La panne

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Depuis quelque temps c’est la panne.

Mon épouse me dit que ce n’est pas grave, que c’est du au stress de mon nouveau travail, que ça va passer, à croire qu’elle s’en réjouit, car la lumière s’éteint plus tôt le soir, oui c’est une marmotte.

J’ai essayé Cinquante nuances de gray, mais hélas, c’est un navet qui ne me fait aucun effet. Druna peut-être ?

Pourtant je devrais être émoustillé, j’ai tout ce dont j’ai besoin : une bonne histoire, du dépaysement, un style irréprochable et de la matière à réflexion. Cependant, après une ou deux pages du Géant Enfoui, je somnole et ferme le livre.

Alors en désespoir de cause, après les tribulations de Lanfeust, je me suis lancé dans la relecture d’Orbital, cette fabuleuse série, qui raconte les aventures de deux diplomates intergalactiques à la Valerian. Un scénario fouillé, un très beau graphisme, des personnages attachants, la série est vraiment excellente. 

Mais, j’aimerais bien revenir vers un livre. J’en ai assez de cette panne de lecture. Le problème c’est que les auteurs de SF ne me font plus rêver comme avant, je n’ai pas retrouvé de Franck Herbert, Dan Simons ou Iain Banks depuis bien longtemps, Eschbach n’a pas écrit de merveille depuis des mois. Je n’ai plus la force de lire des trucs intelligents le soir et je n’ai pas découvert de nouveau Lackberg ou Larsen.

Il faut que je pose, loin d’internet, à la montagne, avec rien d’autre à faire que me promener, lire, m’ennuyer. C’est si bon de s’ennuyer. Là je retrouverai le plaisir de la lecture, au calme, loin des chroniques, des news, des interviews, des concerts, des sorties.

Votez pour moi

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Avez-vous lu l’Empereur dieu de Dune, cet improbable plaidoirie pour la dictature ou L’Automne du Patriarche de Gabriel Garcia Marques. Deux livres qui parlent de tyrans et de leur solitude face au pouvoir.

Et si le totalitarisme était la solution à nos démocraties moribondes ? Quelque part, nous le voyons bien, la démocratie ne tourne pas rond. Le peuple élit des représentants qui vont les gouverner et quelques mois plus tard ils veulent les guillotiner. Que comprendre ?

Les électeurs croient-ils au miroir aux alouettes de certains, les raccourcis populistes des autres ou ne lisent-ils pas les programmes tout simplement ? Lorsque nos politiques appliquent leur programme le peuple se soulève, lorsqu’il nous enfument, le peuple ne dit mot, ou presque.

Lors des dernières présidentielles, il y avait pléthore de candidats avec des programmes très divers, du plus musclé au plus social, de virons tous ces feignants de fonctionnaires à instaurons le revenu universel pour tous.

Après le premier tour, ne restaient que deux challengers, un petit jeune promettant de changer la politique et une vieille bique voulant quitter la zone Euro. Que choisir, le  fascisme, l’autarcie ou le pouvoir entre les mains des riches ? 

La démocratie permet de choisir entre la peste ou le choléra, qu’elle chance ! J’ai voté, la mort dans l’âme, pour nous éviter le pire, je ne regrette pas mon choix même si je le paye cher aujourd’hui.

Nous aurions un dictateur éclairé au pouvoir, un despote intelligent ayant, dans un sanglant coup d’état, décapité tous les démagogues, populistes et hypocrites, pris les rênes de l’état pour mettre en œuvre une politique, sans contestation possible, avec une armée forte derrière lui pour mater tout soupçon de révolte. Nous aurions peut-être cinquante années de prospérité ou d’horreur.

Les exemples ne manquent pas dans notre histoire, Staline, Hitler, Fidel Castro, Trump et qui sait un jour peut-être, Le Pen.

Finis les flashballs pour le retour au tir à balle réelle. Aménagement du Larzac pour créer des villages de rééducation sociale, censure de la presse pour mieux communiquer vers le peuple. Torture pour faire avouer les crimes. Peine de mort pour dissuader les criminels. Épuration ethnique pour retrouver le plein emploi. Rééducation par le travail, le philosophe devient maçon. Un monde parfait, où ordre et prospérité pourraient enfin voir le jour.

Et si nous donnions plutôt le pouvoir au peuple ? Pas le communisme, il a fait ses preuves, mais la consultation systématique de la base pour gouverner. En voilà une belle idée. Les suisses en sont de grands adeptes. Quid de ce fameux RIC demandé à corps et a cris par les gilets jaunes.

En voilà une idée séduisante, mais n’y aurait-il pas un risque ?

Vague de froid sur la France, on relance le nucléaire. Meurtre d’un enfant, on ressort la guillotine. Vol commis par un migrant, on ferme les frontières. Attentat au Bataclan, on incinère tout les fichés S. Prolifération de voiles dans les rues, on interdit les minarets. Hausse des prix, on augmente le SMIC. Comment éviter les propositions de lois démagogiques, épidermiques, à chaud ?

Le peuple est-il suffisamment éduqué pour gouverner ? Non disent certains. Nos dirigeants le pensent tellement fort. Ils méprisent tellement ces « sans dents » qui les ont placés au pouvoir. Ils leur expliquent que s’ils taxaient les riches, ceux-ci partiraient. Vous les pauvres, faites donc un effort enfin, sinon vous serez encore plus pauvres. Cynisme ? Même pas. 

Et si nous sortions du capitalisme, de la démocratie ? Si nous options pour la vie des Dépossédés d’Ursula le Guin, et son improbable anarchie planétaire ? Ni maître ni loi, chacun pour soi et que le plus fort gagne. Cette dernière phrase résume quand même bien le monde dans lequel nous vivons. Les puissants semble au dessus des règles écrites pour un peuple ignorant, l’argent est le pouvoir et la force fait loi.

Finalement Leto Atréïde n’était pas un monstre, s’il brûlait les historiens c’est qu’ils ne savaient rien du passé, s’il matait toute rébellion, c’est parce qu’il connaissait l’avenir. Des siècles de pouvoir sans partage pour préserver l’humanité du grand chaos. Peut-être nous faudrait-il un tel visionnaire pour conduire l’humanité.

Alors votez pour moi…

Cadeaux de Noël

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Peut-on définir une personne avec les cadeaux que sa famille lui offre ? Je pense que oui, du moins dans mon cas, mes enfants et ma femme me connaissent bien…

Je suis caféinomane et pendant les vacances en Italie je me régale d’expressos fabriqué avec ces petites cafetières que l’on pose sur la gazinière. Et si, je lui préfère une Senseo au quotidien, c’est pour éviter d’aggraver mon addiction. Mais voilà, ma chérie, voulant nous rappeler nos vacances en amoureux en Sardaigne, m’a offert cet engin du diable, une Rossetto, mama mia, mais sans le paquet Lavazza et les petits biscuits Mulino Bianco qui vont bien, pour que l’instant café devienne une religion, vous ne trouvez pas ça cruel ?

Je lis beaucoup de bds et j’ai hérité, il y a de ça quelques années, de la collection familiale des Astérix, série culte dans notre famille depuis Astérix le Gaulois. Chaque année, mes enfants complètent la collection de raretés, tomes perdus ou définitivement devenus illisibles. Je me souviens avec tendresse, alors qu’ils étaient encore tout petits, ils avaient cassé leur tirelire pour m’offrir un calendrier perpétuel Astérix, calendrier qui trône toujours sur mon bureau au travail. Cette année n’échappant pas à la règle, j’ai eu un Astérix (Le Secret de la Potion Magique, surtout ne l’achetez pas, même pour la collection) mais aussi un calendrier perpétuel de remplacement, celui de Star Wars, car je suis un geek fan de la saga. Star Wars va cette année remplacer Idéfix sur mon bureau au grand dam de mes collègues qui adoraient regarder une case chaque jour. Ceci dit, en 2019, je n’aurai plus de collègues alors bon.

Je suis également un lecteur, lisant tout et n’importe quoi, piquant les bouquins de mon épouse comme ses Pierre Lemaitre dont je suis fan. Ma chérie a eu la bonne idée de m’en offrir un nouveau, Couleurs de l’Incendie, histoire d’inverser les rôles, et pour une fois, de me le piquer, mais attention, pas avant que je ne l’ai lu, soyons clair.

Éternel geek, j’adore les films de science-fiction, bien qu’avec l’âge, cette soif diminue pour de nouveaux centres d’interêt. Mon film culte ? Blade Runner bien sûr ! Et sa continuation Blade Runner 2049, vue au cinéma, revue en DVD emprunté à la médiathèque. Il vient d’arriver en Blu Ray sous le sapin en plastique couvert de guirlandes et de boules multicolores. Pour une fois qu’une suite est à la hauteur de l’original.

Et pour finir cette orgie, une BD, une autre, car personne n’a songé au fait que je suis amateur de photographie. Snif, un Nikon D5 aurait fait joli entre mes mains boudinées de bébé gâté, vous ne croyez pas ? Bon, oui, c’est un peu cher et j’ai presque tout ce qu’il me faut à bien y réfléchir. Donc une BD, le tome 5 du Chat du Rabin, que je n’ai pas encore lu, car oui je sais, j’ai beaucoup de retard de lecture dans mes séries de BDs. Il faut dire que je bois trop de café, regarde trop de films de SF, lis trop de livres, voue un culte à de vielles BDs de l’enfance. Bizarrement, personne n’a songé à m’offrir de CD cette année, il est vrai que je les reçois bien souvent deux mois avant leur sortie alors bon…

Voilà c’était Noël, mon anniversaire arrivant à grand pas, je vais commencer un lobbying intense relatif à un boitier photo plein format hors de prix, mais j’ai peu d’espoir nous avons des frais maintenant. Et à priori, la fausse augmentation du SIMC de cent euros n’est pas pour nous.

Et tonton Macron, qu’a-t-il glissé sous le sapin ? Beaucoup, beaucoup plus de place dans les bureaux et un nouveau travail au 1er janvier, chouette ! Merci tonton !

La grande braderie

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Mise à jour, 30 viennent de partir…

Conséquence directe de la mise en place de ma bibliothèque et ma Cdthèque idéale, je dispose d’une importante collection de livres de science fiction grands formats dont je désire me séparer. Des livres que j’ai aimé mais que je ne relirai sans doute plus, faute de temps. Je n’ai conservé quelques ouvrages que je juge essentiels. Alors avant de prendre en grand carton et de tout monter au grenier, je vous propose une grande braderie.

Voici la liste des ouvrages, vendus de 3 à 5 € selon l’état et le format plus frais d’expédition (la liste sera mise à jour bien entendu).

Pour tout renseignement contactez-moi en message privé sur Facebook ou par mail.

François BARANGER
Dominium Mundi Livre I – Pocket
Dominium Mundi Livre II – Pocket

Ayerdhal
Bestards – Au diable Vauvert

Graham JOYCE
En attendant l’Orage – Bragelonne

Robert Charles WILSON
A travers Temps – Denoël
Blind Lake – Denoël

Terry Prachett
La Huitième Couleur – L’Atalante

Hugh Howet
Silo Origines – Acted Sud
Silo Générations – Acte Sud

Karl Schroeder
Permanance – Denoël

Paolo BACIGALUPI
La Fille Automate – J’ai Lu

Ken Follet
Le Chute Des Géants Le siècle 1 – Robert Laffont

Raymond E. FEIST
Magicien l’Apprenti – Milady

David Zindell
Inexistance – espace infini

Suzanne COLLINS
Hunger Games I – Pocket Jeunesse
Hunger Games II – Pocket Jeunesse
Hunger Games III – Pocket Jeunesse

Joe HALDEMAN
La liberté éternelle – millénaires

James LOVEGROVE
Days – Bragelonne

Richard Paul RUSSO
La Bef des fous – Le Bélial

Johan Heliot
La Harpe des étoiles – Imaginaires

Jules Verne
Paris au XX sciècle – Hachette

Robert Zubrin
On a marché sur Mars – Presses de la cité

Robert SILVEBERG
Ciel Brulant de minuit – Robert Laffont

Hao JINGFANG
L’insondable Profondeur de la Solitude – Outrefleuve

Ben BOVA
Mars – Fleuve Noir

Nicolas BOUCHARD
L’Empire de Poussière livre I – Mnémos
L’Empire de Poussière livre II – Mnémos
L’Empire de Poussière livre III – Mnémos

Deborah INSTALL
Il y a un robot dans le jardin – Super 8 Editions

Lily Brooks-Dalton
Good Morning, Midnight – Presses de la Citée

Antonin VARENNE
Trois mille chevaux vapeur – Albin Michel

Connie WILLIS
All Clear -Bragelonne

Robert A HEINLEIN
L’ages des étoiles – Terre de Brume
Sixième Colonne – Terre de Brume

Philippe CURVAL
En souvenir du futur – Robert Laffont

Charles HARNESS
L’anneau de ritournel – Robert Laffont

John VARLEY
Gens de la Lune – Denoël

Les longues veillées de Noël

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J’étais adolescent.

Lors d’une des fêtes mémorables qu’organisait régulièrement mon grand frère et auquel il ne manquait jamais de me convier, je fis la connaissance d’une délicieuse femme d’une trentaine d’année, délaissée par son époux. Les bouteilles de vin aidant, la glace fondit et si j’avais été moins niais… Mais tout cela n’est que fantasme et notre relation ce soir là fut purement littéraire. Je lui parlais de Frank Herbert, de celtisme, de progressif elle me parla de The Hobbit. Dans les vapeurs de Monbazillac et de Beaujolais, tout ce qui me resta de cette fabuleuse soirée fut un beau visage et le titre d’un livre, The Hobbit.

Je me rendis dans une librairie, l’unique de ma petite ville, et demandais s’ils avaient The Hobbit (Internet n’existait pas à l’époque si bien que l’association titre auteur était beaucoup plus complexe que maintenant). Le libraire m’informa que le bouquin était de J.R.R. Tolkien mais qu’il ne l’avait plus en stock. A la lettre T, dans le rayonnage des auteurs, il y avait bien du Tolkien en livre de poche, il s’agissait du Simarillion. Oui mais attention le tome 2, s’eût été trop simple sinon. Ne sachant à quoi m’attendre, j’achetais le précieux et plongeait avec étonnement et émerveillement dans les légendes de Terre du Milieu sans tout comprendre. Après avoir dévoré le second livre, je commandais le tome 1 et découvrais enfin la genèse de ce monde fantastique qui servira plus tard de base à nombre de mes parties de jeux de rôle. Une fois avalé les récits inachevés de Tolkien, je trouvais Le Seigneur des Anneaux, dans l’ordre cette fois, une aventure fabuleuse, d’autant plus belle que je connaissais bien les fondations de l’univers de Tolkien maintenant. Enfin, un jour, bien plus tard en réalité, je tombais par hasard sur The Hobbit et me souvins de la belle dame qui m’avait conseillé l’ouvrage. La boucle était bouclée.

Depuis j’ai lu les Comtes et Légendes inachevés, Faéries, le Rois Arthur et bien d’autre brouillons laissés par Tolkien à sa mort et repris par son fils Christopher. Nombre de réalisateurs ont rêvé de mettre en images Le Seigneurs Des Anneaux comme Ralph Bashi en 1978 mais le seul qui arriva au bout du projet colossal, ce fut Peter Jackson en 2001.

Non content du fabuleux succès de sa trilogie, le barbu décida de se lancer dans The Hobbit, là encore sous forme de trois films, sans doute un peu moins respectueux de l’histoire cette fois.

Mais tout ça vous le savez sans doute déjà. Ce que vous ignorez probablement, c’est que tous les ans, quand le ciel s’assombrit, que les neiges blanchissent les sommets des Vosges et que le chauffage tourne à plein régime dans la maison, je me pelotonne dans mon salon, et me replonge dans la saga cinématographique de Tolkien. Au début je n’avais que la Communauté de l’Anneau version longue, soit 3h30 de film, ça allait. Aujourd’hui je possède les deux trilogies, fatalement c’est plus long à visionner. Je viens de regarder des deux premiers ‘épisodes’ de The Hobbit avec mon petit dernier, encore un et nous attaquerons le plat de résistance, Le Seigneur Des Anneaux en version longue. Par chance, je suis en vacances… Je vous laisse, un nain vient de frapper à ma porte et j’ai perdu mon anneau quelque part dans le salon.