
Ne nous mentons pas, c’est la pochette de l’album Wretched Spawns of Iniquitous Orders qui m’a donné envie d’écouter la musique. Un dessin et des couleurs à la manière de Bilal ou Moebius que l’on doit à Bruce Penningto et qui m’a tout de suite tapé dans l’œil.
La pochette montre trois vaisseaux spatiaux élégants survolant une exo-planète en fusion, autant dire tout ce que j’aime.
En plus, le projet de Namu coche les deux cases progressif et black métal. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour me mettre en appétit.

Évidemment, si vous ne supportez pas le growl, vous pouvez vous arrêter tout de suite. Car si Wretched Spawns of Iniquitous Orders comporte quelques passages de chant clair, c’est principalement le scream de ICanBeFree que vous allez entendre durant les sept morceaux. Des titres de quatre à huit minutes pour trois quarts d’heure de cruauté extraterrestre.
Namu, qui est aux commandes du projet et joue de tous les instruments, compose une musique puissante et complexe où le progressif trouve sa place avec même quelques passages aériens comme dans ‘Trypych’ ou cinématiques au début de ‘Catharsis in Stasis’.
Chaque morceau est une nouvelle racontant des enlèvements d’humains perpétrés par des extraterrestres. Vous savez lorsque que le contacté raconte que des petits gris l’ont kidnappé pour procéder à des expériences terribles sur ses parties génitales.Je me moque, mais oui, ça m’a toujours fait rire ces fantasmes sexuels transformés en rencontres de troisième type.
Quoi qu’il en soit, si je mets entre parenthèses les récits hurlés dans les morceaux, ben oui ça fait mal quand même, l’album est d’excellente facture, et ne perdons pas de vue qu’il s’agit d’un projet solo.
J’y entends quelques similitudes avec le travail de Devin Townsend, le chant en moins. ‘Ineffable Constructs’ est sans doute la pièce la plus frontale de l’album, que ce soit au growl ou bien à la musique. Une sorte de charge satanique avec petite une respiration inquiétante et un court passage cinématique qui se poursuit sur un rythme digne de Tool. A l’opposé, vous trouvez ‘The Fibre Prismatic’ qui fait très black post metal avec de nombreuses sections instrumentales dont un passage des plus space rock.
Tout cela pour vous dire que l’album est musicalement très varié et que l’on ne s’ennuie pas une seule seconde en l’écoutant. Si vous aimez les voix saturées, foncez écouter ce premier album de Namu. C’est du lourd.




















