The Young Pope

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Lorsque l’on aime faire tout à l’envers comme moi, on regarde tout d’abord The New Pope avant de se lancer dans la série The Young Pope.

J’ai retrouvé avec grand avec plaisir Cécile de France, Ludivine Sagnier, Silvio Orlando et Jude Law pour deux saisons et fait connaissance avec Diane Keaton qui a pris quelques rides depuis Le Parrain.

Un très jeune cardinal vient d’être élu pape. Il est jeune, beau, musclé, cultivé, intelligent, fumeur et orphelin, un profil pour le moins atypique pour le chef du Saint-Siège. Ses prises de positions modérées lui ont valu sont élection comme représentant de l’église romaine, mais surprise, à peine est-il arrivé au pouvoir, que ce jeune homme affiche des positions radicales comme son nom de pape pouvait le faire craindre : PI XIII.

Homosexualité, mariage de prêtres, avortement, sexe en dehors du mariage, il part en croisade contre tout, terrorise les croyants par ses homélies et refuse de paraître en public. L’église déjà mal en point se replie alors sur elle-même.

La saison se concentre sur ce personnage très tourmenté qui recherche ses parents hippies qui l’ont abandonné à l’orphelinat alors qu’il était enfant. Un pape qui semble avoir cessé de croire en dieu, alors que son entourage le considère déjà comme un saint.

Je ne vous le cacherai pas, si The New Pope pouvait sembler parfois un peu barrée, la saison de The Young Pope l’est complètement. Cela n’enlève rien à la puissance des épisodes, bien au contraire, et si l’univers du pape paraît quelque peu surréaliste dans cette série, elle n’en reste pas moins captivante.

Tchernobyl

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A la maison, un roman policier, une bande dessinée et deux albums de rock progressif évoquent le plus grave accident nucléaire que l’humanité ait connu à ce jour: Tchernobyl en 1986. Il y en a eu d’autres bien entendu comme Fukushima (2011) ou Three Miles Island (1979) sans parler des essais nucléaires et des deux bombes de Hiroshima et Nagasaki (1945) mais pour une raison qui m’échappe encore, Tchernobyl occupe une place à part dans mon inconscient, peut-être parce que j’aime manger des champignons. 

Il manquait à ma collection radioactive la mini série Tchernobyl dont j’avais lu du bien un peu partout. Du bien oui, mais personne ne m’avait prévenu que ce serait si violent.

On s’imagine bien que ce fut moche, que le nombre de victimes fut énorme, que ce fut une catastrophe humanitaire et écologique sans précédent, mais le voir, le vivre, c’est une autre paire de manches. Ma femme n’a pas survécu aux trente premières minutes de l’épisode un. Pour ma part, je suis resté agrippé à l’accoudoir du canapé pendant les deux premiers épisodes d’une heure.

D’accord, d’accord, la série débutant sur un suicide, j’aurais dû me douter que ce ne serait pas de tout repos, mais quand même.

Passé ces deux premiers épisodes éprouvants, le ton se fait plus léger. Les chiens sont abattus en masse, les pompiers agonisent à Moscou, les liquidateurs reçoivent plus de rayonnement en quelques secondes que les victimes du drame d’Hiroshima et l’incendie est enfin maîtrisé. Tout va bien. Le cinquième et dernier épisode met alors en scène le procès où l’accident nucléaire est expliqué, minutes après minutes, où les responsables sont pointés du doigt. Et le plus grand responsable de cette catastrophe, fut assurément censure d’état, si l’on en croit la série.

Si vous aimez laisser la lumière allumée partout dans votre maison, si vous croyez en l’avènement de la voiture électrique, si vous voulez installer la climatisation dans votre maison, si vous chauffez vos pièces à 22 degrés, si vous laissez vos appareils électriques constamment en veille, regardez donc la série Tchernobyl et imaginez que vous habitez la belle ville de Pripyat, peut-être que cela vous aidera à réfléchir.

Officiellement 31 personnes sont mortes des suites de Chernobyl, officieusement et selon les sources, l’accident de la centrale nucléaire aurait fait de 4000 à 100000 victimes.

The New Pope

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Après un 24 Legacy pathétique j’ai pris en main le choix des prochaines séries TV. N’ayant pas d’abonnement Netflix et les médiathèques tardant à rouvrir leurs portes, j’ai dû aller dans un de ces temples de la consommation trouver quelque chose pour pimenter nos soirées. Heu non, pas dans ces magasins là… Au rayon séries, en tête de gondole, trônaient deux titres qui immédiatement ont attiré mon attention. Tchernobyl et The New Pope. J’avais lu à droite et à gauche quelques louanges sur les dites séries alors sans hésiter, je les ai achetées. 

Nous avons repris studieuses nos soirées en compagnie des deux papes, Pi XIII et Jean-Paul III. Une série en neuf épisodes bénéficiant d’un casting de rêve : John Malkovich, Jude Law, Silvio Orlando et Cécile de France. 

L’histoire ? Le pape est mort, vive le pape ? Pas tout à fait mais presque. Guerres de succession, intrigues au Vatican façon Borgia, terrorisme, idolâtrie, pédophilie, révolte, tout y passe mais le sujet de la série est ailleurs et il faut arriver à la fin de la pour le comprendre.

Si j’adore John Malkovich et Jude Law, la palme du meilleur rôle revient assurément à Silvio Orlando et son personnage de cardinal au service de la papauté. Il est tout simplement génial. Cécile de France n’est pas mal non plus et Malkovich en chrétien imposteur punk junkie donne le change. Jude Law lui, est tout simplement divin.

Quelques épisodes frisent le rock progressif psychédélique expérimental si vous voyez ce que je veux dire, si vous ne voyez pas écoutez Ummagumma de Pink Floyd et vous comprendrez. D’autres sont très hots ou très humains, c’est selon. La caméra sort des sentiers battus avec des plans improbables et beaux car la série privilégie plus l’esthétisme que l’action. Elle s’adresse clairement à un public plus intellectuel que celui de 24h Legacy.

J’ai découvert dans la foulée l’existence de la série The Young Pope en cherchant une bande annonce alors, quand les médiathèques ouvriront leurs portes, je saurai quoi regarder.

Mais maintenant, nous allons plonger dans le drame de Tchernobyl, un sujet qui m’obsède au plus haut point depuis des années. Depuis Tchernobyl en fait.

Sharp Objects

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Bienvenue à Wind Gap.

Camille Preaker, une journaliste rentre chez elle, dans sa maison d’enfance, pour enquêter sur les meurtres de deux enfants. Dans la grande demeure, Adora, sa mère, Amma, sa demie sœur et Alan, son beau père vivent comme à l’époque de la traite des noirs, mais au lieu de couper la canne à sucre, les mexicains employés par la grande exploitation y élèvent des cochons.

Dès les premières minutes, nous comprenons que les relations mère fille sont complexes et tendues, sa demie sœur adolescente joue à la maison de poupées le jour et boit de la vodka la nuit en arpentant la ville en rollers, le beau père écoute de la musique sur sa Hifi hors de prix et la mère fait salon et dirige Vickery, le chef de la police locale.

La série fait de nombreux flash back sur l’enfance de Camille, sur Marian, sa petite sœur décédée, son enterrement, sur leurs fugues en rollers, sur une cabane sordide au fond des bois. L’atmosphère de la petite ville est malsaine, faite de ragots, de vieilles histoires, rancunes, de la chaleur oppressante du sud et du poids des traditions.

Camille, notre journaliste, n’est pas très nette non plus il faut bien l’avouer. Elle sort d’un hôpital psychiatrique, boit comme un trou et est une adepte de la scarification. Et malgré des relations plus que tendues avec sa mère, c’est dans la maison familiale qu’elle va s’installer pour conduire son enquête, faisant resurgir dans son esprit déjà torturé, les fantômes du passé.

Mais Camille n’est pas seule, un flic, Richard Willis, est venu enquêter sur la mort de ces filles, filles à qui le meurtrier a arraché toutes les dents avec une pince, comme pour les cochons, afin qu’ils ne mordent pas. Lui c’est l’étranger dans la ville, celui qui ne comprend pas les gens, leurs silences, leurs codes sociaux mais qui est persuadé que les crimes sont l’oeuvre d’un tueur en série. Il se heurte à la non coopération de Vickery qui est persuadé que les meurtres sont l’oeuvre d’ouvriers mexicains alors que notre sombre étranger pense qu’il s’agit d’une personne de la ville.

La série en huit épisodes est lente, pesante, tendue, parfois à la limite du supportable et j’ai failli abandonner dès le second. Surtout n’en faites rien. Même si l’histoire ne raconte pas vraiment l’enquête la série dépeint un univers familial malsain et une petite ville sudiste. Tout s’accélère très vite dans les deux derniers épisodes, une fois que l’univers de Wind Gap a été bien posé. On ne regrette pas alors d’être allé au bout de la série.

La série est tirée d’un livre écrit par Gillian Flynn à qui on doit entre autres Gone Girl ou les Apparences, deux romans très sombres que j’ai dévoré. Un nouveau livre à ajouter à ma liste de lectures.

Romain Duris

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J’ai découvert Romain Duris avec le film de Cédric Klapisch en 2002, l’Auberge Espagnole. Si pour plein de raisons non avouables j’avais adoré ce film, je n’ai pas forcément toujours été emballé par l’acteur. Il faut dire qu’avec son sourire de tombeur et son physique d’athlète, il faisait parfois désordre dans le casting.

Et puis je suis tombé sur la série Vernon Subutex, ce disquaire marginal au chômage qui se fait expulser de chez lui un beau matin. Et j’ai découvert un autre Romain Duris, un acteur talentueux, crédible, touchant ainsi qu’une série rock’n’roll.

Sur fond de thriller, la série Vernon Subutex nous replonge dans le rock, l’histoire d’amis de la grande époque, gravitants autour de ce disquaire reconnu en son temps et la mort par overdose d’une rock star française qui faisait son comeback. C’est aussi la descente aux enfers d’un homme qui brutalement se retrouve à rue du jour au lendemain et qui après des squats chez des amis termine sous les ponts.

C’est aussi l’histoire de trois K7 vidéos, enregistrées par Alex, la rock star défunte, dans lesquelles il aurait fait des révélations fracassantes avant de mourir. C’est aussi un livre de Virginie Despentes (auteure que je n’ai jamais lu), apparemment très branché sur l’univers lesbien, ce qui donne l’occasion d’ajouter à l’intrigue principale, celle du disquaire, des récits parallèles et non anecdotiques qui à la fin de la série se rejoignent.

Clairement la série est sexe, drogue et rock’n’roll.Mais c’est surtout un magnifique jeu d’acteur signé Romain Duris, cet homme insouciant, venu d’un monde révolu, qui plonge dans la précarité.

Top of the lake

Vous connaissez sans doute Handmaid’s Tale, cette série de 2017 avec l’actrice Elisabeth Moss ? Pour ma part, après deux ou trois épisodes, j’ai totalement décroché. Cet univers dystopique où la société fait appel à des mères porteuses pour assurer le renouvellement de l’espèce, ne m’a pas du tout intéressé alors qu’elle semble avoir fait un tabac. Par contre, je suis tombé, un peu par hasard, sur Top of the lake, joué par la même actrice alors un peu plus jeune. Une série policière dont l’intrigue prend place dans un ville paumée au fin fond de nul part, sur le bord d’un lac entouré de hautes montagnes.

Une gamine de 12 ans, enceinte de cinq mois et fille d’un baron local de la drogue, disparaît dans la nature. Fugue, meurtre, accident ? L’enquêtrice Robin Griffin, jouée par Elisabeth Moss, en congé dans sa ville natale, prend en main l’affaire, faisant resurgir au passage les démons qui lui ont fait fuir la région bien des années auparavant.

La série nous plonge dans un univers machiste où la vie d’une fillette de douze ans n’a aucune valeur, où les femmes ne sont que des objets sexuels et des travailleuses bon marché, une ville corrompue par la drogue qui offre le seul emploi stable, une ville où Robin retrouve sa mère atteinte d’un cancer, des hommes qu’elle n’espérait ne plus jamais croiser ainsi que l’homme de sa vie.

Dans de magnifiques paysages, les sordides secrets de cette petite ville enclavée se révèlent au grand jour. Une ville où une communauté de femmes paumées a décidé de s’installer pour se reconstruire, au bord du lac, sur un terrain baptisé Paradise. L’occasion de retrouver Holly Hunter (l’actrice fétiche de la réalisatrice Jane Campion) dans le rôle du gourou de cette secte.

Six épisodes au rythme lent à découvrir.

Tabou et pas toi

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Les républicains américains sont en guerre contre la couronne d’Angleterre. La couronne lutte bord à bord avec la Compagnie des Indes Orientales. A Londres, une homme meurt et dans son testament se trouve un petit bout de terre perdu au nord-ouest des Amériques, une terre qui va peser lourd dans le tracé de la frontière entre les futurs Etats-Unis d’Amériques et le Canada.

C’est le moment que choisit l’héritier que l’on croyait noyé, pour revenir d’entre les morts. Un aventurier, à la sulfureuse réputation, ayant servi sous les ordres de la Compagnie des Indes, un homme qui compte bien ne rien faire de raisonnable, comme son père le lui a demandé en songes.

L’aventure commence. Luttes d’influences, meurtres, amour, inceste, magie, intrigues, torture, la guerre pour ce lopin de terre acheté avec de la poudre et des verroteries sera impitoyable.

1814, Londres est salle, boueuse, mal famée, dangereuse la nuit et notre héro, James Delaney, joué par Tom Hardy est beau, effrayant et fou. Pour une production BBC Canal+, la réalisation est particulièrement soignée, avec de très belles images et des personnages crédibles.

Taboo est une série grand spectacle qui sent la poudre et le souffre. On parle d’une saison deux avec Tom Hardy pour 2020, il faudra donc être patient pour connaître la suite, mais les huit premiers épisodes de Taboo se suffisent à eux même.

Flash

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Nous ne parlerons pas, une fois encore, de la limitation de vitesse à 80 km/h, nous pourrions ne pas être d’accord.

Mais puisque l’on en parle, moi qui roule beaucoup, ça ne me dérange pas, pourtant j’emprunte nombre de petites départementales pour de longs périples bucoliques.

Se faire flasher à 81 km/h c’est rageant, je l’avoue.

Je vous inviterai bien à rouler juste en dessous de la vitesse autorisée, à utiliser le régulateur ou le limitateur de vitesse de votre voiture, mais je connais d’avance votre réponse alors je n’insiste pas.

Alors je vous propose une alternative écologique, économique et rapide à la voiture.

Installez-vous tranquillement à proximité d’un accélérateur de particules, le CERN par exemple, et attendez patiemment qu’il explose. Après un long coma, vous serez peut-être un heureux méta humain comme Flash ou un monstre fou doté de pouvoirs incontrôlables (oui il y a un petit risque quand même…) .

Flash court plus vite que la vitesse du son, vole sur l’eau, grimpe les immeubles à la verticale, arrête les méchants et mange beaucoup de pizzas. Encore un de ces supers héros à la Marvel que ma femme m’inflige régulièrement, elle est fan que voulez-vous. Sauf que là, j’ai moi aussi flashé pour cette série (oui je me mets aux jeux de mots pourris à force de trop regarder le 20h00 de la 2).

Flash est donc un jeune gars qui court très très très vite et est entouré de geeks scientifiques et flics. Il sauve le monde des méchants métas humains – ceux qui n’ont pas eu vraiment de bol pendant le Big Bang -, fait son travail de police scientifique, tente de draguer sa meilleurs amie qui n’est autre que la fille de son père flic qui n’est pas vraiment son père car son vrai père est en prison arrêté par son autre père pour avoir tué sa mère mais c’est pas lui en fait c’est peut-être un autre Flash à moins que ce ne soit lui-même dans un autre espace temporel, s’entraîne comme un dingue dans le labo du mec qui est l’autre Flash et qui l’a transformé en Flash en faisant exploser l’accélérateur pour qu’il devienne comme Flash. Bref une histoire tout ce qu’il y a de plus simple.

Un vrai monde de geeks, avec ses blagues (un “je suis ton père” prononcé par Marc Hamill), les supers tee shirts de Alex – je veux celui avec la galaxie et le point Google montrant la Terre -, avec un méchant à chaque épisode, des histoires d’amour et une intrigue qui explore le passé étrange de ce scientifique, le bienveillant, malveillant, dangereux docteur Harrison West.

La saison une a réduit considérablement notre quota de sommeil car chaque soir, quelque soit la fatigue, nous regardons au moins deux épisodes. Vu le nombre de saisons, si l’intérêt de la série ne diminue pas de trop, nous en avons pour quelques mois de grosse fatigue.

Occupé

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Je suis occupé, voire même débordé, mais j’aime ça.

Les trois personnes en couverture, elles aussi sont occupées, de manière sensiblement différente. Elles sont occupées par les russes.

Tel est le thème de la série Occupied. La Norvège décide de cesser toute production pétrolière pour endiguer le réchauffement climatique, tablant sur une nouvelle énergie propre. Hélas, l’Europe ne voit pas d’un bon oeil cette initiative écologique, et aidée par la mère Russie, oblige le premier ministre norvégien à revenir aux énergies fossiles.

La Norvège est occupée par les russes.

Nous sommes presque dans l’esprit de V, les aliens étant nos camarades popov. Le thème de la série tourne autour de la résistance, du terrorisme, de la collaboration, des profiteurs.

Le héro, garde du corps, à un look et une démarche à la Jean-Claude Van Damme jeune, avec je l’espère, un QI plus élevé, la chef de la sécurité intérieure ressemble à mon ancienne chef du la cellule développement, c’est assez troublant et le premier ministre est le portrait craché de notre chef commercial qui part à la retraite bientôt.

Avec Occupied, j’avais l’impression d’aller pointer à l’usine. Malgré ce petit défaut, la série ne prenait pas la tête et je pense continuer avec la saison deux dès que je pourrais l’emprunter à la médiathèque.

En attendant, je poursuis avec la série Guerre et Paix.

Bye bye, see you tomorrow

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Prenez un mauvais épisode du Dr Who (ça existe), le scénario de Retour vers le Futur n°3 mélangé à Voyage fantastique, ajoutez-y des héros Marvel au chômage et vous obtiendrez la première saison de DC’s Legends Of Tomorrow.

Dans le casting deux voleurs à la ramasse, un jeune garagiste et un vieux chercheur, une bombasse tueuse psychotique, une bombasse déesse névrotique et son mec pas tout jeune qui n’est plus son mec mais qui l’a été plein de fois, un autre professeur beau gosse façon Jan Benes, une sorte de Dr Who au charisme d’huître en capitaine maître du temps pas très convainquant, un gros méchant genre nounours, voila une série à deux balles prometteuse avec le bel esprit américain.

Legends of Tomorrow, ça veut dire que les losers psychotiques deviendront des légendes demain ? Pas par leur talent d’acteurs en tout cas n’y par les effets spéciaux, scénarios, armes, explosions et arrêts sur images sans parler du vaisseau temporel et son IA peu imaginative.

En colère moi ? Non, j’ai juste de la fièvre, pas la force de lire un truc intelligent comme 2032 de Kim Stanley Robinson et pas envie de gâcher la saison 3 de Broadchurch que j’ai commencé voici quelques jours. Alors tant qu’à zombifier, j’ai regardé les premiers épisodes d’une série empruntée à la médiathèque vendredi dernier (avant la fièvre, mais ce choix était déjà un symptôme de la grippe qui couvait en moi) et qui sera de retour vendredi prochain, avant d’avoir visionné les seize épisodes. J’en suis à quatre, c’est déjà un bon score, et bien entendu je n’en peux plus des scénarios affligeants, du méchant barbu qui ne fait pas peur, des deux bombasses que l’on ne voit pas en petite tenue et de cette machine à remonter le temps qui me donne la nostalgie des cabines de police anglaises.

Une dose de bons sentiments, l’esprit d’équipe, des personnages que rien ne rapproche donc qui vont se serrer les coudes, de bonnes grosses névroses à deux balles, des effets spéciaux encore moins chers, je suis comme le professeur Martin Stein, trop vieux pour ces conneries. Une série que je vous recommande chaudement avec 39°C de température. Sur ce je vous laisse, j’ai encore dix épisodes à regarder en croquant du Doliprane 1000.