Sacrifice

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Sur une île grecque, près d’un volcan qui s’éveille, la jet set organise un événement caritatif pour sauver la planète.

Un milliardaire aurait trouvé la solution pour produire de l’énergie ‘propre’ en ratissant les fonds sous-marins. A grand renfort de spectacle, de petits fours et de discours, il présente sa découverte miraculeuse devant une assemblée en tenue de soirée.

Mais c’était sans compter sur Mike, un acteur sur le retour, qui a déjà fait du grabuge au lance flamme lors de la promotion de son dernier film, et une secte d’illuminés, armée jusqu’aux dents, qui va prendre en otage cette assemblée des plus sélecte.

Contre toute attente, Mike l’acteur dépressif et incontrôlable qui pleure la mort de son père, va être le héros de l’histoire, porté par la folie de Joan, la leader de cette secte d’illuminés qui veut sacrifier des trois humains dans la lave du volcan. Un héros oui, mais un héros à contre emploi, puisqu’il ne va pas tenter de sauver les VIPs kidnappés, mais toute l’humanité.

Sacrifice est une comédie grinçante au casting cinq étoiles disponible sur Netflix. Et si j’en parle, c’est que ce n’est pas forcément une comédie si gratuite que cela. Le monde va mal, les puissants s’en foutent et ce qui veulent se faire entendre usent de violence pour arriver à leurs fins. Ça ne vous rappelle pas un truc ? Sauf qu’en vrai, la violence ne vient pas forcément de là où on croit. Bref.

Ici le sujet, c’est la fin du monde. Le volcan qui se réveille va anéantir une grande partie de l’humanité si on ne lui sacrifie pas trois personnes bien particulières dont un héros. Enfin, c’est ce que croient les membres de la secte.

Salma Hayec, Chris Evans, Vincent Cassel, John Malkovich, Anya Taylor-Joy figurent aux casting de ce film de science-fiction réalisé par Romain Gavras, oui le fils de Costa-Gavras quand même.

S’il s’agit sans nul doute d’une comédie, j’y ai vu autre chose, comme une vive critique d’une certaine société qui se fout de notre avenir tant qu’il y a du profit à faire (magnifique arrivée des stars en Tesla noires alors que Mike, notre héros, arrive honteusement en grosse berline thermique). Et puis il le final, l’improbable sacrifice du héros et le suspense insoutenable, la secte était-elle une bande de cinglés illuminés ?

J’ai adoré ce film, sans doute en partie parce que j’avais probablement un sentiment de culpabilité après avoir brulé de CO2 pendant sept heures pour rentrer de vacances et que j’étais très fatigué par la route. Quoiqu’il en soit, n’hésitez pas à le visionner.

The Gentlemen

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Voici l’histoire d’un officier anglais qui apprend le décès de son père alors qu’il est en opérations. Une affaire somme toute des plus banales s’il avait été l’aîné de la famille et si son père n’avait pas été un duc qui lui lèguait presque tout à sa mort.

Voilà donc notre militaire propulsé à la tête d’un château et d’une ferme qui abrite dans son sous-sol, une surprise de taille.

Sa précédente grâce avait en effet, pour assurer la pérennité du domaine, passé un marché avec des trafiquants de drogue qui faisaient pousser de la Marie-Jane au château en échange d’un ‘petit’ dédommagement financier.

Notre Duc, fraîchement promu, se trouve alors à la tête d’un domaine et d’une immense serre remplie d’herbe. Alors qu’il s’imagine tout d’abord liquider l’affaire, il rentre peu à peu dans le jeu des trafiquants avant d’en devenir un lui-même.

La série en deux saisons se rapproche un peu de Breaking Bad et de Downton Abbey. La première saison donne la part belle aux frasques du frère ainé du Duc spolié de son titre alors que la seconde, au ton plus sérieux, voit la transformation de notre officier en patron de la pègre qui cherche à faire légaliser la consommation de drogues douces à la chambre des lords.

Action, aristocratie, narco trafic, séduction, zeste d’humour et de violence pimentent ces seize épisodes qui se regardent agréablement. Ce n’est sans doute pas la série du siècle mais elle tient bien la route, alors pourquoi pas.

The Boroughs

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The Boroughs est une série pour moi. J’approche de la retraite alors pourquoi ne pas envisager d’acheter une maison dans une ville du troisième âge où tout est pensé pour que vous finissiez vos jours paisiblement ?

Paisiblement ? Lorsqu’une créature vient sucer ke cerveau pendant votre sommeil ? Sérieusement !

The Boroughs n’est pas forcément une série pour les séniors, encore que tous les acteurs ou presque sont des petits vieux, c’est une série fantastique avec un casting trois étoiles, Alfred Molina et Geena Davis quand même.

Après le décès de son épouse, Sam rejoint à contre coeur The Boroughs et découvre rapidement qu’il s’y passe des choses pour le moins curieuses.

En huit épisodes d’une cinquantaine de minutes, on découvre ces petits vieux qui s’amusent comme des fous et on plonge dans un thriller teinté d’horreur.

La série ne manque pas de piment, les acteurs sont bons, bref on passe un bon moment avec ces petits vieux.

La Petite Maison dans la Prairie

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En 1976, la télévision française diffusait pour la première fois les aventures de la famille Ingalls dans l’ouest américain. Une série pleine de bons sentiments racontant l’histoire des pionniers américains.

Soyons clairs, j’ai toujours détesté ces feuilletons d’une grande mièvrerie. Mais ils étaient programmés entre deux autres séries que j’aimais nettement plus et dont pourtant, je ne me souviens plus. Allez comprendre…

Je me suis donc obligé à regarder les trois filles Ingalls, la mesquine Harriet Oleson et le gentillet Charles pendant bien des épisodes.

Et non content de mettre infligé cette terrible souffrance, j’ai commencé à regarder le reboot 2026 de La Petite Maison dans la Prairie. Nostalgie, quand tu nous tient… Et pour tout vous avouer, c’était bien parti pour être aussi ennuyeux. Au bout de deux épisodes, je n’en pouvais plus.

Le pilote raconte l’arrivée de la petite famille avec tous les éléments dramatiques d’usage, l’accident de chariot dans la rivière et le chien chien qui disparaît, la terre promise qui n’existe pas vraiment et l’hostilité des locaux.

Les personnages sont nettement moins gnangnan que dans la série originale mais Mme Ingalls m’a tout de suite tapé sur le système. Le voisin alcoolique m’a semblé sympathique (comment ne pas boire dans une pareille série) et le meilleur acteur est certainement le chien.

Par chance, contrairement aux années soixante-dix, je ne suis plus tributaire de la programmation des chaînes de télévision pour regarder mes séries favorites. J’ai retiré La Petite Maison dans la Prairie de ma liste et me suis plongé avec délectation dans le sexe, la drogue, l’alcool et la mort avec les épisodes de La Poupée Russe. Une série nettement moins bucolique.

Le protecteur

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Dans la famille séries improbables dénichées sur Netflix, il y a Le Protecteur. Une série turque se déroulant à Istanbul et mettant en scène un gars d’un quartier pauvre, un pharmacien, sa fille, un milliardaire et son employée.

Le Protecteur est une sorte de super héros qui porte une chemise magique. Il a pour mission de protéger Istanbul d’un immortel qu’il devra tuer avec une dague sacrée. Pour accomplir sa tache, Il est aidé par une confrérie secrète qui guide les protecteurs de génération en génération.

Notre super héros, qui avait déjà l’âme d’un sauveur, doit retrouver une bague, la dague et bien entendu l’immortel pour accomplir son destin. La chemise, il l’a porte déjà.

Les femmes de la série sont deux belles brunes, intelligentes et rebelles mais soumises quand même. Faudrait pas déconner non plus, l’histoire se déroule en Turquie, un pays libre et ouvert aux droits des femmes.

Le héros lui, est un macho beau gosse, sorte de superman pas encore totalement dégrossi, qui fait bien évidemment craquer les brunes qui ne comptent pas pour des prunes.

Présentée de cette manière, j’ai bien conscience que je ne vends pas très bien ma série turque. Pourtant elle est sympa, dépaysante même si elle use de grosses, de très grosses ficelles. A ce niveau, ce sont plutôt des cordes en fait.

Mais j’aime bien ces séries étrangères qui, en voulant copier maladroitement les grosses productions américaines, sortent des épisodes improbables et dépaysants, des pépites dont Netflix semble avoir le secret.

Peaky Blinders

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C’est en tombant sur le film Peaky Blinders sur Netflix que je me suis intéressé à la série du même nom. J’avais commencé à visionner les premières minute de L’Immortel avant de comprendre qu’il s’agissait de la suite des six saisons de la série Peaky Blinders.

Alors plutôt que de me lancer dans un long métrage auquel je ne comprendrais rien, je me suis plongé dans la série du gang de gitans de Birmingham.

La série se déroule dans les années folles à Birmingham et raconte l’histoire de la famille Shelby et de son gang de gitans, les Peaky Blinders qui pratiquent le racket, les paris illégaux, le trafic d’alcool et de tabac avant de tomber sur des armes.

La première guerre mondiale vient de s’achever et les hommes sont rentrés chez eux, emportant leurs traumatismes dans leurs bagages. En Irlande, les indépendantistes livre une guerre sans merci contre la couronne. En Angleterre, les gangs se partagent les trafics en tous genres et Peaky Blinders, mené par Tommy, a bien l’intention de se tailler s’offrir une belle part du gâteau.

Mais voilà, le premier ministre Churchill, a dépêché à Birmingham un officier de la police irlandaise aux méthodes peu orthodoxes pour retrouver les armes volée par les Peaky Blinders.

Les acteurs Cillian Murphy (Tommy) et Sam Neill (Cambell) portent la première saison à bout de bras dans des décors réalistes bien que minimalistes et sur une musique pour le moins anachronique.

La saison une, en six épisodes est vraiment bien réalisée et fonctionne à merveille avec ses personnages complexes et son intrigue qui nous tient en halène permanence.

Talamasca

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Avez-vous lu Anne Rice et sa saga sur les vampires ? 

La mini série Talamasca sur Netflix s’inspire de son univers et nous plonge dans l’univers occulte des immortels. 

Un jeune et avocat prometteur et fauché se fait recruter à New-York par Le Talamasca, une organisation secrète.

La mystérieuse Helen l’envoie en mission à Londres pour enquêter sur un artefact, le 752, qui contiendrait la somme de toutes les connaissances du monde des immortels.

Guy, notre héros télépathe, va y rencontrer des vampires, des sorcières, des cadavres et découvrir quelques un des secrets du Talamasca. 

La série de 2025 en six épisodes de moins d’une heure se regarde bien, même si vers le milieu de la saison, j’ai été un peu largué  par l’intrigue avant de retomber sur mes pieds. Après je regarde des épisodes avant de me coucher, ce qui n’aide pas à la concentration.

La distribution est à la hauteur de l’histoire avec Elizabeth McGovern (Helen) et Wiliam Fichtner (le vampire), deux acteurs que j’aime beaucoup et Nicolas Denton dans le rôle du jeune recruté.

The Great

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Pierre, empereur de Russie, épouse Catherine, une jeune noble allemande. Pierre est un imbécile violent imbu de sa personne. Catherine est une idéaliste cultivée issue du siècle des lumières.

La série The Great en trois saisons de dix épisodes chacun raconte avec beaucoup d’humour et de manière très romancée le règne de Pierre III de russie et la Grande Catherine.

Les personnages hauts en couleurs donnent vie à des épisodes d’un peu moins d’une heure où les intrigues politiques les plus improbables prennent place dans un magnifique palais filmé un peu partout en Angleterre.

Catherine n’aime pas Pierre et n’aspire qu’à gouverner à sa place. Pierre aime Catherine (enfin, il croit l’aimer) et n’est pas si attaché que cela au pouvoir, enfin tant qu’il peu manger, baiser et boire jusqu’à satiété. 

La grande Russie, son peuple, son clergé et sa noblesse sont dépeints dans cette série avec une bonne dose humour. Superstition et violence sont les piliers du pouvoir de cet empereur alors que Descartes, Voltaire, Rousseau prônent  l’humanisme dans le reste de l’Europe.

La série est dans la lignée de My Lady Jane, un zeste d’histoire, pas mal d’humour, un peu de sexe, des papillons, de beaux décors, une recette qui fonctionne à chaque fois à la maison.

Je n’en ai vu que la première saison et la fin de la troisième. Mon épouse a dévoré les autres épisodes pendant que je passais mes nuits dehors. L’acteur Nicholas Hoult (Pierre) tient la série à bout de bras et lorsqu’il n’est pas là, les épisodes manquent de rythme. C’est le seul reproche que je ferais à cette excellente série. Si vous aimez le genre, je vous la recommande chaudement.

The Silent Sea

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Pour la première fois de ma vie, j’ai regardé une série TV sud-coréenne. Une série de science-fiction se déroulant sur la Lune.

Une équipe se rend sur une base lunaire abandonnée suite à une fuite d’un réacteur nucléaire, pour y récupérer de mystérieux échantillons.

Vaisseaux, scaphandres, technologies, militaires, scientifiques, cadavres, paysages lunaires, couloirs gris dignes du jeu Space Hulk, la série en huit épisodes de quarante à cinquante minutes use et abuse des clichés du genre.

Mon épouse s’est moqué de moi en passant chaque soir devant l’écran qui montrait des personnes en scaphandres arpentant toujours les mêmes couloirs plongés dans la quasi obscurité. C’est vrai que chaque épisode se ressemble visuellement sorti du très aquatique final et du premier épisode. Il y a tout de même quelques flashbacks terrestres, une planète devenue aride avec le réchauffement climatique, où l’eau est devenue un produit de luxe.

C’est justement l’eau le coeur de cette histoire, spoil de l’eau lunaire et les expériences secrètes menées dans cette base abandonnée. Une série qui hésite entre horreur, suspense et fable scientifique cataclysmique.

Les personnages sont relativement caricaturaux, le capitaine inflexible et héroïque, le traître (oui il y a toujours un traître), le soldat rigolo bougon, la scientifique rebelle, la doc rapidement débordée et nouveau spoil, la petite fille sauvage.

L’intrigue est relativement bien mené ce qui sauve des décors rébarbatifs façon Comos 1999 si vous avez connus. Au bout du compte la série est pas mal pour les amateurs du genre et possède un coté indéniablement exotique, non parce qu’elle se déroule sur la Lune, mais parce qu’il s’agit du fiction Coréenne. Contrairement aux séries made in U.S., ici personne ne mange, ne dort, ne se change, n’aime, ou place des produits débiles dans de gros plans appuyés. C’est clairement exotique.

Stranger Things

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Comme tout le monde en parle, je n’ai pas voulu mourir bête. Netflix vient de mettre un terme à sa série phare débutée il y a dix ans avec une ultime saison 5 qui a déçu les fans et fait sauter les serveurs Netflix à cause la fausse rumeur sur la diffusion d’un épisode neuf qui n’a jamais été filmé, celui de la révélation ultime.

Moi, je n’ai regardé que la première saison et je n’irai pas plus loin, à la moitié je m’ennuyais déjà. Stranger Things se déroule dans une petite ville de l’Amérique profonde. La série suit les aventures de quatre gamins geeks à la manière de Spielberg qui jouent au jeu de rôle, se baladent à vélo et adorent les sciences. En gros mon adolescence boutonneuse sauf que j’écoutais Genesis, pas The Clash.

 Will Byers, un des copains de la bande, disparaît un soir, au retour d’une partie de jeu de rôle. Son vélo est retrouvé dans la forêt que les gosses appellent Mirkwood. Oui il y a du lourd dans les références de la série. La mère de Will, un tantinet hystérique à la base, devient complètement cinglée à la disparition de son gamin et croit communiquer avec lui via des guirlandes lumineuses. Grave quoi !

Toute la ville se met à la recherche de Will, comme ses trois copains et même le chérif du bled, mais sans résultat. Jusqu’à qu’une gamine débarquant de nulle part, rasée et tatouée d’un onze, change le cours de l’enquête. La disparition va se transformer en complot impliquant un centre de recherche pour lutter contre les russes. Rien de bien étonnant à ça de la part de nos amis ricains.

La série joue sur la paranoïa et la peur des spectateurs pour tirer ses grosses ficelles. Pendant les deux premiers épisodes, je me suis légèrement agrippé au canapé et dès le quatrième je m’ennuyais fermement. Les interactions entre les trois gosses (qui ont tous des têtes de monstres) m’a vite horripilé et Wionna Ryder dans le rôle de la mère de Will m’a tout de suite tapé sur les nerfs.

Autour de nous pas mal de personnes ont suivi la série avec intérêt et se sont révoltés lors de la saison 5 accusée de sabordage. Personnellement je n’ai pas compris cet engouement, peut-être parce que nous avons commencé la série alors quelle s’achevait et que nous avions dix ans de décalage temporel.