After (r)

Naïf, poétique et beau, ce premier roman d’Auriane Velten m’a tout simplement envoûté. 

Un grand cataclysme a décimé l’humanité qui vit aujourd’hui à l’écart des terres renoncées une utopie collective. Les humains suivent le Dogme, sont égaux et vivent en harmonie avec la nature jusqu’au jour ou Paul et Cami reçoivent pour mission d’explorer les terres renoncées.

Auriane réinvente une grammaire d’où le genre a disparu, laissant place à des pronoms indéfinis an, ile, al, qui rendent la lecture hésitante dans les premières pages. Le lecteur devinera rapidement que derrière cette astuce littéraire se cache un secret rapidement dévoilé.

Si j’ai d’abord trouvé certains artifices un peu faciles, comme ancrer le décor dans la région parisienne, ils ont ensuite trouvé tout leur sens dans la suite du roman, renforçant la beauté du récit.

After (r) est l’histoire d’une amitié, l’histoire d’une fin du monde annoncée, l’histoire de la beauté du monde, l’histoire d’une utopie trop belle pour fonctionner, un roman profondément humain qui annonce d’autres livres magnifiques.

Mars et ça repart

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J’aime bien les Mars, surtout glacés et lorsque je tombe sur un film, une série, une BD ou un livre qui porte le nom de la planète rouge, il me le faut. Évidemment en plus du risque d’indigestion, à cause de cette passion, j’ai avalé quand même pas mal de nanards. 

C’est ainsi qu’a commencé mon aventure avec Quelques Grains de Poussière Rouge, le roman Ludovic Schalk.

Ludovic qui ? Schalk ! Comment ça vous ne le connaissez pas ? M’enfin c’est un manager de la grande distribution qui vit dans le Sungau. Où ? Chez moi en Alsace ! Et oui c’est un roman auto édité publié grâce à un crowdfunding.

Mais tout ça je l’ignorais en l’achetant, j’étais juste tombé sur un bouquin parlant de Mars chez mon libraire. C’est en commençant à le lire que j’ai compris. 

Ludovic ne possède pas la plume d’un Maupassant ou d’une Yourcenar et son verbe préféré est l’auxiliaire être. Autant vous avouer tout de suite que j’ai failli abandonner sa lecture dès les premières pages. Mais je me suis accroché, rien par patriotisme et pour Mars.

Quelques Grains de Poussière Rouge possède la forme d’un journal, celui du spationaute franco américain Octave (quel prénom au passage !) embarqué pour neuf-cent jours avec cinq autres astronautes dans un voyage aller-retour à destination de Mars. Trois hommes et trois femmes, mais attention, défense de jouer à touche pipi pendant les presque de trois années de mission…

Un journal qui relate ce voyage, l’expérience humaine partagée et les multiples incidents techniques qui émaillent l’aventure. Passé le style lapidaire, les schémas primitifs et les scènes de sexe torrides et innombrables, le récit tient assez bien la route, suffisamment pour que j’aille jusqu’au bout de l’histoire malgré ses maladresses.

Je ne le recommanderai cependant qu’aux gros geeks obsédés par la planète Mars ou obsédés tout court, encore qu’au final, on ne voit pas grand chose de la planète rouge dans cette histoire.

Le Carnaval des ombres

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Lorsque j’ai lu la chronique de Gruz, j’ai cru qu’il s’agissait d’un livre de James Ellroy… ça m’apprendra à lire en diagonale. Mais devant son enthousiasme pour le bouquin, j’ai couru chez le libraire acheter Le Carnaval des ombres de R.J. Ellory, oui pas Ellroy.

Michael Travis qui vient d’être promu agent spécial senior du FBI, est envoyé à Seneca Falls pour enquêter seul sur la mort d’un homme.

R.J. Ellory plante le décor d’une petit bourgade du Kansas en 1958 avec son motel, ses deux bars, son chérif et le cirque itinérant qui vient de s’y installer et où le cadavre a été découvert.

Michael n’est pas un homme ordinaire et la première partie du livre nous raconte le début de cette enquête peu ordinaire et, par flash-backs, l’enfance de cet homme tourmenté. L’alternance des ces deux modes narratifs donnent un fabuleux rythme à la lecture, rythme que j’aurais aimé conserver jusqu’à la dernière page.

Mais l’auteur nous plonge ensuite dans le mystérieux cirque diablo et ses personnages inquiétants, le Maigre, la contorsionniste, l’homme aux sept doigts, l’étrange maître de cérémonie et son envoûtante compagne. Leur incroyable représentation est un des grands moments de ce roman, certainement le passage qui m’a le plus ému dans ce livre.

Puis dans la dernière partie, sans doute la plus difficile à lire, Ellory dévoile les lourds secrets de l’agence de Hoover et développe des théories conspirationnistes effrayantes sur les États-Unis de l’après guerre.

Mais Le Carnaval des ombres est avant tout l’histoire de Michael, un homme qui a enfoui son passé sous une chape de plomb pour ne plus souffrir et qui, au fil des pages, voit ses souvenirs remonter à la surface, les morts de ses parents et d’une femme qu’il a aimé. Il voit également ses certitudes s’effriter une à une pendant cette enquête hors du commun et le personnage qu’il devient à la dernière page ne ressemble plus beaucoup à l’évaluation d’aptitude psychologique 19-409 de l’agent spécial Travis au début du livre.

Le Carnaval des ombres est un grand roman noir, complexe, intrigant et pas toujours facile à lire. Néanmoins allez jusqu’au bout, le voyage en vaut la chandelle.

Malamute

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De temps en temps, Babelio me convie à parler d’un livre. Je m’inscris et quelques jours plus tard je reçois l’ouvrage en question à la maison. Cool, un livre gratis… Sauf que Babelio met la pression à ses chroniqueurs en herbe. Il faut rendre son verdict dans le mois suivant la réception du livre. Gros stress, il m’arrive d’avoir besoin de plus d’un mois pour terminer un bouquin. Pour Malamute de Jean-Paul Didierlaurent, je n’ai eu besoin que de quatre jours.

Un viel homme rongé par son passé, un jeune homme torturé par un accident et une femme à l’enfance volée se retrouvent bloqués ensemble dans les Vosges par des chutes de neige exceptionnelles. 

Malamute est un quasi huit clos sous un manteau blanc, étouffant des secrets bien cachés et des souffrances venues du passé. 

Germain, le vieux bougon a commis un jour l’irréparable. Basile le dameur de pistes, a tué une jeune enfant lors d’un accident et Emmanuelle revient dans la maison de ses parents, là où un terrible drame s’est déroulé avant sa naissance. 

Et la neige ne cesse de tomber sur ce village, coupant ses trois mille âmes du reste du monde. Quel rapport avec le chien de traineau venu de l’Alaska ? Un rêve brisé.

J’avais dévoré Le Liseur du 6h27 il y a quelques années et l’idée de me plonger dans un nouveau roman de Jean-Paul Didierlaurent me faisait frissonner d’impatience. Les premières pages nécessaires à la mise en place le récit furent lentes à donner le rythme du récit mais une fois les protagonistes présentés et réunis, j’ai eu beaucoup du mal à lâcher le livre. Je me suis attaché à ce trio improbable, à ce village perdu, à son curé et aux dameuses de la station de montagne.

Malamute est une histoire d’amours teintée de fantastique à l’atmosphère de thriller. Un magnifique roman à découvrir.

Le serpent majuscule

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Il est pour moi Lemaitre du roman noir. Pierre s’est pourtant détourné de ce genre littéraire il y a bien longtemps pour entamer une saga historico thriller couronnée à juste titre par le prestigieux Goncourt.

Et comme il l’explique dans l’avant-propos du Serpent Majuscule, l’écrivain n’est pas près de revenir à cette écriture. Et c’est bien regrettable.

Alors, peut-être pour se faire pardonner, Pierre Lemaitre a publié chez Albin Michel, son premier roman, jamais édité, Le Serpent Majuscule.

Un premier roman est souvent l’ébauche inachevé de l’écriture qui fera le grand écrivain. Il arrive que malgré la fraîcheur, la maladresse de ces premiers mots ne gâche le livre.

Le Serpent Majuscule est tout sauf cela. 

J’ai tout de suite retrouvé la plume de Lemaitre, ses personnages hauts en couleurs, atypiques, vivants (un temps du moins) auxquels le lecteur s’attache immédiatement avant que l’écrivain ne les tue. Et puis il y a ce rythme qui va crescendo et qui au milieu du bouquin vous entraîne vers la fin à toute vitesse, vous laissant chaos au point final. 

Mathilde est une petite vieille rondouillarde qui transpire vite, s’emporte contre son chien. Une ancienne résistante, veuve de médecin qui vit en banlieue parisienne. Une femme sans histoire qui flingue sur commande. Et Mathilde aime les gros calibres qui explosent les parties génitales de ses contrats.

Mais voila, avec l’age, Mathilde perd un peu le sens des réalités, ce qui ne la rend pas moins dangereuse. Bien au contraire.

Le Serpent Majuscule c’est aussi l’histoire d’un dalmatien sans tête, d’un inspecteur de police d’origine russe, d’un commandant de la résistance décoré, d’un ancien préfet, de son infirmière asiatique, de ses deux frères truands, d’un commissaire mangeur de cacahuètes et des multiples victimes de la tueuse à gages. Des personnages esquissés rapidement qui pourtant deviennent réels sous la plume de Pierre Lemaitre.

Le Serpent Majuscule est un excellent roman noir, comme on aimerait en lire plus souvent. S’il vous plaît Monsieur Lemaitre, vous pourriez nous en écrire encore ?

Ernetti et l’énigme de Jérusalem

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Honnêtement, je me moque de savoir si la Torah, la Bible et le Coran nous racontent des craks. On croit en Dieu ou pas. Bon moi c’est ou pas mais qu’importe. On a tous nos problèmes n’est-ce pas ?

Mon problème en l’occurrence est de comprendre pour quelle raison j’ai pris ce bouquin. J’espérais peut-être un nouveau Jesus Video, je suis tombé sur un sous Da Vinci Code. 

J’ai rarement lu un roman aussi creux. Les personnages n’ont aucune profondeur, juste des silhouettes en papier grossièrement esquissées, l’intrigue n’a aucun intérêt, quant au mystère, il n’y en a pas longtemps puisque tout est dévoilé à la page cent, ou presque. 

Vous voulez savoir ce que recèle le cube dans les ruines du temple de Salomon ? Dedans se cache bip bip bip. Mince ! J’ai été censuré. 

Par contre vous verrez du pays, Rome, Venise, Jérusalem, la Vallée des Rois, Dallas, mangerez des sushis avec le pape Jean-Paul II, paix à son âme, et découvrirez le cureton qui a fabriqué la machine à remonter le temps, le chronocrétin. Vous jouerez à Indiana Jones, du moins avec son petit neveu et vous prendrez l’avion, l’hélicoptère, des voitures et marcherez dans les couloirs des archives secrètes du Vatican. Pathétique !

Aton idée d’écrire un livre pareil ?

La Pierre Jaune

Je suis un antinucléaire de base, antimilitariste et partisan de la décroissance. Je suis né à Saint-Brieuc dans les Côtes de Porcs en Bretagne et ma belle soeur vit et travaille à la Hague. Mes frères aînés ont manifesté à Plogoff et j’ai vécu Tchernobyl et Fukushima comme bien d’autres.

J’étais donc tout naturellement prédisposé à lire La Pierre Jaune, le premier roman de Geoffrey Le Guilcher…

L’histoire commence comme un thriller légèrement décalé. Jack un agent d’une organisation secrète, infiltre un groupe de militants vivant dans la presqu’île de Rhuys. C’est à ce moment qu’une explosion survient à l’usine de retraitement des déchets nucléaires de la Hague, entraînant une catastrophe nucléaire sept fois plus importante que celle de Tchernobyl. 

La Bretagne et le Cotentin sont rapidement évacués mais les activistes de La Pierre Jaune et Jack, notre agent infiltré, décident de rester sur place pour des raisons très différentes.

Outre un réquisitoire anti-nucléaire on ne peut plus glauque et cynique, le roman dépeint une communauté de marginaux, certains étant de doux rêveurs, d’autres des extrémistes, et raconte Jack confronté à son passé d’agent gouvernemental et sa mutation au contact de ces marginaux.

Commencé comme un roman d’espionnage, le livre continue post-apocalyptique et s’achève sur une histoire humaine. Un excellent premier roman qui en appelle beaucoup d’autres.

Le Silence

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J’ai été appâté par un petit roman à la couverture de smartphone argenté. L’histoire raconte une fin du monde, le jour où votre portable ne fonctionne plus, où l’écran télé devient noir, où l’électronique nous abandonne.

J’avais envie d’offrir ce petit bouquin à ma femme, elle qui est totalement addicte à son iPhone. Mais c’est moi qui l’ai lu finalement, dans le transat, au fond du jardin, un chaud après-midi dominical de mai.

Tout tombe en panne le jour du championnat de Super Bowl et cinq personnes, deux couples et un jeune homme, se retrouvent face à eux-mêmes dans un appartement de Manhattan. Que va-t-il ressortir de ce face à face forcé ? Qu’est-ce qu’un couple peut encore se dire après des années de mariage, sans écran pour occuper son temps ? Qu’est-ce qu’il reste de l’amitié une fois les banalités d’usage prononcées ?

Les thèmes autour de ce sujet me semblaient infinis et à priori palpitants. L’auteur ne livre à la place qu’un verbiage intellectuel et délirant (sa diatribe autour d’Albert Einstein par exemple) sans l’ombre d’un intérêt, ou alors je suis trop stupide pour comprendre. Onze euros et cinquante cents jetés par la fenêtre.

Les piliers vikings

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Il y a bien longtemps, un couple d’amis nous avait conseillé un roman médiéval à succès. Ce roman décrivait la société féodale, ses méchants riches, ses gentils pauvres et l’édification d’une cathédrale par un tailleur de pierre. Le récit était pimenté d’histoires d’amour et de meurtres, un pavé qui se lisait avec délice.

L’auteur fort de son succès écrivit une continuation assez réussie et comme les gens en demandaient plus, se lança dans un préquel intitulé Le Crépuscule et L’Aube. Je vous parle bien sûr de Ken Follet romancier/historien, mais pas à part égale, disons à 75/25%.

Son nouveau roman nous ramène vers l’an mille, à l’époque des incursions viking en Angleterre. Nous suivons les péripéties de Ragna, fille de noble Normand et de Edgar, fils de constructeur de bateaux.

Nous découvrons la Shiring médiévale avec ses différents dignitaires et son clergé corrompu, la pauvreté de cette époque où l’on bâtit encore les habitations, ponts et fortifications en bois. Le roman ne donne pas envie d’effectuer un voyage dans le temps, même loin des ondes 5G, du COVID-19 et des antibiotiques, où le repas du pauvre se limite à un gruau clair une fois et une tranche de pain.

Edgar façonnait une poutre à l'aide d'une herminette, une outil ressemblant à une hache mais muni d'une lame incurvée, dont le tranchant était perpendiculaire au manche, et qui était conçu pour raboter une pièce de bois, jusqu'à ce que sa surface soit parfaitement lisse.

Ken Follet ne se foule pas trop pour intégrer ses leçons d’histoire au récit. Il glisse, sans grande subtilité littéraire, façon Wikipedia, quelques lignes entre deux descriptions. Il y a bien entendu des histoires d’amour, le livre est d’ailleurs lui même une grande histoire d’amour impossible, sinon ce ne serait pas drôle. Vous y trouverez le riche méchant, le pauvre talentueux, la belle inaccessible, des viols, des meurtres, des rebondissements et quelques drames pour que tout cela fonctionne.

Car ça fonctionne, même plutôt bien, pas aussi bien que les Piliers de la Terre, déjà parce qu’il n’y a plus d’effet de surprise, mais ça fonctionne. Le livre est plaisant à lire et le lecteur se laisse porter par les péripéties des personnages. Cependant, dès les premières pages, on se doute de la fin de l’histoire.

Le Crépuscule et l’Aube offre un agréable divertissement mais ne lui en demandez pas plus.

Les Somnambules

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J’ai lu deux critiques enthousiastes de ce roman, une sur Babelio, l’autre sur le blog EmOtionS alors quand je suis allé chez mon libraire, je m’attendais à trouver le livre en bonne place dans le rayons. Mais non, il était bien caché, et quand j’ai annoncé au libraire que ce bouquin semblait faire un carton, il m’a répondu goguenard : « Je n’en ai vendu qu’un seul exemplaire, celui-ci. ». Damned ! Il faut dire que parler de pandémie de fin du monde ces temps-ci… enfin bon.

Ce roman se lit comme un road movie. Un road movie dans lequel les héros, suivent un, puis deux, puis trois, puis mille-vingt-quatre marcheurs entourés de leurs bergers. Un road movie de fin du monde, traversant les États-Unis à cinq kilomètres à l’heure.

Un roman épais de mille-cent-soixante-sept pages où il ne se passe finalement pas tant que ça d’évènements, un roman où se rencontrent les destins d’américains de tout âges, venus de tous les états, issus de tous les milieux.

La première à prendre la route s’appelait Nessie, une adolescente surdouée venue d’une ferme, marchant comme une somnambule, insensible à toute forme de sollicitation extérieure. Le premier des bergers fut sa grande sœur Shana, abandonnant tout pour protéger Nessie devenue une sorte de zombie. D’autres arrivèrent peu à peu et le troupeau grossit attirant la curiosité des scientifiques et la crainte puis la peur de la population.

Et pendant que le troupeau avance, infatigable, jour et nuit, une pandémie mortelle commence à décimer la population sombrant le monde dans le chaos.

Jusqu’à la révélation, aux trois-quarts du roman, les pages s’avalent plus vite que les kilomètres parcourus par les somnambules. Et même si je lisais sans réclamer d’explications, lorsqu’elle est arrivée, je l’ai trouvée décevante ce qui a rendu la fin plus laborieuse à lire. Les cent dernières pages prirent plus de temps à lire que les mille premières. Par chance l’auteur réussi le tour de force, dans le tout dernier chapitre, de rendre la catastrophe racontée pendant plus de mille pages plus noire encore.

J’ai aimé que Chuck Wending, à la manière de Franck Herbert dans Dune en son temps, commence chaque chapitre par une citation, un tweet, un extrait de podcast, une conversation, de quelques lignes à une page de texte qui donnent un autre point de vue sur l’histoire qu’il nous raconte.

Le roman porte également un fort message anti suprémacistes blancs très en vogue aux U.S.A. depuis le mandat de Donald Trump. Et depuis le début de la pandémie de COVID-19, Les Somnambules, paru en 2019, semble presque hélas, un roman prophétique.

Prévoyez quelques jours pour arriver au bout du roman, et si vous broyez du noir à cause de la pandémie actuelle de COVID-19, lisez-le quand tout ira mieux.