Le temps des changements

Image

Je n’ai eu qu’un seul employeur dans ma vie même si j’ai connu quelques changements géographies : Toulouse, Paris et Strasbourg. Un seul employeur et de très nombreux métiers : observateur, prévisionniste, administrateur système, chargé d’études, développeur, climatologue…

Un fonctionnaire, après un socle commun de formation, peut être amené à occuper bien des fonctions, pas forcément en corrélation directe avec ses compétences réelles. Il peut voir son service fermer, être obligé d’aller ailleurs, subir une réorganisation territoriale, vouloir évoluer dans sa carrière, devoir changer de centre, demander un nouveau poste.

Je n’étais pas destiné à devenir prévisionniste, ayant plus la fibre déterministe qu’entropique. Les machines me parlent, les éléments nettement moins, ne parlons pas des êtres humains. Dès que j’ai pu, j’ai tenté de trouver un poste en meilleure adéquation avec mes compétences.

Ce furent tout d’abord trois années d’administration système et de hot line sur des systèmes Windows. Les ordinateurs me comprenaient. J’avais par contre nettement plus de mal avec les utilisateurs. Les milliers de kilomètres passés sur la route pour aller rebrancher une prise eurent rapidement raison de ma santé mentale.

Après quelques détours et dix années de carrière j’arrivais enfin dans un service de développement informatique où je me m’épanouissais pleinement, travaillant sur des projets d’envergure, collaborant avec des équipes dans toute la France. Une parenthèse bénie et passionnante qui se termina par une brutale réorganisation. Les unités de développement fermaient leurs portes dans les régions.

Le poste proposé en remplacement, comme la nouvelle équipe, n’étaient pas du tout à fait à mon goût. Alors je décidais, histoire de montrer mon désaccord, de demander une autre affectation, la climatologie, métier que je connaissais pour l’avoir pratiqué quelques années auparavant, et qui requérait de nombreuses compétences informatiques.

Mais entre temps le métier avait changé, l’automatisation et certains projets dans lesquels j’avais trempé, avaient transformé un travail de spécialiste (programmation, SQL, statistiques) en simple utilisation d’outils tout en un qui bossaient à votre place. Par chance, il restait quelques domaines, où l’expertise humaine était encore indispensable, donnant un peu de piment aux journées de bureau. Les années passant, le besoin d’expertise diminua ainsi que la charge de travail pour en arriver à trouver le temps long. Il faillait bouger.

Mais bouger était devenu complexe : moins de centres, moins d’agents, moins de postes et plus de contraintes familiales. Il me faudra attendre sept années avant de trouver un poste qui puisse me convenir, un métier totalement différent, loin de l’informatique qui évolue tellement rapidement que je suis aujourd’hui totalement dépassé.

Je vais rejoindre la gestion de notre réseau d’observation, parcourir le Grand Est en voiture, rencontrer nos observateurs, évaluer des sites, faire de la paperasserie également. Une gestion administrative et de terrain qui va me changer d’air pour quelque temps.

Il est probable que ce nouveau métier aie des conséquences directes sur le webzine et le blog. Je serai sans doute (du moins je l’espère) plus occupé, donc moins disponible, au moins le temps d’apprendre le travail. Je serai également souvent sur la route, déconnecté d’internet, bref, je vais vous enquiquiner moins souvent. Cela tombe bien puisque de que suis en pleine cure de désintox.

Alors ne prenez pas peur, je ne serai pas mort (enfin je l’espère), juste moins présent sur Internet.

Switch

Un switch est un équipement de réseau, également appelé commutateur, à mi chemin entre le hub et de routeur. Il est équipé de nombreuses prises RJ45 et de petites LED qui clignotent comme un sapin de Noël en fonction du trafic réseau. Sa fonction est de relier plusieurs équipements comme des imprimantes, des serveurs, des terminaux, et d’optimiser le trafic entre eux. Contrairement au hub, un switch peut être directement relié à l’Internet et permet de créer des circuits virtuels.

Mais fondamentalement, on s’en balance, c’est le travail du service info de gérer ce merdier. Ce qui compte, c’est de pouvoir brancher la Switch au switch. Car oui, elle est arrivée, la petite dernière de Nintendo. Hourras, youpie, bravo ! Car depuis la Wii, la firme nippone n’a pas inventé l’eau chaude.

La Switch est une console portable et de salon à la fois. Une sorte de tablette sur laquelle on accroche deux petites manettes et que l’on peut poser sur un dock pour jouer sur la télé. Un machin à 330 € qui consomme de l’électricité et qui permet d’acheter des jeux à 70 € l’unité.

Ben tiens… même pas peur… Oui mais c’est Nintendo avec Zelda, Mario Kart, Bomberman et tout et tout… Allez, un nouvel achat compulsif ? Barf je ne sais pas, en ces temps de crise où il faut  prendre le chemin décroissance. Je suis bien tenté quand même parce que l’univers ludique Nintendo j’adore, pas tenté car j’ai encore l’excellente Wii qui est rétro compatible avec la géniale Game Cube. Et puis surtout parce que je ne joue presque plus, juste un Mario Kart ou un Bomberman avec mes ados de temps en temps lorsqu’ils ne font pas la gueule. Le bon point de la Switch, la mixité portable salon, quand la vidéo est squattée et que dans le salon résonne le piano, je pourrais aller me cacher aux toilettes pour jouer à Pikmin.

Comme d’habitude, je pense que je vais attendre tranquillement qu’un jeu vraiment fun sorte pour me décider (j’ai déjà Bomberman, Pikmin, Mario Kart, Zelda, Mario Party, Animal Crossing, bref l’essentiel de chez Nintendo). D’ici là je serai sans doute trop vieux pour jouer.

Switch off…