Giant Sky – Giant Sky III

Le groupe Giant Sky est né sur les cendres de Soup en 2020. Leur premier album éponyme m’avait laissé dubitatif à l’époque, sans doute parce que je n’y retrouvais pas Soup dont le dernier effort m’avait ébloui. 

J’ai laissé passer le second opus de Giant Sky mais lorsqu’il a fallu trouver un album pour la prochaine chronique, je suis tombé sur Giant Sky III, et cette fois, j’ai totalement adhéré à leur musique.

Giant Sky se caractérise par des voix masculines et féminines, de nombreux instruments acoustiques dont deux violons, un violoncelle et un bandjo, pas mal de claviers ainsi que du piano et un rock progressif pas si éloigné que ça des canons du genre. Le groupe flirte du côté de l’art rock et du folk.

Mais des titres comme  ‘Limerence’, ‘Sun World’ ou ‘Lifting Apples’ possèdent clairement un air de Genesis et de Big Big Train. Et si vous tendez l’oreille, vous trouverez peut-être vous aussi des ressemblances avec Vangelis par moment comme dans ‘Whose Life Am I Leading’.

J’ai tout de suite été séduit par l’atmosphère qui se dégage de ce troisième opus, enfin surtout par sa première partie.  Car Giant Sky III est sorti sous forme d’une première partie de quarante-sept minutes et de The Further We Go The Deeper It Gets qui ne dure que trente-quatre minutes. Au final cela donne quand même une heure vingt de musique.

Qu’est-ce qui distingue ces deux parties, sorti de la dernière pochette qui rompt avec la tradition de la trilogie ?  Je n’en sais rien, peut-être cette impression que The Further We Go The Deeper It Gets essaye de boucler la boucle alors Giant Sky III était libre d’évoluer comme bon lui semblait ? 

The Further We Go The Deeper It Gets me semble un peu plus hétérogène que Giant Sky III avec de l’électro comme dans ‘Repeating Trope’ ou de l’acoustique dans ‘Compassion With Worms’ sans parler des trois personnes qui passent devant le micro. Et puis, je dois l’avouer, le dernier morceau ‘Throw it Off The Bridge’, ne m’emballe pas vraiment.

Du coup, revenons à Giant Sky III si vous le voulez bien. En fait ce qui m’a beaucoup séduit sur cette album, c’est son écriture prog symphonique à la Genesis agrémentée de folk et de petites touches art-rock. Beaucoup de cordes, de claviers, de piano, une grande douceur dans le chant et une pochette magnifique.

Je vous recommande chaudement la découverte de cet album qui se suffit à lui-même et qui est, à mon avis, le meilleur de la trilogie.

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