Deux problèmes, une solution

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L’histoire a commencé par un fichier mp4 de 4,7 Go, la promotion d’un live de rock progressif. Moi les concerts j’aime bien les vivre sur un très grand écran faute d’y assister en présentiel. Et si mon écran de Mac est très grand, il est minuscule devant les deux mètres cinquante de diagonale de l’écran du vidéo projecteur. Par chance le lecteur blu-ray possède une entrée USB. Il me suffisait donc de copier le fichier mp4 sur la dite clef. Fichier trop grand. La clef possède 32 Go et le fichier moins de 5 Go, cherchez l’erreur. L’erreur c’est la FAT32 qui n’accepte pas des fichiers supérieurs à 4 Go. Qu’à cela ne tienne je formate la clef en ExFat, je copie le fichier et je plugue la clef sur le Blu-ray. Le lecteur ne voit pas la clef, classique, il ne connaît que le format FAT32 le bougre. J’essaye d’autres formats à tout hasard, niet. Je suis quitte pour regarder le concert dans une pièce moins confortable et sur un écran minuscule. J’aurais pu déplacer le Mac et le connecter au home cinéma mais d’un, je n’ai pas de cable Apple HDMI spécial truc bidule, de deux, un 27 pouce c’est quand même un gros machin à déplacer. Bref.

Et puis il y a ce satané confinement. Si j’ai bien anticipé les livres, pour les séries j’ai oublié de piller la médiathèque dont je commence à avoir fait de toute manière le tour. Alors après 10% sur la 2 et la saison 3 de Mr Robot, il ne me restait plus qu’à me refaire Stargate Atlantis, encore une fois. Car notre décodeur TV n’accepte pas Netflix et changer de décodeur signifierait changer d’abonnement et ça pas question car notre abonnement cable Internet est à un prix imbattable. Si j’en change, je triple son coût sans parler de l’abonnement Netflix et que de toute façon mon premier problème ne serait pas résolu. Bref l’impasse.

J’avais donc donc deux problèmes, trouver des séries TV et regarder sur le vidéo projecteur ce qui se trouve sur mon Mac et une solution : Apple TV.

J’ai mis du temps à comprendre les déclinaisons de Apple TV, Apple TV+, Apple TV 4K et Apple TV HD. Pour le coup, je trouve qu’ils ont fait fort chez Apple. Alors je vous explique :

Apple TV c’est le programme iOS qui gère les vidéos, Apple TV+ l’abonnement à la plateforme de vidéos, Apple TV 4K et Apple TV HD des plateformes matérielles à relier à une télévision ou un vidéo projecteur pour visualiser la bibliothèque de Apple TV dessus. Et la différence entre 4K et HD ? Des formats d’images différents. 

Le vidéo projecteur ne supporte pas la 4K donc vive Apple TV HD. Le truc c’est que si vous vous équipez d’un Apple TV HD, Apple vous offre un an d’Apple TV+ soit presque soixante euros de réduction sur un équipement à cent cinquante neuf euros. Alors, pourquoi pas essayer ?

Oui je sais, une fois encore je me lie un peu plus à la grosse pomme et je file de l’argent aux héritiers de Steve Jobs, mais Trump est foutu non ? A qui la faute ? Au COVID-19 et à la FAT32 non ? Donc aux chinois et aux américains. La prochaine fois j’achèterai une Lada, au moins avec ce genre de poubelle aucun risque d’engraisser ces salops de capitalistes.

La livraison entre 9h30 et 13h30 par les bons soins de DHL est arrivée à 15h00, alors que j’étais parti travailler évidement, car je vais encore au travail, même quand il y a du brouillard ou de la pluie.

J’ai récupéré le colis dans une station service où j’ai stationné mon vélo pour faire le plein et suis allé à la maison installer la petite boite. Il faut savoir que cette opération n’est pas anodine lorsque l’on est équipé de tout un basard multimédia. Derrière il y a du cable, des serpents noirs reliés à des boitiers de répartition ou de concentration. Bref l’enfer. Une fois que je me suis souvenu de comment tout cela fonctionnait, j’ai lu la notice de 50 caractères, j’ai branché l’Apple TV HD à une prise HDMI puis je l’ai connecté au secteur. A l’écran de la TV, la liste des langues, positionné sur Deutch et le machin qui me baragouine un truc incompréhensible en teuton. J’essaye de parler à la télécommande “Français, French, bordel !”, appuie sur les boutons au hasard, rien, le bidule cause tout le temps allemand puis devient muet comme une carpe, mais à l’écran c’est toujours Deutch qui est sélectionné.

Alors je regarde la toute petite notice de cinq par dix centimètres de plus près et découvre les fonctions des boutons de la télécommande. Je ne suis guère avancé, mais voila que au-dessus des boutons, se dessine un espace invisible et tactile avec un bouton caché. Yes ! la sélection se fait là. Un touch pad assez étrange mais qui fonctionne et je peux enfin choisir ma langue. Une fois approché l’iPhone et configuré le bousin en bluetooth je peux utiliser la télécommande du téléphone pour continuer et là ça va très vite. L’abonnement est lancé pour une année gratuite et je découvre un catalogue fabuleux de séries et films. Youhou The Mandalorian ! Ha non mon gars, ça c’est Disney+, faudra allonger 7 euros de plus par mois si tu veux voir la série et ainsi de suite. Après de longues recherches, je découvre enfin la sélection Apple TV+, il y a un petit logo dessus. C’est une petite sélection de films et de séries, et là je suis un peu déçu. Mais tu t’attendais à quoi mec pour cinq euros par mois ?

J’allume alors mon Mac et essaye de visionner le live qui se trouve dans ma bibliothèque Apple TV et je ne le trouve pas. Mais heu ? Il est bien sur le Mac pourtant ! Après une nuit de me sommeil je comprends que l’Apple TV HD devient une source pour les projections des vidéos, il suffit de basculer du Mac vers l’Apple TV HD avec le petit zigouni dans les vidéos Youtube et Cie et la magie opère. Bon au moins j’aurai des live me suis-je dit…

Et puis le soir nous avons commencé à regarder le catalogue de séries et nous sommes tombés d’accord après de longues palabres pour essayer Little America, une série sur l’immigration aux U.S.A. traitée avec un certain humour puis Before The Dark qui raconte la vie d’une gamine de neuf ans voulant devenir reporter. Ben oui maintenant nous pouvons suivre deux séries en même temps, même trois, peut-être See et certainement For All Mankind mais pas The Mandalorian, à moins que, il suffit de cliquer après tout…

De quel manière j’écoute de la musique

J’écoute beaucoup de musique. Je dis bien écouter et non entendre, car dès qu’il y a de la musique, quelle qu’elle soit, mon cerveau ne peut s’empêcher d’écouter. La musique est présente tout au long de ma journée, de différentes manières, sous différentes formes.

Il y a tout d’abord la musique zapping streaming. Je ne suis pas abonné à des plateformes de streaming qui exploitent les artistes. Apple Music, Deezer, Spotify, non merci. Le streaming c’est pour moi une poignée de secondes sur Youtube, Haulix ou Bandcamp pour juger de la pertinence de tel ou tel groupe ou album. Du travail en vérité. Car les promotions arrivent, venant de tous les horizons musicaux et il faut faire le tri entre le grain et l’ivraie avant de télécharger le matériel proposé.

Toujours en streaming, vient la musique découverte, lorsqu’un confrère recommande chaudement un disque. Le plus souvent ce sont plusieurs minutes consacrées à l’écoute attentive de quelques titres encore une fois sur YouTube ou Bandcamp.

Le streaming prend fin ici car je n’aime pas le streaming. Arrive la musique en boite de conserve. Je veux parler de mp3 promotionnel stocké dans mon smartphone afin de faire des choix pour la prochaine chronique. Un zapping plus approfondi, casque sur les oreilles pour ne pas rendre fous mes proches voisins.

Vient la musique chronique, celle que je vais écouter en boucle des heures durant. Elle commence souvent en boite de conserve, dans les transports, en ville et pendant ma pause déjeuner au travail. Elle se poursuit avec un ouvre boite, partant de l’ordinateur, elle se dépixellise dans le DAC, s’amplifie dans le Marantz et explose dans les Triangles. Elle se poursuit souvent en immersion dans le casque pour une exploration approfondie.

Il y a la musique atmosphère, celle qui m’accompagne pendant la lecture, le ménage, la cuisine, le développement de photos, la rédaction finale d’une chronique ou d’un billet de blog, une musique facile et connue qui donne un rythme à mon travail sans trop solliciter mon oreille.

Vient la meilleure musique, la plus rare aussi, la musique plaisir, celle que je m’offre souvent les dimanches pluvieux ou les jours de canicule. Cette musique se joue exclusivement sur chaîne hi-fi, à partir d’un CD ou bien d’un vinyle. Le plus souvent il s’agit d’un disque de la discothèque idéale ou des dernières acquisitions. Une écoute religieuse, assis dans le canapé avec le livret ou debout en mode air guitar selon l’humeur.

Il y a également la musique vivante, celle qui se fait de plus en plus rare. Une musique exigeante puisqu’elle demande ne nombreux kilomètres de voiture et souvent une nuit courte suivie de sa punition céphalée. Les concerts au son incertain, à la performance aléatoire et qui donnent un autre éclairage sur la version propre que propose celle de l’album studio. Parfois ce sont des concerts curiosité, parfois des concerts travail et plus rarement des concerts plaisir encore qu’il arrive qu’un live couvre les trois domaines en une soirée.

La musique jouée dans les pièces de la maison sollicite également beaucoup mes oreilles, le piano quart de queue qui s’entend jusque dans le jardin, le piano numérique dont seul le martèlement des touches résonne dans les couloirs, le violoncelle qui habille de ses basses vibrantes le plancher de l’étage.

Il ne faut pas oublier la musique pollution, celle du voisin, celle de l’attente téléphonique, celle de l’ascenseur, celle du restaurant, celle des voitures passant devant la maison fenêtres ouvertes. Cette musique là est insupportable mais je n’arrive pas à l’en extraire.

Enfin, plus rare, il y a la musique voiture, celle que j’écoute sur de longs trajets. La radio avec France-Musique si la programmation me plaît, sinon une fréquence au hasard, et quand il n’y a rien, je branche le smartphone pour m’accompagner sur la route.

En écrivant ces mots j’écoute une musique zapping devenue plaisir et atmosphère, un album écouté et réécouté, chroniqué, devenu un classique de la discothèque idéale, Satur9 & Indigo de My Arrival. Comme quoi la musique peut avoir plusieurs destins.

Rock & Roll Bétaillère

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Plus jeune, je me jetais dans la fosse aux lions, dans ces stades bondés pour écouter Pink Floyd ou Genesis. Trois heures avant le concert, j’étais déjà sur la pelouse, brûlant au soleil, priant pour mes idoles. Des stades, des Zéniths, des Palais des congrès, d’immenses bétaillères aux remparts sonores épouvantables pour des show à grand spectacle. Peter Gabriel à Bercy, Marillion à la Penfeld, des usines à rock où les concerts s’enchaînaient.

Puis, par la force des choses, ayant quitté la Bretagne, puis Paris, je suis descendu en gamme, dans des boites de conserves, où tassés comme des sardines à 1000, collés les un contre les autres, respirant les aisselles du voisin, fumant le pétard de la fille devant moi et sentant l’érection naissante de l’homme dans mon dos, je goûtais au plaisir de la basse de Sting, de la voix de Fish, des claviers de Clive Nolan.

Puis vînt l’âge de la curiosité, où j’eu envie d’écouter autre chose, qu’un sempiternel Marillion, Transatlantic ou Pendragon, envie de sortir des têtes d’affiches, de découvrir d’autres horizons. La période où je commençais également à consommer local, en circuit court et bio, à arpenter les petites salles où des groupes talentueux faisaient, pour certains, leurs premières armes. Des pubs, des bars, de petites salles associatives où vous pouvez déguster une mousse de qualité en écoutant de jeunes talents donner toutes leurs tripes pour une trentaine de spectateurs. Pas de mur de son, pas de rampes d’éclairages, pas de fumigènes mais une proximité unique avec les artistes, une ambiance familiale et des conditions agréables pour découvrir de nouveaux talents.

J’imagine bien que ces artistes rêvent de cinquante-miles spectateurs, d’effets pyrotechniques, d’écrans géants, de champagne, de groupies en folie. Mais pour moi, le vieux fan amoureux de musique, photographe amateur avide de concerts, les petites salles sont devenu mon paradis. Ras le bol des salles bondées, à la rigueur un petit Zénith de temps en temps pour m’offrir une tête d’affiche, confortablement assis au-dessus de la fosse, mais ça, c’est parce que je suis vieux.

Overloaded (Dans mon iPhone n°26 je crois)

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Comment vous dire, entre mon déplacement à Besançon, la fête de la musique, le concert de Galaad et de Lazuli, le développement de photographies, le bac pour mes deux garçons et trois migraines en sept jours, je n’ai pas eu vraiment le temps de vider ma boite mail, d’écouter les promotions, de chroniquer, de relire la prose de mes confrères, de lire des bouquins ou de même de regarder des séries TV. Sans compter que j’ai reçu pas mal de musique : le vinyle d’Alco Frisbass, les deux CDs de Fleesh, le dernier Apogee et que je reviens de Chez Paulette avec Mon Grand Amer de PYT.

Alors qui y a t-il dans mon iPhone ? En fait la même chose que la semaine dernière. Je n’ai pas eu le temps de convertir les nouveaux CDs sur iTunes en ALAC, d’importer les promotions mp3, d’écouter autre chose que Fleesh, Apogee, PYT et Alco Frisbass (c’est déjà pas mal), du coup aucun changement. Avec un peu de chance, entre deux déplacements cette semaine, je trouverai le temps de faire une mise à jour.

Dès que j’aurai un peu de temps, je rédigerai le live report de vendredi soir et transcrirai l’interview ‘exclusive’ de Lazuli, réalisée dans la campagne (enfin derrière la salle du pub rock).

Finalement ma vie professionnelle et privée se résument à ceci : quatre à cinq heures de conduite, deux à trois heures étouffantes, épuisantes et passionnantes sur place, une douzaine d’heures de coma sous médocs très forts, puis de nouvelles heures devant l’ordinateur à traiter les informations recueillies, les analyser, les mettre en forme.

Parfois je ferme les yeux et je ne fais rien pendant quelques minutes. Vous n’avez pas idée comme c’est bon… de recommencer juste après à bosser. Et tout ça pour quoi ? Pour cent-cinquante lecteurs les bons jours. J’adore ma vie !

 

La pochette la plus moche (dans mon iPhone n°21)

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Des fois, les groupes manquent de goût. Pour preuve ces cinq premières pochettes alors que les cinq suivantes sont magnifiques. Celle de Frayle a déchaîné (si je puis dire) les passions à la rédaction, Laurent et François se sont lâchés. … Continue reading

Faites place (Dans mon iPhone n°14)

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Il fallait faire de la place dans mon iPhone, d’autant que de nouveaux albums arrivaient cette semaine, des choix cruels. Dans les nouveautés vous trouverez anasazi, Burntfield, The Dame et Tryo, autant dire des univers musicaux très différents. Je suis … Continue reading

Y a du monde au balcon (dans mon iPhone n°11)

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Si la semaine dernière fut relativement calme, celle-ci est nettement plus agitée. La récolte des nombreux achats a débuté (Marco Ragni, Gleb Kolyadin, Lazuli) et les promotions vont en augmentant. Mes devoirs de la semaine débutaient par deux chroniques, celle … Continue reading

Panoplie de concert – MAJ

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Je me déguise toujours pour aller écouter des concerts. Le tee shirt d’un groupe obscur, un short confortable en été, un jean en hiver, des baskets souples et confortables, des bouchons d’oreilles faits sur mesure et deux boîtiers reflex. Deux boîtiers pour deux objectifs, car depuis quelque temps je travaille avec deux optiques fixes, un Nikkor 85 mm 1.8 et un Nikkor 35 mm 1.8 également. Il me fallait basculer parfois sur un 18-140 mm pour couvrir toute la scène au premier rang (mon seul grand angle hormis le Fish-Eye que j’utilise peu). Mais un petit nouveau vient d’arriver à la maison, un Sigma 18-35 ouvert à 1.8 également, grosse bête de 800 grammes, aussi imposante que mon 18-140 mm et qui va remplacer le 35 mm. Une très belle optique qu’il vaut mieux ouvrir entre 1.8 et 5.6 pour un meilleur piqué et qui vous donnera du fil à retordre en autofocus. C’est le 20 juin à Karlsruhe que je vais tester ce nouveau combo au concert de Solstafir, il ne me reste qu’une journée pour apprivoiser la bête et me muscler pour porter tout ce matériel.

Bon finalement la chaleur et les dysfonctionnements du petit corps malade ont eu raison de mon envie de musique. Ce soir fête de la musique, je vais essayer de me rattraper, mais vu les températures annoncées je risque d’être encore plus zombie qu’hier.

Remplissez les salles

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Après le Bataclan le 13 novembre 2015, c’était au tour du Manchester Arena d’être visé hier soir. Des victimes innocentes, venues écouter de la musique, venues profiter de la vie.

L’ennemi n’a qu’un objectif semer la terreur, inciter à fermer sa porte à double tour, à ne plus sortir de chez soi, à renoncer aux terrasses des cafés, à la musique, au plaisir.

La seule réponse qui ait un sens à mon avis, face à cette violence, c’est d’agir à l’opposé de ce que nous dicte la peur: sortir, aller aux concerts plus que jamais, prouver que nous n’avons pas peur de ces actes barbares mais isolés et que la vie doit continuer, qu’une minorité violente n’imposera pas son dictât au reste du monde.

Alors je vous invite à sortir ce Weekend, aller à des concerts, boire en terrasse des cafés, profiter de la vie, du soleil, de la musique. Pour ma part je serai Chez Paulette vendredi pour écouter Franck Carducci, et vous ?

Corde raide

Je suis sur la corde raide. C’est avec des bouts de ficelle que je rafistole non agenda gribouillé, inventant des heures qui n’existent pas et ajoutant des jours dans le calendrier. Bien pratique la vingt cinquième heure du trente deuxième jour du mois pour caser l’interview retard. Entre le nœud plat pour fixer le cordier du violoncelle de ma femme, la connectique du home cinéma, les tendeurs pour palisser les arbres fruitiers et le nœud coulant pour le burn-out je me prends les pieds dans les câbles du micro au pied de la scène, à la recherche d’un coin pour dormir en pelote. Je perds mon self contrôle en démêlant les boucles de mon casque de baladeur, peinant à suivre la trame d’un concept album mal ficelé. Le temps file de plus en plus vite, les nuits élastiques sont au point de rupture, il faut que je dorme. Je vais jeter l’amarre, partir en croisière au loin et courir en string sur le pont du navire. Plus personne au bout du fil, pas de câble ethernet à connecter, aucun fil d’actualité à suivre; des vacances ! Plus que deux cent photos à développer, une interview à boucler, dix albums à chroniquer, trois live reports à publier, soixante vaisselles à nettoyer, cinq caddies à remplir, dix poubelles à sortir, vingt réveils à six heures du mat et je serai dans la file d’attente pour l’embarquement.