Ma valise en carton

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Partir en voyage, c’est également préparer ses bagages. Il faut penser au nécessaire de toilette, aux vêtements, mais également à occuper les longues soirées pluvieuses. Pour que je me sente bien quelque part, il me faut toujours de la lecture et de la musique. Pour la musique, je fais le plein de mon iPhone avant de partir et je n’oublie pas mon casque. Pour la lecture c’est plus compliqué, il me faut plusieurs livres, imaginez que le premier soit barbant et que je dévore le second… Donc trois livres pour une semaine, c’est le minimum syndical. Et comme je ne suis pas adepte des liseuses, le poids de bagages devient rapidement important. Lorsque le séjour est long, j’aime bien emmener une console et quelques jeux, surtout si je suis seul, une console portable bien entendu car sinon il faudrait emmener un écran. Long séjour signifie retard dans le webzine, et pour gérer le webzine, les mail, les chroniques, les articles, il me faut un PC. Pour chroniquer, ne pas oublier le bic et le bloc note. Enfin, lorsque je pars loin, j’aime faire des photographies du lieu où je me rend, il me faut donc un appareil photo et au moins un objectif. Et surtout ne pas oublier d’emporter une série TV au cas où je n’aurai pas envie de lire, d’écouter de la musique, de photographier ou de jouer.

Résumons, je partais pour cinq jours à Toulouse. J’ai donc emporté dans ma valise :

  • une trousse de toilette
  • quelques vêtements
  • trois livres
  • une série TV
  • mon iPhone avec un casque
  • le PC portable
  • la Switch
  • le Nikon avec le 18-140mm
  • un crayon et un bloc notes

Même moi je me fais peur certains jours.

Oh Toulouse

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Après cinq années à Rennes, c’est dans la ville rose que j’ai terminé mes études. Dix-huit mois de vent d’Autan, de température à 40°C, de castagne et de cassoulet. Une fois en poste à Strasbourg, j’ai pris l’avion pour Toulouse à six heures du mat plus de quatre fois par mois pendant trois années, Strasbourg – Metz Nancy Lorraine – Toulouse, Toulouse – Paris – Strasbourg, Strasbourg – Lyon – Toulouse et parfois un Toulouse – Strasbourg direct. En trente années, la ville a bien changé et l’espace réservé au diesel a peu a peu été récupéré par les piétons. Mais malgré tout ces efforts, je n’aime toujours pas la capitale Cathare. L’acceng, le bout du con, le paing, la chaleur, le tempérament bagarreur, le bordel organisé et le pôle nord au-dessus de la Loire, tout ça m’horripile. Je déteste aller à Toulouse.

A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai à Toulouse, pour une semaine de stage, sans fibre, sans ma chaîne stéréo, sans mes vinyles, entouré d’estrangers bruyants buvant du pastaga flatulant en digérant les haricots mal mâchés de Castelnaudary. Une semaine, loin du centre ville pour doubler la punition, dans la banlieue, non loin du Mirail où ça craint rien qu’un peu. Je suis au bagne.

Et qu’on ne me dise pas, “oh tu as de la chance, Toulouse c’est une belle ville, il fait beau là bas…”, car non, il ne fait pas beau, il fait très chaud juste certains jours, sinon ça caille, et puis je n’aime pas le rose. En plus de ça, je vais me retrouver sur les bancs de l’école, assis à écouter sagement des intervenants de tout poils. Je déteste être à l’école, je déteste Toulouse.

Seul bon côté, pas de vaisselle à faire, pas de courses à faire, la soirée de libre avec pour seule occupation la lecture, un peu de musique sur iPhone et la Switch pour passer mes nerfs. Je vais pourvoir avancer dans pleins de jeux.