
Cela fait longtemps que je suis le groupe brésilien Drowning Steps, mais lorsqu’est arrivé le moment de leur tout premier concept album, j’ai hésité.
Il faut dire qu’avec l’accroche inspiré de « The Dark Third » by Pure Reason Revolution, « Misplaced Childhood » de Marillion, « Children of E.L.B ». de Soup, « Scenes from a Memory » de Dream Theater, « The Perfect Element » de Pain of Salvation, et « The Wall » de Pink Floyd, Caio et Tiago plaçaient sans doute la barre très haut.
Parce que dans la liste précitée, il y a quand même pas mal de chefs d’œuvres du genre et que, disons-le tout de suite, The Bravery of a Tireless Mind: Book One ne les rejoindra pas au panthéon des grands albums progressifs.
L’album propose cinq morceaux de deux à quinze minutes et autant le dire tout de suite, Drowning Steps ne brille pas par sa maîtrise des formats longs. Ils ressemblent plus à des patchworks sonores qu’à des pièces pensées du début jusqu’à la fin en essayant de garder une certaine cohésion musicale.
Le premier titre, long de quinze minutes et quarante-cinq secondes, en trois sous parties, mélange allègrement prog vintage génésissien et métal progressif à la Dream Theater. De très grands écarts, à la limite du caricatural, sans réelle transition et joués sans forcément la maîtrise des groupes précités.
Les trois pièces les plus brèves sont probablement les meilleures, car nettement moins chaotiques que les deux grands formats. ‘Fragments of a Lifetime’ et ‘Life Handed Me the Map’ sont mes préférés.
L’album raconte l’histoire du narrateur qui revient chez lui après des années d’errance et qui retrouve les lieux où il a vécu ainsi que ses amis.

Pour la pochette, peut mieux faire, mais elle a le mérite de ne pas être générée par IA (ça y est, je fais mon Stéphane Gallay). The Bravery of a Tireless Mind: Book One est un album que l’on oublie aussitôt écouté.
Il s’inspire bien trop, et de manière plutôt maladroite, de chefs-d’œuvre du genre pour ne pas foncer droit dans le mur. Bref, je ne vous le recommande pas.