Le Faucon Millenium

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Un soir, en rentrant du travail, j’ai décidé de me lancer dans la construction du Faucon Millenium en Lego. Un grand classique décliné en de nombreux modèles par la marque.

Mais je ne suis pas passé à la boutique acheter une boite, j’ai juste téléchargé les plans de montage du set #75257 et pioché dans mon stock de petites briques.

J’avais déjà réalisé cet exercice pour un diorama Star Wars, la poursuite dans les tranchées de l’étoile de la mort numéro #75359, mais jamais pour un set de cette taille. Il compte en effet 1353 pièces.

En attaquant l’ouvrage, je n’étais pas certain d’arriver a bout faute de briques. Je savais juste que je possédais la verrière du cockpit du fameux vaisseau de Han Solo. D’un autre coté, je disposais du vrac des Lego de mes enfants et des briques de deux amis, le tout triés dans onze bacs sans parler des trente petits tiroirs remplis de pièces minuscules, les plus rares.

Au début, j’a commencé l’assemblage en prenant quelques libertés avec les couleurs pour des pièces invisibles. Ensuite j’ai dû m’arranger avec certaines pièces absentes de la collection. Il  me manquait par exemple le 6274686 qui ressemble à un baignoire, pièce indispensable pour réaliser la trappe de contrebande. Après je me suis résigné à repenser la conception de certaines parties du vaisseau comme son dessus en éventail. Et puis, presque à la fin de la construction, je me suis retrouvé dans l’impossibilité technique de terminer le Faucon Millenium. Si près du but, c’était vraiment rageant.

Les pièces manquantes, des 4208006 et 4208988, se trouvaient à portée de la main, dans une capsule Apollo à l’échelle du LEM et dans un destroyer Star Wars miniature inventés par mes soins. 

Mais je n’ai pas eu le coeur de les démonter pour faire de la récup alors j’ai commandé en Hongrie les pièces manquantes et quelques autres pour terminer mon vaisseau. Du coup j’en ai profité pour ajouter quelques briques qui faisaient tâche dans le visuel, pour un total de vingt-quatre euros, ce qui n’est pas trop cher payé pour un set vendu presque dix fois plus cher.

Lorsque les pièces hongroises sont enfin arrivés, j’ai redisigné plusieurs parties, comme les réacteurs, la coque supérieure, les ouvertures à l’avant, redistribués quelques plaques qui n’avaient pas les bons coloris et caché la misère. Le résultat final est assez réussi mais cela a pris du temps, beaucoup de temps…

Pendant que je montais le Faucon Millenium, je n’ai pensé qu’à ça. Je ne suis pas sorti faire de la photo, je n’ai pas fait d’astronomie, je n’ai pas filmé de chronique musicale et je n’ai pas écrit de billet de blog. Du coup je suis terriblement en retard sur mon planning de publications mais ça valait le coup.