Le Goncourt

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Je sors d’une salle obscure, les yeux encore injecté d’images et d’effets spéciaux après deux heures quinze en 3D et Dolby Surround Prologic. Je viens de regarder un bon gros blockbuster américain de science-fiction avec toutes les ficelles du genre : une catastrophe aérienne, l’armée, le FBI, la NSA, le président des Etats-Unis, ces portraits d’inconnus partageant une tranche de vie et peu à peu un point commun qui se dessine, le vol Paris New-York 006. Un thriller à gros budget avec ces acteurs connus, un Independance Day tiré par les cheveux qui ne demande aucun effort pour être regardé.

Sauf que ce film je l’ai lu dans un roman de la collection nrf de Gallimard, et plus précisément, il s’agit du prix Goncourt 2020… En choisissant un prix Goncourt, j’espère toujours lire une œuvre de la qualité et la profondeur d’un Maurice Genevoix, d’un André Malraux, d’une Margueritte Duras ou d’un Andreï Makine. Pas un blockbuster américain. Pourtant, c’est bien que semble être L’Anomalie de Hervé Le Tellier, un roman fantastique, écrit comme un film hollywoodien à grand spectacle, avec sans doute avec une petite pointe d’ironie quelque part.

Pour appuyer un peu plus les clichés, L’Anomalie est un roman dans le roman écrit par un certain Victor Miessel, un obscur traducteur de bouquins américains à succès dont on découvre quelques extrait au fil de la lecture : « Le vrai pessimiste sait qu’il est déjà trop tard pour l’être. ». Profond non ?

J’ai cru me plonger dans un roman de gare, certes bien écrit, mais qui pendant plus des deux tiers, suit les codes d’un film à grand spectacle sans donner l’impression de faire appel un seul instant au second degré.

Hervé Le Tellier nous esquisse d’abord onze portraits de parfaits inconnus, leur vie vaguement ébauchée, le tueur, le chanteur noir homosexuel, le vieil architecte amoureux, la famille d’un soldat, le frère atteint d’un cancer au stade terminal et un Boeing 787 en approche de New-York qui traverse un orage d’une rare violence.

L’avion se pose et le livre bascule dans une enquête fantastique où l’armée, la NSA, le FBI, des tonnes de scientifiques, psychologues, théologiens et même notre bon président Macron se retrouveront totalement dépassés par les évènements. Ce qui arrive est impossible à moins que l’unique explication envisageable remette en cause tout ce en quoi nous croyons.

Après deux-cent-trente pages cousues de fil blanc, Hervé Le Tellier réussi tout de même à raconter quelque chose de plus profond, notre rencontre avec nous-même. Une rencontre impossible, difficile et étonnante dont il aurait pu tirer peut-être un essai philosophique ou métaphysique. Mais non, il en a fait un roman à succès. Car ne vous y trompez pas, L’Anomalie est un bon roman, facile à lire en quelques heures mais il n’a assurément pas la richesse d’un Au revoir Là Haut et encore moins de L’Amant. Le Goncourt ne serait-il plus ce qu’il était ?

Une colonie

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Les romans de Hugh Howey débutent souvent par une idée absolument géniale comme dans son premier livre Silo. Une idée qui pourrait constituer une nouvelle époustouflante mais que l’auteur essaye de transformer en roman.

Une Colonie n’échappe pas à cette règle et le premier chapitre se révèle un tour de maître. C’est le moment critique où Howey peine parfois à transformer l’essai comme dans Outresable. Mais cette fois avec Une Colonie, ce sont plusieurs idées que l’auteur développe dans son roman. 

Il y a tout d’abord ce concept de colonisation pour le moins original qui soutiendra tout le récit, une idée que je n’ai jamais trouvé ailleurs à ce jour malgré toute la science-fiction que j’ai pu lire et regarder. Ensuite il y a cette planète et son écosystème étonnant que l’auteur nous dévoile dans le seconde partie du livre. Il y a également ces liens forts qui se tissent entre les quelques jeunes colons rescapés, ces liens d’amour, de haine, ces jeux de pouvoir dans une population initialement sélectionnée pour bâtir une colonie. Il y a enfin cette intelligence artificielle machiavélique, censée gérer la colonie pour assurer la sécurité et le bien être des colons.

Des colons adolescents s’éveillent à la vie en catastrophe sur un monde totalement inconnu. Les quelques rescapés vont devoir apprendre à survivre dans cet écosystème étranger et lutter contre des dessins obscurs d’une IA qui n’oeuvre pas forcément pour leur bien.

Le roman possède juste le bon nombre de pages pour raconter l’essentiel et ne pas s’égarer en chemin. Il se dévore en quelques heures. 

Retour à Westworld

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La saison 2 trainait à la médiathèque alors je le suis dit, pourquoi pas après tout. J’avais bien aimé l’univers de la première saison mais pas au point de vouloir en regarder une seconde et pourtant…

Le parc s’est effondré, les hôtes se sont libérés de leurs chaînes et de rares visiteurs (ceux qui n’ont pas été massacrés) survivent encore.

Entre Il était une fois dans l’ouest, Les Sept Samouraïs et Blade Runner, cette nouvelle saison livre plusieurs niveaux de lecture. Les personnages, enfin ceux qui ont survécu, gagnent en profondeur et les épisodes esquissent la folie de certains d’entres eux, humains comme machines.

A quoi sert le parc, serait-il une vaste expérience pour tester l’immortalité, à quoi aspirent les hôtes, à la liberté, qui tire les ficelles de ces humanoïdes sophistiqués, qu’est qui se cache derrière la porte ?

La série a gagné en maturité et en complexité avec cette deuxième saison. J’attends donc la troisième avec impatience.

L’espoir fait vivre

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Megan se réveille dans un caisson d’hibernation, dans une station spatiale en orbite autour de la Terre. Cela fait longtemps qu’elle dort et elle a tout oublié. Par chance, dans Hope, elle n’est pas seule, Adam, son compagnon s’est réveillé plusieurs mois avant elle.

Je suis tombé par hasard, sur cette bande dessinée de ‘Fane à qui l’on doit Streamliner ou Joe Bar Team, en traînant dans une boutique. J’ai hésité, tourné quelques pages et l’ai embarqué. Une de raisons qui m’a décidé, c’est que Hope n’aura qu’un deuxième tome, qui sortira en mai et qui conclura l’histoire. J’aime bien les BD qui se terminent.

Plusieurs stations tournent autour de la Terre ravagée par une guerre nucléaire dans les années 70. Chaque station abrite un couple, un couple pour repeupler la Terre, lorsqu’elle sera à nouveau viable. Du moins c’est l’histoire que lui conte son compagnon.

L’histoire dérape au fil des pages, mais pas question de vous spoiler l’intrigue, ce serait tout gâcher, sachez juste que la dernière planche représente Megan, en combinaison spatiale, s’apprêtant, malgré les mises en gardes de son compagnon, à effectuer une sortie extra véhiculaire.

Le graphisme, très particulier, contribue beaucoup au charme de la BD et l’histoire vous kidnappe jusqu’à la dernière page. Inutile de le dire, j’attends avec impatience Hope Two.

La Longue Terre

En passant

Prenez deux auteurs de science fiction réputés, Terry Pratchett connu pour son humour franchement décalé et Stephen Baxter, connu pour sa science fiction très scientifique. Enfermez-les quelques mois dans un bureau et attendez qu’il en sorte quelque chose. Vous obtiendrez un roman, La Longue Terre.

Le livre développe l’idée des mondes parallèles. Un jour, les humains découvrent qu’ils peuvent voyager d’un univers parallèle à un autre, moyennant une pomme de terre et un peu d’électronique. Brutalement l’économie mondiale s’effondre et les habitant de la Terre s’éparpillent d’est en ouest dans des mondes vierges d’humanité.

Avec la rigueur scientifique de Baxter et l’humour de Pratchett, nous aurions pu espérer un roman délirant et inventif, mais non. La Longue Terre s’enlise très rapidement dans un road trip en dirigeable, dans lequel un ordinateur et un jeune homme s’embarquent, objectif, parcourir ces mondes. Je me suis très très vite ennuyé avec le bouquin et si j’ai lu quelque part, que les dix dernières pages donnent envie de lire la suite, je n’ai pas eu le courage de dépasser la moitié du bouquin.

D’accord Pratchett ne m’a jamais fait beaucoup rire mais je suis un grand fan de Baxter. Pas grave, j’avais emprunté le bouquin.

La grande braderie

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Mise à jour, 30 viennent de partir…

Conséquence directe de la mise en place de ma bibliothèque et ma Cdthèque idéale, je dispose d’une importante collection de livres de science fiction grands formats dont je désire me séparer. Des livres que j’ai aimé mais que je ne relirai sans doute plus, faute de temps. Je n’ai conservé quelques ouvrages que je juge essentiels. Alors avant de prendre en grand carton et de tout monter au grenier, je vous propose une grande braderie.

Voici la liste des ouvrages, vendus de 3 à 5 € selon l’état et le format plus frais d’expédition (la liste sera mise à jour bien entendu).

Pour tout renseignement contactez-moi en message privé sur Facebook ou par mail.

François BARANGER
Dominium Mundi Livre I – Pocket
Dominium Mundi Livre II – Pocket

Ayerdhal
Bestards – Au diable Vauvert

Graham JOYCE
En attendant l’Orage – Bragelonne

Robert Charles WILSON
A travers Temps – Denoël
Blind Lake – Denoël

Terry Prachett
La Huitième Couleur – L’Atalante

Hugh Howet
Silo Origines – Acted Sud
Silo Générations – Acte Sud

Karl Schroeder
Permanance – Denoël

Paolo BACIGALUPI
La Fille Automate – J’ai Lu

Ken Follet
Le Chute Des Géants Le siècle 1 – Robert Laffont

Raymond E. FEIST
Magicien l’Apprenti – Milady

David Zindell
Inexistance – espace infini

Suzanne COLLINS
Hunger Games I – Pocket Jeunesse
Hunger Games II – Pocket Jeunesse
Hunger Games III – Pocket Jeunesse

Joe HALDEMAN
La liberté éternelle – millénaires

James LOVEGROVE
Days – Bragelonne

Richard Paul RUSSO
La Bef des fous – Le Bélial

Johan Heliot
La Harpe des étoiles – Imaginaires

Jules Verne
Paris au XX sciècle – Hachette

Robert Zubrin
On a marché sur Mars – Presses de la cité

Robert SILVEBERG
Ciel Brulant de minuit – Robert Laffont

Hao JINGFANG
L’insondable Profondeur de la Solitude – Outrefleuve

Ben BOVA
Mars – Fleuve Noir

Nicolas BOUCHARD
L’Empire de Poussière livre I – Mnémos
L’Empire de Poussière livre II – Mnémos
L’Empire de Poussière livre III – Mnémos

Deborah INSTALL
Il y a un robot dans le jardin – Super 8 Editions

Lily Brooks-Dalton
Good Morning, Midnight – Presses de la Citée

Antonin VARENNE
Trois mille chevaux vapeur – Albin Michel

Connie WILLIS
All Clear -Bragelonne

Robert A HEINLEIN
L’ages des étoiles – Terre de Brume
Sixième Colonne – Terre de Brume

Philippe CURVAL
En souvenir du futur – Robert Laffont

Charles HARNESS
L’anneau de ritournel – Robert Laffont

John VARLEY
Gens de la Lune – Denoël

Progressions progressives

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Un geek webmaster mal aimé – pardon abstinent – entouré de nymphomanes elfes extraterrestres, un thriller science fictionnesque metaleux new age, un groupe de metal prog qui nous sauve de la fin du monde, une tournée qui passe partout en Europe sauf en France, des références appuyées à la scène prog actuelle (cherchez qui est qui), voici Progressions, le roman de mon petit suisse Gervais, pardon Gallay.

Les extraterrestres sont parmi nous, ils possèdent des oreilles pointues et aiment la baise. Mais un complot cherche à les foutre dehors alors que certains d’entre eux veulent juste sauver la planète bleue des hommes. Thriller internet, tournée de métal, partouze extraterrestre, bienvenu dans l’univers de Stéphane.

Au début du récit, notre auteur s’attarde beaucoup sur les tenues vestimentaires des différents protagonistes et les pages passant, il détaille de plus en plus l’absence desdits vêtements, l’humain ne semble alors séparé du stellaire que par une paire de chaussures à talons et une culotte. Isaac Asimov doit se retourner dans sa tombe.

L’intrigue du roman tient la route mais pas forcément en haleine. La plume cynico satirique d’Alias se fait trop sérieuse dans son livre et l’aspect Jeu de Rôle prend parfois le pas sur le roman. Notez j’écris tout ça parce que je suis jaloux, jaloux de n’avoir jamais été à la Loreley, jaloux de n’avoir jamais finalisé un roman, jaloux de n’avoir plus de temps pour le Jeu de Rôle, jaloux de ne pas m’envoyer en l’air avec des elfes.

L’immersion dans cette tournée improbable de VUUR – mais c’est pas eux enfin ! Mais si c’est clair c’est VUUR. Mais enfin, non Anneke n’est pas nympho ! Tu es bien sûr ? Heu non… – à travers l’Europe ne manque pas de charme, coupant l’envie à n’importe qui de monter un jour un groupe de rock et de partir sur les routes. Le thriller se perd dans un nuages de protagonistes (c’est qui le méchant ? Les méchants tu veux dire ? Nan LE méchant…) et on ne sait plus très bien qui culbute qui et dans quel sens à la fin. C’est très emboîté tout ça.

Si vous êtes un geek rôliste metalleux qui lit encore des livres (une race pas loin des elfes en fait), essayez Progressions, rien que pour mieux connaître Stéphane alias Alias alias Rage, vous serez surpris. Mélanger science-fiction, thriller, complot planétaire, orgie soft et metal progressif en deux-cent-cinquante pages seulement relève de l’exploit.

Le marionnettiste

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Pourquoi faut-il que le cyberpunk use d’images de tous les jours pour nous décrire l’univers numérique ? Pourquoi une IA doit forcément se manifester sous forme d’un avatar parfois ridicule. Pourquoi les flux de données, les pare-feux, les logiciels sont décrits comme pour parler aux des enfants ? Les concepts de glace et de cerbère, inventés, il me semble par William Gibson, suffisaient amplement à expliquer les sécurités des systèmes. Inutile de faire appel à des images enfantines comme des panthères noires, des pantins pathétiques ou des flocons incompréhensibles.

Station : La Chute fait partie des romans de cyberpunk, à savoir des livres qui parlent de mondes futuristes où l’informatique règne en maître et où les habitants sont connectés en permanence.

Quand vous rentrez dans ce genre de livre, vous devez d’abord vous initier au vocabulaire, la Trame, un marionnettiste, la Totalité, le Panthéon, la Guerre Logicielle, l’Allée des Cercueils, l’Epine, les Flocons, Dockland, un exercice qui rend fastidieuses les premières pages.

Si Al Roberstson se vautre dans les clichés du genre, il faut lui reconnaître quelques belles qualités : le concept de marionnettiste et de marionnette, symbiose contre nature entre un être humain et une intelligence artificielle. Même chose pour cette Allée des Cercueils, des serveurs où attendent les consciences numériques des défunts, qu’un vivant les appelle pour tromper sa solitude.

Le reste sonne assez classique, la Station, un lieu clos où se déroule l’intrigue, la Trame, sorte de monde virtuel qui masque le réel sordide, des IA qui ont fait sécession (la Totalité), une enquête sur un meurtre qui nous conduit au sommet d’un vaste complot, un guerrier numérique déchu pour trahison et qui revient, des années plus tard chez lui, privé de tout accès au monde numérique.

Sans être exceptionnel, Station : La Chute se lit bien. Si vous n’avez pas lu de cyberpunk depuis quelque temps, vous passerez un bon moment en sa compagnie.

2312

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Ascenseurs spatiaux, terraformation, longévité et névroses, bienvenu dans l’univers de Kim Stanley Robinson. Après avoir lu le cycle de Mars, S.O.S. Antartica, Les Menhir de Glace, j’ai conclu une longue trêve littéraire avec cet accoucheur de pavés. Si Mars la Rouge m’avait fasciné, je mettais un peu essoufflé sur la fin du cycle, surtout à cause des personnages névrotiques et immortels de la trilogie.

2312 poursuit l’histoire en quelque sorte. Après la colonisation de Mars, vint le tour de Mercure, Venus et le système saturnien. Le pavé de 600 pages, centré sur Swan, une femme de plus de cent vingt ans vivant sur la citée Terminateur sur Mercure, raconte une enquête policière tout en décrivant une géopolitique complexe où différentes factions, La Terre, Mars, Mondragon se livrent à une lutte pour le contrôle du système solaire. De planètes en terrariums, nous voyageons de Mercure à Pluton, circulons dans le système jovien, nous posons sur une Terre à l’agonie et réfléchissons à la place de l’homme dans l’espace.

Le roman se découpe en extraits, listes et le récit des personnages, des bouts de paragraphes, des successions de mots et l’histoire elle même, une narration troublante, parfois agaçante, mais qui prend progressivement tout son sens. Impossible d’échapper à la psychanalytique de Robinson, ses personnages sont le plus souvent torturés et donc assez fouillés, principalement Swan la femme aux implants biologiques et cybernétiques. Si les récits multiples semblent au début éparpiller le roman dans de nombreuses directions, lentement tous convergent vers le dénouement, rien n’est gratuit chez cet auteur.

Intelligence artificielle, terraformation, économie, sexualité, voyage, habitat, politique, médecine, culture, réchauffement climatique, avec 2312 Kim Stanley Robinson nous livre sa vision de l’avenir, abordant presque tous les sujets sans en faire une encyclopédie. Un ouvrage brillant, récompensé, pas toujours facile à lire, qui ravira les amateurs d’anticipation.

Eternel

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Avec sur la couverture la planète rouge et un vaisseau posé au sol, en plus dans la collection Acte Sud, il ne m’a fallu qu’une demi seconde pour emprunter Eternel de Sylvain Estibal à la médiathèque. Bien mal m’en a pris.

Après avoir assemblé une base sur le sol lunaire, des vétérans de l’espace reviennent vers la Terre. Il leur reste juste une dernière mission, envoyer le serveur Eternel, au point de Lagrange. Polar thriller science-fictionnesque, Eternel na pas réussi à me convaincre un seul instant. L’histoire de ces spationautes enfermés depuis des mois ensemble avec leurs jalousies, ambitions, rancunes, pulsions inassouvies n’ont pas réussi à me séduire. Vocabulaire pseudo scientifique, psychologie facile, les seuls passages du romans qui méritent un coup d’œil sont les réflexions de ce président sur le déclin qui suit de près la mission. Si vous n’avez vraiment rien d’autre à lire pourquoi pas.