Leprous – Aphelion

Je crois qu’il est temps de se demander quel sera l’album de l’année. En lice pour 2021 deux disques seulement, One To Zero de Sylvan et Aphelion de Leprous. 

Je ne vais pas vous mentir, je suis archi-fan des deux groupes alors mon jugement est furieusement biaisé.

One To Zero avait été superbement chroniqué par mon ami François à l’époque de Neoprog, alors, si vous le voulez bien, penchons-nous sur Aphelion.

Leprous était à la base une formation de metal progressif djent. Si si. Depuis quelques albums, et particulièrement Pitfalls, le groupe a pris un virage pop prog néoclassique qui n’a pas plu à tout le monde. Avec Aphelion, ils vont encore plus loin et ce n’est certainement pas moi qui m’en plaindrait, bien au contraire.

Le double vinyle reprend des codes astrologiques placés au sommet d’une pyramide noire plantée dans un décor de montagne. Rien qui n’éclaire vraiment sur son thème pas plus que la barque du livret. Mais pour votre culture, l’aphélie, Aphelion en anglais, est le point de la course d’une planète, le plus éloigné du son soleil. Et non ça n’arrive pas en hiver mais début juillet pour la Terre, alors rien à voir avec mon rhume. Pour les saisons, je vous expliquerais ça dans mon prochain podcast d’astronomie, c’est à dire jamais.

Nous avons deux galettes de 180 grammes au pressage irréprochable comme souvent chez Inside Out avec des paroles dépressives imprimées sur une feuille volante ainsi que le CD pour les écoutes fréquentes. Je l’ai déjà dit, j’adore ces éditions plus plus du label Inside Out.

Plus castra que jamais, Einar lance un défi à ses cordes vocales sur Aphelion. Il est au diapason du violoncelle de Raphael et du violon limite dissonant de Chris, le tout accompagné de cuivres pour faire bonne mesure. Des arrangements orchestraux qui donnent encore plus d’intensité aux paroles torturées. 

Evidemment, belle voix, metal et instruments acoustiques, ça fait toujours mouche avec moi, vous l’aurez bien compris.

Pour ne citer que quelques coups d’éclats, je vous parlerai de ‘Running Low’ où le metal se marie aux cordes, de ‘All The Moments’ et sa guitare qui ne ressemble à rien de connu chez Leprous et d’un ‘Castaway Angels’ anathémien, fabuleusement épuré.

L’album est très calme et délicieusement acoustique pour du metal progressif. Mais ceux qui auraient encore besoin d’une petite dose d’adrénaline pourront se tourner vers le titre ‘Nighttime disguise’ qui s’énerve un peu plus, enfin juste dans les dernières secondes.

Que dire de plus franchement ? Aphelion fait un sans faute. Je l’écoute en boucle depuis sa sortie comme ma chérie qui l’adore. Leprous me fait chaque album un peu plus plaisir. Je suis totalement irrécupérable, mais ça vous le saviez déjà.

Sera-t-il pour autant l’album de l’année ? On verra à Noël, d’ici là nous pouvons encore avoir de belles surprises.

4 réflexions sur « Leprous – Aphelion »

  1. Je suis en train de l’écouter, je vais sans doute le chroniquer vendredi et je suis un peu embêté: je sais qu’il est bon, mais il est si lisse que je n’arrive pas à accrocher.

    C’est assurément de la belle ouvrage, mais j’ai l’impression que je me suis accoutumé à Leprous et que leur musique ne me transporte pas autant qu’autrefois.

    • Oui tu as raison, il est très lisse. Le métal se faisant rare, la musique perd en contrastes.
      Je te conseillerais bien de l’écouter assez fort sur une Hifi pour goûter toutes les nuances des instruments où en immersion avec casque top moumoute parce que sinon sur un baladeur classique, tu dois perdre pas mal d’information.
      Pour ma part je continue de l’écouter religieusement avec One To Zero et je n’ai toujours pas tranché lequel des deux sera mon album de l’année.

      • Pour le titre d’album de l’année, j’ai d’autres candidats (DVNE, Dordeduh, Galaad, même Nanowar of Steel), mais Sylvan n’est pas très loin du top.

        Aussi gros coup de cœur pour Within Progress, un groupe grec que j’écoute en promo et qui fait un metal progressif « à l’australienne » très convaincant.

        • En fait moi choix va se baser sur celui que j’écoute le plus. Galaad non clairement même si en live c’est du bonheur, Nanowar of Steel c’est trop barré, DVNE et Dordehuh c’est pas pour moi. Within Progress ça me dit quelque chose, faudra que j’écoute, on avait dû en parler du temps de Neoprog.

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