Respectez nos oreilles !

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Pourquoi faut-il qu’un live, le son soit si fort ? Pourquoi faut-il mettre des bouchons dans une salle étudiée pour un public de trois-cent personnes ? Pourquoi faut-il s’exploser les tympans avec vos basses ?

C’est pour faire plus rock ? Pour couvrir les braillards buveurs de bière ? Pour masquer les imperfections de votre équipement ?

Il existe des salles à l’acoustique épouvantable où l’ingé son pousse le volume pour donner le change, faisant trembler les verres bières, vibrer le sol et saigner les oreilles. Il existe également des lieux acceptables qu’un bon technicien réussit à sonoriser agréablement.

J’ai entendu le pire dans un auditorium classique, le meilleur dans un immense hall en béton et d’honnêtes résultats sous un plafond de deux mètres.

Dans mes meilleurs souvenirs il y a eu Peter Gabriel au Zénith de Strasbourg, un son parfait, sans bouchons, Ray Wilson Chez Paulette, avec un équipement tip top et une équipe très pro. Dans mes pires cauchemars – j’en rêve encore -, Leprous à La laiterie, un mur de basses dans une petite salle pour cacher les faiblesses vocales du chanteur ce soir là et Marillion au Noumatrouff à Mulhouse où les parois en tôle ondulée de la salle servaient de caisse de résonance à tous les instruments. Entre ces extrêmes quelques saignements de nez au Grillen à Colmar et maux de tête à Substage à Karlsruhe.

A qui la faute ? A ces ingés sons vieille école, à ces artistes voulant que ça fasse du bruit ? A ces salles sans acoustique ? A des soundchecks effectués à l’arrache ?

Quand je vois des enfants au premier rang, près des murs d’enceintes, là je fais les photos, qui se mettent les mains sur les oreilles, j’ai peur pour eux. En concert, je porte toujours des bouchons en silicone, -15 Db, moulé à la forme de mon oreille, et même ainsi, il m’arrive d’avoir des sifflements le lendemain de live.

Respectez nos oreilles, ne gâchez pas la musique, pas la peine de pousser le son comme des malades, nous ne sommes pas sourds, enfin pas tous.

Et vous les amateurs de rock, protégez-vous, mettez le préservatif des oreilles.

Obésité (Dans mon iPhone n°25)

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Quelques achats, quelques promos, des écoutes en retard et mon iPhone déborde à nouveau. Je me suis offert California de Marco Ragni qui était réédité, L’Albatros de Seven Reizh pour découvrir ce concept album livre intrigant. Nous avons reçu Galasphere … Continue reading

Progressive Music Awards

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Le matraquage médiatique des awards vient de commencer. Mails, posts, tweets ne cessent d’inonder nos médias numériques, nous proposant de voter pour untel ou untel. Quel sera le meilleur groupe de l’année, le meilleur album, le meilleur concert, le meilleur batteur, le meilleur chanteur, la plus belle guitare, le stick le mieux cassé ? Le suspens est insoutenable.

En réalité je m’en moque.

L’an passé le nouvel Anathema avait été couronné album de l’année, Marillion groupe de l’année, sérieusement ? Marillion y a vingt ans je ne dis pas, mais aujourd’hui, et puis le Anathema, il est sympa, mais pas de quoi grimper au rideau. Et si on votait pour des gens moins connus pour une fois ?

Pas besoin de vote pour savoir quel est le meilleur album, c’est Letters to Maro de Frequency Drift, le meilleur groupe, Perfect Beigns, le meilleur batteur, Gavin Harisson, le meilleur chanteur, Mark Atkinson.

La seule question qui se pose est donc: qui est le meilleur chroniqueur de tous les temps ?

Dans les nominés il y a Neoprog, Metalleux, Alter, Classico et Iron Man. Le choix va être délicat. Ou pas. Oui, tous les nominés ont couché avec le jury, mais c’est la règle du jeu aussi. Les autres personnes qui auraient pu concourir, sans doute bien plus talentueuses au demeurant, J-N, YesIam, Loloprog et Illegaume, ne couchant pas avec les membres du comité, ont été de fait, exclus, de la compétition. Les nominés couchent tous les soir avec le jury.  Car derrière ces pseudonymes et brillantes chroniques se cache un seul homme, Moi !

Donc j’ai gagné !

“Je voudrai remercier ma mère qui a toujours cru en moi, mon chat qui partage aimablement son fauteuil avec mon postérieur, mes oreilles presque infaillibles, ma merveilleuse chaîne Hi-fi, mes enfants qui ne font pas trop de bruit, les voisins qui ne pètent pas un câble après avoir entendu dix fois de suite le même morceau à fond, mon épouse pour ses conseils avisés, Laurent qui relit avec patience mes fautes d’orthographe, Fraunhofer pour avoir libéré les brevets du mp3 ce qui nous permet d’écouter un son de merde, Triangle pour ces enceintes, Atoll pour son DAC, Marrantz pour son ampli, Rega pour sa platine, Cambridge pour son préamp, Hewlett Packard pour son PC, Bic pour ces stylos qui glissent sur le papier, Clairefontaine pour ses blocs A4 à feuilles détachables, Lotus pour ses cotons tiges, Evian pour ses bouteilles d’eau 50cL, Haribo pour ses paquets Worldmix, Astrazeneca pour ses triptans, Quies pour ses bouchons d’oreilles, Senseo pour son café corsé et EDF pour l’électricité.”.

Non, les Progressive Music Awards ne sont pas qu’une affaire d’argent.

Des choix, toujours des choix (dans mon iPhone n°22)

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Cette semaine, j’ai réceptionné en quelques heures trois albums, le second Alco Frisbass, commandé en vinyle, The Gift (si si, il est arrivé) et Anubis qui traverse les océans en ce moment. Pendant ce temps j’écoutais Art Of Illusion dont … Continue reading

La pochette la plus moche (dans mon iPhone n°21)

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Des fois, les groupes manquent de goût. Pour preuve ces cinq premières pochettes alors que les cinq suivantes sont magnifiques. Celle de Frayle a déchaîné (si je puis dire) les passions à la rédaction, Laurent et François se sont lâchés. … Continue reading

Dans mon iPhone n°20

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Un peu de ménage et de nombreuses chroniques plus tard, mon iPhone se retrouve légèrement moins encombré que d’ordinaire. Les deux semaines à ponts m’ont laissées de temps pour écouter de nombreux albums et même de m’offrir le luxe de … Continue reading

Neoprog

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Pour qu’il n’y ait aucun malentendu, il faut que je vous raconte une histoire.

Aux temps lointains du freeware et du shareware, avant l’open source, le Creative Commons,  vivait un informaticien, programmeur, qui pendant son temps libre, fabriquait des logiciels qu’il vendait sur Internet.

Sa maison d’édition se nommait JCLB Soft (il était jeune) et son pseudonyme était Zébulon. Sur son site web zéro,, chez Multimania, il proposait ces sharewares, parlait musique et présentait ses œuvres argentiques très médiocres. Comme quoi, peu de choses changent malgré le temps qui passe.

Ce site avait un nom, Neoprog, comme néo programmeur. Il est vrai que j’écoutais déjà Marillion, mais à l’époque, j’ignorais qu’il s’agissait de rock néo-progressif. Quand la musique prit le pas sur l’argentique (appareil détruit par de l’huile d’amande douce à la naissance de mon second garçon) et que l’ère du shareware fut tuée par Linus Torvalds, il ne me resta plus que la musique, Marillion, Sting, Kate, Gary Moore, Queensryche…, je conservais ce nom Neoprog et m’offrais même un domaine en .net. Neoprog.net était né. La musique devint mon unique obsession et j’élargis mes horizons avec IQ, Arena, Pendragon, toujours sans savoir qu’il s’agissait de néo-prog.

Quand je le compris, il était trop tard, Neoprog était devenu un webzine connu et le malentendu persista. Nous fument inondé de propositions de rock néo-progressif alors que mon cœur battait de plus en plus pour le metal prog. Nous fumes même conspués par une macédoine niçoise pour avoir osé parler de black metal dans nos colonnes. Que répondre poliment à ça ? Et ta sœur ?

J’ai pensé à changer de nom, de domaine, mais je ne suis ni metal prog, ni neo-prog, ni prog fusion, ni prog, j’aime juste la musique en dehors de toute cases, des étiquettes, des castes. Alors Neoprog, comprenez-le bien, est un webzine qui parle de musiques, celles qui nous font vibrer, un point c’est tout.