
J’ai une passion inavouable pour les polars nordiques. C’est donc naturellement que je me suis penché sur le bouquin d’Arnaldur Indridason, Les lendemains qui chantent.
Et pour le coup, j’ai vite déchanté (oui c’était facile).
L’intrigue se déroule en Islande et parle du passé complexe de ce petit pays avec l’Union Soviétique. Il est question de Lada d’occasion, de chalutiers russes, de rouges, d’espionnage, d’amitié, de flics ripous, d’une ancienne disparition et de pédophilie.
Oui ça fait beaucoup pour seulement 350 pages. L’histoire met en scène de nombreux personnages, vivants ou disparus, et fait manifestement référence à d’anciennes enquêtes de Konrad, le héros du roman. D’un chapitre à l’autre, le lecteur chance d’époque mais aussi d’enquête. Il faut rester concentré pour suivre.
Aucun des protagonistes de Indridason n’est suffisamment sympathique pour que je m’y attache, même l’ancienne amitié entre Konrad et son collègue Leo me laisse indifférente. Et le style littéraire de l’auteur ne dépasse pas le niveau d’un roman de gare.
Il n’y a que les références aux relations complexes et tourmentées entre l’Islande et l’Union Soviétique, la période rouge de ce pays devenu capitale du capitalisme avant le grand crash de 2008, qui donne un peu d’intérêt à ce roman.
J’ai été jusqu’au bout, mais je n’ai pas aimé.