Une semaine de vacances

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Vous aviez remarqué que j’étais en vacances la semaine dernière ? Non ? Moi non plus… Pourtant c’était bien le cas.

Tout a commencé le jeudi soir par une escapade touristique à Karlsruhe. Interview de Persefone, aller retour au centre-ville, recherche de toilettes, concert de Defecto, Oddland et enfin Persefone puis retour à Strasbourg.

Le vendredi saint, développement des photographies de la veille, rédaction du live report, contact avec les groupes, amen.

Le samedi, décompression explosive, migraine, donc rien.

Le dimanche, voyons voir, qu’ai-je fait le dimanche ? Si, une promenade à Strasbourg, une ballade de street photographie, premier jour et dernier de détente des vacances.

Les arcades

Le lundi, c’était stage photo. J’emmenais un spécialiste du cliché au ralenti se promener dans la nature pour lui expliquer les bases du maniement d’un appareil reflex avant qu’il ne parte couvrir un festival en Allemagne. Nous verrons bientôt s’il a compris mes explications.

Mardi c’était le grand jour, je posais le plafond de ma salle de bain. Location d’un lève plaques qui, démonté, rentrait à peine dans la voiture, découpes de plaques, positionnement, redécoupe, levage, vissage, injures, coupures, un programme 8h00-18h00 assez chargé pour une pièce d’un peu plus de 6 m², l’enfer !

Mercredi, début de la transcription de l’interview de Persefone. Trente minutes franco, anglo, espagnoles à comprendre puis à coucher sur le papier. Inutile de le dire, ce n’est pas fini. Ce genre d’exercice me prend une dizaine d’heures en moyenne.  En début de soirée, direction Pratteln en Suisse, pour couvrir le concert de Ticket to the Moon et Lazuli. Pas d’interview cette fois, mais de belles rencontres et un beau concert.

Jeudi, décompression explosive, la seconde. Développement des photos de la veille, écriture du live report, le tout au ralenti.

Vendredi, qu’ai-je fait vendredi ? Du bricolage encore. Il restait quelques finitions à apporter au plafond et une plaque à poser sur un des murs. Et puis retour au jardin, pour le nettoyer, semer des petits poids, préparer le sol.

Samedi, nouvelle décompression explosive, la troisième en une semaine, inquiétant, mais vu le rythme soutenu des derniers jours, guère surprenant. Cela ne n’empêche pas de bricoler encore un peu et de fabriquer une rampe grillagée pour faire pousser, citrouilles et potimarrons cet été.

Ne restait que le dimanche pour me reposer, mais non. Un peu de bricolage, une cloison, et un concert de musique de chambre pour lequel je suis sollicité pour la balance et pendant lequel je vais faire de photos. Neoprog va devenir bientôt Classiprog.

Bien entendu, chaque jour, je prépare à manger, écris des notes de blog, poste les actualités et les chroniques du webzine, écoute de la musique, chronique des albums, lance des lessives, étends le linge, nourrit le chat, vide sa caisse, fait la vaisselle, engueule mes ados, tire les chasse d’eau derrière tout le monde, fait un peu de ménage, regarde une série TV, bouquine, la routine quoi.

Vivement lundi, que le travail reprenne.

Y’a toujours un peintre italien

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Je ne suis pas italien, je chante faux et siffle encore plus mal. Par contre je bricole, je plâtre, je peins, je câble, je monte, je visse, je cloue, bref je refais ma foutue salle de bain.

Mais comment bosser sans musique ? J’ai toujours besoin, pour me concentrer, d’écouter des morceaux que j’aime, pour me donner courage et rythme.

Entre la salle de bain et le salon du musique, s’intercalent quatre pièces, l’entrée, la cuisine, le salon vidéo et le salon piano. Si en pratique, la salle de bain se trouve à trois mètres de mes deux enceintes Triangles, deux murs nous séparent et le son ne passe pas. Alors comment faire ? J’ai d’abord utilisé le lecteur home cinéma situé à deux pièces (le salon vidéo), mais si vous me lisez, vous devez savoir tout le mal que je pense de mon home cinéma, piètre lecteur audio, c’est surtout le pire ampli qui soit pour la musique. En plus il faut mettre le son à fond pour entendre quelque chose depuis le chantier.

Alors j’ai repris mon vieil iPod 160 Go, remplit jusqu’aux oreilles de musique, je l’ai branché sur deux horribles enceintes PC et j’ai lancé une playlist aléatoire. Le son est cracra, mais moins casserole que mon home cinéma et surtout juste à mes côtés.

Dans cet iPod, il y a tout mes artistes préférés. Mon best of : Sting, Genesis, Kate Bush, Marillion, IQ, Muse, Arena, Queen, Dream Theater, Placebo, Fish, Radiohead, anasazi, Georges Michael (enfin pas tout ces albums quand même), Deep Purple, AC/DC, Pink Floyd, les Beatles, Weend’ô, Colplay (les premières années), Lazuli, Tool, Ayreon, William Sheller, Haken, Cris Luna et plein d’autres.

Faute de peintre italien, je lance la playlist. Allègrement j’alterne metal suédois et pop française, une dizaine de milliers de titres que je connais par cœur et qui me permettent, le temps de passer l’enduit sur la résille de ma plaque de plâtre, d’écouter autre chose que des albums qui sortiront dans deux mois. De temps en temps, il est agréable de revenir sur de vieilles choses confortables (non je ne parle pas de ma femme), de se faire plaisir sans analyser, saucissonner, critiquer chaque note et de se laisser porter par la musique, quitte à talocher un peu trop généreusement le mur au cours un brillant solo de Gary Moore.

Où j’en suis de ce foutu chantier ? Ben pas beaucoup plus loin qu’après les vacances de Noël. Je termine les murs, les étagères, un peu de charpente métallique, un peu de placo, un peu d’enduit, pas mal de vis, beaucoup de découpes, de la poussière, des coupures et du ménage à chaque fois. D’ici 2019 nous pourrons peut-être prendre une douche chez nous dans de bonnes conditions qui sait. En attendant, je révise mes classiques.

Molly dans le plâtre

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Pour les vacances, nous avions décidé Molly et moi, d’escalader le piton du Haut Koenisgbourg. En Alsace, les températures descendent parfois bien en dessous des moins quinze degrés Celsius et de bonnes fourrures ne sont pas de trop pour se préserver du froid. Ainsi couverts, nous pouvions aller au bout du monde. Mais hélas les chevilles de Molly sont fragiles. C’est en montant les pentes abruptes des Vosges quelle a souffert le martyre et pour la soulager, je n’ai rien trouvé de mieux que de lui proposer un petit rail de coke. Rechargée à bloc, elle a dévalée une pente glissante et s’est brisée la malléole latérale. La voila maintenant dans le plâtre pour quelques semaines avec des vis dans les os. Le gros malin que je fais… En plus ça douille l’hôpital et les démarches administratives auprès de son employeur m’ont donné du fil à retordre. J’avais vraiment peur de disjoncter avec ces vacances foutues alors pour m’occuper l’esprit, je me suis lancé dans la réfection de la salle de bain. Mais quelle idée !

Passez de bonnes fêtes, on se retrouve en 2018.

La vérité est ailleurs

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Les apparences sont trompeuses et tout le monde nous ment. Nous sommes impliqués dans un vaste complot mondial visant à masquer la vérité…

Vous vous souvenez du plafond en lambris qui soutient la cloison de la douche ? Et bien la vérité est ailleurs. Après avoir découpé à la scie sauteuse les jolies lattes vernies, au risque de m’électrocuter en cisaillant un câble électrique, j’ai fait une terrible découverte…

J’avais laissé dépasser 20 cm de lambris du côté douche, tenus par un tasseau pour maintenir la cloison debout. A priori, ces 20 cm se prolongeaient derrière la cloison pour continuer le plafond de la pièce contiguë. D’où de nombreuses interrogations depuis des mois sur la manière d’entreprendre ce chantier.

En prenant ma douche un soir, une de ces petites lattes de 20 cm est tombée du ciel… Intrigué, habillé du plus simple appareil, j’essayais de bouger la latte suivante, qui tomba aussitôt par terre. J’ai failli sortir de la salle de bain en hurlant, à la manière de Dominique.

C’est un complot. Après maintes vérifications avant de commencer le chantier, je me rend compte aujourd’hui que le lambris a bien été posé après la cloison. Je déteste le bricolage !