Ma vie en Zelda

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Ma vie, c’est un peu celle du célèbre personnage de Nintendo.

Je recherche des sanctuaires (sites pour installer une station de mesure) à l’aide de ma tablette sheikah (GOOGLE Earth, GPS), à chaque fois une nouvelle épreuve m’attend (mais à qui est ce terrain, où est l’électricité), je combats des monstres (les entrailles de l’administration), je parcours le monde à cheval (Clio, Kangoo), je vole en para-voile d’un sommet à une vallée (Strasbourg/Toulouse), je grimpe aux sommets des tours pour cartographier la région (classification de station aux jumelles), je dépense des rubis pour mieux m’équiper (des bottes, une batterie de PC, essence de la Clio), je dors à ma belle étoile ou dans rares auberges (nuitée à 39€), je mange au coin du feu (picnic dans la voiture sous la pluie battante), j’affronte des boss tous puissants (chef, adjoint, directeur, PDG) et tout ça pour quoi me direz-vous, pour passer le temps, pour récupérer des cœurs, des rubis et surtout parce que j’ai été programmé pour ça.

Je l’avoue, j’ai replongé dans Zelda Breath of the Wild. J’étais bloqué, à poil, sur une île remplie de monstres depuis des mois, jusqu’au moment où je me suis décidé à venir à bout des bestioles et passer à la suite. Un passage de l’aventure sans sauvegarde, pour lesquel vous gagnez quelques malheureux rubis et perdez souvent la vie. Après cette victoire éclatante je suis arrivé chez les piafs et dans la foulée j’ai vaincu le méchant boss, et de deux. Me voila maintenant bloqué à nouveau dans un sanctuaire à affronter l’épreuve d’extrême force où j’échoue lamentablement étant donné mes réflexes de moule intoxiquée.

Patience petit Link, tu y arriveras. En attentant, continues d’arpenter l’Alsace dans ta Clio à la rencontre d’autres voyageurs qui te guideront dans ta quête climatologique.

The last day of june

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The Raven That Refused To Sing compte parmi mes albums favoris de Steven Wilson. Le seul vrai album progressif de l’artiste pour lequel il avait sorti en 2013 le très beau clip, Drive Home.

Régulièrement, je m’égosille, je postillonne, je m’énerve, lorsqu’un artiste se disperse, transformant musique et jeu vidéo par exemple comme voulait le faire Dream Theater avec son The Astonishing. Je critique, je râle, je peste mais je suis faible… Il y a peu, sur la Switch est sorti le jeu The last day of june, inspiré du clip Drive Home. Et j’ai craqué. Comme quoi Wilson c’est vendeur.

Un homme qui a perdu sa femme dans un accident de voiture va revivre avec vous cette après-midi fatale, rejouant les événements, tentant de modifier le passé par l’entremise de quatre personnes de son village, l’enfant qui s’ennuie, la femme qui déménage, le chausseur poursuivant la pie et le mystérieux vieil homme au cadeau. Il faudra jouer et rejouer leurs après-midi, changer le passé, afin d’essayer d’éviter le drame. Un jeu de très courte durée, vendu trop cher, fait de cinématiques et énigmes, visuellement bien en dessous du clip de ‘Drive Home’, avec comme musique de fond, des extraits instrumentaux des morceaux de Wilson et pourtant assez addictif.

Clairement, il ne s’agit pas d’un produit pour gamer avec ses actions limitées, sa durée de vie courte et son côté répétitif. C’est un jeu poétique et beau qui nous raconte une histoire d’amour et de sacrifice.

La chasse est ouverte

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Caché derrière le muret je vise le lapinou embusqué quelques mètres plus loin. Paf  ! Dans ta tronche, bien fait ! Je me relève et fonce sur lui. Prends ça bouffon ! Je le bouscule, saute dans les bras de ma belle et d’un habile salto avant me propulse un étage plus haut, près d’une canalisation d’égout. Le premier qui bouge se prend un pruneau.

La chasse est ouverte !

Oui j’ai finalement craqué pour le dernier jeu de Nintendo, Mario + Rabbits. Un jeu au tour où vous combattez en équipe pour libérer le monde de méchants lapins crétins mutants transformés suite à l’utilisation malencontreuse d’un casque de réalité virtuelle. Quatre mondes sont proposés, dans lesquels votre équipe de trois aventuriers devra affronter des lapins très crétins armé de blasters lourds. Le principe de Kingdom Battle ressemble un peu à Worms : choix de l’équipe, choix des armes, déplacement, attaques, actions spéciales. Les purs gamers ne s’y retrouverons sans doute pas. Le jeu est assez facile (du moins le premier monde), chaque bataille peu être rejouée à l’infini jusqu’à enfin la réussir parfaitement et les batailles finissent par être répétitives à la longue.