Moloch

Moloch est cette divinité citée dans la Bible a qui les hommes sacrifiaient leurs enfants par le feu. C’est également une série Arte datant d’octobre 2020 en six épisodes que j’ai vu dernièrement.

Dans une ville du Nord de la France, un homme meurt, immolé par le feu. Ainsi débute Moloch, cette série Arte que j’avais commencé à regarder sur la chaine des bobos puis abandonnée au troisième épisode à cause de sa programmation trop tardive. Car oui je me couche tôt et un film qui débute à 21h00, finit bien trop tard pour mon rythme de sommeil.

J’avais oublié cette série lorsqu’elle est apparue dans le catalogue Disney Star. Et comme les deux premiers épisodes m’avaient bien titillés, j’ai recommencé la série depuis le début.

Moloch met en scène Louise, une jeune journaliste stagiaire quelque peu perturbée et Gabriel, un vieux psychiatre brisé par la mort de son enfant. Deux personnages dissemblables qui joignent leurs efforts pour élucider le mystère de ces victimes qui meurent de combustion, semble-t-il spontanée.

Suicide, crime, phénomène paranormal ? Légistes, policiers et journalistes tentent vainement de trouver une explication à ces morts violentes qui semblent mises en scène.

La série aurait pu être filmée en noir et blanc tant les paysages sont glauques : une cité de banlieue mal famée, une plage immense balayée par le vent, les docs sous la pluie, l’appartement sordide de la journaliste, le cabinet sombre du psy, la piscine le soir, à l’heure de la fermeture avec son bassin quasi désert.

L’ambiance est lourde, l’histoire pesante, les personnages complexes : Louise, la jeune femme victime de ses parents dysfonctionnels prête à tout pour arriver dans le métier, Lucie, l’épouse déprimée du psychiatre qui ne joue plus de violoncelle, Stella, la jeune patiente atteinte de la maladie du soleil est pleine de colère, Gabriel, le psy amnésique ne s’est plus dans quelles circonstances son fils est mort, Jimmy, le chauffeur de bus fou qui dévie de son trajet habituel et arrive sur la plage, et toutes ces personnes qui meurent carbonisées sans que les enquêteurs ne trouvent d’explication rationnelle. Moloch est l’occasion de dessiner les portraits de personnages complexes sans doute trop vite esquissés pour certains.

La série joue jusqu’à la fin entre thriller et fantastique mais au bout du quatrième épisode, elle perd de son accroche initiale et je suis arrivé à la conclusion de l’histoire sans cette soif de comprendre qui donne envie d’aller au bout d’un récit.

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