The Game

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La mini série The Game se déroule sur fond de guerre froide. Le bloc de l’Est s’oppose à l’Ouest et les espions deviennent souvent des agents doubles, retournés par l’ennemi. A Londres, le MI5 découvre qu’une vaste opération russe va être menée contre l’Angleterre prochainement.

Commence alors une course contre la montre pour la petite équipe de Daddy afin de découvrir ce sui se cache derrière l’opération Glace.

The Game se concentre principalement sur le travail d’espionnage du MI5 et rentre peu dans l’intimité de la vie des agents, celui qui a perdu la femme qu’il aime et cherche à se venger (Tom Hughes), l’homosexuel aux prises avec le scandale (Paul Ritter), la secrétaire qui veut monter dans la hiérarchie (Chloé Pirri), le flic qui découvre les méthodes du MI5 (Shaun Dooley), le couple d’espions en pleine crise et Daddy (Victoria Hamilton et Jonathan Harris), Daddy le boss vieillissant qui craint pour sa place et ne fait confiance à personne ou presque (Brian Cox).

Pose de micros, filatures, planques, recoupements d’informations, manipulations, combats, intrigues, The Game raconte la Guerre Froide, l’espionage, la guerre des agences de renseignement et cette mystérieuse opération Glace qui menacerait tout le Royaume Uni.

Encore une série BBC pas toute jeune (2014) que j’ai déniché dans ma médiathèque. De très bons acteurs, des décors qui nous font remonter dans les années soixante-dix et une intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière minute. Pour le rien gâcher la musique du générique très bien pensée, entre Amicalement Votre et Mission Impossible, nous met immédiatement dans le bain. Une série à ne pas manquer.

La quadrature du cercle

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Vous n’êtes pas sans savoir que je suis un grand utilisateur de réseaux sociaux, de produits Google, de ressources dans les nuages. Grand utilisateur ne signifie pas forcément usager aveugle et j’essaye, dans la mesure du possible, de faire attention à mon utilisation de tous ces outils. Je ne fais pas encore partie de cette petite minorité qui par militantisme travaille avec des solutions alternatives. Car ce qui commence comme une belle idée idéaliste finit souvent en machine commerciale. Souvenez-vous de Google à ses débuts, ce moteur de recherche puissant et génial qui très vite a détrôné Altavista et d’autres. A l’époque, la firme de Mountain View était juste un start-up géniale qui n’aspirait pas toutes nos informations après tout. Les choses ont bien changées depuis.

Comme beaucoup d’entre-vous j’ai une adresse Gmail, un profile Google+ et je travaille beaucoup avec Maps sans parler de leur moteur de recherche. Moins nombreux sont ceux qui utilisent Google Drive, Google Analytics et que sais-je encore. J’ai un Facebook, un Twitter, un Flickr, un blog, un Paypal, un webzine, et des centaines de comptes sur des boutiques en ligne, donc je laisse des traces un peu partout sur Internet, à chaque achat, je reçois des sollicitations diverses, je suis traqué, à chaque post, je nourris des bases de données sur mon profil, mon activité, ma vie. Je me pose parfois des questions, mais pas trop non plus, après tout si nous profitons de produits il faut en payer le prix, du moins dans un système libéral et capitaliste, rien n’est gratuit.

J’ai bien aimé le film The Circle qui traite le sujet d’une grosse firme Internet façon Google, proposant un univers de rêve à ses employés en les faisant bosser comme des esclaves, un univers où l’on partage sa vie sur le réseau, où tout est fait pour que vous restiez au travail, pour que vous n’ayez pas de vie sociale en dehors du cercle, pour que le cercle finisse par être votre vie et grossisse jusqu’à englober le monde entier. Le film est à peine une caricature avec un happy ending terrifiant quand on y réfléchit bien.

Rejeter en bloc l’utilisation de Google, de Facebook et autres n’est pas une solution aujourd’hui. Nous vivons connectés, que l’on le veuille ou non. Les impôts, la scolarité de nos enfants, l’information, les démarches administratives, une partie des achats qui ne se fait plus quasi exclusivement que via internet par la force des choses. Les boutiques, les bureaux disparaissent, remplacés par des sites web, le rond de cuir par des formulaires HTML. Entrer en résistance est très compliqué, surtout lorsque la jeune génération use et abuse de ces systèmes pour communiquer avec vous.

Alors connecté oui, mais conscient. Conscient que ce qui est utilisé, écrit, photographié, filmé, dit, est enregistré pour la postérité, qu’un jour, alors que vous l’aurez oublié, cela pourra resurgir dans votre vie, que vos recherches sont surveillées, que vos achats sont analysés, que des sociétés essayent de vous influencer, manipuler un peu comme la publicité à la télévision dans les années 70.

Bienvenue dans le Cercle.