
Il y a une question que l’on me pose régulièrement, lorsque je demande une accréditation photo pour une concert, c’est quel sont les médias que j’utilise et combien ai-je de followers.
La réponse est beaucoup pour la première question et pas beaucoup pour la seconde. J’ai donc pris l’habitude de totaliser les abonnés de tous mes réseaux sociaux pour donner l’illusion que je suis suivi par quelques personnes et je ne cite que les médias qui possèdent le plus grand auditoire.
Je suis sur Facebook, Bluesky, Mastodond, RedIt, Flickr et Youtube en plus d’avoir un blog. J’ai trois comptes Flickr, deux pages Facebook, deux chaînes Youtube et je totalise moins de 1500 followers. C’est un peu désespérant.
C’est avec la photographie que je rencontre le plus de succès (tout relatif), quelques clichés atteignent les 7000 vues mais ce ne sont généralement pas ceux que j’aimerai mettre en avant. La chaine Youtube Chroniques en Images fait un bide depuis ses débuts avec un peu plus de 300 abonnés et des vidéos qui atteignent péniblement les 40 vues.
Clairement, je suis un influenceur raté, déjà parce que je ne cherche pas à placer des produits, que je ne fait pas de pub et que surtout, je n’ai pas de public. Le blog est tellement parasité par des tentatives de piratage que je suis incapable aujourd’hui de déterminer le nombre de visiteurs réguliers. Disons que lorsque les attaques se calment, j’ai une vingtaine de visites par jour.
Alors à quoi bon tout cela ? Faut-il que j’optimise mes réseaux ou faut-il que je me résigne ? Faut-il que je suive des formations pour améliorer mon e réputation, faut-il que je fasse une campagne de pub ? Je pourrais cesser de me disperser afin de me concentrer mon activité autour de la photographie, je pourrais retravailler le blog pour qu’il gagne en visibilité, écrire des chroniques où je dis que tous les albums que j’écoute sont extraordinaires. Mais voila, je n’ai pas envie.
Je vais continuer de travailler en dilettante, juste pour le plaisir, regarder mon nombre d’abonnés augmenter de 1 ou 2 par semaine et continuer d’écrire n’importe quoi sur les réseaux sociaux sur lesquels je passe trop de temps.