campagne de com gérée par un professionnel, regardez bien où vous mettez les pieds. Ce sont des services coûteux et pas toujours très bien rendus.

Que retenir de tout ce verbiage ?

  • Soyez présents au moins sur Facebook, Twitter et Youtube.
  • Séparez bien votre identité privé publique.
  • Parlez d’une seule voix.
  • Soignez votre communication.
  • Restez présents tout le temps.

 

Que choisir ?

Vous êtes photographe, bardé d’objectifs et de boîtiers et vous avez le même problème que moi, que choisir. Un bon reflex avec son grip et un 300 mm, ça pèse son poids et c’est encombrant. Comment optimiser ses activités de loisir et photographiques sans emporter une maison sur son dos ?

Impossible de tout transporter, c’est trop lourd et trop encombrant, il faut donc faire des choix.

En vacances

Lorsque je suis en mode touriste, je ne prends qu’un boitier sans grip avec à 18-140 mm. Une solution passe partout, légère et très polyvalente. Il arrive parfois qu’une plus grande focale soit nécessaire, mais dans ces cas là, j’essaye de m’approcher le plus possible du sujet. Le photographe en promenade a tendance à fatiguer sa petite famille avec ses perpétuels changements d’objectifs, pauses photo, nettoyage etc. Une promenade reste une promenade et c’est d’abord avec les yeux que l’on mémorise les paysages alors je voyage léger. Mais des fois je regrette de ne pas avoir emporté mon sac.

Pour une fête de famille, même équipement, je suis d’abord là pour profiter de la fête et si à l’occasion je peux faire quelques jolies photos, tant mieux.

Le portrait

Pour du portrait, je voyage léger également, un 35 et un 85 mm, rien de plus, mais jusqu’à présent, je n’ai guère eu l’occasion de m’exercer à cette technique photo.

 

Astronomie

Pour l’astronomie, le package s’alourdit notablement, pied photo, fish-eye, 70-300 mm, 500 mm et déclencheur sans fil. Le fish-eye me sert pour photographier la voûte céleste en pause longue, le 70-300 mm pour des conjonctions planète-lune, le 500 mm pour des photos lunaires (je n’ai pas encore essayé la photo planétaire avec).

La photo animalière

La photo animalière s’apparente beaucoup à l’astronomie, le fish-eye en moins et le sac à dos en plus.

Les concerts

Pour les concerts, tout dépend de la salle et de l’accréditation. iPhone si je ne suis pas autorisé à photographier, et sinon deux boîtiers cette fois. Pourquoi deux boîtiers? Pour ne pas avoir à changer d’optique dans le feu de l’action. Pour les optiques, le plus souvent je prends le 35 mm, le 85 mm, le 18-140 mm et le 70-300 mm. Cela fait beaucoup je sais. Le 35 mm permet de photographier la scène en entier, le 85 mm de se concentrer sur les artistes individuellement, le 18-140 mm de faire la même chose avec un seul objectif mais moins de lumière et le 70-300 mm d’aller chercher les visages et le batteur.

 

Le sport

Pour les compétitions sportives, l’équipement est le même que pour les concerts, avec parfois le fish-eye en plus qui permet de faire des photos surprenantes. Pour le tennis de table, je privilégie le 35 et le 85 mm, des optiques lumineuses avec un bon piqué qui me permettent de monter au 400 ième voir plus et saisir l’instant.

Conclusion

Au final, j’utilise beaucoup le 18-140 mm et le 85 mm. Le fish-eye comme le 35 mm sortent rarement de leur étui même si en quelques rares occasions je suis content de les avoir sous la main, le 500 mm est utilisé régulièrement mais uniquement pour des sujets particuliers, oiseaux et lune, et depuis que je l’ai, le 70-300 mm sert nettement moins.

Pas ce soir chérie, j’ai la migraine

Qui n’a pas entendu cette excuse bidon, quand sous la couette, après quelques approches subtiles, votre douce se refuse à vous ? Saviez-vous qu’un français sur cinq souffre de migraines ? Savez-vous d’ailleurs ce qu’est une migraine ?

Alors imaginez. Une douleur d’intensité supérieure à une rage dentaire, située sur un des côtés de votre front, une douleur pulsante, souvent accompagnée de troubles visuels,  d’une hypersensibilité à la lumière, aux bruits et aux odeurs avec pour couronner le tout des nausées voire de vomissements. Une douleur qui peut durer de douze à soixante douze heures, allant sans cesse croissante et pour laquelle, passé un certain stade, on ne peut plus rien. Imaginez encore, que cette douleur revienne une à deux fois par semaine, qu’elle vous oblige à vous enfermer dans le noir, dans le silence complet, loin de tout parfum ou odeur de cuisine. Ça y est, vous savez ce qu’est une migraine.

Et non, il n’y a pas que les filles, quand elles ont leurs ragnagna, qui font des migraines, ou alors je suis un transgenre et je vais avoir du mal à aller pisser aux U.S.A..

Les chercheurs n’en connaissent pas vraiment la cause. Elle est due à une brutale dilatation des vaisseaux sanguins dans le cerveau et semble posséder une origine génétique. A ce jour, il n’existe aucun traitement fiable pour la soigner.

Pour calmer la douleur, oubliez le Doliprane, l’Aspirine, ça ne fonctionne pas ou pas assez longtemps. J’ai testé un opiacé il n’y a pas longtemps. Une heure d’attente pour calmer la douleur et efficace pendant une heure. Dose maximale trois gélules par vingt quatre heures… Imaginez la surdose pour tenir trois jours.  Déjà faut-il pouvoir prendre un médicament lorsque la crise est commencée sans le vomir immédiatement (vous savez les nausées). Heureusement,  il existe des molécules efficaces, les triptans par exemple, encore faut-il les supporter eux et leurs effets secondaires indésirables, mais c’est mieux que rien, surtout avec deux crises par semaine.

Plusieurs facteurs peuvent augmenter la fréquence des crises : la fatigue, le stress, la contrariété, le chocolat, les produits gras, l’alcool, les lumières stroboscopiques, les produits volatiles comme l’essence, la peinture, le parfum. Plusieurs facteurs peuvent atténuer les crises, la caféine (vasoconstricteur), une bonne hydratation, le grand air. Alors pour lutter, je me couche tôt, je ne bois plus d’alcool, je en mange pas de chocolat (que j’ai appris à détester), j’évite les chantiers, les femmes trop parfumées (et pots de peinture), je bois du café et je pisse tout le temps en me promenant en pleine nature.

Les médecins, mes copains, adorent expérimenter sur le sujet. Beta bloquants, anti-dépresseurs, antiépileptiques, que des molécules sympathiques qui rendent impuissant et vous réduisent à l’état de tofu. Les vendeurs de rêves, eux, vous proposent des médaillons, des bandeaux, de l’hypnose, des thérapies, des plantes exotiques tous aussi chers qu’inefficaces.

Etre migraineux revient à vivre comme un handicapé. Obligé de transporter sur soi en permanence la dose pour se soigner, la crise pouvant survenir n’importe où n’importe quand. Prévoir une sortie, un voyage devient à la longue source d’angoisse, sachant qu’une crise peut vous terrasser en plein vol, au milieu d’une réunion ou chez des amis, et l’angoisse favorise les crises, un cercle vicieux.

On accuse l’alimentation d’être cause de migraine, alors j’ai écouté et essayé plein de choses : plus de produit laitiers (-5 Kg), plus de sucres (-2 Kg), plus de gluten (-1 Kg). Je n’ai pas essayé tout en même temps. Mais déjà que plus d’alcool, de chocolat de fromage et de charcuterie c’est pesant, si du haut de mes 65 Kg habillé j’arrête tout, je vais devenir si léger que le vent m’emportera à la première rafale.

Mon entourage connait bien les signes avant coureurs de la tempête : agitation, nervosité, intestins liquides, irritabilité, et dans ces moments là, la maisonnée se met en mode silence, plus de musique, de parfum, de lumière. Les triptans agissent rapidement (une à deux heures) s’ils sont pris à temps, mais souvent je repousse l’échéance au cas où la crise passerait toute seule (ça arrive parfois avec 30 min de sommeil réparateur et pas mal de caféine). Une fois la molécule ingérée, la vie peut reprendre un cours presque normal malgré quelques raideurs musculaires et un manque de tonus évident.

L’ennui, c’est que depuis que je suis sujet aux migraines, leur fréquence va sans cesse croissante. A l’adolescence, une tous les six mois, durée 6 heures, adulte, une par mois durée 12 heures, aujourd’hui, une par semaine durée 24 à 72 heures. Et dans dix ans ?

Certains, ceux qui ne font pas de migraine, pensent que tout ça ce n’est que psychologie, qu’avec une bonne thérapie ce sera terminé. Si vous connaissez un thérapeute qui soigne les migraines avec des résultats, je prends, mais je préviens, il y a aura du boulot. Les divers médecins que j’ai consultés affirment tous que c’est un problème physiologique, juste que l’on n’en connaît pas encore vraiment la cause. Comment se fait-il qu’avec une personne sur cinq atteinte de ce mal en France (un marché juteux), la recherche médicale n’ait pas fait plus de progrès dans le domaine ? Est-ce plus rentable de vendre des cocktails de molécules que de mettre au point un traitement efficace ? On parle d’une injection mensuelle qui devrait ralentir les crises. Le produit pourrait être mis sur le marché dans trois ans, je suis impatient d’essayer.

Je connais quelques miraculés de la migraine, qui un jour sans explication aucune, n’en ont plus jamais eu. Des personnes disent que cela se tasse avec l’âge, pour l’instant je fonctionne dans l’autre sens. Si vous avez une expérience sérieuse sur des guérisons ‘miracles’, des traitements efficaces, n’hésitez pas à le partager ici. J’ai bien dit sérieuse.

Apollo

Je ne suis pas sélénite mais un peu martien. Et pour aller sur Mars, pourquoi ne pas commencer par un voyage sur la Lune ? Comme pour la planète rouge, j’ai accumulé depuis mon enfance de nombreuses heures de vol vers la lune, principalement sur grand écran. Je me souviens des images d’un alunissage sur la télé noir et blanc de mes parents. J’étais tout petit, peut-être s’agissait-il d’Apollo 11 ?  La chose m’avait déjà fasciné  à l’époque.

Mes premières explorations ont débuté vers 14 ans avec une lunette de 60 mm et une cartographie laborieuse sur papier A3 des cratères et mers lunaires. Plus tard, utilisant un télescope Newton de 200 mm, j’ai délaissé la surface de notre satellite pour scruter l’espace profond, les galaxie et nébuleuses, les amas et les planètes.

Je suis revenu à la Lune plus tard, grâce au cinéma. J’ai commencé avec L’Étoffe Des Héros de Philippe Kauffman (1983), un fabuleux film sur les début de la conquête spatiale, de Spoutnik jusque les missions Apollo. Impossible d’échapper au blockbuster Apollo 13 de Ron Howard (1995) qui se concentre ce qui faillit être une des plus grandes catastrophes du programme Apollo. Il y a eu également la mini série de la Terre à la Lune de Ron Howard (1998), encore lui, petite merveille faite en partie d’images d’archives et relatant toutes les missions Apollo, de la conception des véhicules aux hommes qui ont fait cette grande aventure.  Et puis il y a un petit dernier, Apollo 18 de Gonzalo Lopez-Gallego (2011) que j’ai vu tout dernièrement. Mais les missions Apollo se sont arrêtées après la n°17 non ? Ca c’est ce que l’on veut bien vous faire croire, mais il n’en est rien, regardez le film.

J’ai découvert il y a peu l’affreuse vérité, aucun américain n’est allé sur la Lune, pas même dans l’espace, tout a été filmé en studio à Hollywood, ceci afin de persuader l’URSS de poursuivre un programme spatial exorbitant et de ruiner la petite mère Russie (c’est moche pour un programme d’être exorbité… on dit désorbité imbécile !) . Les seuls qui ont réussi cet exploit sont allemands, la preuve en a été faite dans Iron Sky de Tuo Vuorensola (2012). Et si les américains n’y sont pas allé, c’est à cause du monolithe découvert dans le cratère de Tycho dans 2001 Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick (1968). N’allez pas me dire que je ne suis pas cohérent, j’ai juste vu trop de films.