Ok Good Night – stop/go

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Décidément, j’ai vraiment du mal à écouter des albums ‘normaux’ en ce moment. Pour preuve, aujourd’hui je vais vous parler de stop/go du groupe Ok Goodnight.

Je l’ai trouvé en naviguant au petit bonheur sur Bandcamp. Mais je n’étais pas totalement en territoire inconnu puisque Stéphane Gallay, oui encore lui, avait présenté l’album The Fox And The Bird en 2023.

Ok Goodnight est un formation de Boston née en 2018 qui peut être classée dans la famille du rock progressif au sens large. Le groupe joue d’art rock fusion trip hop metal électro progressif décomplexé.

Autant dire que c’est pour le moins déstabilisant, d’autant que la chanteuse, Casey Lee Williams, ne calme pas le jeu.

stop/go est un album qui dure quarante-sept minutes avec dix titres au format radio. Cela ne le rend pas forcément plus facile à écouter, car la musique et le chant partent dans toutes les directions.

Le seul morceau qui ne soit pas complètement barré s’intitule ‘Call Me Away’. Un petit texte mélancolique, limite désespéré sur une musique des années trente. Le reste est nettement plus exotique.

C’est ce qui rend stop/go assez génial mais également difficile à écouter. Disons que ça n’est pas vraiment reposant.

La voix de Casey est assez bluffante. Sa tessiture lui permet de partir dans les aiguës pour revenir à des médiums puissantes, changeant sans cesse de direction.

Même si le titre ‘Top of the Bottom’ flirte avec le métal progressif, l’ensemble de l’album est clairement plus art rock, il n’y a qu’à écouter le saxophone fou dans le morceau suivant pour s’en persuader.

Les claviers de Martin produisent des petites notes étranges, la basse de Peter rebondit comme une balle de ping pong, la batterie ciselée d’Augusto est sans cesse en mouvement et les guitares caméléons, parfois pliniesque, parfois jazzy, parfois djent, parfois pop nous déstabilisent en permanence.

Mais vous savez ce que j’ai vraiment adoré sur stop/go ? Ben c’est la pochette et la photo du groupe. Oui c’est ça qui m’a décidé à écouter l’album…

Au final, il m’aura fallu de nombreuses écoutes pour apprivoiser leur musique.

C’est n’est sans doute pas ce que j’écouterai tous les matins en me brossant les dents où le soir sous la douche, mais l’album mérite tout de même la découverte.

Luke Machin – Soulshine

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Il y a cinq ans, j’ai participé au financement du premier album solo d’un artiste que j’aime beaucoup. Il est le membre fondateur du groupe Maschine qui n’a accouché hélas que de deux albums dont l’excellent Rubidium en 2013 et il a joué entre autres dans les groupes Damanek et The Tangent. Je veux parler bien sûr de Luke Machin.

Après une très longue attente – j’avais même oublié l’avoir commandé – son album Soulshine a enfin vu le jour, et surprise, ça n’est pas du prog, loin de là. En fait, Luke a composé dix morceaux, de une à douze minutes, que je n’aurai certainement pas écoutés en temps normal. Car on parle ici de funk, de soul et de jazz.

Si Soulshine est un album solo, vingt invités ont tout de même contribué à son enregistrement.  Pour n’en citer que quelques-un, vous entendrez Guthrie Govan, Marco Minnemann, Daniel Gildenlow, Jonas Reingold, Peter Jones, Andy Tillison, Robert Reed ou encore Marek Arnold.

Est-ce que j’aime vraiment la soul, le funk et le jazz ? La réponse est non. Mais vu qu’il y a cinq ans, j’avais donné carte blanche à Luke Machin pour composer un album, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même aujourd’hui.

Il est quand même amusant d’écouter Peter Jones dans ‘Blossom’, Daniel Gildenlow sur ‘Parisian Rooftops’ ou Guthrie Govan se lâcher dans ‘Final Boss’. Même si tout cela n’est pas vraiment ma came. Les musiques dansantes, ensoleillées ou jazzy n’ont jamais su chatouiller mon âme. Je carbure aux trucs pluvieux, sombres et sinistres de préférence.

Rien que le nom de l’album, Soulshine, me donne des boutons, quant à la pochette aux couleurs flashies représentant des personnes heureuses en maillot de bain abusant de cocktails dans piscine au coucher du soleil, que dire…

N’empêche, passé le premier rejet épidermique (oui, j’exagère un peu), en fait passé les cinq premiers titres vraiment trop festifs pour moi, Soulshine à parlé à mon âme. Je pense que le soleil venait de se coucher sur la piscine quand Luke les a composés. ‘Parisian Rooftops’, ‘Blossom’ et même la première partie du pourtant très jazzy ‘Wild Roses’ et dans une moindre mesure ‘Turn Around’, ont chatouillé mes oreilles.

La délicieuse voix d’Anita Dondorff n’est pas étrangère à mon plaisir et le talent des musiciens qui jouent avec Luke contribuent également beaucoup à cette immersion dans un univers sonore qui m’est relativement inconnu.

Au fil des écoutes, j’ai réussi à m’approprier un peu plus ces atmosphères relativement festives, mais pas à tomber amoureux.

Soulshine existe en deux éditions, et naturellement la slowed, comprenez ralentie, a ma préférence, surtout pour les premier morceaux. Mais du coup elle est un peu plus longue, avec soixante quinze minutes jazzy et funky au compteur tout de même.

Vous pouvez découvrir ça si le cœur vous en dit sur Bandcamp. Pour ma part, je suis rapidement passé à autre chose.