On a marché sur la Lune

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-200 avant notre ère, Ératosthène prouvait que la Terre est ronde et en calculait la circonférence.

Au dix-septième siècle, Galilée posait les bases de l’héliocentrisme et connu quelques déboires avec l’église catholique.

En 1907, Albert Einstein affirma que la vitesse de la lumière était l’ultime limite.

Dans les années cinquante, les deux plus grandes puissances mondiales, se lancèrent dans une folle compétition,  celle de la course à l’espace.

Le 4 octobre 1957, les russes envoyaient dans l’espace le premier satellite de l’histoire et moins de quatre ans plus tard un homme dans l’espace.

Les américains enragèrent, mais le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, posait le pied sur la Lune.

En 2018, le GIEC annonce que la température sur Terre augmentera le 1.5°C d’ici la fin du siècle.

Non mais sérieusement ? Vous croyez à toutes ces bêtises ?

La Terre est plate, si elle était ronde, l’horizon ne serait pas plat, il devrait former un cercle autour de nous. Et sachez que les images de la NASA ne sont que des montages.

La théorie officielle veut que la rotation de la lune s’effectue en simultanéité parfaite avec celle de la terre. Sa période de rotation orbitale sur 27,5 jours serait la même que la période de sa rotation sur elle même, de sorte que nous ayons l’impression que celle-ci soit immobile, du coup la lune présenterait tout le temps la même face. Vous ne trouvez pas ça gros comme coïncidence ?

Héliocentrisme ? Foutaises. Selon le modèle héliocentrique, la terre est censée effectuer des spirales dans l’espace (rotation autour du soleil, qui lui même tourne en même temps autour du centre de la galaxie). Mais avez-vous déjà photographié le déplacement des étoiles dans le ciel la nuit ? Elles tournent autour de l’étoile polaire, dessinant un cercle parfait. Où est notre spirale dans cette histoire.

Et depuis quand la lumière se déplace ? Le son passe encore, on l’observe lors d’un orage, mais la lumière ? Quand on éteint l’interrupteur, il fait immédiatement noir, un point c’est tout. Les scientifiques ont annoncé que si un homme passait les 100 km/h,  son corps exploserait. Nous savons depuis l’invention du train que c’est une énorme erreur. Les scientifiques ont affirmé également que le mur du son était infranchissable, parlez-en aux pilotes de chasse. Albert Einstein a finalement écrit que la vitesse de la lumière était infranchissable, qu’en déduisez-vous ?

Et si même, en poussant l’absurde jusqu’à son extrême, l’espace existait, comment donc serait-il possible de lancer un objet sans qu’il ne retombe immédiatement sur Terre. Lancez donc un caillou en l’air, aussi fort que vous le pouvez, que fait-il ? Bon, et vous croyez encore qu’il a été possible lancer un objet dans le ciel pour qu’il tourne ensuite autour d’une terre plate ? Tout ça est ridicule.

Un an avant l’alunissage d’Apollo 11, Stanley Kubrick sortait le film 2001 Space Odyssey, des images extraordinaires de l’espace et d’une base lunaire, un film de science-fiction qui est encore à ce jour une référence du genre. Des décors prêts à recevoir les équipes Apollo, histoire de donner le change à nos amis russes. Oui, l’homme n’est jamais allé sur la lune, comment voulez-vous poser le pied sur une petite lumière pendue au bout d’un fil ?

Alors quand on me parle de réchauffement climatique, je rigole. La planète ne se réchauffe pas évidemment. Ce sont des racontars de pseudos scientifiques à la solde de politiques cherchant à favoriser de nouvelles industries comme le nucléaire, voulant plomber la prospection pétrolière, l’économie américaine et interdire ces magnifiques SUV si confortables.

Cessez de croire tous les mensonges dont on vous abreuve chaque jour. La terre est plate, nous ne sommes jamais allé dans l’espace et la femme est sortie de la cuisse d’Adan, alors continuez de polluer gaiement la planète, nous ne risquons rien, pas vrai Donald ?

Et la chat de Schrödinger a fait pipi, si ça ce n’est pas une preuve !

Le buzz Aldrin

Vendredi, une éclipse totale de lune, la plus longue du siècle paraît-il, était visible depuis la France. 

En Alsace, la température avoisinait les trente degrés et quelques nuages masquaient l’horizon. J’avais préparé mon Nikon avec un 500 mm pour immortaliser l’événement. 

A 21h00, heure du début de l’éclipse, pas de lune à l’horizon, sans doute trop basse encore. A 22h00, après un épisode de Gotham saison 1, je retournais dehors, toujours pas de lune.

Épuisé par de longues insomnies dues à la chaleur et au roquet de mes voisins qui gueule toutes les nuits, je m’écroulais du sommeil du juste sur le matelas.

22h30, le cabot se met à hurler et me réveille. Je suus moite, fatigué, énervé. Je me rendors peu après malgré tout quand, à 23h00, le saucisson sur patte remet ça encore plus fort. Nouveau comas agité sur la couche humide mais à 23h45, le sale cleb hurle encore, me privant des bras de Morphée une fois de plus. Si je n’étais pas à bout de force, j’irai l’égorger avec mes dents. Je sombre à nouveau vers minuit, et un quart d’heure plus tard cet abruti à quatre pattes remet le couvert.

Je n’en peux plus. Je descends expliquer la vie à mes voisins qui rentrent illiquo le corniaud dans leur maison. J’ai la haine et plus sommeil. 

Alors que je m’apprête à retourner dans la maison, je vois la lune, qui sortie des nuages, brille de tous les feux. L’éclipse ne va pas tarder à s’achever.

Ni une ni deux, je monte chercher le Nikon, le 500 mm, la télécommande, le doubleur et le pied photo en prenant bien soin de ne pas réveiller  toute la maisonnée, un chien suffit.

Quatre photos sans doubleur au 1/400, quatre au doubleur, floues et l’éclipse s’achève. Je scrute quelques minutes Mars avec une focale proche de 1400 mm sans rien voir de concluant, après tout un APN n’est pas une lunette astronomique, puis je remballe le bazar et retourne me coucher. Le chien gueule encore une fois pour la forme mais je m’écroule de sommeil. 

Le lendemain, j’importe quatre photos décevantes dans Lightroom, pollution, turbulences et une mise au point médiocre, pas de quoi être fier. Pour leur donner du peps, je pousse les curseurs dans tous les sens, zoom, correction du voile, clarté, noir, ombre, blanc, contraste pour obtenir une image acceptable de l’éclipse. Et puis je la poste sur Flickr. Elle fera pâle figure dans mon album Astronomie mais qu’importe, c’est l’Eclipse.

Très vite l’image est mise en favori, ajoutée à un groupe et dimanche elle avait été vue par plus de deux-milles personnes et placée en favori par plus de soixante d’entre elles. 

Un record absolu pour une de mes photos. Je n’y comprends rien… une de mes plus mauvaises photos lunaire. Oui il s’agit de l’éclipse, mais j’ai loupé le meilleur, je n’ai pas  capté l’ISS passant à proximité, je n’ai pas saisi sa lumière orange, bref j’ai tout loupé. Alors pourquoi cet engouement pour une photographie ultra retravaillée ? Je suis perdu…

La seule bonne nouvelle dans cette aventure, mes voisins semblent avoir intégré que leur clébard me tapait sur le système.

Apollo

Je ne suis pas sélénite mais un peu martien. Et pour aller sur Mars, pourquoi ne pas commencer par un voyage sur la Lune ? Comme pour la planète rouge, j’ai accumulé depuis mon enfance de nombreuses heures de vol vers la lune, principalement sur grand écran. Je me souviens des images d’un alunissage sur la télé noir et blanc de mes parents. J’étais tout petit, peut-être s’agissait-il d’Apollo 11 ?  La chose m’avait déjà fasciné  à l’époque.

Mes premières explorations ont débuté vers 14 ans avec une lunette de 60 mm et une cartographie laborieuse sur papier A3 des cratères et mers lunaires. Plus tard, utilisant un télescope Newton de 200 mm, j’ai délaissé la surface de notre satellite pour scruter l’espace profond, les galaxie et nébuleuses, les amas et les planètes.

Je suis revenu à la Lune plus tard, grâce au cinéma. J’ai commencé avec L’Étoffe Des Héros de Philippe Kauffman (1983), un fabuleux film sur les début de la conquête spatiale, de Spoutnik jusque les missions Apollo. Impossible d’échapper au blockbuster Apollo 13 de Ron Howard (1995) qui se concentre ce qui faillit être une des plus grandes catastrophes du programme Apollo. Il y a eu également la mini série de la Terre à la Lune de Ron Howard (1998), encore lui, petite merveille faite en partie d’images d’archives et relatant toutes les missions Apollo, de la conception des véhicules aux hommes qui ont fait cette grande aventure.  Et puis il y a un petit dernier, Apollo 18 de Gonzalo Lopez-Gallego (2011) que j’ai vu tout dernièrement. Mais les missions Apollo se sont arrêtées après la n°17 non ? Ca c’est ce que l’on veut bien vous faire croire, mais il n’en est rien, regardez le film.

J’ai découvert il y a peu l’affreuse vérité, aucun américain n’est allé sur la Lune, pas même dans l’espace, tout a été filmé en studio à Hollywood, ceci afin de persuader l’URSS de poursuivre un programme spatial exorbitant et de ruiner la petite mère Russie (c’est moche pour un programme d’être exorbité… on dit désorbité imbécile !) . Les seuls qui ont réussi cet exploit sont allemands, la preuve en a été faite dans Iron Sky de Tuo Vuorensola (2012). Et si les américains n’y sont pas allé, c’est à cause du monolithe découvert dans le cratère de Tycho dans 2001 Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick (1968). N’allez pas me dire que je ne suis pas cohérent, j’ai juste vu trop de films.

Quand on en possède un gros…

Quand on en possède un gros, mieux vaut prendre son pied, ce serait gâcher sinon. Ne prenez pas peur, inutile de coucher vos enfants, l’objet de ce post n’est pas phallique.

Il est justement misérablement ridicule pour ce qu’il sait faire. Il vient d’Asie et ce n’est pas le dernier godemichet de madame.

Les photographes se comportent un peu comme des automobilistes, ils apprécient les gros objets, et au concours de celui qui a la plus grosse, ils ne sont pas les derniers. Mais voila, comme pour les automobiles, la plus grosse est également souvent la plus chère.

Je n’échappe pas à cette escalade de l’impuissance. Dans le plus simple appareil, je ferai hurler de rire Rocco et ma voiture est une Logan, imaginez la misère. Mais j’ai un appareil photo. J’ai également une famille à nourrir, une maison à payer, alors pas question pour moi d’investir dans un objectif Sigma EX 500mm. Dommage car avec ces 46 cm de long, Rocco pourrait aller se rhabiller. Un 500 mm ça me tentait bien, mais pour quoi faire ? Une photo de la lune et un canard une fois par mois ? A 4700 €, c’est à dire à peu près le prix de ma Logan neuve, ça aurait été abuser.

Il existait la solution du pauvre, le Samyang 500 mm ouvert à 6.3. Un objectif à miroir de moins de 10 cm, pour un prix nettement inférieur, comptez 170 €. Il s’agit d’une monture T, il faut donc ajouter la bague qui va bien. Pour l’optique, le principe est celui d’un télescope Cassegrain : la lumière rentre par une lame de verre, est concentrée sur un miroir percé en son centre, et la lumière réfléchie est renvoyée par un second miroir, dit secondaire, dans le petit trou du miroir principal jusque le capteur de l’appareil photo. Et oui j’ai fait de longues années d’optique et d’astronomie, pourtant je ne suis pas une lumière, ça vous dérange ?

Pour 170 €, il ne faut pas s’attendre non plus à ce que les filles vous tombent dans les bras lorsque vous exhibez votre engin. Au mieux, ça les intrigue, et là agissez vite avant qu’elles ne comprennent la supercherie. Car au fond, ce n’est pas la taille qui compte. Si ? Non, tout est dans la technique. Je me rassure comme je peux.

Justement en parlant technique. Le Samayang 500 mm 6.3 est totalement manuel. Totalement. Il n’est même pas reconnu par l’appareil. Il va falloir configurer le boitier, lui donner la focale et l’ouverture, il va falloir également faire la mise au point à l’ancienne, c’est à dire en tournant le gros machin rond de 9,5 cm tout en stabilisant une image folle. Car avec une focale de 750 mm (sur un petit format), le moindre attouchement sur la bête se transforme en panique incontrôlée. D’où l’idée du début, quand on en possède un gros, mieux vaut prendre son pied.

L’usage de cet objectif s’accompagne au minimum d’un monopode ou d’un pied photo. Pour ma part, je prends mon pied en laissant la rotule libre avec le gros engin dessus (vous me direz, chacun prend son pied comme il veut après tout, et vous aurez raison). J’ai essayé d’utiliser la chose en concert, je sais c’est mal, mais dans le noir personne ne s’en rend compte. Alors, avec une ouverture à 6.3 (nan sur ce coup je ne ferai pas d’humour, c’est large quand même), l’image est très sombre, ça plus la nécessité d’aller au 200ième – le truc n’est pas stable – vous allez monter très vite en ISO faute de grimper au rideau. Avec une scène bien éclairée, si vous êtes au dernier rang, avec un pied, peut-être, sinon laissez tomber. Par contre pour le postérieur rond de la voute céleste, le Samyang est assez bien adapté comme pour animaux (on ne parle pas de zoophilie comprenons-nous bien).

La mise au point est un exercice très délicat, surtout pour des vieux comme moi qui se pressent la bite. Avec des verres progressifs, une marge très faible entre le net et le flou, une image qui chahute, réussir la bonne mise au point est un véritable challenge. Alors pour la lune, j’ai un truc, mais faites gaffe, il y a des risques. L’idée est la suivante : en plein jour, dans une atmosphère calme, prenez le Samyang et faites une mise au point sur un objet fixe très lointain, et ce avec l’écran en mode zoom. Une fois l’infini trouvé, faites une marque sur l’objectif. De cette façon, la nuit, vous n’aurez plus qu’à régler l’objectif sur la marque et photographier, à condition que la température extérieure soit sensiblement la même.

Faites attention quand même, il y a un risque. Cet été, de ma fenêtre au premier, j’ai sorti le matos, cherché mon repère à l’infini et callé mon engin en vue d’une nuit torride. Quelques minutes après, un gars furibard sonnait à ma porte, quand je dis furibard, j’ai vraiment cru qu’il allait me casser la figure avant de dire bonjour. Sa bourgeoise m’avait vu à ma fenêtre, exhibant mon attirail et s’imaginait être la cible de ma perversion libidineuse (s’il lit cet article, je suis mort). Quand je pense que j’ai peut-être loupé une bombasse lascive dans le plus simple appareil alors que je focalisais sur une grue…  Mais quel con ! Il a fallu que j’explique à un mec très énervé et pas forcément photographe que je faisais des images lunaires (en plein jour, hum…) et qu’au préalable, je calibrais mon matériel sur une cible lointaine pour moins galérer en pleine nuit. Pas certain qu’il ai compris, mais il est parti et j’ai pu remonter à l’étage mater son épouse.

Alors résumons-nous. Le Samyang 500mm 6.3 n’est pas cher. Il est totalement manuel, n’a pas le piqué d’un Sigma EX 500mm (j’en avais pas parlé mais ça tombe sous le sens) et nécessite au minimum un monopode. La mise au point s’avère délicate pour les bigleux et vous risquez des altercations avec vos voisins paranoïaques. N’oublions pas le point le plus important : quand vous êtes mal foutu, que vous roulez en Logan et que vous sortez votre Samyang, vous passez pour un gros naze auprès de toutes les minettes. Monde cruel…