Publipostage

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Vous connaissez le publipostage ?

Il s’agit d’une fonctionnalité que certaines suites bureautiques proposent, permettant, à partir d’un courrier type et d’une liste d’adresses, de fabriquer des lettres personnalisées pour tous vos destinataires.

Vous commencez par extraire la liste d’informations nécessaires, coordonnées, données propres à chaque contact que vous compilez dans un tableur puis vous réalisez la lettre type avec le logo, les champs personnalisables et le tour est joué, votre formidable traitement de texte produit autant d’exemplaires que nécessaire de la lettre et peut même les envoyer directement par courriels à vos destinataires, magique !

Au travail, j’use et abuse de cette technique pour envoyer des lettres à nos clients, prestataires, agents, bref je ne peux pas m’en passer, car modifier à la main deux-cent fois le même document pour changer l’adresse, la date et les contenus spécifiques, c’est pire que le travail à la chaine.

Mais voila, car dans mes billets, il y a toujours un “mais voila”, sinon ça ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Mais voila, il y a quelques années, nous avons renoncé à la suite Microsoft Office pour basculer sur Libre Office qui est gratuit. Il n’y a pas de petites économies n’est-ce pas ? Je n’ai rien contre le monde du logiciel libre, bien au contraire, d’ailleurs j’en utilise plusieurs et Libre Office est pas mal du tout. Mais je maîtrisais à fond Microsoft Office, même dans ces plus obscures entrailles, son modèle objet n’avait pas de secret pour moi et le VBA était ma langue naturelle.

Je me suis mis à Libre Office, contraint et forcé puisque la licence Microsoft avait disparue des ordinateurs. Mais avez-vous déjà utilisé la fonction de publipostage (Mailing) de Libre Office ? Déjà où est ce bon vieux ODBC qui permettait de se connecter à une source de données Oracle, MySQL, Excel, texte et j’en passe ? Il y a bien un truc nommé Libre Office Base mais je vous invite à jouer avec, bonne chance ! Passons. Pour faire un publipostage, de base, un fichier ODS et ODT devraient suffire. Dans l’ODS je construis ma liste, dans l’ODT mon modèle, et ensuite j’utilise l’assistant Mailing, enfantin.

Sauf que, car dans mes billets, il y a toujours un “sauf que”, sinon ça ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Sauf que des fois, ça ne fonctionne pas. Des fois, l’assistant ne voit pas les champs de la base de données ODS, des fois, il utilise une autre source de données, des fois il prend tellement la tête que l’on finit par écrire ses deux-cents courriers à la main !

Par exemple, sachez que Libre Office n’aime pas les chemins réseaux sous Windows, alors si votre source de données est sur un serveur partagé, oubliez et travaillez en local. Vous pouvez faire de publipostage de plusieurs manières, avec le menu Outils – Assistant Mailing, Insertion – Champs – Autres Champs – Base de données ainsi qu’avec la barre d’outil Mailing. Ces trois méthodes devraient donner le même résultat, mais il n’en est rien, parfois l’une fonctionne, parfois c’est l’autre. Quand vous êtes pressé, cela peut mettre vos nerfs à rude épreuve. D’autant que certaines fonctionnalités donnent des résultats erratiques comme le filtrage des champs avec des conditions genre Ville égal “Strasbourg”; la liste est filtrée mais lorsque vous générez les courriers vous retrouvez des clients à Marseille et Rennes, en fait tous les clients. Pourquoi tant de haine ? Notez aussi le nombre de pages générés par la fonction Mailing, oui c’est deux fois le nombre d’entrées dans votre base, le truc qui rend maboule avant de comprendre qu’entre chaque courrier, Libre Office insère une page vide.

Alors si comme moi vous ne voulez pas devenir fou, je vous conseille quelques astuces de survie. Ne travaillez pas en réseau. Faites attention à l’encodage des caractères de votre source de données, si vous travaillez sur un ancien modèle, effacez les précédents champs et repartez de zéro, effacez vos précédentes sources des données du gestionnaire de base, n’utilisez pas la barre d’outils mailing pour gérer vos sources et le filtrage, passez par le menu Insertion – Champs – Autres Champs – Base de données, c’est le plus fiable, pour moins de dix envois, oubliez le publipostage et surtout, surtout, fermez la porte de votre bureau pour que vos hurlements de rage n’aillent pas se perdre dans les couloirs et effrayer vos collègues.

Mais, car dans mes billets, il y a toujours un “mais”, sinon ça ne serait pas drôle n’est-ce pas ? Mais la vérité, c’est que si j’ai été pendant de longues années un informaticien, depuis quelques temps j’ai décroché et vieilli. La technologie me semble de plus en plus ésotérique et j’accuse souvent à tord le logiciel alors que c’est l’utilisateur qui est débile. Vieillir c’est moche.

Vieillir, c’est moche

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Savez-vous à quel moment devient-on vieux, à part le jour où vous n’arrivez plus à tenir un Nikon D810 avec un 200-500 sans sucrer les fraises ?

C’est lorsque vous ne comprenez plus rien à la technologie. 

D’abord il y a eu cette foutue pastille rouge Apple Id sur mon iPhone et son bouton Continuer qui est restée accrochée des semaines aux réglages quoi que je fasse, avant que je comprenne qu’il fallait lire le texte en dessous, que je me déconnecte de mon compte puis que je re-connecte. Avouez que c’est con.

Ensuite il y a eu mon abonnement Adobe, désactivé pour faute de moyen de paiement. Faute de moyen de paiement ? Je vérifie mon compte PayPal, je le réactive, mais non, alors suivant les conseils de Adobe, je renouvelle mon abonnement et là pouf l’ancien abonnement se réactive également et pif deux prélèvements de 11,99 € surgissent sur mon compte. Damned ! Alors paf j’en désactive un et ping un nouveau prélèvement de 11,99 €. Trois cotisations en un mois. Je n’ai rien compris, eux non plus mais Adobe m’a remboursé… gentils Adobe. 

Il y a eu aussi cet excellent album d’Altesia reçu en promotion et que j’ai voulu m’offrir en CD. Je vais sur Bandcamp, commande l’album, reviens en arrière suite à un doute (ai-je bien commandé la version CD ?), je valide ma commande une fois rassuré (tiens le prix a baissé) et me retrouve avoir commandé la version numérique… Rha !!! Alors j’appelle au secours Altesia et les gars trop gentils m’envoient le CD pour le prix du téléchargement, et là j’ai honte, honte d’abuser de la gentillesse des gens et de ne plus rien comprendre à Internet. 

Sans parler de ma 2008 toute neuve restée ouverte toute une nuit car je n’arrive pas à penser au petit bouton de fermeture centralisée lorsque je la gare. C’est vrai quoi, c’était si simple les clefs… Alors je me réveille la nuit en me demandant si j’ai bien fermé tout, la voiture, la maison, le WIFI, l’eau, le gaz, ma braguette.

Et puis, plus grave, il y a eu cette histoire de série télé, Fargo saison 3 avec Ewan McGregor, quatre DVDs, plein d’épisodes que j’ai dévoré avec bonheur. Par contre, au troisième DVD, j’ai vraiment été surpris par ces épisodes flashback avant de réaliser que j’avais visionné de DVD n°3 avant le n°2.

C’est vraiment moche de vieillir…

Ce post aurait pu être sponsorisé par Paypal, Adbobe, la MGM, Peugeot, Nikon, Altesia et Apple.

Voila, c’est fini

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La chatoune, habituée à quatre bipèdes caresseurs, miaule désespérée, amputée de mains gratouilleuse. La maison, qui résonnait de pas précipités se trouve bien silencieuse. Les deux vieux qui charriaient les petits cons sont face à face à table, mangeant leur soupe en silence. Eux qui redoutaient Tanguy et la verdure, tournent en rond avec soixante mètres carrés chacun à remplir de bruit. Terminé les longues nuits d’attente, sans nouvelle, le silence jusqu’au midi, les embouteillages au toilettes du matin, la bande passante partagée, les petits sont partis. 

Ils faut bien que les oisillons sautent du nid, à condition qu’ils ne s’écrase pas au sol. Le sol est couvert de coquilles, plus besoin de rapporter de vermisseaux.

Par chance ils vont revenir, de moins en moins souvent, mais de temps en temps quand même, leur sac de voyage rempli de linge sale, le portefeuille vide et le ventre creux. Quelques heures bénies avant d’aller rejoindre leurs copains, leurs consoles, leur chatoune qui ronronnera. Et nous alors ?

Nous, ils nous ont abandonné. De tout manière nous sommes vieux, nous puons du becs, perdons la mémoire et leur faisons honte avec nos mauvaises manières. Des mauvais parents, des coucous.

La maison est déserte, nous pourrions courir tous nus dans toutes les pièces, prendre notre douche à deux, sortir au cinéma, au restaurant, voyager, mais s’ils revenaient parce qu’ils seraient malades, en manque de câlins, plaqué par leur copine, avec un gros besoin de réconfort ?

Qui va m’aider pour le bricolage, le jardinage, pour porter les plaques de placo, pour jouer à Mario Kart, pour réclamer des pizzas et des pâtes au lieu de brocolis, hein qui ?

Sales lâcheurs !