Legion

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Vous aimez les hommes en latex moule burnes avec une cape rouge ? Les gars névrosés au look de tarlouze au brushing irréprochable ? Ceux que l’on appelle les Marvelles ? Ma femme adore… Et moi je regarde, obligé, nous n’avons qu’un seul vidéo projecteur dans le salon. 

Pour une fois, le super mec est super mal dans sa tête un peu comme dans Handcock mais en plus atteint. Il ne porte pas de costume et ne contrôle absolument rien. Légion, huit épisodes franchement déjantés où un jeune skizo découvre qu’il est juste un mutant surpuissant habité par un autre mutant également surpuissant autant qu’il est malfaisant.

Oups désolé, je viens quasiment de vous résumer la saison une du coup.

Autour de David Haller, notre héros beau gosse bizarre, gravitent une brune pétillante cinglée et une blonde fadasse également un peu maboule. Normal ils vivent dans un hôpital psy me direz-vous. Et devinez de qui ce benêt de David tombe amoureux ? De la décolorée évidemment. Mais quel manque de goût ! Bon il faut avouer que la brunette semble ne pas exister réellement, enfin disons qu’elle prend régulièrement l’apparence d’un personnage de livre pour enfants assez inquiétant ou d’un vieux pote de drogue de David. Vous ne coucheriez pas avec un vieux pote ou un personnage tiré de Winnie l’Ourson si ? Nous sommes d’accord.

Le gamin se fait d’autres copains au fil des épisodes, une vieille blondasse qui parle à la machine à café, un afro-américain affublé d’une casquette ridicule quand il ne lit pas dans les rêves, un vieux bricolo doublé d’une jeunette bastoneuse ainsi qu’un scaphandrier vivant dans un glaçon. Vous parlez d’une équipe !

L’avant dernier épisode part totalement en cacahuètes, à se demander si le scénariste est sous l’emprise de LSD, mais le final de la saison une nous rassure, tout est sous contrôle. 

Je suis curieux de voir où nous conduira la suite, mais je ne suis pas certain que mon épouse, privée de latex et de gomina me suive. Qui vivra verra.

Héritage ? Mon cul !

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Personne n’est décédé dans ma famille rassurez-vous, l’héritage en question concerne soit disant une série télé.

Il y a presque vingt ans de ça le personnage de Jack Bauer arrivait sur le petit écran, révolutionnant quelque peu le genre. La série télé n’était plus une excuse pour caser des spots de pub et gagnait ses premières lettres de noblesse.

Qui n’a pas vu la série 24 heures chrono à l’époque avec ce gars toujours en train de courir et qui n’a pas une minute pour son épouse ? 

COVID-19 oblige, les médiathèques sont fermées, lieu quasi inépuisable d’approvisionnement de notre couple en distraction du soir… mince cette phrase risque d’être mal interprétée. Bon, passons. Donc faute de médiathèque, dès que le 11 mai, les portes des commerces non essentiels à la survie ont rouvert, ma chérie est partie en quête d’une série quand moi je courrais chez mon libraire.

Ma femme est revenue avec une série récente, en Blu-ray, une série appelée 24 Legacy. Je suis revenu avec trois bouquins.

Le seul héritage que j’ai trouvé pour l’instant, c’est ce chrono horripilant qui nous fait croire que nous vivons en temps réel les évènements.

Le casting est calamiteux. Notre héro, un ex soldat commando possède une tête de boxeur catcheur alors que son frangin, le trafiquant de drogue, possède le look du parfait héros. La femme du frère qui l’a quitté pour son frère donne l’impression de pleurnicher tout le temps est à baffer. En plus tout ce petit monde est… noir… mon dieu ! Des noirs… Ok j’arrête c’est mal.

Bien entendu, la série est américaine, donc les noirs trafiquent de la drogue ou travaillent pour l’armée… Les terroristes sont islamises et les blancs, les blancs sont les victimes et les décideurs. Et les cons ? Les cons sont américains, et vraiment très cons.

Nous nous sommes ennuyés dès le premier épisode. Il y en avait douze dans la saison une, douze heures pleines de noirs. Et le blanc chef de la sécurité c’est le Flash ridicule au casque à ailettes. Sans parler de la femme du sénateur qui jouait la nièce du roi du Rohan dans le Seigneur des Anneaux et qui a pris un petit coup de vieux.

Quand d’ordinaire ce genre de désamour se produit, nous passons à la série suivante sur la pile. Sauf que cette fois, sur la pile, il n’y a que les deux autres Blu-ray de la série… Alors on continue en espaçant de plus en plus les épisodes. Car nous n’y croyons pas du tout à leur histoire de cellules dormantes et de paranoïa à l’américaine. Nous sommes en pleine pandémie, tout le monde a oublié ou se fout du terrorisme.

Retour à Westworld

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La saison 2 trainait à la médiathèque alors je le suis dit, pourquoi pas après tout. J’avais bien aimé l’univers de la première saison mais pas au point de vouloir en regarder une seconde et pourtant…

Le parc s’est effondré, les hôtes se sont libérés de leurs chaînes et de rares visiteurs (ceux qui n’ont pas été massacrés) survivent encore.

Entre Il était une fois dans l’ouest, Les Sept Samouraïs et Blade Runner, cette nouvelle saison livre plusieurs niveaux de lecture. Les personnages, enfin ceux qui ont survécu, gagnent en profondeur et les épisodes esquissent la folie de certains d’entres eux, humains comme machines.

A quoi sert le parc, serait-il une vaste expérience pour tester l’immortalité, à quoi aspirent les hôtes, à la liberté, qui tire les ficelles de ces humanoïdes sophistiqués, qu’est qui se cache derrière la porte ?

La série a gagné en maturité et en complexité avec cette deuxième saison. J’attends donc la troisième avec impatience.

La boule à neige

Souvenir de voyage, l’écrin de verre renferme une Tour Eiffel, la Statue de la liberté ou la petite ville de Chester’s Mill.

Under The Dome fut un roman de Stephen King avant de passer au petit écran en 2013. Trois saisons en deux ans, que tous le monde à probablement déjà vu, mais dont je viens seulement de regarder la première.

Chester’s Mill, une petite ville du Maine sans histoire ou presque, se retrouve brutalement coupée du monde un jour, mise sous une cloche invisible à l’épreuve des armes les plus sophistiquées. Ses habitants sont piégés sous le dôme, condamnés à cohabiter, qu’ils soient de passage ou d’anciens résidents.

Under The Dome se présente comme un huis clos survivaliste.

Piégés dans quelques kilomètres carrés, coupés du monde et de ses ressources, les habitants vont devoir survivre sans électricité, eau, téléphone, internet, et approvisionnement d’aucune sorte. Par chance, la radio locale du coin, se trouve sous le dôme. La série zoome sur une petite communauté pas si soudée que ça finalement, ses magouilles, ses jeux de pouvoir.

Le dôme semble vivant et réagir à certaines actions de quatre adolescents prisonniers de la bulle infranchissable. D’où vient le dôme, que veut-il, pourquoi retient-il prisonnier ces gens ?

A la fois série fantastique, survivaliste et sociale, Under The Dome ne pêche que par la mise en avant de ces adolescents vedettes qui me tapent toujours sur le système, comme dans les films de Spielberg.

On y retrouve la vampire rousse de Twilight et le flic adjoint de Bates Motel qui forment un couple improbable ainsi que nombre d’acteurs vus dans bien des séries (à force d’en regarder je finirai par tous les connaître). Il y a l’adjoint au maire assoiffé de pouvoir, le pasteur pas très catholique, l’adolescent qui séquestre sa copine, le paysan jaloux qui ne veut rien partager, les frangins toxicos, la fliquette pleine d’illusions, des joueurs endettés et des bonbonnes de propane à ne plus savoir qu’en faire.

“Les étoiles rose tombent du ciel…”

Panne âme

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Regarder la série Pam Am, c’est un peu comme écouter un album de Within Temptation, c’est bon et honteux à la fois.

Pam Am raconte les aventures de quatre hôtesses de l’air craquantes et de leur commandant et copilote. Des épisodes qui présentent la grande époque de l’aviation, lorsque seule une poignée de privilégiés pouvaient s’offrir un billet Londres New-York. 

Pam Am est une série pleine de bons sentiments, où histoires d’amour, d’espionnage et de vols transcontinentaux remplissent les épisodes. Les femmes sont belles, les hommes sont riches, le Boeing 707 est le top de la technologie volante et les escales exotiques : Paris, Londres, Moscou, Rome, Djakarta. Nous suivons les aventures amoureuses d’un équipage en perpétuel décalage horaire qui sert du champagne, des petits fours, tient le manche et réalise des atterrissages périlleux.

Oui j’ai honte, mais je suis resté scotché devant mon grand écran mural tous les soirs pour suivre les aventures palpitantes de la Pam Am, délaissant le dernier le Damasio et mon épouse.

Mon hôtesses préférée ? C’est Colette l’orpheline française, mais je suis certain que vous trouverez chaussure à votre pied, il y a les deux soeurs, la bombasse nunuche et l’espionne ainsi que la petite chef d’équipage aux grands yeux prête à tout sans parler du commandant qui est pas mal non plus. Oups !

Ma femme, jalouse, s’est moquée de moi et n’a regardé aucun épisode jusqu’au bout, comparant Pam Am à la Croisière s’Amuse. La gueuse ! De toute façon elle n’avait pas aimé la onzième saison du Dr Who. Aucun goût cette fille !

“L’avion, l’avion ça fait lever la tête, les filles les filles, ça fait…”

Ca tombe bien je viens de recevoir un billet gratuit d’Air France :

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Je clique ?

The Expanse

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Alias avait écrit un billet il y a bien longtemps sur The Expanse, cette série de science-fiction. Une série également basée des romans de James S.A. Corey.

Une histoire complexe qui raconte la rencontre de l’humanité avec une protomolécule agressive alors que les tensions sont très vives entre Mars et laTerre et que les habitants de la ceinture d’astéroïdes vivent dans d’épouvantables conditions, à la limite de l’esclavagisme.

Entre space opéra, politique, terrorisme et science-fiction, The Expanse nous plonge dans un univers complexe avec de nombreux récits parallèles, beaucoup de personnages dont James Holden, le capitaine du Rocinante, un vaisseau « emprunté » aux martiens.

J’avais adoré le roman et lorsque j’ai plongé dans sa mise en images, j’ai retrouvé avec bonheur cet univers fouillé et pas forcément aisé à rendre visuellement. Bien entendu, certains personnages n’ont pas forcément collé à l’image que je m’étais faite d’eux, mais dans l’ensemble, à part justement un Holden un peu pâlichon, j’ai trouvé que la série tenait la route.

Je n’ai toujours pas lu le tome 3, et ça tombe bien puisqu’à la médiathèque ils ne disposaient que des deux premières saisons. Je vais donc attaquer le prochain livre pendant les vacances de Noël, peut-être pendant la nuit du réveillon comme le veut une tradition Islandaise, en attendant que ma médiathèque n’achète la saison trois en DVD.

C’est mon os

Tout d’abord, quelques notions d’histoire :

La civilisation celtique connu son apogée vers -300 avant JC. Les romains se battirent contre les gaulois et les tribus celtes furent parfois des troupes mercenaires des légions romaines. Kernunos fait figure de dieu majeur dans le panthéon celtique, symbole du renouvellement des saisons, de la vie et de la mort. Les quatre principales fêtes celtiques sont Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad… Je n’ai jamais entendu parler de c’est mon os et cerf nonos.

Faut pas me chercher avec le celtisme.

Une fois cela posé, parlons de Zone Blanche saison 2. Aille, vous sentez vous aussi que je suis agacé ? Des sapins à perte de vue, de la brume à chaque plan, des troncs, une carrière, un lac, une route et les sommets des Vosges plantent le décors de cette nouvelle saison, j’ai l’impression de replonger dans Aquitted, pas de bol.

La super gendarmette a survécu contre toute attente alors que cinq personnes décèdent de mort violente dans le bled. Le proc, devenu le personnage le plus intéressant de la série, se découvre une sexualité débridée, nounours se rebelle et le vieux flic se révèle pas si irréprochable que prévu.

Les faussaires meurent, les prisonniers se frappent la tête contre les murs, les battues s’achèvent en carnage et cerf nonos se balade en toute liberté dans la forêt. La routine.

L’intrigue se concentre cette fois sur l’enlèvement de la gendarmette traumatisée et sur la carrière remplie de produits chimiques. Les gens meurent – rarement dans leur lit -, la morgue ne désemplit pas et les urgences sont au taquet.

Brume, forêt, mythes celtiques, romains et cadavres, la saison deux de Zone Blanche ne tient pas les promesses de la une alors nous allons attaquer Flash saison trois.

A quitté

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Un homme acquitté vingt ans plus tôt pour le meurtre de sa petite amie, rentre au pays qu’il avait fuit.

Entre temps il est devenu un homme d’affaires avisé en Malaisie où il a refait sa vie avec une belle asiatique. Il revient chez lui pour racheter une entreprise de son village natal.

Mais dans le fjord qui l’a vu naître, tout le monde ne semble pas prêt à l’accueillir à bras ouverts. Nombreux pensent encore qu’il est le meurtrier de la jeune Karine. Et comble de malchance, l’entreprise qu’il veut racheter appartient aux parents de la victime.

Ainsi débute la série Acquitted, dix épisodes racontant le retour au pays d’un présumé meurtrier enfant prodigue.

Le récit tourne autour de trois pôles principaux : le rachat de l’entreprise familiale par un grand consortium international, l’enquête sur la mort de Karine qui reprend et la famille très particulière de notre héros. 

Notre playboy grimé en quarantenaire minet, avec sa barbichette, ses cheveux grisonnés,  ses lèvres pulpeuses, peine à convaincre dans son rôle d’homme d’affaires torturé par une accusation de meurtre. 

Les femmes semblent toutes folles, hystériques, menteuses, injustes dans cette petite ville, et les hommes, sont leurs victimes innocentes et faibles. 

Filmé dans une petite ville au fond d’un fjord, la série passe et repasse des plans de sommets enneigés, d’un lac par ciel couvert ou ensoleillé, d’une ville endormie dans la vallée, d’une route sinueuse au bord de l’eau où roule une voiture, d’un ferry desservant les habitants isolés, d’un rocher où la jeune fille a été retrouvé morte et d’un balcon donnant sur les grattes ciel de Khua  Lumpur.

Qui a tué cette Karine si ce n’est pas notre homme d’affaires ? Qui était cette adolescente désirée par tant hommes ? Que va devenir l’entreprise de panneaux solaires en pleine crise ? Qui couchera avec qui dans cette petite ville où tout le monde connaît tout le monde ? Vous le saurez en regardant Acquitted Saison 1. 

Pour ma part, je vais regarder Zone Blanche, saison 2, cela relèvera sans doute le niveau de nos soirées culturelles.

Mars

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Damned, vous êtes repartis pour un billet de blog consacré à la planète rouge. Alors oui d’accord, je suis obsédé par l’espace, la Lune, les fusées et la planète Mars, je l’avoue. Et alors ? Cela pourrait-être des petites culottes d’écolières à la place, y a toujours pire comme obsession dans la vie.

Cette fois je vais vous parler d’un documentaire fiction du National Geographic produit par Brian Grazer et Ron Howard (le mec qui a fait De la Terre à la Lune). Mais qu’est-ce qu’un docu fiction au fait ? Un truc où des gens qui n’existent pas blablatent tout le temps ? Y a un peu de ça, mais il faut tenir le public en haleine, alors la série se décompose en trois thématiques qui se mélangent :

  • Le monde réel (2016), avec des interviews de Elon Musk, le patron de Space X, qui ambitionne d’aller sur Mars le jour où ses fusées décolleront pour de bon, de Robert Zubrin, l’auteur de plein de bouquins sur Mars, au passage un gars totalement allumé, et de plein d’autre personnes de la NASA entre autres qui nous parlent du voyage spatial.
  • Le passé proche (2035), avant que l’équipage ne parte pour Mars, où ils sont interviewés pour expliquer pourquoi ils s’embarquent dans cette aventure complètement dingue.
  • Et la réalité (2036), quand l’expédition part pour Mars et installe la première colonie. Si c’est réel d’abord…

Si vous n’êtes pas totalement fêlé comme moi, vous allez peut-être trouver le temps un peu long entre la partie documentaire et les épisodes martiens qui ne sont pas dignes d’un film de Kubrick quand même. Les acteurs n’ont probablement pas leur étoile sur le Hollywood Walk of Fame mais ils s’en tirent quand même pas trop mal. Le scénario est plein de rebondissements, alternant les catastrophes et quelques idées développées dans l’histoire méritent d’être proposées.

En regardant Mars, on pense à Mars La Rouge de Kim Stanley Robinson et de nombreux autres livres du genre. On pense également au film Seul sur Mars ou encore à Mission To Mars et plein d’autres nanars du genre que j’adore. Mais là où la série sort de lot, c’est par son propos scientifico réaliste bien documenté.

Si vous ne collectionnez pas que les petites culottes d’étudiantes, vous pourriez aimer.

La Vérité

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Il y a quelques années, une de mes nièces adorées, nous avait offert et dédicacé un roman, La Vérité Sur L’Affaire Harry Quebert, un thriller, une histoire d’amour, un roman dans le roman du roman, un livre parlant d’écriture, d’artistes, bref un petit chef d’œuvre. 
J’avais dévoré le pavé et lu depuis quelques autres romans de l’auteur à succès. 

Aujourd’hui, c’est la série télé tirée du roman qui a accaparé mes soirées. Dix épisodes pour raconter la disparition de Nola, la folle histoire d’amour interdite entre un homme mûr et une gamine de quinze ans, la genèse d’un live à succès, l’automne 1975 de Sommerdale et comment l’élève surpasse le maître à la fin.

Lorsque vous lisez un roman, vous construisez vos propres images des paysages, des visages et quand l’œuvre devient visuelle, il est rare que l’on ne soit pas déçu. Millénium et Le Seigneur des Anneaux sont, pour moi, les rares livres à avoir très bien supporté la transformation, du papier à la pellicule. 

La série dont je vous parle m’a tout d’abord mise mal à l’aise avec ce jeune écrivain manquant de profondeur et la belle ingénue un peu mièvre. Mais épisode après épisode, le choix du casting s’est imposé à moi finalement, dévoilant des facettes des personnages qui ne m’avaient pas forcément sauté aux yeux en lisant le livre, comme le vieil écrivain lâche, son jeune élève qui se montre bien plus digne qu’il ne semblait l’être au préalable. La série apporte, tout en respectant scrupuleusement le roman, un nouvel éclairage sur cette terrible histoire. 

Par chance, j’avais oublié les détails de l’intrigue et me suis fait happer encore une fois dans les derniers épisodes.

Si Joël Dicker est un grand écrivain, Jean-Jacques Annaud est un grand réalisateur. Je vous recommande de lire le livre, de laisser passer quelques temps, puis de regarder la série télé, puis de relire le livre une nouvelle fois.