La galaxie vue du sol

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La galaxie vue du ciel a retenu mon attention chez le libraire parce qu’il avait reçu le prestigieux prix Hugo, une référence dans l’univers de la science-fiction. 

C’était le premier roman que de Becky Chambers que je lisais, une jeune écrivaine américaine, enfin, plus jeune que moi. Et oui, j’ai découvert son univers en commençant par le dernier des romans de sa trilogie Les Voyageurs.

En science-fiction, je ne goûte pas vraiment les aliens bizarroïdes et les mondes exotiques. D’ordinaire, je suis plutôt amateur de hard-science. Alors, dès les premières pages du roman j’ai pris peur avec les descriptions de ces quatre espèces extraterrestres des plus étranges. Mais Becky Chambers a suffisamment piqué ma curiosité pour que je continue ma lecture.

Ouloo et son enfant Tupo tiennent une auberge sur la planète Gora. Elle accueille des voyageurs venus de toute l’Union Galactique en transit vers d’autres planètes. Et ce jour là justement, trois extraterrestres devaient passer quelques heures à l’auberge des Cinq-Sauts dans l’attente de leur prochain saut spatial. Sauf que ce jour là, un dramatique incident cloua au sol tous les vaisseaux.

Ce jour là Haut-Parleuse, Roveg, Pei, Ouloo et Tupo durent rester confinés sous le dôme de l’auberge, isolés du reste du monde, le temps que la tempête de débris spatiaux ne se calme.

Des aliens que tout opposait, morphologie, culture, mode de vie, communication, alimentation, et qui allaient devoir cohabiter ensemble, le temps que la panne du réseau satellitaire ne soit résolue.

Le roman raconte ce confinement forcé entre quatre races extraterrestres que tout oppose. Chacun des voyageurs arrive avec son passé et une histoire qui l’a conduit jusque la planète Gora. Tous sont pressés de repartir, mais ils vont devoir prendre leur mal en patience et apprendre à mieux se connaître grace aux bons soins de leurs deux hôtes pelucheux. 

C’est là où réside le génie de l’écriture de Chambers, cette humanité qu’elle donne à chacun de ses personnages pour le moins exotiques. Au fil des pages, le lecteur découvre le caractère, la morphologie, le mode de vie, les blessures, les goûts et les motivations de ces créatures que tout oppose. Un huis-clos sous un dôme, alors que le chaos semble régner à l’extérieur, pendant lequel quatre races vont apprendre à mieux se connaître. Une véritable ode à la tolérance.

J’ai adoré ce roman et je suis impatient de lire les deux premiers livres de la trilogie. Becky Chambers est une écrivaine talentueuse qui offre un regard ce qui constitue nos différences et ce qui nous rapproche.