X15

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Je n’ai jamais caché ici ma passion pour la conquête spatiale et vous découvrez depuis peu ma nouvelle névrose pour les Lego. Après avoir épuisé les éditions officielles Lego NASA, j’ai commandé des fusées sur LegoRocket puis j’ai commencé à construire mes propres véhicules spatiaux, capsules, rovers et même un astronaute d’Apollo 11 en combinaison spatiale.

Je viens d’achever une miniature du X15, l’avion fusée de l’US Air Force qui était une sorte de prototype de la navette spatiale. Un avion qui pouvait atteindre cinq fois la vitesse du son et frôler la frontière de l’espace.

Cette première tentative de 20 cm, qui a demandé tout de même trois prototypes, ne m’a pas totalement convaincu, tout particulièrement le nez et le cockpit. Alors je me suis lancé dans une version 2.0 bien plus grande afin d’espérer résoudre les problèmes de la version 1.0.

Mais cette fois, avant de me lancer dans une commande d’un millier de briques noires, j’ai voulu, comme pour mon boitier Nikon D 810, m’assurer de la faisabilité de certaines étapes de la conception. Et pour ce faire, j’ai utilisé le logiciel Studio.

L’outil gratuit est simple de prise en main et permet de modéliser en 3D l’objet que l’on désire réaliser. Il possède un catalogue des briques Lego et offre même la possibilité de bouger les pièces articulées. Son principal défaut est de ne pas autoriser les petites bidouilles qui permettent d’outre passer les limitations des Lego.

Studio permet de créer des groupes de pièces assemblées à réutiliser plus tard, il donne le décompte des pièces nécessaires à la construction et permet d’éditer un plan de montage très détaillé pour en faire profiter d’autres personnes. En plus ses fichiers .io semblent être un des standards pour la conception en Lego semble-t-il. Et une fois le plan terminé, il suffit d’un glisser déposer sur le site de BrickLink.com pour commander automatiquement les pièces, à condition quelles soient disponibles. Je trouve ça assez génial.

Pour l’instant j’en suis à 600 briques nécessaires pour construire mon X15 et je ne suis pas du tout satisfait du nez de l’appareil qui possède une forme zarbi. Une fois que j’aurai solutionné mes différents problèmes, ce que je fais sur l’outil mais également avec des briques dans le salon, il faudra commander les pièces, ce qui ne sera sans doute pas simple étant donné la rareté de certaines comme le cône 2 x 2 noir.

Exemple de prototype du nez avec l’assemblage au fuselage avec des crochets
Et une fois assemblé
Et enfin modélisé

En attendant j’ai commandé la fusée Soyouz WO sur LegoRocket pour commencer ma collection de lanceurs russes. Mon exposition au travail commence à être quelque saturée et je ne sais pas où je pourrai exposer un jour mon X15 de 50 cm de long si j’arrive un jour à le terminer. Mais chaque chose en son temps.

Le virus martien

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On pourrait penser qu’avec un masque, du gel plein les mains et la distanciation on allait échapper à la crève automnale.

C’était sans compter sans notre grand qui bosse dans un lycée, haut lieu d’incubation pour toutes les saloperies qui traînent dans l’air et sur les muqueuses. Notre barbu chevelu de deux mètres qui joue les Tanguy depuis deux ans à rapporté le virus du crevard à la maison. Rhume, toux sèche et fébrile.

Il n’a pas fallu très longtemps pour que les mêmes symptômes nous attaquent, nous les deux petits vieux fragiles. D’abord un mal de gorge, puis une toux de chien crevé, quelques dixièmes de degrés au-dessus de la température optimale de fonctionnement du métabolisme humain puis la fontaine de morve ininterrompue.

D’ordinaire, choper la crève c’est juste pénible et fatigant. En pleine pandémie de COVID-19 c’est un peu plus compliqué. Déjà, les gens vous regardent de travers lorsque vous toussez dans votre masque dans les transports en commun. Et puis y a un doute qui plane fatalement, rhume ou COVID ? Un seul moyen de le savoir, se fourrer le coton tige dans le nez.

Donc après trois jours de coma dans la maison et deux migraines qui viennent avec la fièvre, je me suis sacrifié pour nous trois en allant me faire curer le nez au laboratoire près de chez moi. Ma femme refuse d’en passer par cette expérience traumatisante et mon fils s’en tape, la fin du monde approche. Oui mais moi j’ai un boulot et je côtoie pas mal de monde quand même.

Vous me direz, qu’elle est la probabilité de choper la COVID-19 avec deux doses d’astra dans le sang, un masque sur le visage et des mains tellement désinfectées qu’elles ressemblent à la peau d’un vieux crocodile ? Ben non nulle, la preuve un de mes collègues vient de choper la saloperie. Donc ceinture et bretelles. Isolement et test.

Mon Week-end prolongé de trois jours s’allonge encore histoire de s’assurer que tout va bien. De toute manière je ne tiens pas sur mes quilles. Du coup j’ai du temps. Pas pour enregistrer de chronique, car avec la crève ça n’est pas franchement sexy, mais pour écouter Mandoky Soulmates et jouer au Lego.

Après avoir finalisé Voyager I, je suis allé acheter une superbe Fender et son ampli. Et puis, n’ayant pas d’autre projet pour le Week-end, je me suis lancé dans la conception de la sonde martienne Viking. 

Saviez-vous qu’une des grandes problématiques de la recherche de la vie sur la planète rouge est la non contamination des échantillons par des bactéries venues de la Terre avec la sonde ? Ben c’est pareil pour moi au travail. Faut que je garde mes crasses à la maison pour ne pas pourrir le travail de mes collègues.

Le vaisseau Apollo

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J’en suis à la quatrième version. 

Version 2

Plus grande, plus fidèle, plus robuste. J’ai commandé des pièces chez le fabricant puis j’en ai recherché d’autres sur Internet. Ce qui n’était qu’un challenge amusant au début est devenu mon activité principale le week-end et le soir en rentrant du travail. 

Je consulte des photographies de la NASA, recherche des informations techniques sur Wikipedia, m’inspire de MOCs, assemble, démonte, expérimente, casse, emboite, déboite et recommence encore et encore. 

L’objet de ma nouvelle folie s’appelle le vaisseau Apollo composé du module de commande, ce cône dans lequel prenaient place trois astronautes et le module de service, un cylindre de cinq mètres par quatre qui abritait les réservoirs et les moteurs. Si vous ne voyez pas de quoi je parle regardez l’Etoffe des Héros, Le Premier Homme, Apollo 13, For All Mankind, lisez Mary Robinette Kowal, Charles Frankel, Tom Wolfe ou ce blog.

Réaliser un cylindre de 13 cm de diamètre n’est pas une chose facile mais concevoir un cône de 11 cm de haut est un enfer. Il faut ruser tout le temps. 

Version 3

Le vaisseau Apollo fait finalement 32 cm de haut et pèse 1 kg sans le carburant et les astronautes contre 11 mètres et 30 tonnes pour la version qui a été autour de la Lune. Un modèle réduit au 1/30 réalisé en Lego.

Comme ne nombreuses activités de ma vie, d’autres on fait la même chose en mieux avant moi. Il s’agit donc d’une nouvelle occupation gratuite et inutile qui sera certainement remplacée bientôt par une autre encore plus futile.

Mes enfants m’aident, proposant leurs idées, des assemblages audacieux et recherchent des pièces dans les 20 kg de briques répartis dans dix boites, ma femme regarde son vieux bébé avec tendresse jouer sur le tapis et moi je me détends des longues journées éprouvantes en patouillant des briques multicolores avec les mains. Car les constructions en Lego me vident la tête.

La quatrième version a d’abord consisté à remettre à l’échelle le module de service, redistribuer les briques, revoir le propulseur principal ainsi que les antennes. Puis je me suis attaqué au module de commande en revoyant toute sa conception, il ressemble maintenant un peu plus à l’original. Reste à aménager l’intérieur d cela capsule maintenant…

Version 4

Lego mania

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Lunar Lander Apollo 11

Tout à commencé pour mes cinquante-cinq ans. Mon grand m’offrait la fusée Saturn V en Lego, un cadeau d’un mètre-vingt de haut et 1969 pièces. Ce que j’avais longtemps refusé d’acheter est arrivé dans un paquet cadeau. Ensuite Lego a eu la bonne idée de sortir la navette spatiale, une maquette de 2354 briques à laquelle je n’ai pas su résister. Et puis un Lego store s’est ouvert à Strasbourg, et là, j’ai tout fait pour ne pas y aller. Vraiment, j’ai été fort. Jusqu’à un vendredi après-midi oisif où je me suis dit que j’allais y faire quand même n tour. Je ne risquais pas grand chose, je en voulais acheter que des constructions de la NASA et leur déclinaison de la station internationnale est vraiment moche. Pour le Lunar Lander Apollo 11, j’hésitais depuis longtemps, pas trop satisfait de son visuel. Je suis rentré dans la boutique de mes rêves, j’ai vu la machine à écrire, le piano, et au fond du magasin, le Lunar Lander assemblé. Il était magnifique ! Cinq minutes plus tard, je repartais avec un sac Lego (la classe) et le Luna Lander. 1087 pièces, une partie de plaisir assemblé en moins de quatre heures, trop facile !

Voila, l’article aurait pût s’arrêter là si, si je n’avais cherché à fabriquer le V2, la Redstone et la fusée Atlas, les précurseurs du programme Apollo. J’ai bien trouvé des tutoriaux sur la toile our réaliser ces modèles mais hélas les briques nécessaires à leur construction n’existe plus. Quel dommage ! Pourtant en effectuant une nouvelle recherche il y a peu, je suis tombé sur un fondu et son site Lego Rocket Collection. Le gars avait construit presque toutes les fusées, pas de tir, navettes, stations ayant existé où imaginés par l’homme un jour. Je regardais ces photos avec avidité lorsque j’ai découvert que pour financer sa passion, le gars vendait des kits pour nombre de ses créations. Au catalogue la V2, la Redstone et l’Atlas. Je n’ai hésité qu’une seconde, juste à temps pour ne pas commander les fusées russes dans la foulée. Je n’ai pas encore reçu les briques et je piaffe d’impatience.

Redstone Mercury

Mais je me suis souvenu que mes enfants jouaient beaucoup aux Lego lorsqu’ils étaient petits, comme moi d’ailleurs. Alors je suis monté au grenier voir le trésor et j’ai exhumé vingt kilogrammes de briques multicolores. J’ai eu soudain envie de tout trier, une pure folie. Dans dix boites j’ai classé pendant des heures les roues, les personnages, les plaques, les briques, les barres, les mécanismes, les pièces spéciales, les portes, les fenêtres, les tuiles, une activité reposante pour le cerveau pendant laquelle je plongeait mes mains dans les petites pièces en écoutant de la musique.

Lunar Rover

Et là, l’idée m’est venue de copier le modèle de la Redstone/Mercury de Lego Rocket Collection. Ma première réalisation, assez complexe au final à cause de la base de la fusée. Une fois lancé, j’ai cherché à construire le Lunar Rover à l’échelle du Lunar Lander et sur Youtube je suis tombé sur la chaine de Jerry Builds Bricks et son MOC #102 traitant de la chose. J’ai compté autant que faire se peu, adaptant l’assemblage en fonction des pièces dont je disposais. Il reste du travail pour améliorer le résultat mais c’est déjà pas mal pour un début.

Arrivé là, je me suis dit, j’ai la Saturn V, le Lunar Lander, le Lunar Rover, que me manque-t-il ? Le module de service évidemment ! Cette fois pas de MOC, pas de tutorial, des photographies, les astuces d’assemblage de la Saturn V, une longue recherche de briques (des tuiles principalement) et de nombreux essais. La chose est en chantier, cette fois pas à l’échelle, je n’ai pas assez de Lego hélas malgré vingt kilos et dix caisses mais ça prend forme.

Module de service Apollo

Un nouveau prototype, à l’échelle cette fois est en chantier mais pour le réaliser, j’ai dû cette fois par passer une commande de plus de deux-cent briques, en espérant que j’ai bien compté. On se détend comme on peu.

Discovery

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Un premier avril, Lego lançait la navette Discovery accompagnée du télescope spatial Hubble.

La première action que j’entrepris ce jour là, fut d’allumer l’ordinateur pour commander les 2354 briques multicolores alors que la veille encore j’étais fermement décidé à ne point engager une dépense aussi futile. Mais l’homme est inconstant.

A 55 ans, il est bien tard pour se remettre à jouer aux Lego, mais souvenez-vous, ce n’est pas de ma faute, mon fils aîné m’avait poussé au vice en février avec la fusée Saturn V.

Sept jours plus tard, alors que je me remettais difficilement d’une première dose d’AstraZeneca, le facteur s’annonça avec un gros colis, que malgré ma migraine, mes courbatures et mon envie de vomir, je ne pu résister à déballer.

18 sachets plastiques remplis de Lego m’attendaient, impatients d’être ouverts, accompagnés d’une notice de montage de 319 pages.

Après avoir ouvert le livret et déchiré le premier sachet, j’oubliais vite mes douleurs pour commencer l’assemblage de la navette. La première étape consistait à construire le socle qui supporterait le télescope spatial ainsi qu’un écriteau de présentation, un jeu d’enfant en 16 étapes constitué presque exclusivement de briques noires.

Le sachet numéro 2 lançait la construction de télescope lui-même, une tâche nettement plus ardue de 35 pages et trois sachets. Mais pas de chance, dès l’étape n°2 du sachet n°2, deux briques noires n°600650 manquaient à l’appel. Damned ! Mon mal de tête revenait

Je vidais le sachet, cherchais en pleine lumière, triais une à une les briques par genre et couleur, rien à faire, ces deux petits éléments étaient manquants. Alors la mort dans l’âme je contactais la hotline Lego pour trouver une solution. A ma grande surprise, je tombais sur un numéro de téléphone non surtaxé et j’obtins un rapide contact avec une charmante personne qui prit en compte ma réclamation et commanda aussitôt les pièces manquantes en s’excusant au nom de Leo pour le désagrément.

Brique noire 600650

L’assemblage semblait bien compromis, du moins celui du télescope Hubble, en attendant que la Poste ne me livre ces deux briquettes noires. Alors j’ouvris le manuel à la page 54 ainsi que le sachet numéro 4, pour me lancer dans la fabrication de la navette elle-même. Une bonne partie du jeudi après-midi, savourant les triptans qui commençaient enfin à faire effet, j’emboitais brique après brique. Il fallu cesser à l’heure du repas et je n’en étais qu’à la page 183 et au dixième sachet.

Vendredi matin je dû retourner travailler et patienter jusque 13h00 avant de retrouver le jouet. C’est après un excellent expresso que je m’aperçus, en cherchant le sachet n°11, qu’il existait deux sachets n°2, celui que j’avais déjà éventré pour commencer la construction de Hubble et le second contenant, entre autres, les deux fameuses pièces 600650. Mais qu’elle idée de numéroter deux fois un sachet de la même manière ! Enfin presque pareil en réalité, l’un était possédait un 2 surligné de blanc et pas l’autre.

J’avais dérangé le service client inutilement parce que j’étais débile. Pardon Lego, je ne douterai plus jamais de toi.

Je poursuivis tout de même l’assemblage de Discovery avec ses ailerons mobiles, son train d’atterrissage escamotable, sa soute qui s’ouvre et lorsque l’avion fusée fut terminé je repris l’assemblage du télescope spatial Hubble et ses briques argentées.

Le vendredi soir, à l’heure du souper, après environ quatorze heures passées à quatre pattes sur un coussin pour ménager mes genoux, Discovery et Hubble trônaient fièrement dans le salon, le jeu à cent quatre vingt euros venait de se terminer. Qu’allais-je faire de ce truc en plastique maintenant ? L’exposer au travail à côté de la Saturn V tout simplement.

Mais en attendant de revenir au travail, je disposais d’un weekend entier pour jouer avec mes Lego. Je courus chercher le tapis de sport noir de mon épouse, le projecteur portatif de travaux LED, le pied photo Manfrotto ainsi que le Nikon Z6 et tentais, sans abuser de retouches locales, de placer Discovery en situations spatiales.

Les conditions d’éclairage ne sont pas optimales et je manque de puissance. Les reflets sont nombreux, mais l’exercice m’a bien amusé. Je réalise que j’aurai besoin de projecteurs dignes de ce nom, de réflecteurs et d’une pièce « studio » pour réaliser ces clichés. Quand je pense qu’au travail, nous avons une partie de ce matériel dont personne ne se sert depuis des années, quel gâchis !

Bon et après Saturn V, Discovery et Hubble, quel est le programme ? Il y a bien le module lunaire qui est joli mais ce que j’aimerais ce serait une fusée Redstone avec la capsule Mercury et une fusée Atlas avec la capsule Gemini pour compléter la collection. Vous pouvez faire ça dites ?

Discovery vient de rejoindre avec Hubble et la Saturn V sur une étagère au travail dans mon bureau. On m’appelle maintenant le chef de la NASA au boulot…

Apollo 55

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Oui vous le savez, je suis un fan de l’espace, d’ailleurs en ce moment je lis Vers Les Étoiles de Mary Robinette Kowal, je regarde la série The Red Stuff et j’attends la saison deux de For All Mankind, c’est dire.

J’ai arrêté les legos depuis bien des années mais j’ai transmis cette passion à mes enfants en leur offrant régulièrement ces petites briques plastiques permettant une infinité de combinaisons possibles.

Des années durant, je suis resté à quatre pattes dans leur salle de jeu à assembler avec eux des tours géantes, des châteaux forts et des vaisseaux Star Wars.

Mais aujourd’hui mes garçons sont adultes et moi j’ai 55 ans. Je ne joue plus aux legos avec eux.

Eux n’ont pas oublié ces heures passées ensemble et savent bien que leur vieux père reste un enfant geek indécrottable, toujours passionné d’espace et de science-fiction.

Lego est une marque qui se renouvelle sans cesse, encourageant les créateurs à proposer de nouvelles idées à la marque comme cet incroyable Colisée composé de 9036 pièces.

Mais là où il me font rêver, c’est avec leurs maquettes de vaisseaux spatiaux. Pour saluer l’exploration spatiale, ils ont même édité un LEM et une fusée Saturn V, de quoi faire rêver un vieux passionné de la course aux étoiles tel que moi.

Mais bon, même si cela me fait rêver, je ne vais pas recommencer à jouer aux legos à mon âge, d’autant que ça prend pas mal de place une fois monté ces choses là. J’ai résisté, car je suis fort, je ne n’ai jamais acheté de vaisseau Star Wars ou la fusée Saturn V. C’est ça la force de caractère !

Mais voila, je viens d’avoir 55 ans, et mon aîné, plus geek que moi et connaissant mes faiblesses, m’a offert la Saturn V, 1969 pièces comme l’année du premier homme sur la Lune. Je n’allais pas le décevoir en refusant son cadeau, j’aurais été un père indigne.

Alors pour lui faire plaisir, après avoir englouti deux parts du délicieux gâteau à l’ananas confectionné avec amour par ma douce épouse, j’ai ouvert la boite et étalé les douze sachets de legos et le plan sur le plancher du salon.

J’ai ouvert le premier sachet et, fébrile, j’ai commencé l’assemblage. Le premier pochon vidé, j’avais déjà le cylindre du réservoir principal assemblé. J’ai été me servir un expresso serré, j’ai posé un coussin sous mes genoux calleux de vieillard et ouvert le second paquet. Impossible de m’arrêter. J’ai passé au final six heures à assembler le monstre de briques de plus d’un mètre de haut.

Me voilà avec une Saturn V trônant dans le salon, monstrueux objet incongru dans le décor musical de la maison. Que vais-je en faire ? Excellente question. La démonter brique après brique et ré assembler la fusée les jours de pluie. Bof… Je vais peut-être la ramener au travail pour décorer le bureau histoire de ternir un peu plus ma réputation.