717

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Le Boeing 717, un avion de ligne mis en service en 1999, juste avant la fin du monde, pouvant emporter une centaine de passagers sur pas loin de 4000 km.

Mais l’article que je vous propose aujourd’hui parle d’une série TV.

  • Lost, avec son avion qui s’écrase sur la plage et les survivants qui découvrent l’île mystérieuse ? Non.
  • The Twilight Zone, où, lors d’un épisode, une créature, assise sur l’aile, sabote le moteur droit d’un avion en plein vol, sous le regard médusé d’un passager paranoïaque ? Non plus.

Il s’agit de Games of Thrones.

Quel rapport avec un Boeing 717 ? Aucun. Le titre de l’article était, si vous aviez été un temps soit peu attentifs, 717.

Après une excellente saison sept, nous avons voulu retourner aux sources et regarder à nouveau la saison une, la plus trash, la plus sexe. Aria petite (presque jolie alors), Bran marchant, Eddard avec toute sa tête, Sansa en oie blanche, c’était sympa de revenir quelques années en arrière. Débauche d’hémoglobine, de tétons, de bites, de foufounes, décors grandioses, personnages déjà très fouillés, à part un Khal Drodgo qui n’aura jamais été aussi bon que dans Stargate Atlantis (non pas dans Conan !), franchement la saison une était une bombe.

J’espérai sur cet élan nous allions attaquer la saison deux et avancer dans le temps avec les personnages, mais mon, épouse a décidé que non, ne voulant pas se farcir à nouveau les longs épisodes où Aria devient Personne, où les esclaves suivent la Khaleesi, où John rencontre les sauvageons. Ma femme voulait revoir la saison sept.

D’où le 717, je sais, c’est tiré par les cheveux… Vous n’avez pas encore compris ? Bon j’explique :

– saison sept, ça fait 7, saison une, ça fait 1, saison sept, ça fait 7, donc ?
– ben 15 si on additionne.
– certes… Mais si on met les chiffres les uns derrière les autres ça fait ?
– septunsept ?
– presque… encore un petit effort, les chiffres !
– 717 ?
– oui bravo !
– ah ok, 717, elle est bonne !
– oui, oui, passons…

Nous retrouvons donc les mêmes personnages, après quelques morts toutefois, certains qui reviennent même à la vie, l’hiver est de retour, c’est pour cela qu’il y a moins de fesses, on se les gèle, les enfants ont grandi et les acteurs pris quelques rides, du coup y a plus de fesses fripées. Passer du dernier épisode de la saison une au premier de la saison sept, c’est comme effectuer un saut temporel, une expérience assez déroutante, même dans une série TV. Un peu comme prendre un Boeing 717 au départ de Reykjavik en hiver pour atterrir quelques heures plus tard à Marrakech sous un soleil radieux.

Le bon côté de l’opération c’est que j’ai enfin compris que John n’était pas Snow, ni Cendre, mais Targaryen. Donc de bâtard, il est devenu chef de la Garde de Nuit, puis rois du nord, puis amant de la reine des Sept Couronnes (enfin presque que reine) et finalement il se retrouve être l’héritier de la couronne, baisant doublement (oui c’est facile et vulgaire) la petite Khaleesi qui décidément n’a vraiment pas de chance (bien fait, elle m’énerve depuis la saison une).

La bonne nouvelle c’est que nous regardons maintenant la saison 2. Avec un peu de chance nous continuerons par la saison 6 puis nous reviendrons à la saison 3 et la 4 pour finir par la 5. Logique non ?

 

sept sur sept

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Sept épisodes pour la septième saison, peut-être la meilleur, celle des retrouvailles.

Après s’être égarés aux quatre coins du monde, les maisons se rassemblent pour lutter contre l’hiver qui est là. Les derniers Stark, les derniers Lannister, les derniers Targaryen, chacun ayant, des années durant, connu des destins très divers. La menace d’au delà du mur se rapproche inexorablement et le Rois du Nord tente de rassembler les peuples, les vivants contre les morts.

Je suis d’accord avec vous, la scène une de l’épisode un n’est guère crédible – le petite Ayra, même masquée n’a rien d’un vieillard – mais elle met dans le bain. Il y a quelques petits détails de ce type qui coincent mais nous sommes loin de la saison six qui mettait un temps fou à décoller. Les râleurs diront qu’il n’y a plus de sexe depuis la saison une, et c’est vrai, un viol de temps en temps, une visite dans une maison close, rien de tel pour pimenter les longues soirées d’hiver.

N’empêche, Games of Thrones est une magnifique série médiévale fantastique avec de gros moyens et des acteurs qui assurent, mention spéciale à Peter Dinklage pour son interprétation de Thyrion Lannister.

Mais sept épisodes pour la septième saison, c’est un peu court et je piaffe d’impatience de voir la suite. Et comme je ne regarde les séries qu’en DVD, j’ai beaucoup de retard contrairement au abonnés Netflix et aux amateurs de téléchargement illégal. Pour patienter, il se pourrait que je reparte de la saison une pour revenir jusque la sept, histoire de reprendre le fil des intrigues et comprendre des détails qui m’auraient échappés en chemin.