Neil

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Depuis tout petit, je m’efforce de mettre fin à la plus grande manipulation de masse qu’a connu l’humanité. J’avais trois ans. Sur l’écran noir et blanc du salon, une image neigeuse montrait une botte blanche, laissant son emprunte sur un sol poussiéreux. Nous étions le 24 juillet 1969, la NASA annonçait que l’homme avait posé le pied sur notre satellite.

J’ai tout de suite compris que c’était un mensonge, même si à l’époque je n’avais pas assez de mots pour l’exprimer. Alors depuis, je n’ai de cesse d’accumuler des preuves pour mettre fin au complot.

Photos d’archives, documentaires, livres, sites internet, films, j’ai tout lu, tout vu pour étayer ma thèse. J’ai cherché les failles, les contradictions, que ce soit dans les documents officiels mais également dans les fictions historiques relatant l’avènement de l’ère spatiale. L’Étoffe des héros, Apollo 13, De la Terre à la Lune, Apollo 18, Les figures de l’ombre, je les ai tous vus et revus.

Aujourd’hui c’est Le premier homme que je scrute à la loupe pour y trouver de nouvelles preuves du mensonge.

Le premier homme, parle de Neil Armstrong, le premier américain à poser le pied sur la lune. Je précise américain, car si comme moi, vous avez-vu Apollo 18, vous comprendrez que l’on peut se demander si les russes ne sont pas arrivés avant eux, enfin bon. Oui même dans le mensonge, il y a des mensonges cachés.

Le film construit son histoire autour de l’homme plus que de l’exploit, l’homme qui vient de perdre sa fille et qui puise dans cette douleur, la force de se battre et de décrocher la lune pour elle. Trois moments astronautiques forts illustrent l’aventure spatiale, la mission Gemini 8 avec l’amarrage avec le module Agena, les dramatiques essais aux sols de Apollo 1 et bien entendu la mission ultime, l’alunissage de l’aigle et le premier pas sur la surface lunaire. Le meilleur passage est assurément cette mission Gemini 8 qui part littéralement en vrille et qui laisse un goût de trop peu lorsque arrive le bouquet final d’Apollo 11.

Ils auraient pu reprendre les magnifiques décors datant de 1969 de Kubrick pour faire ce film, après tout la poussière ici n’est pas franchement un problème. Mais non, ils ont préféré faire du neuf et les images de la surface lunaire sont troublantes. Le film m’a laissé sur ma faim, mais je ne l’ai visionné qu’une seule fois pour l’instant. Il n’apporte guère plus d’éléments à mon enquête acharnée, et je pense qu’il va falloir tout reprendre à zéro pour y voir plus clair. Mais ce qui est certain, c’est que l’homme, pas plus qu’aucune machine, n’est allé un jour dans l’espace, sinon, avec ses soit-disant satellites météorologiques, Météo-France feraient depuis longtemps de bonnes prévisions au lieu de raconter n’importe quoi.

Apollo

Je ne suis pas sélénite mais un peu martien. Et pour aller sur Mars, pourquoi ne pas commencer par un voyage sur la Lune ? Comme pour la planète rouge, j’ai accumulé depuis mon enfance de nombreuses heures de vol vers la lune, principalement sur grand écran. Je me souviens des images d’un alunissage sur la télé noir et blanc de mes parents. J’étais tout petit, peut-être s’agissait-il d’Apollo 11 ?  La chose m’avait déjà fasciné  à l’époque.

Mes premières explorations ont débuté vers 14 ans avec une lunette de 60 mm et une cartographie laborieuse sur papier A3 des cratères et mers lunaires. Plus tard, utilisant un télescope Newton de 200 mm, j’ai délaissé la surface de notre satellite pour scruter l’espace profond, les galaxie et nébuleuses, les amas et les planètes.

Je suis revenu à la Lune plus tard, grâce au cinéma. J’ai commencé avec L’Étoffe Des Héros de Philippe Kauffman (1983), un fabuleux film sur les début de la conquête spatiale, de Spoutnik jusque les missions Apollo. Impossible d’échapper au blockbuster Apollo 13 de Ron Howard (1995) qui se concentre ce qui faillit être une des plus grandes catastrophes du programme Apollo. Il y a eu également la mini série de la Terre à la Lune de Ron Howard (1998), encore lui, petite merveille faite en partie d’images d’archives et relatant toutes les missions Apollo, de la conception des véhicules aux hommes qui ont fait cette grande aventure.  Et puis il y a un petit dernier, Apollo 18 de Gonzalo Lopez-Gallego (2011) que j’ai vu tout dernièrement. Mais les missions Apollo se sont arrêtées après la n°17 non ? Ca c’est ce que l’on veut bien vous faire croire, mais il n’en est rien, regardez le film.

J’ai découvert il y a peu l’affreuse vérité, aucun américain n’est allé sur la Lune, pas même dans l’espace, tout a été filmé en studio à Hollywood, ceci afin de persuader l’URSS de poursuivre un programme spatial exorbitant et de ruiner la petite mère Russie (c’est moche pour un programme d’être exorbité… on dit désorbité imbécile !) . Les seuls qui ont réussi cet exploit sont allemands, la preuve en a été faite dans Iron Sky de Tuo Vuorensola (2012). Et si les américains n’y sont pas allé, c’est à cause du monolithe découvert dans le cratère de Tycho dans 2001 Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick (1968). N’allez pas me dire que je ne suis pas cohérent, j’ai juste vu trop de films.

Le martien

Derrière ma visière fumée, s’étend une terre rouge désolée où quelques touches de givre matinal persistent encore. Vales Marineris, Olympus Mons, des noms qui résonnent comme des invitations au voyage dans mon âme. Mariner, Viking, Pathfinder, Curiosity, des missions que j’ai suivi jour après jour m’abreuvant des images des sondes et des rovers.

D’où vient cette passion pour Mars la Rouge ? Tout petit déjà, j’étais fasciné par l’espace, les étoiles, les planètes, les fusées. En sixième je découvrais le fabuleux roman de Ray Bradburry, The Martian et plus tard je m’abreuvais de nombreux livres dont la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson, Mars de Ben Nova, Mars Blanche de Brian Wilson Aldiss ou Le Projet Mars de Andreas Eschbach. Combien de livres parlent de Mars dans notre bibliothèque sans parler des BD ? Je n’ai pas compté. Il suffi que le titre d’un bouquin, d’une BD ou d’un film contienne le nom magique, pour que je me jette dessus. Combien de nanars ai-je vu et lu, histoires moisies de rescapés de mission foireuses vers la planète rouge !

Carl Sagan n’est pas étranger à cette passion. Responsable du programme Viking à la NASA, il consacra une partie de sa fabuleuse émission télé Cosmos à Mars et la recherche de vie sur cette planète voisine. Le rêve d’envoyer un homme sur la planète rouge s’est un peu éloigné, trop cher, trop compliqué, trop long, trop risqué. La fin de la Guerre Froide a mis un terme aux voyages spatiaux habités au-delà de notre orbite terrestre, retardant d’autant une hypothétique exploration martienne par l’homme. Elon Musk de Space X semble vouloir faire cavalier seul et annonce le début des hostilités pour 2018 et un homme sur Mars pour 2024. La NASA n’a pas encore totalement renoncé mais avance à petits pas. Les chinois sont également dans la course avec un voyage habité pour 2040. Quand aux européens, l’envoi d’un homme dans l’espace n’est pas encore d’actualité, alors Mars…

Tous les deux ans, le dieu de la guerre se trouve en position favorable pour que l’on s’y rende à moindre frais. 180 jours de voyage, 550 jours sur place et 180 jours pour revenir soit une mission de presque trois ans ! Autre solution, partir et ne pas revenir, encore plus insensé. Pourtant, certains y songent très sérieusement, des volontaires se sont déjà inscrits pour le projet nommé Mars One avec un départ prévu pour 2031. En utilisant des propulseurs ioniques, nucléaires et autres curiosités pas encore opérationnelles, la durée du voyage pourrait être notablement raccourcie. Mais cela reste encore de la science fiction.

Les risques de catastrophes lors d’un tel voyage spatial sont innombrables : éruption solaire, micro météorite, panne, pétage de plomb, toilettes bouchées, mauvaise injection orbitale, crash à l’arrivée, tempête martienne, rencontre du troisième pauvre type, élection de Trump (non ça c’est déjà fait), dépressurisation de l’habitacle, météorite (de plus en plus rare mais qui sait), panne sèche au décollage (y a pas de pompes là bas), cannibalisme (rien ne vaut un bon steak). Bref ce n’est pas gagné. A côté, une mission lunaire est une promenade de santé, sauf que, si on devait lancer une mission pour Lune à ce jour, nous n’en serions plus capable. Alors Mars…

Malgré tout ça, si on me proposait d’aller sur Mars, là aujourd’hui, est-ce que je dirai oui ? J’ai un boulot, une maison, une femme et deux ados, c’est le genres d’arguments qui motivent clairement à partir dans l’espace, quitte à ne pas revenir. Après je suis un peu asocial, et 910 jours avec les mêmes têtes, ça risque d’être dur, sauf s’il s’agit de 5 jeunes top modèles pas trop exigeantes et partageuses. Car un équipage, ça se construit intelligemment. C’est là que le bat blesse avec mon hypothétique participation au projet. C’est vrai je suis un climatologue, je pourrais travailler à la compréhension de l’atmosphère martienne et à la prévision de ses tempêtes redoutables. Sauf que j’ai déjà du mal à gérer le climat alsacien, alors martien…

Je ne pars pas battu, bien au contraire, d’ailleurs je suis en pleine négociation salariale avec Elon en ce moment. Mais en attendant mon ordre de mission, qui ne saurait tarder, je vais me revisionner Seul Sur Mars, Mission To Mars, John Carter, Planète Rouge, Total Recall, La Guerre Des Mondes, The Martians Chronicles, histoire de me préparer physiquement et mentalement.


Mars Panorama – Curiosity rover: Martian solar day 2