Contact

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Alors que le gouvernement autorise la fin du port du voile à peu près partout, j’ai officiellement battu mon record de cas contact. 

Quatre en quinze jours !

Certes, je me déplace beaucoup ces derniers mois, je rencontre de nombreuses personnes et je mange souvent au restaurant, ceci explique sans doute cela.

En déplacement à Paris un mardi matin, avant une formation, j’ai reçu le SMS d’un collègue qui venait d’être testé positif au COVID-19. 

Un écouvillon dans la narine gauche. 

En rentrant de Reims, mon smartphone m’informe que je suis cas contact d’un inconnu et que je dois m’isoler pendant quatre jours, comme si mon parcours vaccinal n’était pas complet. 

Deux cotons tiges dans les naseaux. 

Deux jours plus tard, un ami avec qui j’avais mangé dans un restaurant coréen m’annonce qu’il est touché par le virus et malade comme un chien. 

Premier auto test sur la table de la cuisine. 

Enfin, en fin de semaine, un collègue m’annonce au petit matin qu’il se sent fébrile et qu’il rentre chez lui. Fébrile et positif, d’ailleurs il est maintenant à hospitalisé  pour une embolie pulmonaire. J’avais mangé la veille en face de lui au restaurant d’entreprise. 

Second auto test sur la table de la cuisine, non remboursé cette fois, faute de déclaration officielle de cas contact.

Je n’en suis à huit tests en deux années de pandémie, des PCR, des auto tests, et un sérologique. Mais rien à faire. Malgré plein de symptômes psycho somatiques, états grippaux, rhumes, angines, je n’ai manifestement pas attrapé ce fameux virus dont tout le monde parle tant. 

A croire qu’il n’a jamais existé et que tout cela n’est qu’un complot visant à… Désolé, je regarde trop Facebook.

Bon il semblerait que je sois encore passé au travers des mailles du filet. Je pense que mon alimentation saine basée sur des produits bios en circuit court et faiblement transformés (rillettes d’oie, bières locales, bonbons Haribo) sont à l’origine de mes excellentes défenses immunitaires à moins que ce ne soit dû à la musique méditative que j’écoute en rentrant du travail (black metal, metal progressif, heavy metal, doom).

Ou tout simplement à de multiples précautions comme le port du masque même après la levée des restrictions, des lavages de mains fréquents, une distanciation sociale quasi permanente sauf au restaurant, une limitation des réunions avec les amis et surtout un bol monstrueux.

Mais quand je vois le gouvernement lever les restrictions sanitaires alors que le nombre de contaminations repart à la hausse, je me demande quand même s’il n’y aurait pas un petit effet élections dans l’air, une sorte d’aérosol exterminateur de virus lâché dans l’atmosphère par le président candidat, le rois guérisseur. 

Parce que, je ne vous cache pas, j’en ai marre de me fourrer des cotons tiges dans mes narines, surtout si c’est pour aller voter pour un programme politique auquel je n’adhère pas du tout.

Connecté

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Depuis le début de l’année je prends souvent le train pour le travail, visitant nos antennes locales dispersées dans le quart nord-est de la France.

Pour ces déplacements, nous faisons appel à une agence de voyage sensée nous obtenir des billets au meilleur prix. Un conseil, évitez.

Un des défauts de ces billets, sans même parler du prix, c’est qu’ils ne sont pas compatibles avec la fameuse application tant décriée SNCF Connect. Si vous renseignez le code de réservation et votre nom dans Mes billets, vous ne retrouvez pas le voyage en question. Dommage pour la dématérialisation, il faut imprimer sa réservation.

Vous savez sans doute, si vous voyagez un tant soit peu, que pour prendre les lignes grandes distances, il faut être muni du passe sanitaire qui est scanné à l’embarquement avant la vérification des billets. Là, la SNCF a eu une brillante idée pour une fois, fusionner le QR code du passe sanitaire avec celui du billet. Vous recevez le lien d’un formulaire sur lequel vous renseignez votre réservation et votre nom, et miracle vous voyez apparaître vos billets auxquels vous pouvez ensuite associer le passe sanitaire en le scannant.

Le plus fou, c’est que si SNCF Connect ne fonctionne pas avec nos réservations, ce portail pretavoyager.sncf.com lui sait les gérer. Trop bien ! 

Avant de partir pour Paris j’ai voulu jouer. Sur mon téléphone pro, j’ai cliqué sur le lien pretavoyager.sncf.com, renseigné ma réservation ainsi que mon nom et j’ai vu défiler les billets. J’ai alors scanné le QR Code de mon passe sanitaire et miracle j’ai obtenu un nouveau QR Code que j’ai enregistré dans photos. Plus besoin de billet papier. J’étais trop content.

À la gare de Strasbourg, sur le quai, au moment de l’embarquement, j’ai présenté mon iPhone pro muni de son joli QR Code au contrôle du passe sanitaire . Et là surprise, ça ne fonctionnait pas. « Désolé monsieur, on ne sait pas lire ce QR Code, vous avez votre passe sanitaire s’il vous plaît ? ». J’ai me suis mis sur le côté, pour laisser passer les autres passagers afin de sortir du fond de mon sac mon smartphone perso, éteint pour le voyage, car non, dans le train je n’emmerde pas tout le wagon avec ma vie. Tout ça pour présenter mon passe sanitaire. Heureusement, je n’étais pas à la bourre. « Merci monsieur et encore désolé. ». 

Et comme je suis joueur, au second contrôle, celui des billets cette fois, deux mètres plus loin, j’ai présenté à nouveau mon QR Code magique. Et là, là c’est passé, le contrôleur a même pu m’indiquer où était mon wagon et ma place, trop fort !

Une fois dans le train, nous avons eu un nouveau contrôle de passe sanitaire et des billets, des fois que. Et une seconde fois, le QR Code magique a fonctionné. Ils sont trop forts à la SNCF.

Pour résumer : ma réservation ne fonctionne pas sur SNCF Connect m’obligeant à imprimer les billets, mais fonctionne sur http://pretavoyager.sncf.com. Mon QR Code tout en un n’est pas validé au contrôle sanitaire mais passe auprès d’un contrôleur qui ne dispose pas de même terminal. 

Cela s’appelle la simplification et la dématérialisation administrative.

The Green Lantern

Alors oui, j’ai encore changé le visuel des Chroniques en Images au début de l’année. Et oui, quelqu’un à râlé, il faut dire que ce n’est pas très joli (de râler bien sûr). Mais croyez-le où non, ce n’est pas de ma faute, mais bien à cause de toutes ces personnes non vaccinées contre la COVID-19.

Ben oui, avec les nouvelle mesures sanitaires, je dois télé travailler de temps en temps. Et comme je l’ai expliqué mercredi, le télétravail implique une certaine organisation. Du coup, le salon est devenu un bureau et le transformer en studio de youtubeur chaque semaine impliquerait beaucoup de modifications. Alors je me suis installé devant l’écran du vidéo-projecteur, du moins pour deux chroniques, le temps de trouver une autre solution.

La nouvelle solution s’appelle l’écran vert, une technique du cinéma pour filmer dans un décors virtuel. Rien de très compliqué en fait. Les acteurs jouent devant un mur bleu ou vert et au montage vidéo, la couleur est remplacée par une image, une modélisation 3D ou une autre vidéo.

Mais pour se faire j’avais besoin d’un écran vert ou bleu et d’un support pour faire tenir tout le bazar. Par chance, cela se trouve assez facilement sur Internet à petit prix. J’ai trouvé un cadre avec trois écrans (vert, noir et blanc) ainsi que des pinces de fixation pour une cinquantaine d’euros. Certes, encore un achat de plus après les projecteurs, le micro et le prompteur, mais cela reste raisonnable vu l’audience des Chroniques en Images… Heu non en fait.

Peu importe. Le hic, c’est que cela prend beaucoup de place et installer l’écran demande un certain temps. Déjà que la mise en place du prompteur et des projecteurs m’occupaient une bonne demi heure, avec l’écran vert, il me faut maintenant près d’une heure pour mettre en place l’enregistrement.

Du coup, je me suis installé dans la chambre de mon petit dernier qui est parti étudier à l’autre bout de la France et qui ne revient que deux fois par an.

iMovie, le logiciel qui me sert au montage vidéo, n’est pas franchement armé pour la gestion de l’écran vert même s’ils expliquent comment procéder. Une chronique de quatre minutes me prend maintenant une bonne heure de post traitement pour un résultat, disons hasardeux. Et c’est mon ami Cris Luna qui en aura fait les frais, le pauvre, j’espère qu’il ne m’en voudra pas trop, mais je voulais parler très vite de son album The Musical War que j’ai adoré.

Idéalement il ne faut pas de plis sur l’écran, mais je ne suis pas doué pour le repassage et une fois que la toile est bien tendue en haut, c’est une toute autre paire de manches pour qu’elle le soit en bas, surtout avec trois pinces. Alors il existe d’autre solutions que mon machin pas cher comme le Elgato Green Screen ou le un super écran chez Manfrotto mais ça coûte un peu cher quand même.

Maintenant, je mets en fond d’image la pochette de l’album, une photo de musicien, un paysage, bref ce que je veux et je me pose devant, racontant mes inepties pour une dizaine de curieux. C’est vachement fun à faire, je m’éclate ! J’ai l’impression que c’est un peu mieux que la version écran blanc, on va voir vos réactions.

Mais dès le premier jours j’avais déjà 31 vues avec la chronique de Cris Luna, ce qui est un record pour mes chroniques en images. Bon ceci dit j’ai comme l’impression que Chris a partagé la vidéo.

Bonne année qu’ils disaient…

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En sortant du parking, ma femme a rayé le côté droit de la voiture et endommagé le rétroviseur. Le lave-linge fait dijoncter la maison à l’allumage et j’ai pas trouvé le problème, du coup, nouvelle machine commandée et linge sale sur la peau. En partant nous promener à vélo en Allemagne le premier de l’an, madame a crevé son pneu arrière, à cinq kilomètres de la maison. Sa roue arrière est morte, faut dire, elle roulait avec des pneus lisses, j’ai plus qu’à trouver une roue, réparer et me laver les mains ensuite. Les travaux de réfection des sols de la cuisine, prévus en décembre, ont été reportés aux calendes grecques faute de matériaux disponibles. Le télétravail est devenu obligatoire trois jours par semaine du coup je vais camper dans le salon. J’ai passé une dizaine d’heures à modéliser le télescope James Webb en Lego et me suis fait doubler par LegoRocketCollection, j’suis dégouté. L’iPhone de ma chérie a rendu l’âme peu avant les fêtes et depuis elle zone sur Androïd. Notre couple en a clairement souffert. Mon blogueur préféré a choppé la COVID-19 et j’oscille entre désespoir car son blog est bon, et espoir, car ça ferait moins de concurrence s’il passait l’arme à gauche. J’ai appris le 3 janvier que mon père était hospitalisé depuis le réveillon pour un problème rénal, merci la  maison de retraite pour la communication ! Il fait 26 degrés Celsius à Biarritz et nous sommes en plein hiver. Nous allons probablement changer de président de la république en mai et vu les cons en lisse, on n’est pas sorti du sable.

La bonne nouvelle c’est que je tolère mieux le chocolat et l’alcool grâce à mon traitement à base de bêta bloquants. Du coup je bois de la bière et mange des Mon Chéri pour oublier cette année de merde qui commence. Le pire c’est que je déteste les Mon Chéri mais qu’il ne reste plus que ça en stock après l’orgie des fêtes.

Et de trois

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Je suis assis dans le vaccinodrome avec une nouvelle dose dans le bras gauche. Je pensais qu’avec 90% de piqués en France on finirait par avoir la peau de cette saloperie, mais non. C’est sans compter tous les pays à 3% d’immunisés et ceux qui ne respectent pas les gestes barrières. C’est beau la mondialisation et la connerie !

J’avais repris les concerts, plein d’espoir, et voilà que je m’enferme à nouveau dans le salon avec de la musique, des livres et des Lego.

Oui j’en ai marre, mais qui blâmer si ce n’est notre libre circulation planétaire, la surpopulation et l’irresponsabilité de certains ? 

Les personnels soignants sont à bout, pourtant ils gardent le sourire et continuent à lutter pour sauver des vies. Pendant ce temps Boris organise des pique-niques et les jeunes des raves en Bretagne. 

Alfa, Beta, Gamma, Omicron, aurons-nous assez de lettres dans l’alphabet grec pour tous ces variants. Masques, pass sanitaire, pass vaccinal, couvre feu, confinement, nos libertés ont fortement régressé ces derniers mois. Mais faut-il blâmer nos gouvernants pour autant ? Je ne pense pas. Je pense que les anti tout, adeptes des théories du complot, ceux qui refusent de se faire vacciner, ceux qui font semblant de porter un masque sous le nez, ceux qui se font tester tous les trois jours afin d’aller encore au cinéma et au restaurant, portent une lourde part de responsabilité dans cette catastrophe. 

Les cas contacts se multiplient autour de nous. L’étau se resserre. Pour l’instant malgré trois concerts, quelques pauses cafés imprudentes et trajets dans les transports en commun, je suis passé sous les radars. Tant mieux car je ne donnerai pas cher de ma peau avec mon rein défectueux en cas d’infection.

A la maison, l’écran, la station d’accueil, le clavier et la souris attendent l’ordre de télétravail obligatoire longtemps reporté. L’ordinateur portable et le smartphone restent dans mon sac à dos, rentrant à la maison tous les soirs en cas d’alerte rouge. Un masque neuf m’attend chaque matin sur ma chaise, la réserve de savon est remplie, le gel hydro patiente dans son flacon, le pass frétille dans le téléphone, nous sommes parés pour affronter 2022.

C’est l’arbre qui cache Laforêt

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A l’époque où nous parlons de la protection de la vie privée, certains se foutent littéralement du droit. 

Imaginez un jeune, commençant dans la vie, rêvant d’indépendance, décidant enfin que le prénom Tanguy ne lui convenait plus. 

Le garçon décide de quitter le nid et se met en quête d’un appartement. Après bien des recherches il trouve une annonce qui pourrait lui correspondre et se rend dans l’agence pour le visiter.

La gentille dame ne reçoit que sur rendez-vous. Ben voyons… Le jour du rendez-vous, elle lui tend un imprimé de quatre pages à compléter. Un dossier de candidature locataire à remplir AVANT de visiter le bien.

Nom, prénom, date de naissance, nationalité, adresse, téléphones, email, profession, contrat, employeur, revenus, logement actuel à renseigner par le candidat locataire et par les éventuels cautions. 

Non contents de tout ces renseignements, ils demandent des preuves avant de visiter l’appartement : copie de la carte d’identité, de la taxe foncière, du justificatif de domicile, un contrat de travail, trois fiches de paye, un avis d’imposition, une attestation employeur et pourquoi pas un test COVID-19 négatif et un passe sanitaire. Ils demandent même au fonctionnaire que je suis un arrêté de titularisation, moi qui bosse depuis 32 ans pour l’état. Mais sérieusement ? 

De notre côté, nous recherchons également un nouveau nid d’amour plus calme, mais à acheter. Lorsque que nous trouvons une annonce prometteuse, il nous suffit d’un coup de téléphone à l’agence pour visiter le bien. Pas de papier à signer, pas de documents à fournir, juste une prise de rendez-vous devant la maison suivie d’une visite agréable. 

Délit de gueule ? C’est vrai que le garçon a les cheveux long, la barbe hirsute et s’habille comme un sac.

J’ai appelé l’agence pour comprendre. La gentille dame au téléphone m’a expliqué que c’était comme ça. Qu’avant de faire visiter, ils étudiaient la recevabilité de la candidature du locataire potentiel, pour gagner du temps, que c’était la procédure depuis l’épidémie de COVID-19.

COVID-19 ? Mon cul ! C’est le fric qui décide ici. Pourquoi se faire chier à faire visiter pour une commission minable si on peut gagner 40 000 euros de pourcentage sur la vente d’une belle maison ? 

Je lui ai alors répondu que si l’appartement ne lui plaisait pas, j’aurai imprimé une vingtaine de feuilles A4 et exposé une belle partie de ma vie privée pour des prunes et qu’ils auraient perdu leur temps, eux comme moi.

Je suis furax, révolté. J’ai une furieuse envie de les envoyer se faire foutre, eux, leur dossier et leur putain d’appartement. 

Mais c’est ça ou garder Tanguy à la maison. A ma place, vous feriez quoi ?

The Show Must Go On

Nous retrouvons Jennifer Aniston pour une seconde saison de The Morning Show. Surprise, elle joue toujours aussi mal, sur mimant ses réactions et émettant des borborytmes pour rendre crédibles ses émotions.

Mitch Kessler s’est fait virer, Alex revient à l’antenne, Bradley fait son coming out, Yanko est accusé de racisme. La saison deux s’intéresse plus aux personnages qu’aux rouages d’une matinale de grande écoute américaine. Et pour tout dire, c’est nettement moins bien, voir carrément barbant.

Le COVID-19 pointe son nez masqué quand Bradley découvre qu’elle aime une femme et que Mitch se morfond en exil dans une magnifique villa italienne au bord d’un grand lac, la même villa dans laquelle Vador culbuta la Princesse Amidala ? Possible.

Les primaires américaines battent leur plein et l’identité sexuelle comme les minorités sont au coeur du débat, surtout avec ce gros con de Trump en lice. Au milieu de tout ça, un bouquin va sortir sur l’affaire Mitch Kessler (voir la saison une) et certains s’interrogent sur ce qui a été écrit dedans, surtout Alex qui revient sur le devant de la scène et qui redoute de voir son nom associé à celui de Mitch.

On a été jusqu’au bout en mémoire de l’excellente première saison mais franchement ne commettez pas cette erreur. Cette saison 2 fut d’un ennui profond, particulièrement le dernier épisode où Alex, à peine revenue d’Italie, développe tous les symptômes du COVID-19. Pathétique !

Tout se complique

Hier, en payant mes courses à une caisse automatique, je me suis fait la réflection suivante : le monde devient bien compliqué.

Passez du gel hydroalcoolique sur vos mains.

Les étiquettes des produits alimentaires devient illisible : bio, circuit court, avec ou sans OGM, nutriscore, additifs, colorants, quantité nette, origine, AOC, ingrédients, date de fabrication, date limite de consommation…

Appuyez sur l’écran avant de scanner votre premier article.

Inviter des amis au restaurant consiste aujourd’hui à choisir entre boucherie, vegan, bio, végétarien, végétalien, japonais, indien, marocain, fromage ou mal bouffe.

Scannez votre article.

Avant de déclarer sa flamme à l’élu(e) de son coeur, il est plus prudent d’avoir réussi à déterminer si : il, ile, elle est marié(e), casé(e), hétérosexuel(le), bisexuel(le), homosexuel(le), troisième genre, abstinent(e) ou transgenre.

Scannez le bon code barre.

Le choix d’une casserole ne dépend pas de ce que l’on va cuire dedans mais sur quel type de feu on va la poser : gaz, plaque électrique, induction ou vitrocéramique.

Posez votre article scanné sur le côté.

Pour manger dehors il faut porter un masque et emporter son passe sanitaire sans oublier de prendre de quoi payer son repas.

Appelez une hôtesse.

Avant de mettre la main aux fesses d’une fille, il est plus raisonnable de s’assurer qu’elle est consentante, voire lui faire signer un formulaire d’agrément au préalable. Quelques personnes ont oublié cette formalité et s’en mordent les couilles.

Scannez l’article suivant.

De nos jours il est plus prudent de lire la notice d’un appareil avant de filmer ses vacances avec une perceuse électrique comme Gaston.

Appuyez ici si vous avez une carte de fidélité.

Pour démarrer une voiture, il n’y a plus de clef de contact, plus de pédale d’embrayage, plus de levier de vitesse, plus de frein à main. Il faut appuyer sur start, presser le frein, appuyer sur parking, passer la boite en mode D et sans un bruit le véhicule bondit en avant.

Insérez votre carte de fidélité.

Pour effectuer un virement bancaire, il faut une empreinte digitale, un code envoyé par SMS, un numéro tiré d’une grille de bataille navale, un nouveau code et une dernière confirmation digitale.

Scannez votre coupon de réduction.

Pour discuter avec une personne, il faut d’abord décider avec quel logiciel le faire, ce qui implique de lui envoyer un message, oui mais avec quel outil ?

Choisissez votre moyen de paiement.

Prendre une personne en photo dans la rue obéit à de nouvelles règles complexes et floues : cette personne est-elle dans une foule, est-elle le sujet de la photo, a-t-elle signée au préalable une décharge ?

Insérez votre carte de paiement.

Pour faire le plein de son réservoir, il faut trouver une borne de recharge électrique. Une borne compatible avec votre système de paiement, votre câble de raccordement, une borne qui n’est pas occupée et qui fonctionne.

Choisissez votre débit : immédiat, en trois fois, à crédit.

Sur les routes françaises, la vitesse est limitée à 30, 50, 70, 80, 90, 110, 130 km/h. Le GPS affiche toujours une autre indication que celle des panneaux. En Allemagne on passe à 30, 50, 100, 120 km/h et l’infini au delà. Les radars ont une tolérance de 5 km/h sous les 100 km/h et de 5% au-dessus. Alors, à quelle vitesse faut-il rouler ?

Confirmez votre choix.

Nous avons des codes pour tout, la carte bleue, le code PIN de la carte SIM, le déverrouillage du téléphone, le code de virement bancaire, le code d’accès en ligne à votre mutuelle, le 3D secure de la Visa.

Saisissez votre code.

Avant, il y avait le Super et le Diésel. Aujourd’hui à la pompe, il y a le GPL, le E10, le E5, le 85, le B7, le B10, le XTL, le LNG, le H2, le CNG, le LPG. Et où est-ce que je branche ma voiture électrique ?

Code erroné. Saisissez votre code.

Les pompes à essences sont encore plus compliquées que les caisses enregistreuses automatiques. Il faut choisir sa langue et son carburant en plus.

Retirez votre carte.

Pour traverser la France en voiture, il faut en plus du départ et la destination, sélectionner un trajet en fonction de la vignette Crit’Air de son véhicule et si elle est par bonheur électrique, en trouver un itinéraire avec des bornes compatibles avec votre voiture tous les 250 km.

Prenez vos courses et n’oubliez rien sur la balance.

Pour faire ses courses, il ne faut pas oublier d’emmener des sacs, afin de pouvoir les transporter jusque la voiture qui est garée sur le parking, pas loin de la borne de recharge électrique sur laquelle est branchée un gros SUV.

Dépendance

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Mercredi, sur l’autoroute entre Troyes et Reims, j’ai réalisé que mon iPhone perso était resté à l’aéroport de Barberey St Sulpice. Damned ! Je l’avais branché pour une recharge d’urgence avant de reprendre la route. Sauf qu’au moment du départ, je l’ai oublié, chose qui ne m’étais jamais arrivé auparavant.

Comme je prenais le TGV à Champagne Ardennes peut après pour rentrer sur Strasbourg, je n’avais plus le temps de revenir le récupérer, alors j’ai demandé à mes collègues s’ils pouvaient me l’expédier à la maison.

Par chance mon billet de train se trouvait sur ma boîte mail professionnelle, dans mon téléphone du travail. Ouf !

Billet ? Train ? Damned, mon passe sanitaire, lui se trouvait dans mon application AntiCovid située dans l’autre portable et je ne disposais pas de la version papier du précieux sésame.

J’ai donc sollicité à nouveau mon collègue pour qu’il m’envoie une capture d’écran du QR Code magique par mail afin de pouvoir monter dans le TGV. Ce ne fut d’ailleurs pas simple. Allez expliquer les subtilités d’iOS à un utilisateur Androïd. L’enfer !

L’heure et demi passé dans le TGV fut très longue malgré un bouquin. J’ai pris la fâcheuse habitude de consulter Twitter régulièrement, de lire mes emails, de me balader sur Flickr pour regarder des photographie, d’aller sur Google Actualité savoir où nous en sommes de la troisième vaccination et prendre des notes pour mes prochains billets d’humeur.

Arrivé à la gare mercredi soir, je n’ai pas pu contacter mon épouse malgré mon second téléphone, je n’avais pas son numéro portable en tête et encore moins le fixe. J’ai donc pris le tram pour rentrer dans la nuit noire glaciale.

Le jeudi, au travail, je me suis senti tout nu sans mon smartphone, non pas qu’il me soit nécessaire pour travailler, mais sa présence rassurante dans ma poche droite me manquait. Alors j’ai ouvert des onglets Gmail, Twitter, Flickr, Google sur mon ordinateur, au milieu des applications web métier, rien que pour ma rassurer d’exister encore.

Le vendredi matin, Fedex aurait dû livrer le précieux iPhone à la maison.

Depuis mercredi, je me retrouvais sans compte bancaire, téléphone, mail, suivi de migraine, bibliothèque photo, tickets restaurant, GPS, télécommande Nikon, Analytics, actualités, messages, Twitter, musique et surtout mes brouillons d’articles pour le blog. Mon dieu ! Qu’aillais-je publier la semaine prochaine. J’étais perdu !

Perdu, parce que je n’utilise pas le Cloud et que les 16 Go de cet iPhone SE ancienne version contient une grande partie de ma vie numérique. 

Comment peut-on devenir aussi dépendant à un tel objet ?

Vendredi midi je recevais un message sur ma boite pro pour m’annoncer que mon paquet avait été déposé dans un point relais à deux kilomètres de la maison. La haine ! J’avais poireauté toute la matinée à attendre le colis dans le salon afin d’être certain de ne pas manquer le livreur. J’ai pris mon vélo et j’ai foncé dans la bises pour récupérer mon précieux. 

Hélas, le colis n’était pas là bas non plus. Mon téléphone doudou, lien indispensable avec mon univers numérique plus riche que le réel était-il perdu ? 

J’ai installé en catastrophe SnapBridge, Gmail, Flickr, Twitter sur l’autre smartphone histoire de survivre. Malgré ça, il me manquait encore une très grande partie de moi même. 

Heureusement, vers 16h, l’employé Fedex a terminé sa sieste et déposé mon paquet  vec six heures de retard au point relais. Je repris le vélo, foncé dans le froid, affronté la circulation du vendredi soir et retrouvé mon sex toy à qui il ne restait plus que 1% d’autonomie avant de mourir.

Il est au chaud, près de moi, à la maison, se gavant d’énergie nucléaire. C’est promis mon chéri, je ne t’oublierais plus sur une table  étrangère.

Demain, je commence une thérapie de désintoxication numérique, histoire de mieux gérer le jour où une éruption solaire créera un black out.

Le virus martien

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On pourrait penser qu’avec un masque, du gel plein les mains et la distanciation on allait échapper à la crève automnale.

C’était sans compter sans notre grand qui bosse dans un lycée, haut lieu d’incubation pour toutes les saloperies qui traînent dans l’air et sur les muqueuses. Notre barbu chevelu de deux mètres qui joue les Tanguy depuis deux ans à rapporté le virus du crevard à la maison. Rhume, toux sèche et fébrile.

Il n’a pas fallu très longtemps pour que les mêmes symptômes nous attaquent, nous les deux petits vieux fragiles. D’abord un mal de gorge, puis une toux de chien crevé, quelques dixièmes de degrés au-dessus de la température optimale de fonctionnement du métabolisme humain puis la fontaine de morve ininterrompue.

D’ordinaire, choper la crève c’est juste pénible et fatigant. En pleine pandémie de COVID-19 c’est un peu plus compliqué. Déjà, les gens vous regardent de travers lorsque vous toussez dans votre masque dans les transports en commun. Et puis y a un doute qui plane fatalement, rhume ou COVID ? Un seul moyen de le savoir, se fourrer le coton tige dans le nez.

Donc après trois jours de coma dans la maison et deux migraines qui viennent avec la fièvre, je me suis sacrifié pour nous trois en allant me faire curer le nez au laboratoire près de chez moi. Ma femme refuse d’en passer par cette expérience traumatisante et mon fils s’en tape, la fin du monde approche. Oui mais moi j’ai un boulot et je côtoie pas mal de monde quand même.

Vous me direz, qu’elle est la probabilité de choper la COVID-19 avec deux doses d’astra dans le sang, un masque sur le visage et des mains tellement désinfectées qu’elles ressemblent à la peau d’un vieux crocodile ? Ben non nulle, la preuve un de mes collègues vient de choper la saloperie. Donc ceinture et bretelles. Isolement et test.

Mon Week-end prolongé de trois jours s’allonge encore histoire de s’assurer que tout va bien. De toute manière je ne tiens pas sur mes quilles. Du coup j’ai du temps. Pas pour enregistrer de chronique, car avec la crève ça n’est pas franchement sexy, mais pour écouter Mandoky Soulmates et jouer au Lego.

Après avoir finalisé Voyager I, je suis allé acheter une superbe Fender et son ampli. Et puis, n’ayant pas d’autre projet pour le Week-end, je me suis lancé dans la conception de la sonde martienne Viking. 

Saviez-vous qu’une des grandes problématiques de la recherche de la vie sur la planète rouge est la non contamination des échantillons par des bactéries venues de la Terre avec la sonde ? Ben c’est pareil pour moi au travail. Faut que je garde mes crasses à la maison pour ne pas pourrir le travail de mes collègues.