Merde, le con…

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Bon, nous le savions populiste, xénophobe, pas très cultivé, irrespectueux, mais con à ce point ?

Ceci dit, pour une fois que ce peroxydé de président américain ne fait pas marche arrière sur une de ses promesses électorales, il fait fort. Trump vient de se retirer de l’accord sur le climat ratifié en 2015 à Paris.

Cet accord, qui n’allait assurément pas très loin face à la menace qui pèse sur l’humanité, était un premier pas pour une prise de conscience mondiale de la catastrophe en devenir, une reconnaissance du problème. Après avoir relancé l’utilisation des énergies fossiles sur la moitié nord du continent américain, la construction d’un oléoduc géant il déclare tout content de lui :

Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’accord de Paris sur le climat

Super, effectivement, il va clairement protéger les Etats-Unis… Je me demande toujours comment un tel abruti a pu devenir président. Comment espérer survivre avec une vision à si court terme ? A près tout, il s’en fou, il sera mort avant.

La réponse, de notre nouveau président ne s’est pas fait attendre :

Make our planet great again

Une jolie réponse. Un long bras de fer avec le nouveau continent ne fait que commencer.

Juste pour rire, je vous invite à regarder ce graphique ci dessus. Il s’agit de l’écart de température moyenne annuelle à la normale sur la France depuis 1899. Ne voyez-vous pas une petite tendance qui se dégage depuis un quart de siècle ? Pour la famille Trump, je précise, un rouge c’est chaud…

Et ceci est une carte à l’horizon 2071-2100 d’écart à la température dans un scénario où l’on ne ferait rien pour calmer le réchauffement climatique. Elle est issue du portail Drias que je vous invite à consulter histoire de vous faire votre propre opinion.

C’est anecdotique mais, 2015 était l’année la plus chaude jamais observée depuis le début des mesures, 2016 a été encore plus chaude. En mai, en Alsace, nous avons explosé le record mensuel et nous crevons de chaud, par chance aujourd’hui il y a de l’orage. Juste 24.1°C dans le salon, la fraîcheur. Alors imaginez, 4°C de plus en moyenne, toute l’année, vous rendez-vous compte ? J’ai rencontré des gens de Greenpeace en ville cette après-midi :

– Vous n’êtes pas écologiste monsieur, vous ne voulez pas adhérer à Greenpeace ?
– Débarrassez-nous de Trump d’abord, ensuite on discutera.
– Nous sommes pacifistes et apolitiques.
– C’est bien ça le problème, au revoir.

Oui, j’ai peur

Enfant, j’ai pleuré toute une nuit, lorsque j’ai entendu parler des bombes d’Hiroshima et Nagasaki. Plus tard, avec le conflit des Îles Malouines, j’ai craint pour notre monde. Le siège de Sarajevo (1992-1995) ne m’a guère rassuré sur les hommes et lors de l’annexion d’une partie de l’Ukraine par la Russie j’ai tremblé. Aujourd’hui, avec Poutine à gauche, Trump à droite, le Brexit au milieu, j’angoisse.

Les budgets militaires sont à la hausse, la Suède relance le service militaire et Marine voit tout cela d’un bon oeil également, la Corée du Nord joue avec ses missiles, les avions et sous-marins russes ne cessent de provoquer les forces européennes, la Turquie prend le chemin de la dictature et la guerre gronde aux frontières de l’Europe. Le peuple se réveille nationaliste, xénophobe, antisémite et ne s’en cache même plus.

L’Europe fête ses 60 années d’existence en 2017. Nous pouvons lui reprocher bien des choses comme d’être une usine à gaz, il n’empêche que depuis sa création, les anglais, les allemands, les français, les espagnols, les italiens ne se foutent plus sur la gueule. 60 ans de paix en Europe, ça n’était jamais arrivé dans toute son l’histoire, méditez là dessus alors que certains parlent de quitter l’Europe.

Alors oui, j’ai peur, peur que le monde sombre encore une fois dans la barbarie alors que nous avons toutes les clefs nous s’affranchir des guerres, des famines, mais peut-être pas hélas, de la bêtise humaine.

Idiocratie

ARTE a eu le bon goût de programmer le film de 2006 de Etan Cohen et Mike Judge, Idiocracy, pour l’intronisation du plus effrayant des imbéciles arrivé à la maison blanche à ce jour.

Les intellos réfléchissant avant de se reproduire, les abrutis ignorant tout des préservatifs, le monde se compose, en moins 500 ans, de débiles profonds. Deux voyageurs, placés en stase pendant cette longue période, vont se réveiller en idiocracie où l’on arrose les cultures avec des boissons énergisantes et où le premier rôle aux Oscars est une paire de fesses.

Le film pourrait se résumer à une fable  burlesque, s’il n’avait été rattrapé en 2017 par l’actualité. Un film âgé de 11 ans qui devient cruellement visionnaire après l’élection de Donald Trump. J’ai hurlé de rire pendant une heure trente, mais honnêtement, ça fait peur.