Observers – The Emerald

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Je vais encore vous parler d’un album instrumental, mais il ne s’agit pas un live cette fois.

Il s’agit de The Emerald du projet australien Observers. Dix morceaux de metal progressif joués et composés par Martin Kennedy avec à ses côtés Chris Bohm et Rich Gray.

The Emerald c’est quarante minutes riches en guitares et synthés qui n’ont pas besoin de chant pour exister.

La musique entre atmosphérique, cinématique et metal progressif se suffit à elle-même. Les cordes des guitares remplacent avantageusement celles d’un chanteur tellement elles sont expressives.

L’album va de la musique de film au metal en passant par des influences world music comme dans le dernier titre ‘The Door’ et vous entendrez même de la flûte dans ‘Forest of Doom’ ou des claviers prog vintages dans ‘Predestination’.

J’ai même entendu quelques similitudes avec Ayreon et Star One, tout particulièrement dans le titre ‘Boreal World’ et son riff bien lourd qui revient tel un refrain à plusieurs moments du morceau.

The Emerald n’a toutefois rien de révolutionnaire et c’est aussi ce qui le rend très agréable à écouter. Les compositions sont majoritairement mélodiques, les guitares coulent de source, les claviers n’agressent pas les oreilles, bref, il s’agit d’un album très confortable.

J’ai beaucoup apprécié le journal gribouillé par Martin au fil des mois sur l’avancement de ses compositions. Il contient des notes, des dessins, les ébauches du projet qui a abouti à l’album final que l’on peut écouter aujourd’hui.

Martin était tout d’abord parti sur une histoire d’anciens astronautes avant de bifurquer vers un trou noir géant, envisageant un moment le thème des lignes de Nasca. Puis il a envisagé les pyramides pour finalement choisir la forêt comme sujet. Un fichier PDF qui fait office de livret pour l’édition numérique et que je vous invite fortement à découvrir.

The Emerald est le genre d’album qu’il est plaisant d’écouter en fond sonore. Il accompagnera à merveille vos lectures ou rythmera agréablement votre travail. Mais rien n’empêche de se plonger dedans au casque de temps en temps.