Black & White

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Depuis mes débuts en photographie j’ai toujours été attiré par le monochrome. 

Au début, ce fut simplement par nécessité, car en argentique, le développement couleur était extrêmement contraignant et complexe par rapport au noir et blanc. 

Ensuite, lorsque le numérique est apparu, j’ai abandonné ce type d’images car les traitements noir et blanc automatiques des appareils et logiciels ne me satisfaisaient jamais. 

Et puis j’ai découvert le format RAW et fait mes premiers pas dans de développement numérique. 

Je me suis très vite aperçu que les traitements monochromes de base de Lightroom étaient nettement plus performants que tout ce que j’avais pu tester auparavant et quand j’ai appris à contrôler et doser les réglages, j’ai commencé à obtenir des images qui me plaisaient. 

Au début, je jouais sur le blanc, le noir, le contraste et la clarté, ce qui était déjà pas mal. 

Aujourd’hui je ne touche plus au contraste, ou très peu. Je joue sur la balance des blancs, la teinte, les luminances de chaque couleurs, le noir, le blanc, les hautes lumières, les ombres et la clarté. 

Avec tout ces paramètres et quelques filtres parfois, je me rapproche de plus en plus de l’image désirée. 

Aujourd’hui, lorsque je photographie, je pense en noir et blanc, je recherche les contrastes, les formes et j’oublie les couleurs. 

Car quand je fais de la couleur, je déteste le résultat, trop saturé, trop terne ou avec une tâche fluo qui gâche le décor. 

Et manifestement, ce travail sur le monochrome porte peu à peu ses fruits puisque les clichés remportent de plus en plus de succès et que les visiteurs ne se contentent plus de liker la photo du jour mais explorent les autres clichés précédemment publié. Ca fait chaud au coeur.

Je suis même tenté par un retour à l’argentique certains jours, juste pour voir si je serai encore capable de capturer quelque chose à l’ancienne.

Les plus regardées

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Quelles sont mes clichés les plus regardés et les plus appréciées ? La question n’est pas anodine, loin de là, il s’agit pour moi d’un indicateur sur ce que suscite mon travail de photographe amateur auprès d’un public de chausseurs d’images, donc des personnes qui a priori s’y connaissent un peu en photographie.

Flickr permet de visualiser des statisques sur les photographies que vous déposez sur la plateforme, à condition de posséder un compte pro. Des statistique assez primitives, mais qui donnent tout de même une petite idée de ce que les gens regardent.

Premier constat, ce sont mes images en noir et blanc qui sont les plus prisées à une exception près et de taille, ma photo la plus vue et la plus mise en favoris, je veux parler de celle-ci :

36453 vues, 164 favoris… Certes elle est jolie cette image, mais quand même.

Second constat, je ne suis pas doué pour les paysages. La première nature bucolique se classe en sixième position avec seulement 1184 vues et 24 favoris, une digue partiellement recouverte par la mer, à presque contre jour qui m’a demandé un mal de chien à développer.

Ensuite les photos d’oiseaux aquatiques obtiennent un franc succès avec trois élues dans le top 10. La Dinde de Noël a par exemple été vue 507 fois.

Les photos de concert, quoique difficiles à réaliser et à développer, n’obtiennent guère de succès, sauf une, et je ne sais pas pourquoi.; Trapolin’ à l’Espace Django 3329 vues et 52 favoris.

Mes clichés lunaires réalisent de bons scores, hélas c’est une de mes pires photographie qui est en tête du palmarès, lors de l’éclipse du 27 juillet 2018; 2759 vues et 56 favoris, incompréhensible.

Je valide par contre certains choix comme cette abbaye en Bretagne; 5420 vues et 77 favoris. Une perspective intéressante et pour une fois, un cliché original dans ma collection.

Oui bien cette perspective d’arcades avec une passante, un tirage que je possède dans mon bureau, en grand format car j’aime beaucoup la photo; 2135 vue et 48 favoris.

Ce que j’ai compris, au fil du temps, c’est que dans Flickr comme sur les réseaux sociaux, pour que quelque chose soit vu, apprécié, il faut le partager dans des groupes. Certains d’entre eux sont plus consultés que d’autres, il faut faire le bon choix et lorsque l’on vous invite à publier un cliché dans un groupe ou seuls les administrateurs peuvent valider une photo, là c’est le jackpot, comme pour ces cormorans sur le Rhin.

Alors j’ai multiplié les groupes pour mieux faire connaître mes images, groupes liés au matériel, groupes thématiques, techniques, mais sans grand succès jusqu’à présent je l’avoue. J’essaye de publier plusieurs photographies par semaine, en fonction de mon temps libre, objectif une image par jour, mais c’est assez difficile à tenir. Peut-être que je ne suis pas très doué en fin de compte malgré mon équipement et tout le temps consacré à ce loisir, mais qu’importe, je me fait plaisir.