Big Dead – Bones White Branches

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Big Dead n’a rien d’un groupe de death contrairement à ce que ce nom pourrait indiquer. Cette formation de Brisbane surfe sur la vague de l’art rock et du jazz.

Bone White Branches sorti en 2019 est leur premier effort si on oublie quelques singles publiés depuis 2009 entre trois EP. Après s’être longuement cherché, Big Dead trouve son style en 2016 avec l’EP cinq titres Shell qui pose les bases de Bone White Branches.

Piano, saxophone, clarinette, voix, guitares, basse, batterie et claviers se rencontrent sur neuf pièces brèves, fragiles et très instrumentales. Le chant n’est ici qu’un instrument parmi les autres, feutré, traînant, lancinant. Il ne vole la vedette à personne.

Dans cet album on retrouve la touche expérimentale de Radiohead, le nu jazz norvégien, le post rock de Tortoise et l’esprit de Sanguine Hum.

L’étonnante pochette couleurs, fusain et encre, représente des membres difformes accrochés à des corps, des mains pied, des bras jambes aux doigts recroquevillés. Un graphisme torturé peu engageant qui cache pourtant une musique d’une grande sensibilité. 

Ici pas de textes, juste une pochette et un vinyle, difficile de savoir ce dont l’album parle, à part qu’il est dédié à Marty, un ami disparu.

Pendant trente-quatre minutes vous entendrez du piano jazz avec ‘Prelude’, de l’art rock à la Pablo Honey sur ‘First/Last’, un ‘Ocean Cloud’ compressé dans ‘Heart and Brain’ et la pop de ‘Reside’.

Le piano, le saxophone et la clarinette basse donnent à la musique des tonalités toutes particulières qui rendent l’album quelque peu inclassable. Lorsqu’il était sorti, je n’avais pas su lui donner sa chance, me poser et l’écouter réellement. C’est en parcourant mes vinyles que j’ai redécouvert cette merveille atypique dont il fallait absolument que je vous parle, rien que pour me faire pardonner.

Progressif, jazzy, art rock et subtilement expérimental, Bone White Branches ne fera sans doute pas l’unanimité, mais écoutez-le avant de juger, il est sur Bancamp

The end is near

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« Un jour, Dieu imposa à Noé une tâche singulière. Il lui ordonna de construire une arche qui eût les dimensions d’un navire, mais la forme d’une caisse gigantesque. Le bateau devait comporter trois étages divisés en compartiments. Ces pièces seraient pour les occupants de l’arche et pour les provisions. »

Pendant ce temps, au pays de Kangourous, le vieux flic un peu maboule parcourait la route de la pluie pour voler un chant aux chamans. Kevin se mourrait une nouvelle fois pour passer de l’autre côté du monde et rechercher des enfants sans chaussures, Nora rentrait dans une machine infernale ouvrant un passage vers une autre réalité, et Laurie plongeait dans l’océan pour mettre fin à ses jours.

La saison finale de The Leftovers parle du septième anniversaire de la disparition, de la fin du monde, de la mort, du désir d’en finir avec la vie. Les six derniers épisodes de la saison se déroulent en Australie. Matt se meurt d’un cancer, la Bible trouve une suite dans les tribulations du shérif de Garden, les Kevin sont noyés par une folle, les antalgiques pour chiens endorment les humains, les traversées entre la Tanzanie et Melbourne finissent en partouze et le président des Etats-Unis doit tuer son jumeau qui lui-même doit l’assassiner.

Une troisième saison complètement barrée, au rythme lent, où toute la vérité sera faite sur les disparus. Une série qui s’achève réellement, par un long monologue de Nora après avoir sauvé une chèvre piégée par des colliers de perles.

Je vais pouvoir passer à la saison 7 de The Games Of Thrones puis la saison 3 de Broadchurch et juis suis bien tenté par la saison 1 de The Orville Mais d’abord, j’ai un gros bouquin à lire, 2312 de Kim Stanley Robinson.