Moonspell – Far From God

Image

Il y a quatre ans j’avais acheté l’album Hermitage de Moonspell sur les conseils de Stéphane Gallay. J’en avais rapidement parlé dans un épisode intitulé Compressé n°1 qui survolait plusieurs albums qui ne m’avaient pas complètement convaincus.

Mais en cherchant le prochain candidat pour la chronique du mardi, je suis tombé sur le dernier album du groupe, Far From God et j’ai décidé de m’arrêter dessus.

Moonspell est un groupe portugais né en 1989 sous le nom Morbid God avant de devenir Moonspell en 1992. Leur musique s’inscrit dans un metal à tendance progressive riche en claviers.

Le chant de Fernando me fait beaucoup penser à celui du chanteur allemand du groupe Traumhaus, sauf quand il s’énerve. Une voix médium grave qui nous change des tessitures haut perchées qui sévissent dans le genre.

Far From God est un album de moins de trois quarts d’heure et huit titres de quatre à six minutes.

Si les titres des morceaux semblent au premier abord très bibliques, Fernando y parle en réalité de l’histoire du groupe, des autels qui bordent les routes et des vampires, enfin c’est ce qui est écrit dans Wikipédia, car je n’ai pas les paroles.

Si une grande partie de l’album est relativement posée, monotone diraient les grincheux, les deux derniers titres s’énervent quelque peu, au chant comme dans la musique. Terminé la voix tranquille et l’écriture limite post-rock, les guitares se lancent dans des charges et le scream sature le micro.

Dans ‘Your Promise of Light’ et ‘Our Freedom to Fall’ j’entends du Paradise Lost et dans ‘For the Love of Mortals’ du Simple Minds quand la batterie de ‘Far From God’ donne dans le quasi disco. Et si Hermitage était floydien à sa manière, Far From God prend une toute autre direction  avec ses inspirations gothiques, même si dans ‘Biblical’ j’ai retrouvé quelques éléments sonores de The Wall.

J’ai trouvé le nouveau Moonspell très confortable à écouter mais pas franchement révolutionnaire non plus. Ce ne sera sans doute pas mon album de l’année mais je lui trouve tout plein de qualités, suffisamment du moins, pour vous le recommander sans réserve.

Compressé n°1

Image

Bon j’avais dit bla-bla-bla que je ne le ferai pas, mais je ne peux pas m’en empêcher. Alors voici des ultras brèves, quelques mots sur des albums que j’ai écoutés et qui ne m’ont pas fait grimper au rideau.

En premier voici Big Big Train et son Common Ground. J’aimais bien leur Canterbury très British dans English Electric mais je trouve que ce nouvel album sonne cette fois un peu trop Spock’s Beard. 

Honnêtement, à part le premier morceau covid ‘The Strangest Times’, je n’ai rien à reprocher à l’album et plus j’avance dedans, plus j’éprouve du plaisir àl.écouter, mais pas suffisamment pour que ce soit un coup de cœur.

The Neal Morse Band n’aura pas réussi non plus à me convaincre avec son Innocence & Danger d’autant qu’ils ont eu la mauvaise idée de massacrer une merveille de Simon & Garfunquel. 

C’est du Neal Morse, avec ses défauts habituels, ça s’écoute bien, mais sans plus.

J’ai commandé Illuminae suite un tweet de Steve Hackett qui joue dessus. Dark Horizons est un album bourré d’invités comme Craig Blundel, Luke Machin ou Troy Donockley , un disque qui fait dans le folk prog à chanteuse. C’est archi convenu et pas franchement enthousiasmant, bref bof.

J’avais également commandé Welcome To A New World de Pat O’May, enthousiasmé par le bonhomme et sa présence en live. Le concept album, sans être mauvais, ne casse franchement pas des briques. Un disque de rock un peu prog pas franchement original dont je décroche assez rapidement. Dommage.

Fort de mon engouement pour son dernier album, j’ai acheté aussi le premier Tiger Moth Tales, Cocoon. S’il figure ici c’est bien entendu parce que je n’y ai pas retrouvé la magie de The Whispering Of The World que j’ai même racheté en édition vinyle il y a peu. Cocoon est juste un album folk prog zarbi qui n’a pas du tout fonctionné avec moi.

La critique d’Alias m’avait donné envie d’écouter Hermitage de Moonspell, le plus floydien de leurs disques. Mais que dire, oui c’est du métal floydien, voila. Bon après je ne connais pas Moonspell non plus. J’aime bien l’écouter à l’occasion mais c’est tout.

Enfin j’ai commandé The Peasant’s Revolt de Nightsong car j’adore la chanteuse Jo Beth Young. Le concept album folk parle d’une révolte de paysans et un des titres est particulièrement fabuleux, le premier, ‘Pauper’s Song’. Après, même avec la délicieuse Jo Beth au chant sur quelques titres, on s’ennuie un peu. L’histoire prend trop le pas sur le reste.