Décrocher la Lune

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L’Etoffe des Héros, De la Terre à la Lune, Apollo 13, First Man, Apollo 18, l’aventure spatiale et lunaire m’a toujours fasciné et Cet été, alors nous fêtions le cinquantenaire du premier pas sur la Lune, un évènement qui a marqué mon enfance.

Je suis tombé presque pas hasard, sur le livre du planétologue français Charles Frankel, l’Aventure Apollo, qui relate les mission Apollo édité chez Dunod. 

Écrit principalement à partir des archives des vols de la NASA et de l’ouvrage A Man on the Moon de Andrew Chaikin, le livre raconte cette incroyable épopée humaine et technologique. Pour tout passionné d’exploration spatiale, le livre ne fera que vous faire revivre cette aventure, ajoutant quelques anecdotes moins connues à celles qui ont déjà fait le tour de la terre. 

Pour ma part, en plus d’apprécier cette lecture facile, j’ai découvert un peu mieux le programme russe lors cette folle course à la Lune. 

Chaque chapitre, agrémenté de quelques photos noir et blanc de la NASA, s’achève par un paragraphe sur ce que sont devenu ces héros de l’épopée lunaire. On y découvre également quelques petits encarts parlant de sujets connexes aux missions spatiales. 

Le livre s’achève sur les perspectives des futures vols habités, la Lune, Mars et les différents projets avortés de retour sur notre satellite.

Si vous êtes comme moi un geek spatial, ne passez pas à côté de ce livre. Même si j’aurai préféré une version plus approfondie, L’Aventure Apollo est le genre d’ouvrage de vulgarisation historico-scientifique qui se lit sans donner mal à la tête et apporte quelques connaissances supplémentaires sur un sujet pourtant maintes fois débattu.

Pour seul cortège

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Encore un Laurent Gaudé me direz vous.

Décidément j’aurai lu de nombreux livres de cet auteur en peu de temps. Cette fois, l’auteur nous plonge dans un roman historique, évoquant la fin du règne de l’empereur Alexandre.

Pour tout vos avouer, je ne suis pas un passionné d’histoire. Parlez-moi proto-histoire, d’âge de bronze, de la civilisation celtique, je suis votre homme. Mais pour le reste, ce ne sont pas des lacunes, mais des abîmes, de puits sans fond.

J’ai pris le bouquin, parce qu’il trônait, solitaire sur notre bibliothèque et que l’auteur m’a toujours enchanté par son style. Lorsque j’ai commencé sa lecture, j’ignorais quel en était le sujet. Mais dès les premières lignes j’ai compris qu’il s’agissait d’un roman historique d’un genre très particulier, puisqu’il s’attache à la fin d’Alexandre le Grand. Alexandre meurt et sa dépouille va partir d’Alexandrie pour un long voyage. La chute d’un puissant laisse place à la curée, les anciens frères d’armes d’Alexandre se partagent l’empire, se battant pour les meilleurs morceaux, pendant que le cortège funéraire traverse le royaume.

Le rythme est lent comme la marche du cortège, les phrases magnifiques, le récit fantastique. Les morts parlent aux vivants alors que l’empire se délite et que le cortège avance avec sa cohorte de pleureuses. Un roman sur la mort, sur la fin d’une époque, sur le pouvoir. Un homme sans tête, un empereur qui parle dans son sarcophage, une épouse de rois qui se donne la mort pour mieux protéger son enfant.

Pour seul cortège, donne envie de découvrir le règne de cet empereur qui ne vécu que trente-deux années.

Ecoutez nos défaites

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Je vous ai déjà parlé de Laurent Gaudé, un écrivain français que j’apprécie beaucoup. Après avoir dévoré Eldorado, je passais chez mon libraire et tombais sur son dernier roman, Ecoutez nos défaites. Après quelques pages fébriles, je me rends compte que ce livre ne sera pas aussi aisé à lire que les autres.

Cinq récits allant de l’époque romaine à aujourd’hui, de Carthage aux Amériques, se mêlent dans ce roman où la guerre est l’épine dorsale. Hannibal, Négus, Grant, une archéologue et un soldat français des opérations spéciales se racontent dans les pages de Laurent Gaudé.

Daesh, Kadafi, Scipion, Oussama Ben Laden, le général Lee, Mussolini, la guerre est partout, de toutes les époques, monstrueuse, sanguinaire.

Une figurine volée de dieu égyptien, passe de main en main, un agent américain décide de jeter son tablier ensanglanté, Hannibal franchit les Alpes avec ses éléphants, Négus fuit son royaume et se réfugie en Grande Bretagne.

Le propos du livre est lourd, violent, décrivant la guerre sans concession. L’auteur parle au nom des vainqueurs, bouchers, vaincus, victimes, soldat, rois, lieutenants. La guerre est partout mais l’humanité résiste quelque part dans le récit, sous la forme d’une histoire d’amour à rebours, entre une archéologue et un soldat français, la rencontre d’une nuit.

Ecoutez nos défaites n’est pas une lecture de tout repos, le roman vous met mal à l’aise malgré sa narration morcelée, ou peut-être à cause de cela justement. L’écriture de Laurent Gaudé ne souffre d’aucun reproche et sa perception des guerres qu’il décrit fascine. Un roman difficile, passionnant et bouleversant.