Coup de pompe

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Le carburant va augmenter pour inciter à moins polluer.

Bravo ! J’approuve des deux mains (il faut dire je vais à vélo au travail, ça aide à défendre les idées écolos).

Donc l’état s’est enfin décidé à sanctionner les pollueurs, quel courage ! Nous allons revenir rapidement, grâce à cette brillante initiative, à une stabilisation des températures du globe après de vaines tentatives pour contrer le réchauffement climatique.

Mais qu’entends-je ? L’état va également inciter les employeurs à indemniser leurs employés qui roulent en voiture pour venir au travail, il y aura des chèques énergie pour les plus démunis et des primes pour acheter de nouveaux véhicules ?

Là, je l’avoue, je ne comprends plus. Donc, on augmente le prix du carburant et on aide à le brûler, c’est ça l’idée ?

Attention, une grosse partie sera payée par les employeurs, car en France nous avons assez peu de pauvres qui roulent en voiture ou qui connaissent les subtilités des chèques énergie, et de toute façon une bonne partie crève de froid dans des tentes au bord de la route ou meurt broyée sous les décombres d’immeubles insalubres.

Donc on augmente le prix du carburant, une bonne affaire pour les caisses de l’état providence qui va certainement réinjecter cet argent le développement durable, on demande aux entreprises de payer une partie de la facture, on s’offre cinq nouveaux EPR et on affiche une belle conscience écologique.

Comme la colère gronde, pour étouffer le mécontentement, Jupiter glorifie le passé militaire d’un général quelque peu controversé. Le tour est joué. La polémique se déplace ailleurs.

Suis-je une bûche en politique ? Serions-nous manipulés ou bien nos gouvernants feraient-ils n’importe quoi ?

Je vais acheter un bonnet rouge, accrocher mon gilet jaune à l’arrière du vélo et partir chaque matin, ainsi affublé, pour aller travailler sur un poste qui bientôt n’existera plus. C’est vrai, plus de réchauffement climatique, donc plus besoin de météorologues après tout…

La planète se réchauffe, vous en êtes conscient ? Nous en sommes tous responsables, ça aussi vous en êtes conscient ? Votre discours, je le connais, “ce sont toujours les mêmes qui payent”, “il faut bien que nous allions au travail gagner notre vie”, c’est vrai, mais c’est aussi notre responsabilité d’essayer de limiter la casse. Covoiturez, prenez le train, venez à vélo, limitez vos déplacement en avion, chauffez moins, surfez moins, consommez moins, arrêtez de demander des livraisons pour le lendemain.

Les mesures du gouvernement me laissent septique, samedi je ne serais pas sur la barricades à brûler des pneus dégageant un peu plus de CO² dans l’atmosphère.

Et si samedi, personne ne roulait, une journée morte, sans voiture, que des piétons et des vélos, même avec des gilets jaunes sur le dos si ça vous fait plaisir ? Ce serait une belle manifestation, une manifestation pour une cause juste, la sauvegarde de notre planète, pas celle de notre pouvoir d’achat.

Bipolaire

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La journée avait bien mal commencé avec un violent orage à six heures du matin et mon linge qui séchait dehors. La nuit avait été brûlante et lourde et les chattes s’étaient craché dessus pour deux croquettes. Je n’avais plus de bière au frigo, juste une 1664 sous l’évier pour noyer les limaces. Le soleil de plomb brûlait maintenant et il n’avait pas assez plu pour les plantes déshydratées du jardin. Treize heures et pas encore un seul ados hagard à l’horizon. Mes potes eux se réveillaient sans doute après une nuit fabuleuse au festival à la Loreley, moi j’étais comme un con à la maison et les cons, on allait pas tarder à les entendre beugler dans quelques heures, la France est en finale.

Ça me déprime. Une finale de football c’est un peu le stade terminal de la connerie humaine, les perdants battent leur femme, les gagnants violent leurs filles. On va gagner qu’ils gueulent à côté ces abrutis. Gagner quoi ? La retraite à 65 ans, la fin du service public, la dictature par ordonnance, la fin des instances de consultation dans les entreprises, la médecine à deux vitesses, la privatisation des transports publics, 3.5 degrés d’ici la fin du siècle ? On va gagner ? Des fois l’espèce humaine me déprime.

Pourtant la journée commençait bien. Un orage avait rafraîchi l’air, il me restait une 1664 à boire, mes ados n’étaient pas encore descendu me casser les pieds, le chien des voisins n’avait pas encore gueulé de trop et la France jouerait en finale ce soir. On allait leur mettre la pâté aux croates, on est les meilleurs ! Comme en 98. Trop forts !

Raz le bol. Obligé de sortir du lit à six heures pour ramasser le linge qui sèche dehors. Impossible de me rendormir avec le tonnerre. En parlant de tonnerre les footeux ne vont pas tarder à gueuler dans la rue avec les drapeaux de fête nationale pas acheté pour cette occasion. Ils auraient mieux fait de défiler en rangs hier sur les Champs ces branleurs.

On va gagner ! On va gagner ! Burp ! La seize est tiède mais on va gagner, y a qu’à regarder ce putain de soleil pour être sûr. La fête a commencé avec des coups de canons pour saluer les sportifs, ça va être grand beau, énorme ! On va gagner !

Putain de débiles macaques. Je vais me foutre un casque sur les oreilles et écouter Mystery. Même mon petit dernier, soit disant surdoué, est à la fête. Je préviens. Si un foutu ballon passe par dessus mon muret, je le crève comme l’abruti qui a shooté dedans. Je hais la planète.

Le vidéo projecteur est en place, les chips dans les assiettes, la bière au frigo, bobonne fait la vaisselle, on va les éclater ces serbo-croates comme pendant la guerre ! Ça va être trop bon, ça vaudra pour mon salaire bloqué et la non reconnaissance de la pénibilité de mon travail. Tous égaux, ben c’est ce que l’on va voir. Aux chiottes l’arbitre !

Après la pluie vient le soleil, la journée est radieuse. Cet après-midi le France joue en finale, je suis en vacances et il y a des glaces au congélateur. Ce soir nous serons enfin tranquilles. Allez les croates, allez !

Dans la rue

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Dans la rue ou à la rue ?

Demain, une fois n’est pas coutume, je serai dans la rue. Pas pour défendre la revalorisation du point d’indice, pas pour supprimer le jour de carence, mais pour défendre mon travail, une certaine idée de la fonction publique, pour protester contre la purge stalinienne que nous impose l’état.

J’ai voté Emmanuel Macron pour contrer Marine Le Pen, et je l’assume ce choix. Mais pas un seul instant je n’ai cautionné son projet politique.

Je ne suis pas syndicalisé, je ne suis pas un revendicateur, je ne suis pas un gréviste, je suis un fonctionnaire fatigué de subir les restructurations destructives les unes après les autres, de voir les bureaux se vider, de voir le travail dégradé faute d’effectifs et de moyens.

Peut-être que la sécurité des biens et des personnes n’a plus d’importance aux yeux de nos gouvernants, peut-être coûte-t-elle trop cher ? Après tout, que vaut une vie humaine ? Peut-être que le réchauffement climatique n’est plus un enjeu majeur pour l’avenir, peut-être que nos modèles numériques sont si performants que l’homme n’a plus de valeur ajoutée à apporter à la machine ? Peut-être qu’il est plus simple de contenter les électeurs en supprimant ces fainéants de fonctionnaires quitte à dépenser beaucoup plus cher pour les remplacer par des prestataires extérieurs.

Demain je serai dans la rue, et vous, défendrez-vous votre service public ?

Grand déballage

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Avez-vous déjà acheté une boite de biscuits conservés dans leur sachet fraîcheur ? Un emballage cartonné et des pochettes plastiques autour de chaque gâteau. Plus d’emballage que de contenu alimentaire et une grande partie non recyclable. Vous arrive-t-il d’acheter de la nourriture à emporter dans un fast-food ? Avez vous contemplé ce qu’il reste de papier, de polystyrène, de carton, de plastique une fois que vous avez ingurgité cette mal bouffe saturée en acides gras ? Avez-vous acheté de yaourts dans leur verre plastique, par pack de quatre, lui-même emballé dans du carton inutile ou ces briques de lait entourées de carton et plastique ?

Quand je fais mes courses, même en restant sur mes gardes, je remplis la poubelle papier au quart et la poubelle destinée à l’incinération d’un volume équivalant à chaque fois. Que des emballages qui ne servent qu’au transport magasin maison ou pour faire joli. Alors oui, c’est vrai, les magasins de distribuent plus de sacs de transport, ils les vendent, les fruits et légumes sont depuis peu dans des sacs en amidon de maïs, donc recyclable. Bel effort. L’amidon de maïs vient du maïs, vous vous en doutiez, une céréale qui pour pousser, a tellement besoin d’eau, que dans certaines régions françaises, elle assèche les réserve d’eau. Même chez mon boulanger, à 50 mètres de la maison, il mettent la baguette dans un sac en papier et quand je leur demande de ne pas le faire, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas le droit. Alors je reviens chez eux tous les jours avec un vieux sac papier fatigué. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter de mettre le pain dedans, mais me rappellent à chaque fois qu’il va bientôt se déchirer. Pourquoi ne pas proposer un sac en tissu tout simplement ?

Pourrait-on limiter ces emballages ? Des solutions bobo existent, ces magasins où les écolos de gauche viennent avec leurs propres tupperwares pour faire leurs courses. On pèse le récipient vide , on le remplit, on le pèse à nouveau et on paye. Cela permet d’acheter la quantité désirée, ni plus ni moins, de ne pas jeter d’emballage et de se donner bonne conscience. Mais à grande échelle est-ce viable ? Et je fais comment avec le sable pour chat, le miel, les chips, le beurre et le déodorant ?

Ne pourrait-on pas simplement réglementer un peu plus les pratiques de l’emballage ? Des paquets neutres, du carton et juste un code barre avec une affichette à côté pour présenter le produit et ses ingrédients en gros. Ne pourrait-on pas cesser tout mettre dans des sachets ‘fraîcheur’ qui emballent ce qui est déjà empaqueté ?

Quelque chose ne tourne pas rond chez nous. Les océans abritent des continents flottants de déchets, nous brûlons chaque jour des tonnes de produits non recyclables et les pays comme la Chine qui nous rachètent (pour quelque temps encore) nos déchets deviennent les poubelles de l’occident.

Il faut relancer la consommation pour alimenter la croissance et sauver l’emploi, voila ce qu’affirment nos politiques. Et la planète, vous-vous en balancez ?

Les appareils sont aujourd’hui conçus avec une obsolescence programmée afin d’alimenter la machine capitaliste libérale. Les publicités vous signifient que vous êtes un loser si vous ne possédez pas le dernier modèle en date de la grosse pomme. Le gouvernement vous persuade que changer de modèle de voiture pour un moteur moins polluant va sauver la planète. Sérieusement, avez-vous pensé à l’énergie et aux matériaux nécessaires à sa fabrication, au déchets et à la pollution générés par la destruction de l’ancienne ? Les écolos louent la voiture électrique, solution ultime à la pollution urbaine. Quid des accumulateurs ultra polluants ? Et l’électricité, d’où va-t-elle sortir, des centrales éoliennes, du solaire ? Ben voyons. Si tout le monde passait à l’électrique, certes il n’y aurait plus de pots d’échappements polluants dans nos rues, à la place il faudrait juste des centrales thermiques et nucléaires pour fournir tous ces petits moteurs en électricité. Alors des vélos électriques, c’est écolo non ? Non. Pédalez, ça vous musclera, vous donnera de jolies fesses et vous fera perdre la graisse accumulée en mangeant chez Burger Truc.

Cette année nous avons commencé à consommer nos ressources planétaires à crédit le 2 août paraît-il. C’est a dire que nous avons consommé plus en huit mois que ce que la planète est capable de produire en un an. Les subprimes des ressources naturelles en quelque sorte. A quand la crise ?

Pollution, déchets, réchauffement climatique, course à la consommation, guerres, nous sommes vraiment mal barrés, mais en avez-vous conscience de temps ne temps ?

Zut, j’ai oublié

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Après vous avoir bassiné avec les présidentielles pendant plusieurs mois, j’ai loupé le coche du premier tour des législatives. Il faut avouer que l’engouement n’était pas le même, le débat se résumant juste de savoir si notre nouveau président aurait une majorité à l’assemblée nationale ou pas.

Le weekend dernier, il faisait beau et chaud. Après une sortie street photography samedi, une compétition de tennis de table dimanche, j’ai totalement zappé le fait que nous étions invité à nous rendre aux urnes pour choisir notre nouveau député. A 19h, je me suis rendu compte de ma bévue, trop tard. De toute façon je ne savais pas pour qui voter, hésitant entre deux écolos qui ont fait respectivement 1 et 4%.

Le vote populaire à très fort taux d’abstentionnisme à placé au second tour un petit nouveau du LREM (35%) et notre député sortant PS (12%) juste devant la France Insoumise. Oui vous avez bien lu, un député PS, il en reste quelques uns (une race en voie de disparition) mais le LREM possède une sérieuse avance sur le sortant comme dans beaucoup d’autres circonscriptions.

Notre député sortant avait annoncé qu’il soutiendrait le nouveau gouvernement, donc au final, au second tour, nous aurons à choisir entre un LREM rose ou un LREM bleu. Fille ou garçon ? L’échographie penche pour un petit gars mais nous n’en serons certain que le jour de l’accouchement. Et pour être honnête, le résultat m’indiffère, c’est terrible à dire. Voter pour un élu PS pro Macron ou pour un macroniste convaincu, je ne vois pas où se trouve le choix. Carton bleu, carton blanc, carton rose ? Vu que l’heure est au centrisme, je prendrai mon carton blanc, enfin si je n’oublie pas cette fois.

Nous avons évité le pire

Pour nous rassurer, nous pouvons dire que nous avons évité le pire. Mais sincèrement, à y regarder de plus près, Marine Le Pen obtient 33,9% des suffrages. 10,6 millions de français ont voté pour elle.

Lorsque j’irai me promener en ville, parler au travail, manger au restaurant, boire une bière au pub, une personne sur les six croisées, un électeur sur quatre, aura potentiellement voté pour un programme d’extrême droite, c’est terrifiant !

L’être humain semble avoir une capacité fabuleuse à oublier les heures sombres de son histoire. Quand la situation se dégrade, le peuple a besoin d’un bouc émissaire, une tête de turc, un punching ball. Les juifs qui s’enrichissent dans notre dos, les musulmans qui veulent nous faire la guerre, les roms qui nous volent, les protestants trop exigeants. Rien pour les orthodoxes, les hindous, les shintoïstes ? Quel manque d’imagination !

Sincèrement j’ai honte, un français sur six sur quand même, j’ai la gerbe.

L’orgue Hammond

Le point d’orgue de la semaine passée, fut le résultat du premier tour des élections présidentielles françaises, dimanche soir.

Je savais que les français ne goûtaient guère le rock progressif, il suffit d’aller à un concert pour le comprendre. Mais que le son magnifique de cet orgue ne recueille que six pourcent des suffrages, je ne l’aurai jamais imaginé. Certes, je ne pensais pas que cet instrument serait plébiscité mais de là à tomber si bas… Adieux le son analogique et vive le mp3 128 Ko du petit macron, à moins que vous ne préfériez le bruit des bottes noires cirées à la graisse humaine. Deux visions du monde s’opposent au second tour, l’ultra libéralisme pro européen, l’ultra protectionnisme anti européen.

J’aime la musique, pas le son compressé ou les marches militaires. Pourtant il me faudra choisir, car m’abstenir, ce serait tendre une carte blanche que s’empresseront de saisir ceux qui veulent plonger notre pays dans le chaos autarcique. J’ai en horreur le libéralisme, de la finance, mais encore plus la xénophobie et la préférence nationale. Alors je voterai Emmanuel Macron, n’espérant rien de sa politique, juste pour sauver les meubles. Difficile de choisir entre la peste et le choléra. L’heure n’est plus aux illusions, la cruelle réalité nous a rattrapé. Les français se sentent désespérés, ne croient plus aux anciens modèles et rêvent de miroirs aux alouettes.

Dans tous les cas, je me réjouis d’avance, à l’idée que notre nouveau chef d’état, qui qu’il soit, devra cohabiter, n’ayant pas de parti derrière lui et une majorité au parlement pour gouverner.

L’art de la politique sans fausse note…

Fabius président !

Ils sont onze dans les starting blocks, prêts à gouverner notre belle France. Enfin pas tout à fait, certains envisagent une sixième république ou la révolution prolétarienne. L’un d’entre eux dirigera soixante sept millions de citoyens avec l’aide de quelques ministres, députés, sénateurs et hauts fonctionnaires pour cinq années, de quoi donner le vertige. Certains traînent d’impressionnantes casseroles derrière eux, mais qu’importe, ce qui compte, c’est le programme non ?

Entre islamophobie, protectionnisme, réchauffement climatique, relance économique, perte d’identité culturelle, revenu universel, scandales politiques, sortie de l’Europe, que choisir ? Le 23 avril au soir, il ne devrait en rester que deux, un peu notre Hunger Games national.

Je suis fonctionnaire et honnête (exit François), je ne suis pas islamophobe xénophobe protectionniste facho homophobe (exit Marine), je ne suis pro européen malgré les défauts de l’institution (exit Jean-Luc), je n’ai pas bossé dans la finance et les couguars ne me branchent pas (exit Emmanuel). restent donc Nicolas, Benoit, Nathalie, Philippe, Jacques, Jean et l’autre François. Comme nous avons déjà donné dans les (François, Jacques et Nicolas) et que je déteste la répétition, il ne reste que Benoît, Nathalie, Philippe et Jean en lisse.

Il a une bonne bouille le Poutou et quelques idées sympas mais “Poutou président”, ça ne fait pas sérieux. Nathalie, elle me rappelle les grandes heures de Arlette (ne pas confondre avec Alerte à Malibu, la plastique n’est pas le même) , mais la sauveteuse en mer ne veut pas gouverner. Enfin le programme de Jean me laisse sur ma faim.

Ils étaient onze, il n’en reste qu’un, Ben Oît, sans doute un gars d’origine maghrébine. Je ne suis pas raciste, ça me va. En plus il a l’air malin le Benoît même s’il a été lâché par une bonne partie de son parti justement, même le président semble-t-il. Bravo la gauche… A quoi sert d’organiser des primaires pour en arriver là, l’espagnol n’est décidément pas beau joueur.

Quelles sont les chances de monsieur Hamon ? Heu pas assez… Marine devancerait Emmanuel qui devancerait François au premier tour. Quelle horreur ! Raison de plus pour y croire, au plus profond du désespoir, ne reste que l’espoir.

Je rêve en un monde qui défend les valeurs de l’écologie, la justice sociale et l’ouverture. Et vous, à quoi rêvez-vous ?

Dab

Peut-être avez-vous vu un petit nuage sur la toile hier faisant un dab. Pour ma part, je n’ai pas cette chorégraphie en tête quand je regarde notre avenir. Outre le réchauffement climatique qui va joyeusement bouleverser nos vies en quelques décennies, il y a l’évolution inexorable des services publiques qui vont se dégradant.

Depuis quelques années, j’ai l’impression de travailler dans une maison de retraite : l’état nous impose un non renouvellement des effectifs et ne cesse d’augmenter nos missions. Après la fermeture des centres départementaux, les centres régionaux sont dans le collimateur et bientôt, comme au Royaume Uni ou bien en Allemagne, il ne restera plus qu’un ou deux services centraux.

Le banquier amoureux d’une couguar supprimerait 120 000 fonctionnaires. Il nous parle de sa misère estudiantine à 1000 € par mois (à peine moins qu’un salaire se smicard que je sache), moi je vivais avec à peine 100 €. Le politique qui se fait offrir des costumes à 7000 € et qui finance les mariages de ses enfants sur des deniers publics, propose de réduire les effectifs de 600 000 agents, en plus il nous déteste, que du bonheur.

Nous sommes environ 3200 vielles grenouilles et plus aucun tétard. Dans notre système grippé, le nombre des encadrants ne va pas tarder à dépasser celui des agents, les cas sociaux rôdent dans les couloirs, les harceleurs s’en donnent à cœur joie, les incompétents s’affichent comme des experts, les derniers passionnés sont aigris et tout va bien. Si nous continuons de courir sur cette planche savonneuse, nos bureaux résonneront bientôt du bruit des déambulateurs et du grincement des nœuds coulants. Dans les couloirs désertés, roderont des gars dépenaillés, hirsutes, sentant le renard et des ayatollahs de la qualité absolument plus au fait de la réalité du terrain. La maison a besoin de sang neuf.

Mais que dire des services de santé asphyxiés et des enseignants débordés ? La santé et l’éducation réservés à une élite, le peuple, lui peut rester illettré et crever ? Le mépris de nos dirigeant pour les “sans dents” devient de plus en plus flagrant et me donne envie de vomir. Pourtant je suis de la gauche bobo, un modéré. Mais quand je vois qu’un gars comme Mélenchon déclare un patrimoine personnel de plus d’un million d’euros, j’hallucine. Il est du côté des pauvres lui ? Ah ? Ok… Respect.

C’était le billet d’humeur du jour.

Pris la main dans le sac

Pauvre père François. Pauvre Jérôme, pauvre petit Nicolas, pauvre Domi… Dure dure la politique. Qui, à part Blanche fesses et les sept mains, pardon Blanche Neige (même Disney est corrompu) peut encore s’enorgueillir d’avoir les mains propres ?

Fut une époque, nous les laissions tranquilles nos braves élus. Quand Giscard refilait des diams à Bokassa, tout juste si la presse l’égratignait, même après le coup des avions renifleurs.  Quand le vénérable François mettait sur écoutes la moitié de la France et qu’il hébergeait son illégitime et sa fille aux frais de la princesse, qui aurait osé crier au scandale ? Et Jack, ce maire exemplaire qui devint président. La presse était-elle muselée ?

Le pouvoir corrompt, ça n’est pas nouveau. Pourquoi payer 6 millions d’euros 1 km d’autoroute quand on peut y consacrer 60 ? Il faut savoir se sacrifier pour nourrir le BTP, les élus locaux et la mafia russe.

Je serais un paranoïaque conspirationniste, je penserais que tous nos élus possèdent un épais dossier planqué quelque part et qu’il est expédié au Canard Enchaîné dès que le bonhomme prend trop de place. J’aimerai bien être une petite souris verte dans cette base 51 de la délation politique pour y faire un peu de lecture. Hélas les souris ne savent pas lire et vu la couleur je risque vite d’être repéré. Je me contenterai d’être un rat de laboratoire lobotomisé qui croit la sainte parole de nos dirigeants.

II aurait été si bien Domi ,s’il avait su garder sa serviette en sortant de la douche. Fillon employait sa femme et ses enfants dans le besoin ? Toute la France lui tombe soudain dessus, ce n’est vraiment pas de chance. Peut-être que s’il avait été plus aimable avec le petit Nicolas, qui sait… Employer des étudiants nécessiteux avec le salaire mensuel d’une famille moyenne, n’est-ce pas pourtant faire preuve de charité chrétienne mon fils ?

Vous n’auriez pas quelques vraies casseroles pour Marine, 30 0000€ piqués à l’Europe c’est peanuts… je ne sais pas moi, des photos SM avec Jean-Luc en tenue SS par exemple ou une plainte pour avoir fait passer un migrant sans papier en France ? Que va t-on trouver à Ben, un compte en Suisse, un 4×4 Volkswagen avec logiciel bidouillé, un revenu universel versé à vie par les Républicains à condition qu’il perde les élections ? Emmanuel Homo, François Filou, Marine Jepioche, les candidats 2017 nous réservent une belle bataille de probité. Mais au fait, quid de la France et de ses chômeurs, RMIstes, smicards qui payent rubis sur ongle les attachés parlementaires et les cm² de bitume inutiles ?

Ce pourrait-il qu’un jour, nos élus, avant de nous parler réformes, rigueur, fermetures de postes, relance, pouvoir d’achat, retraite et impôts, doivent enfin être transparents sur leur patrimoine, leur carrière, leurs mandats et leurs magouilles. Le peuple en a marre, ne croit plus en rien, et à ce jeu, les gagnants risquent d’être les pires. Continue reading